humani nil a me alienum puto

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mardi 19 septembre 2017

803ème semaine

Rome & Laval. Deux villes qui se sont retrouvées sur la même semaine, de mercredi à mercredi, sur mon agenda. À Rome, enchaînement de toutes les vieilleries sans souris, avec qui il faudra retourner manger glaces et supplì, parce que moi je ne sais pas bien retrouver les choses… En revanche, galleria Doria Pamphilj, musée du Capitole, pinacothèque et galerie Borghèse, Cinecittà : il ne manquait plus grand chose à la liste des émouvantes poussières. Trop long à chroniqueter, en revanche. Il y a à boire et à manger, là dedans. Chez Pamphilj, on rentabilise le moindre centimètre carré d’affichage, et il faut repérer ses Brughel le Vieux au milieu, ne pas négliger le placard à balais où se trouvent un Vélasquez en face d’un Bernini du même Innocent X (on est chez lui, après tout), et manifestement oublier du Memling (l’audiophone aussi).

Au Capitole, les grandes statuts sont ce que l’on retient le plus. C’est compliqué de s’y retrouver, et on a tôt fait d’oublier une expo temporaire dont à peu près personne n’a trouvé le chemin — très chouette terrasse, en revanche : il faut faire une offre d’achat. On regrette aussi de vivre à 1km en dehors de Paris : ça aurait fait économiser une dizaine d’euros. Un peu absurde. Comme les tarifs aussi de la Cinecitta, 20€ avec la visite guidée qu’il faut absolument prendre pour ne pas rester coincé dans deux simples expos, certes bien fichues mais très floues, et surtout qui occultent la réalité des lieux — un immense plateau adoré de Fellini, le décors de la série Rome, un autre égyptien pour je ne sais plus trop quoi (visite en italien…), et quelques moyenâgeuseries à la découpe, pour faire un petit tour guidé d’une heure. Absurde enfin le tarif de la galerie Borghese, 18€, où il faut boucler en une demie-heure top-chrono la Pinacothèque surchargée (c’est très cric-crac, mais finalement c’est surtout un Raphaël — je crois, parce que j’ai oublier de bien photographier le cartouche, et que c’est affreusement mal document — qui retient l’attention, accroché en hauteur), avant d’arpenter la galerie en tant que telle — on est limité à deux heures, mais ça se finit en une heure environ ; on y trouve du Caravage en folie, dont un très beau David et Goliath, et du Bernini décliné du formidable au magnifique (Apollon et Daphné), en passant par du Canova, du Raphaël, et tant d’autres encore. Rome, c’est passablement inépuisable. Et pourtant, ce n’est pas bien grand. Mais la sédimentation y a été poussée plus que nulle part ailleurs.

À Laval, ce qui frappe, c’est à quel point c’est une ville mal fichue. Pour traverser la gare et aller de l’autre côté de la ville clairement scindée en deux, on met un temps fou (passerelle en cours… Mais vu le nombre d’ouvriers, dans deux ans on y est encore). Sans arrêt, des routes manquantes, qui obligent à des détours et dérives (parfois charmante dans la sérendipité, pourvu qu’on accepte de tripler le temps passé à pieds), et souvent à traverser des pelouses… Royaume de l’absurde. On y trouve un château fort, du moins ce qu’il en reste, et encore on est pas trop sûr. Jolies fontaines régulières sur le cours d’eau qui redivise encore la ville (verticalement au chemin de fer), et puis une cathédrale locale agrégée et collectionneuse, pas très cohérente mais intéressante (avec un vrai triptyque fonctionnel ! Et donc fermé). De la province tranquille bourgeoise, comme il y en a beaucoup en France.

mardi 12 septembre 2017

802ème semaine

Un petit tour à Rome, pour aller chercher ma soutane. M’enfin, c’est ce que j’espérais : c’est comme les projets informatiques, c’est éternellement en prod. J’espère quand même en profiter un jour avant mes 34 ans ! La patience, voilà une bonne qualité. Au passage, j’ai récupéré les chemises londoniennes commandée il y a bien trois ans de ça…

mardi 5 septembre 2017

801ème semaine

Mise en prod épique. Courir, courir.

lundi 28 août 2017

800ème semaine

Pour faire original : boulot boulot boulot ?

(800ème semaine ?! C'est fou... C'est fou.)

mardi 22 août 2017

799ème semaine

Il faudrait écrire sur la dernière polémique, qui se joue comme une farce à répétition, concernant la répartition hommes/femmes dans l’informatique, qui semble plus poser problème que chez les infirmiers, les éditeurs, les pompiers, les militaires, le corps enseignant, ou toute la myriade d'autres métiers déséquilibrés. Et puis ne pourrait-on parler de l’ostracisation des introvertis dans tout un tas de professions — commercial, manager, startuper qui passe à la télé ? Et surtout, du vrai, du seul, de l’unique véritable sujet, la reproduction sociale, extrêmement forte, où même l’éducation ne suffit plus, grâce au ciseau du prix de la vie (plus particulièrement de l’immobilier, un gouffre nécessaire !) et des salaires nivelés à coup de taxes énormes sur le travail (mais jamais sur l’héritage) ? Mais non, allons joyeusement disserter sur le sexe des anges nerds. Au moins, quand on était perçus comme une bande de boutonneux associaux indignes du titre d’ingénieur, on nous prenait moins le chou.

mardi 15 août 2017

798ème semaine

Boulot boulot. RAS.

mardi 8 août 2017

797ème semaine

La guerre est le lieu où se joue la vie et la mort, on ne saurait le traiter à la légère, comme dirait Sun Tzu. Pourtant, de légèreté, le grand Christopher Nolan, qui a prouvé par sa cinématographie être certainement le réalisateur-scénariste le plus intellectuel qui soit, s’en fait clairement taxer pour avoir omis de montrer dans son dernier film « Dunkirk » les bataillons coloniaux, Indiens en tout premier lieu — du « white-washing ». Certes, on aura remarqué quand même qu’à vue de nez il n’y avait pas 500.000 personnes représentés, et comme le faisait remarquer un commentaire sous l’article, on n’y voit pas non plus les 49 destroyers impliqués, mais à peine un seul (ou deux). On est même allé jusqu’à chercher du côté du Brexit, à plusieurs reprises. Ouais.

Ces interprétations biaisées et fort sentimentales, pas bien analytiques et encore moins rationnelles, m’ont fortement rappelé les reproches faits à Swan Lake, sur le fait que la vie des danseurs, ce n’était pas ça. « Dunkirk » n’est pas plus un documentaire sur la guerre, même s’il s’inspire d’un fait historique. C’est une expérience d’immersion, un first person shooter où l’on se fait le plus souvent shooter. Le personnage principal essaie tout le long du film de chier tranquillement — et n’y arrive pas. C’est l’histoire de jeunes gens à peine pubères qui se retrouvent embarqués comme chair à canon et qui veulent surtout sauver leur peau — d’où la peur et l’incompréhension quand il rentrent chez eux. Alors peut-être que finalement, le plus gros défaut du film de Nolan, c’est justement son réalisme, qui fait qu’on lui reproche ce qu’on ne reprochait pas à d’autres films de guerre (je voyais peu après sur TCM Cinéma Le Pont de Remagen, qui retrace les deux côtés américain et allemand, auquel on n’a pas fait ce genre de critique, par exemple). Les partis pris sont en plus assez évident dans un film qui ne montre pas un visage allemand, où l’on ne personnalise point trop, où l’on meurt toujours en un seul morceau et où dans une scène de groupe au fond de la cale d’un petit bateau, on finit de tuer toute illusion d’héroïsme (et il ne valait mieux pas qu’il y ait un Indien dans le groupe, si l’on ne voulait pas recevoir des accusations de racisme…).

Bref, oublierait-on qu’un film est un film, parmi notre intelligence collective éduquée ? Petite astuce : dans un film, par exemple, il y a de la musique de film — particulièrement oppressante chez Nolan —, alors que dans la vraie vie, non. Avec les contresens extraordinaires réalisés sur The Circle, sur la même période estivale, on se pose de grosses questions sur les capacités de compréhension. C’est quelque chose que de faire des critiques, mais encore faut-il que ce soit un minimum légitime. Faire dire quelque chose qui n’est pas dit, puis trouver que ce quelque chose est absurde, voilà une méthode pour le moins curieuse, pour ne pas la qualifier de bien pire en terme de malhonnêteté intellectuelle… Heureusement, les commentaires du Guardian sont autrement plus intelligents (une constante différence, d’ailleurs, entre les journaux en ligne français et leurs homologues britaniques, ai-je remarqué).

lundi 31 juillet 2017

796ème semaine

Rush, EMBA, rush, un peu d’amis, rush, un peu de famille, rush, calls très distants avec trop de monde pour être bien intelligible, rush…

lundi 24 juillet 2017

795ème semaine

Je n’ai pas vu passer le 14 juillet, cette année. Ça fait deux fois que je sèche, mais cette fois, je suis même arrivé devant mon écran alors que les avions passaient au loin par ma fenêtre. Il y a une interview de Stéphane Soumier où il dit que les entrepreneurs sont comme les sportifs de haut niveau qui se lèvent à 6h du mat’ tous les jours pour 10 heures d’entraînement avec au bout du bout, pour quelques uns seulement, une breloque. C’est vrai. Mais cette putain de breloque, elle terminera chez moi. Non mais.

mardi 18 juillet 2017

794ème semaine

« Molto intuitive » qu’ont dit les Italiens par Skype, découvrant le fruit de mon travail acharné, pendant que je gérais en parallèle les Ivoiriens. Mais la malédiction du travail bien fait, c’est qu’il appelle à la persévérance. Il paraît qu’au bout du tunnel, il y a le bout. Un truc comme ça. J’espère qu’on ne m’a pas menti !

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