humani nil a me alienum puto

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lundi 11 janvier 2021

975ème semaine

Première semaine de l'année, pas grand chose ne se passe… Aller-retour à Marseille, encore une petite nièce en gestation avancée, ça va devenir compliqué pour les cadeaux, cette affaire. Mesures covid d'éloignement préventives. Mini-galère devenue usuelle. Bonne-année-bonne-santé tout de même, on sait jamais. 2020 aura fortement fait de la concurrence à 2019. Les deux ont pourri le business de ma startup, mais si 2019 avait tout de même été une excellente année malgré le bras cassé et 3 mois d'arrêt — mais pourri la startup, pile au mauvais moment —, 2020 aura vu la guérison et un business qui prend forme côté startup. Reste à comparer : 2 morts familiales proches en 2019, vs une rupture en 2020. Et le bonus Covid, tout de même. Bon, je vois pas très bien ce qui pourrait arriver en 2021 dans la même lignée, surtout avec un vaccin-express déjà sur les étagères. Une faillite ? Un appartement bientôt livré totalement pourri ? Quel suspense !! Hâte de savoir !

lundi 4 janvier 2021

974ème semaine

Dernière semaine de l'année, dernières visios avant le mini-break, un Noël sauvé de justesse des eaux, un départ dans le grand Sud après un an sans avion (truc dingue, gretaïsation malgré soi !), et gestion de l'appartement bientôt livré, qu'il faudra donc modifier, donc gérer les devis, les commandes, tout le bordel ruineux… Fin d'année étrange comme le reste de l'année, qu'on essaiera de considérer comme une charnière à la noix qui compte pour du beurre…

jeudi 24 décembre 2020

973ème semaine

Il y a un moment où le monde perd pied. Si la société procède par les même moyens que l'individu, on peine à distinguer, de manière consolidée, le moment où un petit mouvement de fond devient un mouvement brownien puis une déferlante. Quel a été le sentiment des personnes rationnelles lors de la montée du nazisme, puis la bascule dans la guerre, et même dans l'horreur — certes marginalement connue, mais les manifestations publiques, sans aller jusqu'à la tuerie à ciel ouvert (quoique) étaient déjà bien au-delà de l'humanitairement acceptable ?

L'humaniste, le modéré, le rationnel, peut-être même le penseur ou en tout cas le réfléchi, vit dans un temps que l'on dit publiquement troublé. Il y a toujours eu quelque chose de pas bien sec dans le cerveau d'homo sapiens sapiens. Peu importe nos capacités de calcul ou d'empathie, de réflexion ou de sentiment, nous sommes tous concernés. Je ne m'en suis réellement rendu compte que tardivement, parce que même en voyant que quelque chose clochait depuis longtemps, je ne m'étais pas aperçu que c'était intrinsèque à tous, mais que seulement le degré divergeait, et qu'il pouvait même changer dans le temps, le plus souvent pour le pire. Il est compliqué de dire où se situe la zone, la limite, où l'on passe du civilisationnel à la barbarie, et à quel moment cela peut être qualifié de grand n'importe quoi, car la transition est assez lente pour éviter la brutalité qui alerte. On peut d'ailleurs avoir des pensées peu civilisées et ne pas passer à l'action, violente par exemple ; ou de manière bien paradoxale, entretenir des climats allant du suspicieux au haineux, tout en se lamantant des actions violentes qui en découlent (ou des effets de la lente chute civilisationnelle, tout simplement !), sans y voir le même problème de consistance intellectuelle, et pis encore, en étant soi-même très éduqué voire éducateur. Je lis et j'entends beaucoup de professeurs du supérieur tenir ainsi des discours contradictoires sans y voir le moindre problème ; à présent on se rend compte que le milieu scientifique est en capacité d'être autant vérolé que le milieu politique. La tête pourrit.

Actuellement, on vit ainsi dans une période de suspicion complotiste, la "fake news", autrement dit, plus largement, l'auto-manipulation des esprits. Des gens très bien, parfois proches, anciennement borderlines de la rationalité, perdent tout à coup pied. Et il semblerait qu'ils soient de plus en plus nombreux. On avance dans le noir. La parole sert encore majoritairement d'exutoire, mais combien de temps cela tiendra-t-il ? Je déprime de voir des esprits qui paraissaient plutôt sains dériver vers des extrémismes de pensée. Il y a dans les périodes troubles d'incertitude, certainement schéma mental confortable à y trouver. Sur le court terme en tout cas. Peut-être que quelque chose s'est brisé et ne pourra plus revenir en arrière, dans son état "normal", celui où la rationalité était assez feinte par des automatismes de l'auto-domestication de l'espèce. Cet état qui n'a été que partiellement (mais suffisamment) atteint qu'il y a peu de temps, d'ailleurs. On ne mesure pas toujours l'immense chance d'être né dans une période de paix et de prospérité où l'on collectionne les problèmes de riches…

J'ai peur en outre que l'irrationalité devienne un bain tellement commun que les nouvelles générations en fassent leur nouveau dogme, leur nouveau repère de ce qui est raisonnable. Ma visite des écoles publiques, lors des élections, m'invite à entretenir une peur qui dépasse le simple désarroi. La démocratie peut être le vecteur, comme en Allemagne nazi en son temps, d'une nouvelle ère d'obscurantisme qui sera considérée comme le Bien, avant de se fracasser sur la réalité, comme toutes les utopies. Il n'est pas improbable que cela arrive de mon vivant ; et que l'échappatoire soit de migrer dans des pays peu amoureux de la liberté, mais qui verrouillent aussi les pensées sauvages. Il faudra faire attention au moment où se battre de l'intérieur sera manifestement vain, et où fuir sera salvateur. En espérant que ça n'arrive pas de son vivant — et qu'après soi, le déluge, peu importe, mais au moins on aura combattu à son petit niveau. Une pensée absolument terrible.

lundi 21 décembre 2020

972ème semaine

On continue dans les télésubstituts de vie. Autant se faire marginalement plaisir avec des streamings de concerts semi-annulés. Quand ils ne sont pas totalement annulés. Avec la fin du semi-confinement pour déboucher sur un nouveau semi-confinement, la vie en visio a toujours de beaux jours devant elle…

dimanche 13 décembre 2020

971ème semaine

Et v'là la semaine où on prend un p'tit coup de vieux. En mode tout seul comme un con confiné — le truc qui n'était pas arrivé depuis 11 ou 12 ans, je sais même plus trop. Moche.

Une bonne nouvelle : j'ai encore gagné un procès. Encore une victoire à la Pyrrhus : l'indélicat est condamné à payer la facture qui traîne depuis un an et demi, avec quelques intérêts maigrichons, et une partie de ce qu'a coûté la procédure (10% de la somme à recouvrir, déjà). Le temps perdu, etc., rien à fiche. Et évidemment, comme tout ça a fortement tardé, donc la boîte en face va mal. J'ai perdu de l'argent, du temps, pour faire valoir mes droits, et en bonus, je risque de ne pas en voir la couleur. L'huissier supplémentaire pour collecter mon dû est encore à 10% de la facture à recouvrir. In fine, on arrive à 20% de prise de risque, simplement pour être peut-être payé. Au secours.

Dans la catégorie galères sans fin qui font vieillir prématurément : j'essaie de faire un prêt. Un nouveau. Parce que ça y est, la livraison du VEFA est pré-programmée ! Ça va livrer ! Tout ne sera pas prêt, mais côté appartement, promis juré, ça sera bien là. Et donc, j'ai une bonne partie du cash prévu pour les travaux post-travaux sur des assurances vie qui ont bien dévissé avec le Covid. Donc, débloquer maintenant, c'est perdre grosso modo 7%. Ouch. Mieux vaut attendre, sur le mois de novembre seulement, la reprise fut très bonne. Donc, me dis-je naïvement, allons emprunter un pouillème de tout ce cash, à un taux de Covid + stagflation (grosso modo le même taux que la pénalité de retard sus-citée), et roule ma poule. Tu parles. Cocher "chef d'entreprise" et envoyer des bouts de salaire et de chômage intercalaire, ça vaut un bon mail de trois lignes pour dire que finalement, non. Et depuis, même avant d'envoyer les documents, ça me jette. Bref, va te faire voir.

2021, vu comme ça s'annonce, soit c'est le rebond, soit c'est le crash.

lundi 7 décembre 2020

970ème semaine

Il y a sans doute une bonne part de lassitude dans les retards que subissent ces post dits du "bloggueur mort" (juste pour vérifier qu'il se passe toujours vaguement quelque chose). Une semaine qui ressemblait fortement à la précédente, en réalité… La dernière avant le petit coup de vieux annuel (je crois que même ça, beaucoup s'en sont lassés…).

mardi 1 décembre 2020

969ème semaine

Des cours en visio, des rendez-vous en portugais en visio, du business en visio, ma vie en visio.

Même quand on est introverti au dernier degré, ça fait quand même un peu beaucoup, il faut bien avouer…

(Pas encore arrivé au stade "drague et sexe par visio". On a peur que ça arrive bientôt, à ce rythme…)

lundi 23 novembre 2020

968ème semaine

Dès le premier confinement, j'écrivais qu'il y aurait probablement une prime à la connardise entre les pays prudents et les pays embrassant le grand n'importe quoi concernant la gestion du Covid. Ce n'est pas tout à fait si fort parce les économies sont très imbriquées — l'exemple européen de la Suède l'illustre bien. La Chine a donné dans ce qu'elle sait faire de mieux, le contrôle social intense ; le feu a été éteint rapidement. À l'opposé, les USA ont été une belle anarchie ; ils ont pu se débarrasser tranquillement des vieux et impotents (pour une maladie qui tue généreusement les obèses, ce n'est d'ailleurs pas un si mauvais score : la densité doit clairement avoir un impact ; outre que les centres denses ont manifestement tous confiné, comme tout le monde) ; certes plein de personnes se sont retrouvées dans des situations précaires, mais ce sont les USA, un coup de prozac et ça repart.

En face, en Europe, les démocraties sociales patinent dans la semoule. La morale ne paie pas. Covid ou les infortunes de la vertu. On en vient à payer une addition très forte, et double peine, on se tape en plus tous les gogoles en mode survitaminé. J'ai découvert cette semaine Louis Fouché, qui en tient une bonne couche. Et la manière dont je l'ai découvert est bien triste : une demoiselle que j'aime beaucoup m'a transmis un site semi-complotiste dont cet énième marseillais terrible (heureusement qu'il y a un émigré créateur de vaccin pour redorer le blason) est le concepteur non affiché. Mode "oui mais" toutes les deux lignes. Et une bonne pub pour Hold-up qui "pose des questions". Ciel… Parce qu'on se tape quand même du bon complotisme à deux balles, en bonus. Et une sorte de sédition latente. Tout le monde pète un câble. Pour ne pas trop se retrouver HS, et laisser des gens, essentiellement "nos aînés", crever chez eux en s'étouffant. C'est bien moche, tout ça…

Il y a ceux et celles qui dépriment, qui perdent les pédales, le sens de la rationalité, pour finalement pas grand chose (je garde le Covid en l'échange de ne pas connaître de guerre sur le territoire, ni d'être envoyé occire des gens dont j'ai pas grand chose à foutre — 50 ans de répit et on oublie les fondamentaux). J'ai l'impression diffuse que ça se multiplie, même parmi les plus censés. Vivement qu'on vaccine, bientôt le pire ne sera pas un virus à létalité ridicule (mais assiette extraordinaire : si seulement les impôts étaient comme le Covid…), mais les effets secondaires de cette saleté. La déraison guette.

mardi 17 novembre 2020

967ème semaine

Bon, cette semaine est passée un peu trop vite, à peine eu le temps de constater que le dimanche, mieux vaut oublier les chirashi en ville (comme quoi, même pour les immigrés chinois obédience Japonois, le dimanche est plus sacré que le biz. Sauf pour ceux qui font vietnamien).

lundi 9 novembre 2020

966ème semaine

Cette semaine, pour la troisième fois en un an et demi, un ami de "deuxième cercle", c'est-à-dire quelqu'un que j'aimais beaucoup mais croisais de temps en temps après l'avoir vu souvent dans le passé (il y a une quinzaine d'années maintenant), qui avait encore une bonne trentaine d'années d'espérance vie devant lui, est décédé. De ce que j'ai compris, c'est cette fois une cause naturelle, du moins pas un accident comme les deux précédents — Bruno Vanryb en moto, suivi peu de temps après par Patrick Sinz en voiture. Laurent Séguin était un très, très chic type, un gars plus qu'adorable, et ça fait toujours un gros pincement au coeur. La vie reste fragile, même en temps de Covid-19 on peut l'oublier. La mode n'est plus trop au memento mori depuis que l'on converge vers la limite de l'espèce — sénescence promise pour tous. Et là, paf, encore quelqu'un de très bien. Ça justifiait bien quelque hommage. RIP Laurent.  :/

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