humani nil a me alienum puto

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lundi 25 mai 2020

942ème semaine

Joyeux anniversaire mon humérus tout pété ! Il y a un an, une simple traversée de rue me coûtait 48 heures d’hosto, 2 mois de morphine, 4 mois de douleurs d’épouvantables à bien pénibles (toujours pas totalement disparues, mais qui demeurent seulement sur l’articulation et plus sur l’os : ça c’est terminé depuis six mois), une perte de salaires d’environ 8000€ (à peine épongée par 2700€ d’assurance, merci Chubb !), des concerts annulés, un confinement pour quasiment deux mois, et j’en passe. Déconseillé. À refaire, je referai pas.

mardi 19 mai 2020

941ème semaine

Libérééééé, délivréééééé. Mais sans cinéééé. Sans concerts. Sans restos. Bon, on peut retrouver des souris à plus d’un kilomètre de rayon, et aller chercher son pain sans se servir de son téléphone une fois toutes les deux semaines. À part ça, ça ne change pas fondamentalement la vie. Il faut cependant profiter des quelques jours avant reprise épidémique : ce sera moins drôle ensuite…

mardi 12 mai 2020

940ème semaine

Dernière semaine complète pré-confinement, et tellement plus rien à dire que j’allais oublier de publier le billet hebdo. Vivement la semi-reprise ?…

lundi 4 mai 2020

839ème semaine

Bientôt la fin du déconfinement, et la TODO list est à peine entâmée. Il y a toujours des choses à ranger, des films à voir, des bouquins à lire, et un tas de choses à coder. Ah, heureusement, va y avoir du rab !… Ou pas ?

Billets pour la philharmonie sécurisés pour l’an prochain. Faut quand même parier sur l’avenir. En plus, les tousseurs risquent d’être encore plus mal vus. Qui sait, on va peut-être avoir la paix. Elle va coûter un peu cher, cette paix, d’ailleurs…

samedi 25 avril 2020

938ème semaine

Le rendement a parfois l’air d’être marginalement décroissant. Mais c’est un peu une illusion : en fait, mixer les activités permet clairement de se rafraichir et regagner son taux d’efficacité. Le problème est alors dans la commutation des tâches : il y a forcément un overhead, une perte dans le changement de contexte. C’est pour ça que je sais que même si ma startup met du temps à être opérationnelle, en réalité, même en étant à 100%, ça ne serait pas forcément beaucoup mieux. On ne peut pas rusher tout le temps les mêmes choses, mais on peut multi-rusher pour repousser son seuil de déclenchement du rendement marginal décroissant (aka : « j’ai besoin de vacances »). Une autre astuce — que j’avais trouvé il y a longtemps — était évidemment d’aller au concert ou au ciné. « Se changer les idées ». Ça permet de marcher, aussi. C’est embêtant pour un péripatéticien comme moi. J’avais dit ça à des nouveaux pioupious, d’ailleurs, alors qu’on donnait avec de larges fenêtre sur un beau parc : la prochaine fois, on fera cours dans l’herbe (le problème, c’est les slides… Les philosophes ont un avantage compétitif certain). Résultat : je les ai eu en cours à distance. Fail. Epic fail, même.

Bref, ça va probablement moins vite qu’au début, c’est même à peu près sûr. Le temps que je passais à rédiger mon blog a été pas mal reversé sur Twitter, quoique, depuis qu’il n’y a plus de transports pour s’occuper avec, ça se voit d’autant que j’y passe des heures… La petite pression rigolote, c’est de se dire que bientôt on pourrait être libéré, alors ce serait mieux de tout terminer avant. Ce serait con de rester enfermé qu’on peut sortir !!

vendredi 17 avril 2020

937ème semaine

Le bout du tunnel est annoncé. Résumons : plus de concert, plus de cours en physique, plus de resto, plus de ciné, et frontières toujours fermées. Plus beaucoup de raisons de sortir, en somme. En fait, je vais rester chez moi, option 40% des non candidats à l’infection pour quand même atteindre l’immunité de groupe. On pourra voir des personnes physiques, mais ça ne fait pas forcément grand monde. Ça évitera d’imprimer un bout de papier pour sortir prendre du pain. Ah non, en fait, on peut faire un PDF. Et d’ailleurs, il y a (beaucoup) moins de chances de chopper la cochonnerie actuellement à la boulangerie que dans quelques semaines. Si l’immunité marche (pas gagné ?), il vaut peut-être finalement mieux tester ça pendant l’été. On guérit beaucoup plus facilement. On a encore un mois pour y penser.

lundi 13 avril 2020

936ème semaine

Quoi de neuf ? Un peu perdu la notion du temps, en fait. Habituellement, les concerts, les rendez-vous et les déplacements me servent pour me repérer. Je m’aperçois que le greffe aurait dû me répondre il y a 15 jours, ou 3 semaines, je ne sais déjà plus, et qu’ils n’ont pas encaissé le chèque. Ont-ils arrêté toute activité ? Ça ne serait pas étonnant, à devoir manipuler de la paperasse, c’est typiquement une activité extrêmement coûteuse de rentiers qui aurait dû être beaucoup plus automatisé, il y a bien longtemps, que le misérable Infogreffe qui fait surtout rêver mes partenaires kazakhs — mais mon partenaire italien a un truc bien meilleur de son côté.

Ce temps long est en même temps très utile pour le développement à faible productivité, c’est-à-dire les trucs épouvantablement complexes où il faut beaucoup se concentrer — la contre-partie étant le mal de dos, j’exploite le coussin, du mobilier, tout ce que je peux. Il y avait bon nombre de tâches du genre qui s’étaient accumulées. Bientôt, j’aurai même un inbox 0 dans l’évier, et rattrapé quelques lectures (surtout que je commence à avoir mal aux doigts, une douleur que j’avais oubliée !), voire un peu plus rangé autour de moi. Activités marginales, entre deux features ; a priori avec encore un ou deux mois de confinement, ça devrait le faire. De toute façon, côté facturation, les formations sont passées à distance, et les clients semblent se dire que la période est propice, outre les prises en charge qui se multiplient. Bonne autonomie. J’en ai rattrapé mes lessives qui traînent depuis un an parfois, pour m’apercevoir qu’effectivement, il faudrait doubler la capacité de stockage de mes pulls pour que tout rentre, en réalité.

Si on me demandait combien de temps il s’est passé, je serais obligé de faire le calcul depuis les élections — parfois je me pose la question, et puis j’oublie. Je suis sorti deux fois, depuis le début. A priori, une fois toutes les deux semaines, c’est pas trop mal. En activité monastique standard, c’est une fois tous les cinq jours, trois si je me fais violence — aller-retour pour chercher du pain. D’ailleurs, si on pouvait m’en livrer, ce serait encore mieux. Un confinement à la Chinoise serait même parfait : un peu comme dans l’avion, la nourriture se matérialise automatiquement. Ça réduirait encore le temps de dispersion. En fait, ça me convient tout à fait. Et je suis certain que ça rendra le dehors encore plus agréable, un jour. Le seul problème, majeur, c’est l’appartement en VEFA qui n’avance pas, selon ma caméra espion. Le retard, avec mon promoteur incompétent, risque d’être monstrueux… À ce niveau-là, l’État français ne joue pas trop son rôle de buffer, les Italiens protègent mieux les civils, les Allemands les entreprises. Trop de bordel interne à gérer, sûrement. Espérons que ça se tasse… J’aurais largement préféré être livré avant le covid. Encore un problème de timing, story of my life.

lundi 6 avril 2020

935ème semaine

L’expérience sociologique et anthropologique d’un confinement généralisé — à distinguer du confinement individuel vécu l’an passé avec mon bras cassé, situation beaucoup plus inconfortable ! — est quelque chose de fort intéressant. Je pense que mes grands parents, nés après la grippe espagnole et morts il y a peu de temps, n’ont jamais connu telle expérience. La grippe de 1957, asiatique, a fait entre 1 et 3 millions de morts, on ne sait pas trop, personne n’a vraiment percuté. Puis celle de 1968, dite de Hong Kong, a fait un million de morts dans le monde sans que personne ne s’en souvienne ni n’ai réellement noté quoi que ce soit. À l’inverse, ils ont connu la guerre. Pour la peine, un virus est moins risqué — certes la grippe espagnole a tué plus de monde (40 millions), mais enfin cent ans plus tard, on a compris qu’il suffit de rester chez soi, et d’éviter de se faire cracher dessus et de cracher sur les autres, bref, de prendre de vraies précautions, à une époque où tout le monde a sa salle de bain privative. Ce n’est pas le R0 de la tuberculose ou la rougeole, et ça n’est pas la mortalité de ébola ou la fièvre jaune : c’est juste assez chiant pour se répandre et flinguer une petite marge sur une immense assiette.

Donc, nous avons un alignement réellement inédit d’une saloperie qui tue les vieux (avant, ça n’existait pas beaucoup, les vieux — et en 1957, coup de bol, en survivant de 1918 ils étaient immunisés !) et beaucoup plus marginalement les autres. Mais on y tient beaucoup, aux vieux — je ne sais pas trop trop pourquoi, mais bon, on va dire que c’est moral, et puis on en a plein, il faut dire. Alignement, donc, avec une (télé)communication bien plus facilité entre tous (broadcast descendant de la télé continue et bordel brownien des réseaux sociaux en tout genre, vidéo comprise, en plus des possibilités techniques de télétravail). Et puis un Occident qui a oublié, banni, refoulé la mort, à un point tel que les militaires meurent moins que les ouvriers du BTP (qui déjà ont tellement de normes protectrices que pour faire un escalier, il faut compter deux ans — soit le délai que met un Vietnamien pour construire un gratte-ciel). En 57 ou 68, beaucoup plus de monde est mort, plus jeune, mais personne n’a manifestement porté attention ; actuellement, on a quelques dizaines de milliers de morts dans le monde entier, et on est passé de « on s’en fout » à « on va tous mourir ». L’attention portée à quelque cas très marginaux de non-vieux décédés, qui n’ont pas eu de chance et son tombé dans les 0,2% de létalité de leur classe d’âge, montre à quel point la mort injuste, ou plutôt très inhabituelle, est refoulée, rejetée. Pourtant, on a gagné sur les accidents de la route. Échange standard.

Pour résumé, on ne risque donc objectivement pas grand chose en faisant attention, et faire attention ne coûte pas extrêmement cher, individuellement, dans l’absolu : on n’est pas en train de craindre un bombardement, on peut s’affaler devant sa télé, pour râler sur des conneries pendant que l’économie se délite, marginalement mais sûrement. Et comme tout est marginal, ça peut faire encore plus mal que le Mal, à terme… Ou comment on pourrait sacrifier un peu tout le monde — notamment en faisant baisser l’espérance vie — pour sauver les inactifs, voici un problème moral à tiroir ! Pour le moment, le gogole ne s’en aperçoit pas trop, et le calcul de la vie humaine lui échappe. Demain, il cherchera d’autres coupables à son incurie, de manière totalement contradictoire avec la veille. La pensée magique a de beaux jours devant elle.

En cas de crise, chacun devient la caricature de soi-même. Le Français imprévenant s’étant tiré une balle dans le pied avec les vaccins et masques assurantiels regrettés, se retrouve comme souvent fort démuni — il en est de même pour le télétravail inorganisé, ou pour la formation à distance dans des écoles luttant avec des bouts de ficelle et n’ayant toujours pas trouvé comment flécher le magot englouti dans l’armée mexicaine et l’inorganisation pour s’acheter de vrais outils opérationnels efficaces (a priori, c’est bien parti pour que les Américains remportent le bout de gras, au détriment de meilleures solutions française. Ce pays est désespérant). Dans la grande tradition, le Français monte donc des bûchers et cherche des boucs à envoyer dans le désert. Mais ça reste certainement moins pire que les Anglais qui hésitent sur la stratégie à suivre (et trouvent finalement qu’il y aura trop de morts à gérer : on ne sait plus faire), ou les Américains qui s’achètent un arsenal (on n’est jamais déçus, avec les Ricains… Le pire est qu’en sacrifiant par leur stupidité les vieux et les pauvres, ils risquent encore de sortir grands vainqueurs, ces cons).

Évidemment, le peu de rationalité usuelle s’évapore. Des anarchistes gauchistes décroissants vante les systèmes de pays où l’on bosse comme des malade, où l’on a un PIB/habitant largement supérieur au notre, ou encore où la notion de liberté individuelle est beaucoup plus limitée. Tout en appelant toujours au communisme, au retour à Gaïa, et à la fustigation des forces de polices débordées par des peuplades importées finalement très bien assimilées au bordel ambiant (un peu trop bien, même). D’ailleurs, depuis qu’on fait de la décroissance et du vert (adieu avions ! J’ai vu des bobos verts regretter devoir repousser les vacances à la Martinique), les mêmes qui nous y invitaient fortement sont plutôt passés en mode survivaliste (enfin la fin du monde, le fonds de commerce tant attendu ! Bein voyons). Et puis il y a un professeur Maboul qui sort une étude épouvantablement mal troussée en recyclant un vieux truc made in China, et arrive à créer beaucoup plus de problèmes qu’il n’en résout, dans un pugilat généralisé, ce qui confine au génie national. On n’est jamais déçu. Au moins, ça occupe, dommage qu’on manque de pop corn — et qu’on soit dans le film.

Mais surtout, ce qui est passionnant, c’est de se rendre qu’effectivement, l’humain lambda a oublié qu’il est mortel et fragile, et (deuxième scoop) que tout ne tient que pas une imbrication qui fait à la fois sa force (ça ne se délie pas si facilement — d’ailleurs à chaque fois que quelqu’un met les mains dans l’écheveau, il s’y pique, par exemple récemment avec le merdier des retraites), et sa grande faiblesse. Un État, ça tient debout : rien de plus simple que de s’écrouler (suffit de demander à un Vénézuélien : même pas besoin d’une guerre). Une économie, ça tient aux flux constants : quand ça s’arrête d’un coup, le mode planeur est très limité avant le crash. On risque la ruine immédiate, ou l’hyperinflation sur la durée, tout ça pour quelques journées d’août avant l’heure (mais phénomène mondialisé — habituellement, en août ou en mai, on se repose sur les autres, hors hexagone, pour faire tourner la boutique : tout l’art est quand même de faire bosser autrui pour soi). La facture peut s’avérer extrêmement salée (et pire que de sacrifier quelques millions de vieux dans le monde, mais qui sait… Paraît que ça pourrait muter et tuer les jeunes. Ce serait moche de tuer plus que la grippe espagnole, mais en même temps, on est 7 milliards sur Terre, les Malthusiens devraient être ravis).

Pour une fois, le VUCA marche bien — comme quoi, toute tarte à la crème pourrait-elle prétendre avoir son quart d’heure warholien ? Ou indique-t-on l’heure exacte deux fois par jour en ne faisant qu’attendre ? Bref, il faut trancher rapidement à l’aveuglette, et contrairement au boulot d’entrepreneur qui concerne la vie et la mort d’une personne morale, et un peu plus indirectement de personnes physiques pouvant trouver refuge ailleurs (et toutes les économies de l’entrepreneur, mais lui c’est une bonne poire, dans le système dont il a osé vouloir s’affranchir), il s’agit ici de vies humaines, avec parfois deux mauvaises solutions, et la moins mauvaise à choisir (par exemple quand on a la malchance d’une élection municipale prévue au mauvais moment — qui n’est, ironiquement, pas le plus mauvais moment, sinon ça aurait été très simple). En nos temps de paix capitaliste où l’on tue beaucoup le temps sur de petites histoires sans aucun intérêt — ce luxe ! —, souvent pour cracher dans la soupe (capitaliste, libérale, économique, peu importe), toujours en oubliant le vrai sujet (aka la mortalité, parce que le reste, plus ou moins qu’on s’en fout), le retour au tangible prend tout le monde par surprise. Ciel, pas de magie ! Ça tombe de l’armoire. Vite, un coupable !

Je me demande vraiment s’il faut se donner tant de mal pour sauver du monde qui ne le mérite pas forcément. Comme quoi les Verts auraient raison avec un raisonnement frelaté. Ils ne voudraient pas prendre un peu de ce virus 100% naturel, bio et sans vaccin, d’ailleurs ? Ça nous ferait des vacances post-crise, tout le monde ne rêve-t-il pas d’un monde de demain meilleur ?

mardi 31 mars 2020

934ème semaine

Première semaine de confinement : c’est un peu comme avant, quand je n’avais pas de vie sociale et codait toute la journée, ou au mois d’août ou juillet quand les demoiselles partent en vacances et qu’il n’y a pas de concert. Mis à part que normalement, y’a un watchdog pour dire qu’il faut sortir, alors que là, faut se dire que non, tant pis. J’ai fait un tour dehors vite fait le mardi, pour faire le plein (ie Picard pour rafler les quelques derniers plats cuisinés, mon boulanger usuel et son pain au levain qui dure la semaine, le reubeu du bout de la rue pour quelques bidules : bref, la vie usuelle). Rues comme un dimanche, on n’est pas trop emmerdé. Population restante une peu teubée, a du mal à comprendre qu’il faut se tenir éloigner les uns des autres. Déjà eu l’occasion de constater qu’on n’arrive pas à 100 de QI dans mon coin de banlieue pauvre. Mais au moins, il n’y avait pas foule dehors, pas comme de l’autre côté du périph, chez les bourgeois-teubés (chacun sa plaie). Ici, de toute façon, les femmes et les barbus vivent déjà de manière extérieurement discrètes, et ça s’entasse dans des appartements trop petits avec les gamins qui se défoulent parfois dans les escaliers : ça ne change donc pas trop de la normale. C’est même plutôt un peu plus calme que d’habitude !

Première fois que l’introversion est un avantage darwinien. Quand ça disait que rien-ne-serait-plus-comme-avant, qui imaginait cela !

mardi 24 mars 2020

933ème semaine

Voilà une semaine riche en évènements. Une vraie charnière. Avant le week-end, j’ai suivi un cours extrêmement intéressant d’évaluation des entreprises : ça faisait longtemps (3 ans !) que je ne m’étais pas éclaté comme ça. Rencontre avec des DAF et autres financiers, des gens rationnels, ouverts, un vrai plaisir (et la moitié féminine !). On commençait à percevoir le problème coronavirus. Jeudi soir, ça n’a pas manqué. Effet sur l’école, notre formatrice, et évidemment moi-même, avec les cours prévu sur les trois semaines suivantes, dont le lundi même, avec seulement le vendredi pour s’organiser. Évidemment, c’était du grand nawak.

Dimanche, élections, tenue de bureaux de vote en assesseur suppléant. J’ai contrôlé des cartes de vote (1/3 qui n’en avait pas…), dit « a voté » (qu’une seule fois, snif !) et n’ai pas trop insisté pour faire signer le cahier d’émargement, parce que bon, 25 fois le gel hydroalcoolique dans la journée, ça va un peu…

Résultat des courses : partout une grosse prime au sortant, même avec des affaires judiciaires au cul ; et chez nos cocos, une extraordinaire organisation pour rameuter tous les électeurs (comprenant des limités d’esprit, des procurations d’EPAHD et des Rroms au kilomètre). Impressionnant. On s’est fait laminer. Le lendemain, c’était pugilat ouvert sur la liste Telegram — l’interdiction de réunion n’a pas beaucoup aidé. Je passe sur les aventures de la journée, j’y reviendrai beaucoup plus tard, peut-être…

Et lundi soir, comme on s’en doutait avec tous les bruits de hauts placés, confinement. C’est un peu comme la vie de tous les jours, mais en un peu plus pire, et avec du bordel à gérer sur les déplacements prévus (et donc sur le pognon). La suite des aventures au prochain billet, que je pourrais même espérer publier de nouveau sur le mercredi auquel il est normalement rattaché (au lieu d’avoir six jours de retard), avec sept concerts annulés dès jeudi soir et huit autres depuis…

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