humani nil a me alienum puto

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mardi 26 mai 2015

681ème semaine

Cette semaine entre la fin du voyage à SF et le retour à Paris a été bien chargée comme il faut. Après le tourisme, l’effort, mais surtout, les nouvelles diverses et variées, avec de nouvelles perspectives imprévues qui s’ouvrent (d’autres qui se ferment ?). Il y a des moments, comme ça. Montagnes russes, sans amortisseur : la vie d’entrepreneur, ou d’entreprenant.

Toujours est-il que ce voyage à SF me fait penser que cette ville pourrait être palpatino-compatible, après tout. En tout cas, la Californie recèle vraiment d’endroit très sympathiques. Et s’il ne fait pas aussi bon vivre (je pense à la qualité médiocre des logements à des prix indécents) qu’à Berlin par exemple, on y mange et on s’y divertit bien. Et quels paysages… Il y a un petit coin de SF où le mètre carré doit taper dans les $50K, en lot de cent : on va dire que si je deviens très très riche, je mettrai ce coin-là dans le top 3 des endroits où emménager.

Artus

Un gala AROP est généralement l’assurance de disposer de places de dernière minute — c’est même comme ça que j’ai connu l’association de mécénat où, après sept ou huit années d’adhésion, j’ai passivement décidé à l’aune d’un changement de catégorie pour du non-jeune de ne pas renouveler. J’ai beau eu arriver premier, il a fallu aussitôt repartir : voilà qui est nouveau, il n’y a plus de place à 30€ (anciennement 20) un jour de gala, même vide ; file des billets à 5€, auto-organisée, et à 18h15, j’avais mon beau billet à pas cher. « Placement libre » y a-t-il écrit dessus — « debout », certes, mais on va dire qu’on a rien vu, comme l’a déclaré l’ouvreuse spottant les futurs replacés dans le tiers côté cour du premier balcon, quasiment vide.

Et puis passe un ouvreur qui annonce une conf pré-opéra au studio Bastille. On y apprend que Chausson aimait beaucoup Wagner, et qu’il était tout retourné après Parsifal. Alors il a fait cette sorte de prequel opératique des aventures d’Arthur, orthographié « Arthus » parce qu’il était fort cultivé (famille de rentiers, le petit Ernest est même né dans la rue portant le nom de son grand-père, Pierre, dans le 10e arrondissement), et qu’il savait que c’était l’orthographe originelle de Chrétien de Troyes (j’ai donc vérifié : parmi les différentes graphies, c’était apparemment sans le « h »…). D’où les fameux accents wagnériens de ce « Roi Arthus » dont tout le monde parle, avant d’ajouter « mais c’est plus que cela encore », entre deux écoutes de l’enregistrement rare d’Armin Jordan — parce que l’oeuvre, créée quatre ans après la mort stupide de son compositeur, n’a été que très rarement donné en 112 ans, et jamais à Paris !

Mais Jordan fils, Philippe, aurait apparemment décidé de dépouiller le wagnérisme de l’oeuvre pour mieux le chaussonner (de ce que j’ai lu), ce qui expliquerait pourquoi ça ne frappait pas autant mes oreilles — dont la droite était certes bouchée au début (elle déconne depuis quelques semaines), mais avec un orchestre pareil, les deux furent bien opérationnelles. C’est vrai qu’il y a de belles pages, de très beaux interludes, de très belles ouvertures, des choses à améliorer aussi (au niveau du chant, d’après mon voisin plus précis, qui a plusieurs fois plaint les solistes pour ce qu’ils avaient à surmonter), mais au final, malgré le beau moment de 3h34 avec deux entractes, c’est quand même honnêtement oubliable, et rien ne marque définitivement, ce qui explique probablement pourquoi on a pu oublier de reprogrammer l’oeuvre.

Il y en avait un qui me faisait peur : Roberto Alagna ; mais en insupportable Lancelot qui se la pète, ça ne semblait pas un si mauvais choix ; les puristes ont moyennement apprécié, les aficionados ont adoré la performance ; dans le hall, une affiche avertissait du tournage d’un reportage par France 3 auprès d’une fanatique (WTF, comme on dit). Il y en avait deux dont j’étais sûr qu’ils feraient des merveilles : Sophie Koch (Genièvre) et Thomas Hampson (Arthus) ; mission accomplie. Quelques belles découvertes parmi les seconds rôles aussi, Alexandre Duhamel en Mordred, Peter Sidhom en Merlin et surtout Stanislas de Barbeyrac en Lyonnel et François Lis en Allan.

Dans la fosse, merveilles de Philippe Jordan, le seul chef où l’orchestre attend jusqu’au bout pour l’applaudir debout. Sur la scène, horreurs du démetteur en scène Graham Vick et de son malfaiteur associé Paul Brown pour ce qui était de l’exécution des costumes et du décor. J’espère que la facture n’a pas été réglée, c’est hideux, c’est honteux. 112 ans d’attente pour avoir ça sur scène, du moche, du facile, du lamentable. J’ai failli piquer un fou rire jaune après que s’étonnant de l’absence de Merlin, des charpentiers casqués ont commencé la construction du salon-château en kit : Leroy Merlin ! Je passe sur les « amenons-le [Lancelot] sur ce rocher », rocher qui est le sofa fil-rouge, et autres âneries du genre, typique des adaptations mal pensées.

Au final, la soirée est tout de même agréable, grâce à la musique et à l’effet découverte. Et au fait qu’à 5€, je me suis retrouvé sur une des meilleures places de l’opéra (largement meilleure que celles au parterre à 210€ — et encore cela est le prix normal, en AROP ils ont dû flamber le double, courir dans l’ascenseur pour les cocktails qui n’ont souffert aucun retard, pour un souper à 23h15…). Mais je pense que l’opéra de Paris a raté une belle occasion de réhabilitation, en ne se donnant pas de vrais moyens commerciaux et artistiques, pour donner dans la facilité dès lors que les aspects autres que musicaux ont dû échapper à Philippe Jordan, pour qui cela tenait apparemment à coeur.

madrigaux en amoureux

Certes il y avait le jetlag, mais avec quelques heures de sommeil avant, je pouvais espérer tenir le coup — avant de m’apercevoir que ça durait de 20h30 à 23h00, tout de même… Je n’avais remis les pieds à la Cité de la Musique depuis qu’elle s’est renommée Philharmonie 2 et qu’elle est devenue plus accessible (de 250 mètres) que la nouvelle principale salle de concert parisienne qui ne connaît toujours pas mon amour franc. Je faisais donc la queue devant les nouvelles caisses quand soudainement, sorti de nulle part, un mécène improvisé m’offrit une place. C’était juste avant l’arrivée d’Hinata-Chan, qui par un heureux hasard, se trouvait pile poil au rang derrière moi, et par un malheureux hasard, à six bons mètres et une vitre de protection au dessus (toute la différence entre le G et le H, la 1ère et la 2ème catégorie…). Mais au premier balcon de face, c’était idéal pour lire les sous-titres et rester éveillé.

Mais que dis-je, comment ne pas fondre de plaisir sur les mélodieux accents de Claudio Monteverdi interprété par des Arts Florissants sous la direction de Paul Agnew, ou plutôt sous la direction automatisée puisque même lorsque celui-ci n’était plus de chant, à l’arrière (parfois à l’avant), le petit ensemble musical efficace est resté autonome. Il y avait presque plus de chanteurs que d’instrumentistes : Miriam Allan (soprano), Hannah Morrison (soprano), Lucile Richardot (contralto), Stéphanie Leclercq (contralto), Sean Clayton (ténor), Cyril Costanzo (basse), Antonio Abete (basse).

Quel bonheur de les entendre déclamer les obscurs et pertinents vers de Claudio, qui en amour a tout compris, le chagrin, la mélancolie, les joutes, heu, la joie (si ? Je ne sais plus, tiens…). Ce 8ème et dernier livre (le 9ème étant un agglomérat de morceaux post-mortems, un peu comme le dernier album de Mickael Jackson…), nommé plus spécifiquement « Madrigaux amoureux », n’en gardait en réalité pas moins la même thématique amoureuse que les 7 premiers que j’ai tout bonnement raté (dont les guerriers, le mois dernier, parce que je bossais à Nancy).

Altri canti di Marte e di sua schiera – Prima parte
Duo begli occhi fur l'armi, onde trafitta – Seconda parte
Ardo, e scoprir, ahi lasso, io non ardisco
Non partir, ritrosetta
Mentre vaga Angioletta
Perché t'en fuggi, o Fillide
Non havea Febo ancora – Prima parte
Amor dicea – Seconda parte
Sì tra sdegnosi pianti – Terza & ultima parte
Chi vuol haver felice, e lieto il core
Ninfa, che scalza il piede e sciolta il crine – Prima parte
Qui, deh, meco t'arresta, ove di fiori – Seconda parte
De l'usate mie corde al suon potrai – Terza parte
Dolcissimo usignolo

Après l’entracte, « Vago augelletto che cantando vai », « Su su su pastorelli vezzosi », « O sia tranquillo il mare o pien d'orgoglio » et en dernière pièce, encore annoncée par Paul Agnew qui nous évite de lire le programme et nous permet d’apprendre en écoutant (ou plutôt : avant d’écouter), l’assez long et complexe « Ballo delle Ingrate ». Ce n’est pas misogyne, nous promet-il : c’est qu’après Ariane où les hommes étaient mufles (enfin, surtout Icare, moi j’y suis pour rien dans cette histoire), il fallait rétablir l’égalité avec des femmes infernales qui font mariner ces messieurs énamourés à l’infini. Ça ressemble à la vraie vie, que je dis. Il a tout compris, ce Claudio !

mercredi 20 mai 2015

680ème semaine

Encore une semaine de retard pour ce billet qui aurait dû être publié en plein voyage à Yosemite : avec une bonne dizaine d’heures de voiture dans la journée, c’était un peu difficile, au milieu des bois — « proche », là-bas, signifie « à 1h30 de route seulement »… Yosemite, c’est l’endroit dont tout le monde te dit que c’est formidable, tu regardes sur les photos, tu te dis que c’est plutôt cool ; tu vas sur place, pour te rendre compte qu’en fait, la falaise, là (El Capitan), elle doit faire dans les 1km de haut ; tu prends une photo, complètement estomaqué ; tu regardes la photo et tu comprends pas trop ce que tu as vu. Bref, faut y aller, c’est loin, mais on voit les sacrés paysages de Californie, et ça aussi ça vaut le détour…

Dans la série des « checked », on cochera enfin Alcatraz. C’est un peu pareil : si tout le monde y va, c’est qu’il y a une raison. C’est fun ! Oui, une prison délabrée sur un rocher : ils ont du talent, ces anglo-saxons, pour storyteller, pour mettre en relief… Avec un simple audioguide et un peu de mise en scène, ils vous font des merveilles.

Sinon, SF, c’est un peu en train de devenir ma maison, à force. Mais il y a toujours un truc qui ne colle pas. Elle est bizarre, cette ville…

pas un nain

Tout le monde a pris le pli : pour entrer au Grand Palais, il faut s’y prendre en avance et réserver. Pas de Ménimes, mais le nom de Diego Vélasquez évoque assez aux cultivés parisiens pour justifier un déplacement massif — ça implique donc des premières salles toujours surchargées. C’est que lorsqu’on y pense, on en voit très peu, du Vélasquez (j’en ai reconnu un de Berlin, mais les autres…). Avec ma dixseptiémiste préférée (qui s’est rendu compte pour l’occasion que le sexagénaire a traversé plus de la moitié de son siècle — et qu’il était rudement à son goût quand il était jeune), nous avons donc découvert les non-Ménimes : c’est qu’il en a fait, des choses, pardi ! Et évidemment, surtout des portraits pour les grands de son monde, ce qui comprend forcément une tripotée de Hasbourg post-Charles Quint, donc très moches. Le talent du peintre transparaît : c’est vivant ! Rendre le moche beau (tout en montrant que bon, c’est pas consommable), Vélasquez n’a pas volé sa réputation. Avec cette belle expo, il n’y a plus qu’à se rendre à Madrid !

jeudi 14 mai 2015

679ème semaine

Un billet hebdo et les deux précédents très à la bourre, avec du décalage horaire et beaucoup de problèmes à régler avant San Francisco — mais ça, c’est l’objet du billet hebdo suivant…

C’est bête, je crois que c’est le billet des 10 ans de blog — il fallait d'ailleurs que je revérifie la numérotation de ces billets, je crois qu'il y a quelque chose qui cloche un peu... On fera mieux pour les 20 ans.

nature morte

Uberto Pasolini, qui doit sa bonne fortune à la production de « The Full Monty », réalise avec « Still Life » son second film, à l’image de son personnage principal (John May) qu’il suit quasiment en caméra subjective, offrant à Eddie Marsan un beau rôle de composition, d’un homme très calme et rangé, consciencieux et quasi-ennuyant, mais d’une profonde humanité. John s’occupe des funérailles de ceux à qui il ne reste plus personne — malgré ses recherches pour retrouver de la famille ou des amis. Il essaie de trouver une fin décente à ceux qui n’ont pas pu avoir une « Une belle fin » — fort bonne traduction libre du titre en français.

Suite à une mauvaise fortune, il décide d’insister sur le dernier cas qu’il a à gérer — un voisin méconnu, quasi-clochard ivrogne qui n’était pourtant pas dénué de passé —, pendant que le monde moderne qui appelle à l’optimisation perd de l’humanité en traitant mal ses morts — parce qu’après tout, dit le chef, les funérailles sont surtout pour les vivants, n’est-ce pas ? Voilà ce qu’on appelle « un beau film », avec de vrais morceaux d’émotion dedans, mais aussi une parabole poétique sur la vie et le temps à travers l’évocation de ces fins marginales, menaçant tout un chacun.

retour de la dream team

« Avengers l’ère d’Ultron » a un peu le syndrome Alien 2 : la surenchère après un premier opus introductif fort réussi. On commence ainsi dans une scène de guerre un peu abracadabrantesque où nos super-héros prennent d’assaut une forteresse en communiquant entre eux par des oreillettes très bien calibrées et à très très longue portée, avant d’avoir enfin maille à partir avec deux zigotos frère-et-soeur sortis d’on ne sait où mais dotés de pouvoirs surréalistes. Mais surtout, dans la suite des aventures riches en rebondissements, le problème quand on veut dézinguer du robot-Kbot dans tous les sens — sans trop épargner les bâtiments, mais en gérant les civils comme on peut —, c’est que ça frise toujours le grand n’importe quoi bourrin.

Heureusement, il y la pâte Joss Whedon, avec les petites phrases et la psychologie un peu étudiée du miroir. Si Banner craint son Hulk, Iron man-Tony Stark se voit dédoublé en Ultron (une saloperie de programme évolutif qui s’est échappée sur Internet et a une manie à la réincarnation dans de méchants robots), aux tendances génocidaires-pour-notre-bien. Et comme à tout Abel il faut un Caïn (ou quelque chose du genre), il faudra bien créer encore un autre super-héros pour lutter contre celui-là — quel joyeux bordel… La souris a fait une jolie étude du cas, en se concentrant sur le meilleur.

C’est un bon film (oubliable), finalement, après quelques frayeurs, mais c’est quand même un peu trop panique — Whedon s’en rend bien compte avec la tirade du capitaine-archer qui résume fort bien l’absurde situation alors qu’il fait face à l’attaque… Sinon, Scarlett Johansson est à tomber raide.

lundi 4 mai 2015

678ème semaine

Après un an d’absence, j’enchaine quelques visites londoniennes, dans cette ville en constante mutation (encore plus que Berlin !), où des quartiers entiers sortent de sous terre, des tours d’habitation poussent, des immeubles fous accueillent des entreprises florissantes qui manifestement paient assez leurs employés pour dépenser des fortunes en immobilier… Si le reste de l’Angleterre était comme Londres, on serait enterrés, pauvres Frenchies ; heureusement pour nous, le contraste est manifestement beaucoup plus fort qu’entre Paris et la province…

Mais en attendant, j’ai bien contribué à augmenter le GDP du pays, en faisant la tournée des tailleurs — dont un nouveau, Budd, qui fait aussi les chemises de Doctor Who ! Mais tout ceci ne serait rien face à ce que je prépare, si seulement j’avais assez de finance pour cela…

À Londres, il y a des tailleurs, des salons pros, et des galeries d’art. À la Saatchi gallery, il y a des choses très très moches en bas, le pire du contemporain. Mais en haut, c’est génial : comme le lieu est sponsorisé par Hermès (c’est même à eux, en fait ?), leur directeur artistique s’est fait plaisir, pour un parcours de flânerie (en français dans le texte), « Wanderland », qui sur une musique entêtante accueille dans un sas cinématographique, fait passer dans une salle à canes de la collection d’Émile Hermes, affiche des items vintage de la maison en galerie avant un monde parisien inversé (un kiosque au plafond !), des graffitis partout, et un bistrot magique (où un sac Hermes était menotté au porte-manteau : pas fous non plus !) ; un théâtre de marionettes, un portique sculpté-illuminé-animé, tout y est pour un parcours magique hors du temps. Un ravissement !

the wayward Osipova

De passage à Londres, je checke toujours les différentes salles d’opéra et de concert. La dernière fois, il n’y avait rien ; cette fois-ci, pas grand chose. Comme quoi, il y a des creux dans la saison londonienne — ou alors je manque juste de chance. Au moins, au ROH, il y avait « La fille mal gardée » (sous-titrée "The Wayward Daughter", pour les non-French speakers). Frederick Ashton chez les Anglais ? (Bah, oui, en fait !) Serait-ce la même chorégraphie que chez nous, celle si historique, que j’ai vu tellement de fois (dizaine ? Dizaines ?), ou une variation locale ? Réponse : la même. Forcément, car si la matrice est française, le revival est bien anglais. Mais sans Mathilde, ni Myriam ni même Muriel : comme annoncé, le Royal Ballet nous a proposé la jolie sautillante Natalia Osipova en Lise.

En Colas, pour la faire frétiller, Steven McRae, qui présente lui aussi de bien belles qualités. Il titille autant l’adorable Natalia que Philip Mosley en Widow Simone (« a rich farmer », apprend-on du programme), qui nous gratifie aussi d’un beau numéro de claquettes en sabot. C’est comme à la maison. Ça fait bizarre : ce n’est pas Garnier ; c’est en haut de l’amphi avec une belle vue mais pas une loge de côté à 10€ ; c’est sans binôme balletomane ; et c’est sans le cast habituel, surtout. Alors que tout y est, le poney (Formakin Peregrin the pony, supplied by George Gold — c’est pas du foutage de gueule, le petit programme du ROH, royal quoi !), les poules et le coq, les villageois, Alain (Paul Kay) et son parapluie, les décors, Lise qui descend les escaliers sur ses fesses en boudant (très réaliste, on sent que Natalia, comme Mathilde, ne se force pas trop…), tout.

Dans la fosse, l’Orchestra of the Royal Opera House sous la direction de Barry Wordsworth joue la partition de Ferdinand Hérold, arrangée par John Lanchbery, comme si c’était le plus beau des Tchaïkovski, avec légèreté et précision, parce qu’on est comme ça, à l’opéra royal : on prend soin de tout. Et finalement, c’est le secret d’une soirée réussie, entre les poules et Natalia Osipova.

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