humani nil a me alienum puto

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mardi 28 juin 2016

738ème semaine

Voilà encore du retard à outrance. J’ai envie de dire : vivement les vacances des autres. Et en même temps, dès qu’ils auront disparu, il ne se passera plus rien jusqu’à mi-septembre : plus de client, plus d’espoir de financement, plus de partenaire, plus de pognon, plus rien. Ce pays me fatigue…

Paavo part — Lola reste

C’était la dernière de Paavo, notre bienaimé Paavo Järvi de l’Orchestre de Paris, qui avait annoncé dès 2014 qu’il quitterait l’orchestre à la fin 2016. On s’y attendait mais on osait à peine croire à l’échéance (un peu comme quand l’ouverture de la Philharmonie a bien eu lieu…). Replacé de face au parterre, pour bien profiter de cette 3ème symphonie de Mahler, avec l’alto Michelle deYoung, superbe, la soirée s’est déroulée à merveille jusqu’à l’ovation finale, puis une autre ovation, puis un discours pour offrir une lettre originale de Berlioz (Eschenbach n’avait-il pas eu aussi un cadeau du genre), Lola de toute beauté et resplendissante (elle reste, évidemment), et puis le cadeau musical de l’orchestre (non identifié, mais ça sonnait bien la scandinavie–pays baltes ce morceau…), et re-ovation, et puis il va falloir se quitter quand même — mais on se reverra dès 2017 parce qu’une place intérimaire a été créée, et en 2016 Paavo viendra avec son NHK du Japon.

Un chef d’orchestre à la personnalité très attachante et vraiment très grandement et sincèrement apprécié, et même : aimé.

démon des anges

The Neon Demon est un OVNI usuel. Léché comme un clip hyper travaillé, maniant la poésie de la violence comme on l’avait vu avec Drive, du même Nicolas Winding Refn, le film excelle dans son esthétique très travaillé mais pèche par là-même : le fond vs la forme, mais aussi la question de l’originalité, avec cette sensation d’avoir déjà vu quelque chose du genre, sans arriver à remettre (mais en même temps, chapeau pour la scène nécrophile, ça je n’ai jamais vu dans du cinéma occidental, même s’il y avait de l’approchant). Ça rappelle Under the skin, par exemple (qui lui-même rappelait fortement un épisode d’au-delà du réel avec Alyssa Milano). On sent qu’on est à une sorte de croisée des chemins (de cambrousse), avec des néons stroboscopiques — un peu comme l’affiche, en somme.
Un petit recoin du film d’horreur avec Elle Fanning et Abbey Lee Kershaw (qui donne de plus en plus dans le ciné, sous le nom Abbey Lee) — avec aussi Jena Malone et Bella Heathcote (aussi made in Australia) pour compléter le groupe de mannequina, et Christina Hendricks/Keanu Reeves dans de petits rôles. Le tout à LA dans le monde du fashion, qui avale de la chair très fraiche. Une mythologie/fable/parabole assez classique, quand on y pense, mais qui marche de fait diablement bien.
Musique électro, très belles images, et finalement un recoin du gore qu’on ne verrait que chez les Japonais des années 70 (Teruo Ishii par exemple), tout comme j’aime beaucoup Drive, je vote pour ce Neon Demon.

au violeur

Je suis un grand admirateur du travail de Paul Verhoeven, surtout la fameuse période de Flesh and blood à Hollow Man. Il me semble que depuis Black Book, je n’avais rien vu au ciné. Alors ce “Elle”, avec Isabelle Huppert, c’était a priori immanquable. Et peut-être aussi que c’est pour cela que j’en ai été déçu, ou peut-être que ce n’était juste pas très bon — tandis que la critique s’est étonnamment pâmée dessus…

On a l’impression d’un Basic Instinct de province, avec une intrigue qui se veut tellement tordue qu’à un moment ça ne tient plus du tout droit. Une sorte de scénario à contraintes avec autant de choses à caser que possible, parce qu’on sait jamais s’il y aura un film suivant. C’est un peu comme le merchandising placé peu subtilement — les délices de Quick auront été bien vantés. Parfois, c’est tellement gros que ça en devient un peu risible. Il y a le chat (d’attaque quand il faut seulement faire peur) récurrent, il y a une Huppert à emploi total (le contre-contre-emploi), la relation sado-maso-mais-oui-mais-non dont on sait d’avance comment elle se terminera, bref ça part dans le téléphoné et le prévisible alors qu’il y avait de la matière (pas lu le livre, évidemment, mais passons).

Au final, plus de queues que de tête. La souris n’a pas détesté.

lundi 20 juin 2016

pas transfiguré

Une à deux fois par an, il y a forcément un conflit d’agenda. Il y avait donc Yuja Wang à la Philhar, avec une place à 10€. Et une Verklärte Nacht (empruntée à Schoenberg, version NY Philharmonic/Boulez) au théâtre de la ville, mais pour plus de 20€. Longtemps, l’hésitation a été de mise, et finalement, j’ai commis un crime de lèse-Yuja. Le karma n’a pas été bon : impossible de revendre cette place (il paraît que c’était très vide !). Et je n’ai pas vu que le programme du TdV se limitait à 40 minutes sans décor et trois danseurs (je n’ai d’ailleurs pas capté le moment où les deux danseurs masculins se sont échangés, mais il me semble bien que mon manque de concentration peut s’excuser par le fait qu’ils n’étaient jamais que deux simultanément sur scène).

Bref, avec un coût d’opportunité de 31€, ça faisait franchement cher, d’autant que l’original, créé il y a 20 ans avec des décors et plus de monde, était donné à Garnier en début de saison avec d’autres pièces, et que j’aurais pu y aller pour moins cher. Sapristi, je paie assez cher le fait d’être sous l’eau depuis presqu’un an…

C’était bien, hein, mais j’ai été plus que frustré. Même pas compris que c’était la fin définitive après cette pièce… Donc déçu.

737ème semaine

J’ai compris : tout le monde veut partir en vacances en juillet, et du coup tout tombe en même temps. Au secours. Heureusement qu’il n’y a quasiment plus de clients (ne me demandez point comment on vit, il faut avoir fait ses réserves avant, la France est l’hiver inversé du business). Sous l’eau alors qu’il n’y a pas un rond qui rentre, c’est quand même la double peine…

mardi 14 juin 2016

736ème semaine

Que de choses à faire ce week end ! Presqu’une semaine de retard hebdomadaire pour ce billet, qui en sera suivi immédiatement d’un autre du genre étant donné le peu de temps consacrable aux activités culturelles et variées…

questioning the mermaids

En voilà une surprise ! “The nice guys” avait l’air d’être chaudement recommandé par ceux qui l’avaient vu, mais quelle agréable soirée passée à se bidonner sur les aventures des deux pieds nickelés Russel Crowe et Ryan Gosling, suivant un scénario et une réalisation par Shane Black, qui confirme élégamment et sans gros moyens son retour. Un détective arnaqueur et un bon samaritain à gage tentent de retrouver la sublime Margaret Qualley (un autre mérite du film), en faisant équipe avec la gamine Angourie Rice (la révélation du film, au passage…) — tandis que Kim Basinger a un rôle d’evil bitch. On meurt de rire la moitié du film en suivant l’enquête dans le milieu porno de LA de la fin des années 1970. On aura plaisir à revoir ce film !

X Yet another Apocalypse

J’ai trouvé que la presse boudait un peu ce dernier “X-Men: Apocalypse” de Bryan Singer, alors qu’il est pourtant rudement bon. Reprenant la team James McAvoy/Michael Fassbender du reboot dans le passé des deux derniers épisodes, il donne une belle suite de rôle à Jennifer Lawrence dont le personnage de Raven est fouillé, rajoute Sophie Turner en Jean (qui comme le veut la tradition, va finir par tout dégommer de manière un peu brouillonne) et Alexandra Shipp comme jeune Tornade qui commence du mauvais bord, à un Nicholas Hoult qui reprend son rôle de Beast (peu transformé suite à des nouvelles innovations du passé), tout comme Rose Byrne en Moira, tandis que les apparitions de Hugh Jackman commencent à tourner au running gag.

Cause directe de nombreux effets spéciaux, Oscar Isaac est le nouveau méchant Goa'uld-like qui met un bordel assez monstrueux — on se demande comment il n’a pas fait pour se réveiller dans le passé originel, mais ce n’est pas grave, on se régale des références eighties bien travaillées. C’est franchement intelligent et psychologiquement fouillé. Les effets spéciaux ont beau être too much, ils sont parfaitement réalisés — fini le temps où l’on comptait les polygones à l’oeil nu ! (Même si les scènes dans la pyramide sont visuellement contestables) En bonus une scène franchement énorme de Quicksilver (Evan Peters) qui justifie à elle seule d’aller voir un film somme toute moins original que les précédents, mais qui fait le job.

lundi 6 juin 2016

735ème semaine

Pour cette semaine de retour à Paris, il y avait un forum entrepreneurial à l’INSEAD, une journée startup embarqué, et une salon expatriation. Shopping, on décidera plus tard quoi faire de tout cela…

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