humani nil a me alienum puto

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jeudi 26 février 2015

669ème semaine

J’ai l’impression que les prospects perdent les pédales. Une amie consultante en management confirme. Le grand n’importe quoi l’emporte. Des comportements au-delà de la politesse, du savoir-vivre, qui relève de la grossièreté. Le marché se dégrade à vue d’oeil, et on ne partait de pas bien haut déjà. Cette semaine, on m’a fait perdre mon temps, purement, et je n’aime pas bien cela. C’est le jeu de se battre pour remporter un marché et de faire la meilleure offre. Mais penser qu’on aura des prestations gratuites ou à prix d’Indien, qu’on est là pour flatter les égos et cirer des pompes plutôt que de conseiller intelligemment, ça dépasse l’entendement. Lorsque des projets subventionnés, accompagnés, où vous êtes référencé, garanti, où le risque est entièrement maîtrisé par toutes les parties, vous pètent successivement entre les doigts, il est peut-être vraiment temps de changer de métier.

Le pays est pourri jusqu’à la moelle, c’est à peu près certain. En phase terminal de cancer, les espoirs de rétablissement sont plus maigres. On verra…

dimanche Rachma

Pour que j’aille me traîner à l’autre bout de Paris un dimanche après-midi, il fallait bien des circonstances exceptionnelles. Pour la 3e fois d’affilée, la Philharmonie avait programmé de l’immanquable. Le LSO dirigé par Gergiev, au cure dent. Sergueï Rachmaninoff, le Concerto pour piano n°2, par Denis Matsuev. Bel alignement des étoiles. La foule des femmes cinquantenaires en délire est venue lui donner des fleurs, lui toucher la main, lui glisser quelques mots. Dingue. En rappels, un (long) tableau de Rachmaninov (aussi, si j’ai bien noté ce que m’ont dit mes camarades à l’entracte) puis la 12e étude de Scriabine (de mémoire de ce qu’on m’en a dit ; moi j’ai juste remarqué que j’avais déjà entendu ça…).

Deuxième partie avec la Symphonie n°1, toujours Rachmaninoff. Exceptionnel. Et en plus, du bonus : Tchaikovsky, Polonaise d’Eugene Onegin. Pour terminer dans la liesse.

artifices spirituels

Hervé Niquet sait comment user des effets et artifices. Comme au temps des oeuvres qu’il interprète, il use les ficelles à sa disposition pour assurer le spectacle. Dans sa magnifique veste usuelle (il ne perd rien pour attendre…), il arrive tout d’un coup à la tête d’un Concert Spirituel survitaminé qui devait bien compter une centaine de musiciens, et pas encore installé à son pupitre fait sonner la « Marches pour les trompettes » (toutes debout et en grand nombre) de Marc-Antoine Charpentier. Effet assuré. Et puisqu’on y est, un « Te Deum », le Prélude, qu’on avait aussi pu entendre il y a peu de temps sous la baguette de Christie.

Le reste de la soirée à la Philharmonie aura été du Georg Friedrich Haendel (je n’ai point compris pourquoi Hinata-chan n’avait pas de place — mais, « souffrante », elle aurait tout de même été excusée). « Water Music », Suite n°1 puis n°2, avant l’entracte, et pour une fois, une place de replacement au parterre qui est restée libre.

Retour sur les Concerti grossi n° 4 et 5 (extraits) et la suite n° 3 de « Water Music ». Évidemment, ce que tous attendaient, c’était la « Music for the Royal Fireworks ». J’avais remarqué la boule à facettes : ça n’a pas manqué, la salle fut habillée des « créations lumières » de Ludovic Lagarde et Sébastien Michaud, qui allant plus loin que leurs simples teintures monocolorées durant le reste du concert, firent valser les cotillons tout autour du public, mettant à profit, pour une fois, les nuages de sièges suspendus (et me faisant remarquer que si l’on arrive à pendre un cintre en plus équipé de projecteurs motorisés et de boule à facettes, on pourrait espérer un jour avec du surtitrage dans cette salle…).

Usant de tous les effets sonores et visuels à sa disposition, faisant de grands mouvements ostentatoires (il nous a même fait une pirouette, à un moment — on a frôlé le ridicule, oui), ce fut un beau moment de baroque saturday night fever.

écoute en pays haut

« Le Bourgeois gentilhomme », suite op 60 maintes fois remise à l’ouvrage par Richard Strauss avant livraison finale, est de type néoclassique (qui s’oppose au romantisme ayant abouti à Wagner, après qui plus rien ne pousse, sauf l’atonalisme à la Shoenberg). C’est à peu près tout ce que j’ai retenu de la deuxième partie (certes beaucoup plus rapide) de la présentation musicologique donnée avant le concert — trop peu avant, obligeant un chassé-croisé de tous les diables quelques minutes avant le début officiel de la Philharmonie, qui de toute façon est tout le temps en retard. L’oeuvre en elle-même n’est pas très mémorable, à vrai dire. Strauss, c’est surtout bon pour ses opéras, en suites, je n’adhère toujours pas vraiment (quelques jours après son Don Quichotte, qui a des moments plus amusants).

La musicologie s’était plus occupée du cas de la Symphonie n° 4 de Gustav Mahler, après l’entracte et une récupération de souris très peu convaincue de sa place près de l’orgue, qui décompose le son plus qu’il ne le recompose. Le côté cour du 5ème étage n’est pas la panacée, mais c’est moins pire — en fait, cette salle est plus ratée que Pleyel, au final, puisque la proportion de places médiocres ou carrément mauvaises y est supérieure… Mariss Jansons, que certains considèrent comme le meilleur chef du monde, put mieux faire valoir son génie à la tête de son Royal Concertgebouw Orchestra (que les mêmes considèrent comme le meilleur orchestre du monde).

La symphonie n°4 suit donc les trois premières et surtout la troisième. Mais suite à la désaffection de la musique à programme, ce n’est plus devenu aussi clair, au final. Pourtant, c’est bien le dernier épisode qui vient clore un cycle, avec le retour « Des Knaben Wunderhorn » tout à la fin de l’oeuvre, chanté par Dorothea Röschmann, soprano (en replacement de Genia Kühmeier, malade), dont la salle n’a vraiment pas rendu justice pour la moitié des spectateurs qui avaient la malchance de se trouver derrière elle. Bref, nous l’entendions d’assez loin (ça c’est amélioré sur la fin). Cette salle est décevante… Heureusement que les dream teams sauvent le tout (et que grâce à la conf gratuite, on a tout compris, même le sens de l’Humoristisch grâce à Johann Paul Friedrich Richter aka Jean Paul, c’est-à-dire l’humour pauvre à l’Allemande dont ils sont très fiers : faire grincer un violon légèrement désaccordé au second mouvement, mêler la vie quotidienne très banale aux saints dans les cieux du Lieder du dernier mouvement… Tout un programme !).

gérer sa box

« A most violent year » a failli disparaître des grands écrans avant qu’on ne le visse. Fort heureusement, le MK2 Grand Palais l’a programmé en soirée in extremis. Première fois dans cette salle clairement destinée aux conférences éphémères, où le guichet ambulant n’ouvre que 10 minutes autour du début de séance et propose les confiseries en plus du ticket, avant d’emprunter des escaliers en colimaçons qui donnent sur une salle de dimensions respectables, dont les volets sont par défaut ouverts.

Je n’avais guère idée de ce dont parlait le film de J. C. Chandor (dont j’avais même oublié que l’excellent « Margin Call » était de lui), avant que les voisins de derrière ne spoilent l’affaire : les mésaventures quotidiennes d’un entrepreneur dans le New York des années 1980. La radio et la télé relatent tous les jours les violences urbaines de l’époque. Abel Morales (Oscar Isaac) gère une entreprise florissante de transport de fioul qui attise les convoitises : des concurrents avides, des voleurs un peu trop bien renseignés et très sélectifs, un procureur peu conciliant (David Oyelowo) qui semble vouloir sa peau, des voleurs armés à sa porte, tout cela n’est-il que simple coïncidence ? Abel ne doit pas gérer l’URSSAF, mais à part ça, il galère comme un connard d’entrepreneur. Il a de l’argent et du succès, certes, mais la situation est plus que fragile. Il a mis toutes ses économies dans une affaire qui est du quitte ou double : quand on gère sa boîte, c’est au moment où l’on a le plus peur d’y aller qu’il faut y aller, dit-il.

Et c’est bien ce qui fait la différence avec ses employés, et même avec ceux qui l’entourent immédiatement (sa femme Anna issue de milieu mafieux — Jessica Chastain —, son conseiller et plus proche ami — Albert Brooks). Confiance en soi et grand calme. Ne pas se laisser abattre, même quand ça va de pire en pire. Trouver la solution à tout prix. Prendre les décisions que personne n’aimerait prendre. Avancer coûte que coûte, les mains dans le cambouis, en sauvant les dommages collatéraux. On en ressort épuisé. Un film qui est violent par sa réalité brute. Une réussite.

lundi 23 février 2015

668ème semaine

Je voulais laisser un commentaire chez Verel mais il n’est pas passé. Déjà qu’il n’y a plus beaucoup de commentaires sur les blogs, deux fois sur trois que je prends le temps d’en laisser, ça échoue. Heureusement, après m’être fait avoir plusieurs fois, j’ai pris le parti de faire une sauvegarde. Je disais donc :

Pôle Emploi et la création d'entreprise : le seul truc prévu pour accompagner l'entrepreneur en France, et une abomination à comprendre. Déjà, il faut attendre d'être officiellement inscrit pour créer sa société (alors même qu'on sait pertinemment qu'on ne va plus avoir d'emploi : on pourrait gagner du temps !). J'ai perdu un bon mois comme ça, alors que j'avais tout préparé.

Ensuite, il y a l'ACCRE (qu'il faut demander à la CCI lors de l'inscription, de mémoire), et potentiellement l'ARCE (qu'il faut demander à Pôle Emploi). L'ACCRE donne droit à toucher ses allocs (en partie si on se salarie, me semble-t-il) pendant qu'on crée sa boîte. L'ARCE permet de toucher la moitié de ses allocs en deux fois (la 1ère "immédiatement", c'est-à-dire deux bons mois plus tard ; la 2e fois 6 mois plus tard, qui n'avait pas trop de retard dans mon cas). Prendre l'ARCE, c'est s'éviter la bureaucratie (plus besoin de s'actualiser et d'être en permanence "convoqué" pour rien) et toucher directement son argent, au lieu de gagner plus (6 mois de plus d'indemnités avec l'ACCRE, me semble-t-il), mais d'attendre longtemps avec l'ACCRE seul (on gagne petit à petit).

C'est cependant une erreur : si cela m'a aussi permis d'éviter la période de carence (on me promettait de ne pas me verser d'alloc jusqu'en avril, pour cause d'une indemnité tout à fait règlement de rupture conventionnelle... Mais ça ne fait que repousser en soi), je me suis fait assommer par les impôts, parce que les allocs y comptent comme revenu. Résultat : je me payais à la limite des exos prévues par l'ACCRE (1300€/mois net) et je me suis retrouvé avec 600€ d'impôts par mois durant un an. En bref, sur les 20K€ d'ARCE touchées, j'en ai reversé 25%. La blague. Et me verser directement un salaire a rendu compliqué la création de ma trésorerie (d'autant qu'à la fin de l'année, le peu de pécule est décapité par l'IS, pour être sûr de faire faillite). Après renseignements plus poussés, l'ARCE n'est pas recommandé, sauf si on a immédiatement besoin de capital.

La bonne bureaucratie aussi (outre le greffe, mais eux c'est de l'art à ce niveau), c'est le centre des impôts. Même exonéré, même en ayant fait un beau courrier remis en main propre, on reçoit toujours un rappel et ensuite une amende. J'en ai encore un sous le bras — la CFE, alors que je suis JEI. Ce pays est à se flinguer.

Et puis j’ai reçu un recommandé juste après mercredi. Premier contrôle URSSAF. Date arbitraire choisie pour passer chez moi (« vers 9h30 »), avec deux pages de pièces justificatives/comptables à se flinguer tellement c’est technique. Sur trois ans, avant même que la boîte ne soit créée (bein voyons !). D’après le comptable, c’est parce qu’ils n’ont pas aimé que je refasse les fiches de paie (la bonne blague, 6 mois pour me répondre sur la JEI ! Pour l’année en cours !) et que malgré tout ils me doivent tout de même de l’argent. Alors au lieu de me rembourser avec un an de retard, ils viennent m’emmerder, avec ma pauvre boîte à 60K€ de CA par an, suivie par un expert comptable, un organisme pour le CIR/JEI qui fait tout viser par les ministères (Bercy & Ministère de la Recherche), tous les comptes à jour et déposés au greffe avec tout le juridique impeccable (compter 1500€ HT rien que pour ça, chaque année), et un CAC à partir de 2014 pour revérifier le tout. Bande de cons. Je me paie 1800€ net par mois depuis mon passage en JEI (donc rétrospectivement, depuis 2013, mais je n’ai pas encore versé tous les salaires en arriéré). À mon niveau d’expertise, c’est deux fois moins qu’un salaire auquel je pourrais prétendre. Et pendant ce temps, l’AGIRC-ARRCO se réveille et me réclame un peu plus de 3000€ par année écoulée (parce que les retraites ont été privatisées à moitié, en France).

Pays de cons. Ras le bol.

Lola valentine

Un orchestre de Paris le samedi, voilà qui est original. Avec un horaire à 19h, comme ça, pour changer aussi… Pour un 14 février, il faut du spécial. D’abord, Lola, toute en beauté. Ensuite, un programme spécial amoureux. « L’amour interdit », donc. Comme entre moi et Lola (« L’amour à sens unique » aussi aurait pu seoir).

On commence, comme à l’accoutumée, par une ouverture : celle, très rare, d’un pré-Wagner, « La Défense d'aimer, ou la Novice de Palerme », du temps où ça ressemblait à du Rossini. Puis un Richard Strauss, le « Don Quichotte », poème symphonique pour violoncelle et orchestre, op.35, avec Antonio Meneses au violoncelle. Il y a des choses amusantes, dans cette partition que j’oublie assez régulièrement.

Le chef Fabien Gabel reprend sur la suite orchestrale made by Erich Leinsdorf du « Pelléas et Mélisande » et Claude Debussy. Forcément, c’était fort beau, surtout depuis le premier rang (de côté) du premier balcon, où nous dûmes migrer après que les retardataires eurent repris leurs sièges légitimes (ça arrive souvent, dans cette salle philharmonique…). Et on finit par un prélude. Mais lequel ! « Prélude et mort d'Isolde » par Wagner encore, mais du vrai, du pur cette fois. Et forcément, enfin, parce que ça devait arriver un jour, et qu’il aura fallu Wagner pour ça, le frissonomètre décolla pour la première fois à la Philharmonie…

sainte mère de Dvorak

Maman se tient debout chez un tas de monde, mais c’est bien la première qu’il m’était donné à entendre ce « Stabat Mater » de Dvorak (1877-1880) : le TCE eut là une brillante idée. Certes il faudra d’autres écoutes pour bien en retenir quelque chose de plus pérenne, mis à part les Amen finaux qui furent de toute beauté, mais l’ensemble valait bien le déplacement. Environ 1h15 sans entracte, avec Philippe Herreweghe à la direction à la tête de l’orchestre local des Champs-Elysées et le Collegium Vocale Gent en renfort, nous avions aussi Ilse Eerens (soprano), Renata Pokupič (mezzo-soprano), Magnus Staveland (ténor) et Florian Boesch (basse). Une bien belle petite soirée.

identité à retrouver

J’avais raté Barbara de Christian Petzold mais j’en avais entendu que du bien. « Phoenix » est de ces histoires pas vraiment crédible (comment un mari ne reconnaîtrait pas sa femme, même après chirurgie, juste à son odeur ?…) mais pour le bien d’un discours supérieur plus intéressant. Une femme juive (Nina Hoss) revient d’un camp de concentration dans un sale état, aidée d’une chère amie (Nina Kunzendorf) : son visage ne peut être restauré en son état antérieur. Se noue un problème d’identité, et de relation au passé d’avant la guerre et de pendant. Les amis morts, soit juifs, soit nazis, sur les photos. Et puis le mari (Ronald Zehrfeld), dont on ne sait pas trop son rôle joué, mais qui trouvant qu’elle ressemble pas trop mal à son ancienne femme qu’il croit décédée, décide de la former pour toucher l’héritage. Notre héroïne se retrouve face à son altérité, elle qui était si déçue de ne point retrouver son exact visage, elle se mêle à cette fausse arnaque de temps troublés d’après-guerre, pour retrouver son identité, pour être formée à (re)devenir elle-même, chanteuse un peu aguicheuse et sophistiquée.

Improbable, parfois un peu embarrassé dans sa narration, mais psychologiquement pertinent, le film s’en sort bien, pour un propos à multiples facettes.

dimanche 15 février 2015

667ème semaine

Mardi soir, revenant d'une séance de coaching-pioupious, raccrochant mon téléphone alors que le maudit RER C allait arriver à Bibliothèque François Mitterrand, avec mon gros sac côté gauche, enfournant l'appareil dans ma poche extérieure droite pour mieux rentrer dans la rame bondée, je m'en fis alors dépouiller. Ce n'est qu'une heure plus tard que je m'en suis rendu compte : à la descente, j'avais discuté le long du chemin avec mon voisin du dessus (un Algérien tellement balaise que je l'ai pris un temps pour russe), avant de passer à la boulangerie, croisant à peu près personne, puis c'est chez moi que je me suis dit que j'avais oublié, comme souvent, de brancher mon Samsung S3, acheté il y a plus de deux ans, que je déteste très fortement depuis presqu'autant, car après m'avoir permis de respirer un peu en ayant plus de mémoire que mon HTC (qui devenait ingérable par rapport à mes besoins), il ramait tellement que ça frôlait l'inutilisabilité. Ces derniers temps, d'ailleurs, je le maltraitait tellement, en lui tapant dessus ou en le jetant d'énervement, que j'ai plusieurs fois eu l'occasion de le casser (il était d'ailleurs un peu amoché par les années, mais pas grand chose au regard de tous ces iPhones fracassés que je croise si souvent).

Bref, son arrêt de mort était signé, et on imaginait déjà, avec la souris, une séance de batte de baseball pour le fracasser joyeusement. Mais je n'avais pas trouvé de remplaçant en mai dernier, et je n'avais trop eu le temps de me pencher sur un onéreux réinvestissement. En réalité, je n'ai rien perdu, sauf les SMS. Les SMS, ça, ça me fait vraiment chier au plus haut point. Vraiment, beaucoup. Mais mon HTC buggué (avec ces vieilles versions au-delà du pourri d'Android...) m'avait déjà fait plusieurs fois des tabula rasa, et j'ai appris, en bon nihiliste, à accepter les coups du sort. Et puis il y a des données perso qui se baladent, et même si j'ai coupé les accès, que ma SIM était protégée par PIN et mon téléphone locké par un moyen que le voleur n'a pu capter, ça aussi ça m'emmerde. Mais comme l'appareil n'aurait pas été rebranché depuis tout ce temps, ça ne m'étonnerait pas qu'il ait été immédiatement éteint, la SIM retirée, et l'appareil remis en état usine (par quel moyen ?). Il reste à porter plainte pour rendre l'IMEI inutilisable sur le sol français, mais petit doigt me dit qu'il n'est déjà plus dans le pays. La nature de la population du RER concerné, peut-être, et plus précisément de celui qui me bouscula un peu trop fortement par ma droite lorsqu'on se pressait pour entrer, au hasard.

Celui-là, il a volé de la merde, il m'a un peu cassé les couilles, mais surtout, victime d'un larcin minable comme 600.000 personnes par an, soit une personne dix, ce qui est juste totalement ahurissant, une personne sur deux ne perdant pas trois heures dans les commissariats bondés pour se voir dire par le procureur local qu'il a halluciné (comme mes 100€ il y a deux ans dérobés par un Rrom), je me dis que j'accepte mon sort un peu trop commun pour être acceptable, mais que si on met la main sur cette sombre merde de salopard à la con, un léger châtiment physique comme une main et deux couilles coupées ne sera pas de refus. Parce qu'entre banlieusards du Sud-Est pauvre de Paris, c'est au-delà du minable, surtout par quelqu'un qui a de forte chance d'avoir été accueilli sur notre sol -- et je dis cela en étant moi-même descendant d'immigré, pas en tant que bourgeois bohème. Quelqu'un aurait croisé Clémenceau, qu'on fasse un peu le ménage ? (De gauche)

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