humani nil a me alienum puto

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dimanche 16 novembre 2014

554ème semaine

Le retour d'Istanbul prend quelques heures : le sens de rotation de la Terre n'aide pas, malgré la récupération d'une heure abandonnée à l'aller. Il est assez étrange, ensuite, de se promener dans les rues sans être en permanence interpellé : Istanbul, rive européenne, surtout sur le centre historique et les bazars, c'est la rue de la Huchette permanente. Pénible. Il est certes amusant de voir, partout (cette fois), des vendeurs ambulants proposant tout et n'importe quoi : des pains ronds, en carriole ou sur un bâton, même sur l'autoroute (pour 1 lire turque, 33c d'euro) ; des vendeurs de briquets et de coupe-ongles ; de classiques boucles d'oreilles et autre colliers ; des guides de voyage ; des cireurs de chaussure ; le vendeur de moules ; et dans le plus improbable (mais plus rare), le stand de tir de ballons à la carabine à plomb (en pleine ville !) et le pèse-personne. Istanbul peut être hyper-moderne et une émanation étrange et improbable de "sous-développement" sauvage. Des immeubles flambant neufs d'un côté, des immeubles à moitié écroulés de l'autre ; parfois, les deux se côtoient. Au milieu, des mosquées, de poche, ou immense — construites sur des fonds plus ou moins détournés, mais toujours savamment entretenues, toutes comme neuves, quelques unes en rénovation intensive. On sent la contradiction.

La rive asiatique, que l'on ne peut décemment atteindre qu'en bateau tellement les ponts sont éloignés (et immenses !), même si notre chauffeur depuis l'aéroport est passé par là au cours d'un périple aussi long que rocambolesque (une remontée de file embouteillée sur un kilomètre en marche arrière, sur l'autre file, et en descente...), est plus turque, nous avait-on dit du côté de la corne d'or (là où se trouve la fameuse place Taksim, qui ressemble un peu à la porte d'Aix, organique et mal fichu). Il est vrai que l'ambiance est plus authentique. Le côté Nord était cependant plus "moderne" (sens marseillais du terme, là aussi) que le Sud, paraît-il — nous n'aurons pas eu le temps de voir le quartier aux barbus...

La ville a aussi une auto-organisation étrange, par grumeaux. Quand on trouve un vendeur de cuiller en bois, il y en aura probablement dix autres à côté ; idem pour les casseroles ; les vendeurs de tapis (on sait d'où vient la réputation aisément) ; pour le matériel électronique ; pour les échoppes à robinets ; et dans le plus improbable, les boucles de ceinture (une demi-rue, environ vingt boutiques face à face, dans une montée). L'histoire agitée du lieu, mais plus continue que celle de Rome, avec cette spécificité d'un changement foi non des temples romains vers le Christianisme, mais du Christianisme romain selon les temples (et donc la coupole) vers l'Islam (qui a récupéré ladite coupole, sans nef, à l'image de Sainte-Sophie, répliquée à l'envi), se révèle dans ses strates qu'il faut déchiffrer patiemment. L'affaire devient alors passionnante. Tout recoin peut cacher une citerne immense comme un aqueduc, une mosquée, un mur d'enceinte. Les musées sont riches — quoique gérés aléatoirement, avec des salles fermés sans notice, quand ce n'est pas le bâtiment complet.

La ville n'est plus du tout cosmopolite, comme dans les temps anciens, et seulement deux ou trois églises demeurent : la population est essentiellement d'un Islam modéré (les saoudiennes sont appelées "ninja", nous assure un artisan de couvertures et coussins), à 95%, et les heures de prière rythment toute la journée. On se sent à la croisée des mondes, mais où est-on exactement ? C'est peut-être là le fameux sentiment ambigu turc qui agite sa population et sa politique depuis quelques années, en continuité de l'oeuvre d'Atatürk, le libérateur-réformateur du début du XXème siècle plus célébré que tous les sultans, même les plus grands, réunis. Où va la Turquie, où va Istanbul ?

The paths of glory lead but to the grave

"The paths of glory" est l'un des rares Kubrick que je n'avais toujours pas vu, malgré quelques occasions ratées. De manière assez incroyable aussi, il est, avec Spartacus et Dr Strangelove, assez difficile à se procurer. La diffusion récente au cinéma a enfin corrigé ce manquement. 1957, Kirk Douglas, toute une époque du cinéma. 1ère guerre mondiale — peut-être encore "la Grande Guerre", alors ? Côté français, mais tourné en Anglais — ce qui est un peu étrange, certes. Un général haut gradé, vient en voir un autre, avec comme idée de prendre une place particulièrement stratégique et difficilement prenable. Un coin paumé de la Marne, en somme. Le second général trouve l'idée assez folle, mais il est convaincu par l'appât du gain, quoiqu'il s'en défend : il va donc sur le terrain voir le colonel local, ancien grand avocat d'assises au civil (Kirk Douglas). Il trouve l'idée folle, lui aussi, mais s'il n'y va pas, il sera relevé. Ses hommes comptent sur lui. Il monte au créneau, en première ligne. Évidemment, ça ne marche pas : accusé d'être des lâches, il faut faire un exemple. Prenons-en trois, que le sort désigne, et jugeons-les.

La pratique du bouc émissaire aléatoire chez les soldats n'est pas récente : Hinata-chan, de sa science incommensurable, me faisait remarquer que "décimer" vient du fait de "tuer à l’intérieur de (un groupe de personnes) une personne sur dix, désignée par le sort (Décimer des prisonniers de guerre)". Soit. Mais le décorum, lui, est intéressant. C'est un procès, et c'est là que se joue le film. La plaidoirie en est le climax :

There are times when I am ashamed to be a member of the human race and this is one such occasion...I protest against being prevented from introducing evidence that I consider vital to the defense, the prosecution presented no witnesses, there has never been a written indictment of charges made against the defendants, and lastly, I protest against the fact that no stenographic record of this trial has been kept. The attack yesterday morning was no stain on the honor of France, but this court-martial is such a stain...Gentlemen of the court, to find these men guilty will be a crime to haunt each of you to the day you die. I can't believe that the noblest impulse in man, his compassion for another, can be completely dead here. Therefore, I humbly beg you to show mercy to these men.

Pierre Legendre a l'une de ces expressions merveilleuses qui résument tout : "le creuset délirant de la raison". Le procès est un simulacre, mais il reste un procès, c'est-à-dire une émanation rationnelle de la Loi. L'un des accusé est jugé "socialement indésirable", un autre est victime d'un règlement de compte personnel et de l'étouffement d'un vrai scandale de lâcheté, et le troisième est un véritable héros mais a été tiré au sort. Pas de bol. Au demeurant, le fait de punir un proche du coupable au lieu du coupable lui-même était une pratique courante dans les temps de barbarie post-romaine (droit salique, ordalie, etc.), avant que les Chrétiens n'y remettent bon ordre. L'issue est connue d'avance, il n'y a aucune échappatoire — la seule autre aurait été de mourir sur le champ de bataille. À l'arrière, la bureaucratie naissante de la hiérarchie militaire passe un temps plutôt agréable, capitalisant au mieux sur des gloires passées qui n'avaient rien à voir avec la guerre moderne et sale des tranchées. Le capital héroïque est savamment rentabilisé, quand il est renié lorsqu'il s'agit de juger ceux d'en bas, les simples soldats du front. La vie humaine est ainsi rationnellement réduite à néant : plus aucune valeur n'y est attachée, comme on calcule les pertes à la louche, en promettant un peu de repos aux 40% qui pourront survivre à une avancée de 100 mètres. Le management se fait à la mitrailleuse contre son propre camp. Fusse-t-il à froid, dans la réflexion, dans l'organisation, dans le cérémonial d'une exécution.

Y a-t-il une spécificité française qui fait de ce thème des fusillés de son propre camp une thématique récurrente au cinéma ? C'est en tout cas le point le plus absurde, et donc fascinant, de la boucherie la plus inutile de tous les temps, première expérience de la supercherie du mythe du progrès, remaquillé a posteriori en "simple" achoppement de nationalismes — à bannir, selon la même théorie positiviste qui en est miraculeusement sorti indemne, ainsi que trente-cinq ans plus tard ("The Serpent's Egg" de Bergman est éclairant sur le sujet). Le broyage de ces trois hommes est rationnellement planifié, pour un bien supérieur de tous qui échappe cependant à la morale la plus élémentaire. De tous les essais de sauvetage, aucun ne pourra réussir, c'est écrit : mais pis encore, l'avocat de l'humanité est perçu comme un fin politique, convoitant la place de son supérieur, et en cela il peut être comblé. Son dégoût est à son comble.

Le film pourtant termine sur une note positive : les poilus, dans un moment d'égarement animal, sont tout à coup touchés par une chanteuse allemande capturée. Ils redeviennent humains — un instant, avant le retour aux combats ? Stanley Kubrick épousera la chanteuse.

gone woman

Un autre film sur l'absence d'une femme. Mais cette fois-ci, c'est la mère de famille, Eva Green — dans un rôle légèrement différent de celui de Sin City. L'histoire est contée et vue par l'héroïne, une jeune Shailene Woodley absolument magnifique, qui pour une fois dans un film a une vraie sexualité assumée (ça change !). On a failli rater "White Bird" à force de pas-de-temps, et ç'aurait été dommage : Gregg Araki réalise un film court et bien construit, où les personnages sont riches — le père maltraité par une mère qui pense avoir rater sa vie (ménagère) à cause de lui, la fille un peu coincée entre les deux, la mère qui perd les pédales avant de disparaître sans laisser de trace. Que s'est-il passé ? Introspection et interrogation, pour ce qui s'avère pourtant simple. Pourtant...

lundi 10 novembre 2014

553ème semaine

Istanbul ! L'idée fut soufflée, comme ça, et rapidement mis en oeuvre avant même que je n'aie le temps de bien la considérer. Et c'est ainsi qu'un voyage sur le pouce prit forme, vers une ville qui m'intriguait depuis bien longtemps, sans trouver le courage ou le temps d'y faire un tour. La première partie du voyage était historique : Sainte-Sophie et la Mosquée bleue. Ou comment voir par la vieille pierre la filiation entre Rome, la Chrétienté et l'Islam. Voyage passionnant mais de manière assez amusante, pas si dépaysant : ça ressemble à Marseille ! Il y a l'eau, les pentes, les rues parfois bien sales, les vieux immeubles d'un côté et les tours modernes de l'autre, les quartiers d'habitation, l'autoroute qui serpente entre les longues trainées d'habitations en hauteur, la vieille pierre, les odeurs, la foule qui bourdonne, les marchés en plein air, le marchandage et l'arnaque érigés en mode de vie... Remplacez les églises par de magnifiques mosquées, les Arabes par des Turcs (just kidding), nettoyez des rues principales (Marseille reste tout de même bien plus sale en général), on y est. Pour cinq jours, c'est parfait. Pour y vivre, certainement pas. Pour un amateur de civilisations occidentales, c'est passionnant : un point de jonction géographique, historique, anthropologique.

brochette de meufs

Céline Sciamma a réalisé l'incroyable "Naissance des pieuvres", d'une grande subtilité ; je n'ai en revanche pas vu "Tomboy", qui a fait couler de l'encre de par son usage (tardif) clairement idéologique. Que pouvaient donc valoir cette "bande de filles" qui là encore va piocher dans l'inédit ou le tabou social du miroir déformé : des filles d'origine d'Afrique noire (deuxième génération de ce qu'on peut juger de la très rapide apparition maternelle) de la banlieue parisienne (RER A ou B, ce n'est pas très clair — normalement ce devrait être le B ou le E). De fait, le sujet non rebattu trouble le jugement cinématographique objectif ; mais dans la lignée d'un "La haine" ou de "L'esquive", on est alors clairement en dessous.

"Bande de filles" est sympa, pop, ne se cache pas derrière un manichéisme bêta — certes les demoiselles accusent de racisme la vendeuse blanche de Châtelet qui suit l'une d'entre elles, mais n'en volent pas moins une bonne partie de ce qu'elles portent ou utilisent... —, montre la difficulté de la vie de banlieue dans les tours mortes de la nuit (la seule animation étant les jeunes qui traînent), où l'on doit aller dans la capitale pour s'amuser et dealer (ou se prostituer) pour réussir financièrement, et aussi la violence que j'ai connu en province, celle des affrontements juvéniles qui laissent des traces. Conquête d'une virilité quand c'est à peu près tout ce que l'on peut s'offrir comme gage de respect, donc reconnaissance sociale.

Mais il y a un problème de tissage, malgré le talent de la ravissante Karidja Touré, jeune talent frais, ainsi que du reste de la bande, et le film devient rapidement une succession d'épisodes descriptifs de la vie adolescente d'une jeune paumée en environnement hostile, face aux doutes de la vie et quelque peu sans filet. L'apprentissage difficile ne se suffit pas totalement à lui-même. Il reste les accents de vérité de ces gamines pénibles mais attachantes, corroborés en direct (mieux que la 3D !) par les spectatrices de l'UGC Bercy (qui n'ont pas manqué de courroucer d'autres spectatrices, pour la peine tout à fait bobo et blanches). Un film pas mal du tout, mais peut mieux faire.

esprit romantique

"L'Aventure de Mme Muir" est un vieux film (1948) de Joseph L. Mankiewicz, qui se déroule dans les années 1920, avec Gene Tierney (la belle héroïne veuve Lucy Muir), Rex Harrison (le capitaine fantôme) et George Sanders (le charmeur pas net). Au premier degré, c'est assez cucul : une jeune veuve toujours en noir un an après la mort de son mari ose partir de la maison de sa belle-famille, avec sa fille et sa domestique, pour emménager sur la côte (anglaise), dans une maison qui s'avère hantée par un capitaine de marine bougon. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu'une pieuse idylle entre cette femme sophistiquée mais battante et ce marin rustre mais cultivé va naître. Mais les personnages sont fouillés, et les scénariste montre des qualités métaphoriques intéressantes : au-delà des non-dits, des petites hypocrisies, des leurres, il se dessine une jolie histoire sentimentale tissée sur les années, avec un dévouement fleur bleue comme les amateurs de romance les aiment. Évidemment, tout cela ne parle que d'âme : dans l'histoire, ce qui entrave, c'est le corps ; derrière la jolie musique, on peut voir aussi une pure histoire occidentale.

a dame to kill for

"Sin City: j'ai tué pour elle" est le digne successeur de ce qui devient donc le premier opus : graphique et violent. Frank Miller et Robert Rodriguez remettent le couvert — ce qui implique aussi de manquer l'effet de surprise. On retrouve Mickey Rourke dans le rôle du colosse pas finaud Marv. Jessica Alba est toujours aussi belle ; Eva Green, nouvelle recrue (avec Josh Brolin qui lui fait face), aussi (on peut l'ausculter patiemment sous toutes les coutures). Joseph Gordon-Levitt bénéficie d'une histoire parallèle, qui recoupe toujours le vrai gros-méchant, le big boss sénateur Roark. Dans les petits rôles, Rosario Dawson et Jamie Chung nous prouvent encore que les filles sexy & violentes, y'a que ça de vrai (dignes descendantes de Christina Lindberg). Bruce Willis fait plusieurs apparition (en fantôme, donc). Même Lady Gaga est de la partie (en serveuse !).

Le film tient ses promesses, c'est à peu près tout ce qu'on lui demandait.

dimanche 9 novembre 2014

fifties parisiennes

Qu'il fut difficile de voir la dernière exposition du palais Galliera, "la mode dans les années 50" ! D'abord indisponible, je l'avais gardé de côté pour le passage de B#7, qui n'eut point assez de temps ; je l'avais donc gardé pour "A." (comme la nomme la souris, pour une fois que c'est elle qui fournit les ami[e]s commun[e]s), dont l'agenda est aussi complexe que le mien. Le raté de haute voltige la veille, un vendredi après-midi, impliqua une condamnation à la file d'attente de l'avant-dernier jour avant fermeture, un samedi matin... Forcément, il y avait du monde.

Deux hommes, en fin de vie sans le savoir, au sommet de leur art : Christian Dior et Jacques Fath. Affrontement figuré par Elle, qui à la sortie de la seconde guerre, se fait l'écho de cette mode cintrée, dynamique, revisitant le passé pour inventer une élégance folle qui fera date. Et puis, il y a tous ces noms : Jacques Heim, Chanel (qui n'est pas très d'accord avec ce qui se passe sur sa fin de règne, et lance une réplique), Schiaparelli, Balenciaga (cultivant le mystère), Pierre Balmain (souvent fabuleux), Jacques Griffe, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin, Carven (dont j'ignorais qu'elle était une femme, et très sensibilisée à la cause des petites femmes menues). Il y aussi ceux qui sont directement issus de cette époque, avec au premier rang Yves Saint Laurent, chez Dior avant de prendre sa liberté. Inventivité, audace, ces années posent aussi les bases de leur propre perte, avec le prêt-à-porter qu'ils lancent et qui va se servir de leurs noms : fini l'ère des couturiers créateurs, nous aurons des maisons, des marques, du répliqué, mais pas forcément du démocratisé.

lundi 3 novembre 2014

sermon photographique

Wim Wenders est un fanatique de Sebastião Salgado : il l'avoue dès le début (par sa voix off qui s'efface heureusement rapidement). Il ne faut donc pas s'attendre à un regard critique sur l'oeuvre : c'est un véritable hommage qui est rendu — c'est aussi la limite de l'exercice. Comment filme-t-on de la photo ? Wenders présente des oeuvres, mais il faut à un moment où un autre les mettre en relief — comme lorsque Salgado, en plein Antarctique, parti photographier des morses, voyant un ours polaire, déclare que ça va être difficile : sans action en arrière plan, on ne peut pas composer, et donc au mieux, on aura une photo d'ours, mais pas une belle photo. Alors Wenders part avec le fils du photographe — aussi assistant de son père — pour remonter la biographie du chasseur d'images : des études d'éco dictées par un père paysan, au Brésil, l'exil politique à Paris avec sa jeune femme, les quelques années comme économiste en Afrique avant de changer totalement et de faire de la photo, découverte tardive avec l'appareil de sa femme. Ils vivotent, mais alors même que leur premier enfant (et futur assistant) naît, il trouve sa voie : faire le tour du monde et voir l'humain.

Cette très longue quête qui lui vaudra son succès en tant que reporter, mais prendra fin avec la famine et les génocides des années 80 : trop vu ; trop de morts, trop de haine, trop de dégoût. Il a tout vu, tout photographié, tout rapporté, jusqu'à la limite du supportable. Alors dans les années 90, il change du tout au tout, et va à la découverte de la nature, des beautés en hauteur, des animaux sauvages, les Galapagos ; il repeuple la forêt disparue du domaine paternel, et y emménage avec sa famille sur ses vieux jours. Et c'est sur la rencontre avec le peuple Z'oe que se termine l'aventure, avec ces indiens du fin fond de l'Amazonie qu'on pensait imaginés : cinq maris par femme, cinq femmes par homme, un mode de vie idéalement organisé, on en regretterait seulement le goût prononcé pour le percing (un énorme bout de bois dans la lèvre inférieure... Évidemment, aucune infection).

Il aura vu le pire, le meilleur. Le message assumé est clairement écologiste. Ou vu au-delà, un appel à la conservation du monde et à l'amour entre humains. "Le sel de la terre".

552ème semaine

Semaine de colloques : UbiFrance et Think Honk Hong, think Asia. Prépréparation pour l'international. Un peu tôt, mais on n'est jamais trop prudent...

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