humani nil a me alienum puto

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lundi 23 avril 2018

834ème semaine

New York, New Yooooork !! La ville vend du rêve et émerveille. Elle illumine les pages Facebook de la famille et des amis qui sont enfin allés à la découverte de l’autre côté de l’Atlantique, voir du mythe en action. New York fait partie d’un cercle restreint avec Paris, Rome, Londres et peut-être Tokyo. Alors ?

Alors non. On connaît l’effet parisien de la déception quand au lieu de la ville romantique, on tombe sur les rats, les Rroms et les cafetiers, tout en se bouchant le nez, perdu dans le métro. Le Japonais, qui a son Tokyo aseptisé jusqu’à manquer de saveur (première déception d’anthologie), en fait souvent les frais. L’arrivée à NY est déjà digne de celle à SF : on tombe sur la douane la plus incompétente du monde, que seule la Colombie ou certains pays d’Afrique peuvent arriver à concurrencer dans l’inefficacité, peut-être. Après une bonne heure et demi d’attente, on peut enfin tenter de rejoindre la ville. Les transports en commun existent mais sont d’une nullité abyssale, surtout lors d’une première arrivée. On prend donc le taxi, qui est en revanche bien organisé une fois qu’on a sauté les rabatteurs, avec des frais fixés en avance — $52, plus frais divers qu’on ne connaîtra qu’au dernier moment et pour lesquels on peut toujours rêver d’une facture, car c’est comme ça là bas : on parle presque toujours hors taxe, hors service, hors tip obligatoire, et donc si l’on croit au départ que c’est simplement très cher, on s’aperçoit rapidement que c’est affreusement hors de prix.

Les hôtels sont les plus chers du monde, bien devant l’Islande et la Norvège, et même le Japon. Et pour un prix délirant d’un minimum de 200€/nuit si l’on veut éviter les punaises, les chambres sales, le service déplorable et autres joyeusetés que l’on découvre sur Internet quand on se renseigne un peu, on n’évitera quand même pas le bruit. Même à 200 balles, il ne faut pas trop espérer dormir. Car NY, c’est la ville du bruit intense inutile — jusqu’à la clim ! On est à égalité avec le centre de Hanoi en terme de pénibilité, mais c’est tout le temps, et encore plus invasif. Il y a les klaxons, les travaux permanents à toute heure (mais pas discrets comme au Japon : on n’hésite pas à attaquer de la plaque métallique au marteau-piqueur, parce que c’est ce qu’il y a de plus bruyant), les bip bips stridents divers (depuis les engins qui reculent jusqu’à l’ascenseur), la population qui crie en permanence pour se faire entendre et les camions inutilement gros et pollueur. D’ailleurs, tout est gros. Une partie de la population bourré aux hamburgers (organic, comme tout ce qui se fait de chimique à NY, temple du bobo Ricain : même les flavors des abominations trouvées en supermarché, whole food inclus, sont déclarées organic…), certes, mais aussi les voitures qui sont toutes des SUV vulgaires de 5,5 mètres de long minimum (et après ça doit construire des parkings en plein air moches pour les accueillir à $20 les 2 heures). Il faut dire qu’on roule régulièrement sur des routes défoncées, en plein Manhattan.

Ce qui choque le plus, je pense, c’est la vétusté. L’équipement général est vieillot (sauf quand une startup de la côte Ouest a réussi à refourguer un bon technologique typique de SF, qui souffre des mêmes problèmes), et le pire du pire reste le métro, qui arrive à être encore plus obsolète que celui de Paris. Déjà, parce qu’il est mal construit, avec des structures métalliques à très nombreux poteaux juste en dessous de la rue, qu’il faut souvent traverser pour passer du côté « uptown » à celui de « downtown » (il faut bien avouer que le quadrillage de la ville est pratique). Ensuite parce qu’il fait rouler des rames qui ont probablement plus de 40 ans. Enfin, parce qu’entre la petite boutique crade avec une personne enfermée dedans qui surveille à peine les sauteurs de tourniquets (qui servent à la fois à entrer et sortir, une stupidité économique sans nom), vendant péniblement quelques billets spéciaux que ne connait pas la machine automatique usée et peu pratique, billets par ailleurs magnétiques qu’il faut glisser comme une carte de crédit américaine (ce qui évidemment échoue une fois sur deux : plus aucun pays dans le monde ne me semble encore user d’une telle technologie antédiluvienne), le manque de cartes sur les murs usés et labyrinthiques dès qu’on est sur une station un peu complexe de correspondances, et l’équipement interne des rames de métro rafistolées à l’indicateur de stations rare et souvent inopérant, sans compter le bruit dément des rails et les vibrations, c’est simplement lamentable. Une belle allégorie d’un pays fatigué, sur la pente descendante.

Si Tokyo fait figurer le futur électromécanique des années 1980-1990 qui n’est jamais advenu, New York est l’illustration d’un futur des années 1930 à 1950 qui s’est enlisé dans la paresse individualiste. Les immeubles, souvent copiés-collés et peu remarquables, possèdent dans les quartiers chics leurs équipes de majors d’hommes qui ne font pas grand chose de la journée. On imagine le coût délirant de l’affaire. Quand il en sort l’une de ces personnes de l’Upper East ou West Side (surtout West), on se demande comment elle fait pour gagner autant d’argent : il n’y a pas de look de l’homme ou de la femme d’affaire affairée. On dirait plutôt du nouveau riche ou de l’hériter bas de gamme. Des hommes d’affaire, de toute façon, on n’en rencontre pas, même sur Wall Street : où sont-ils donc, sous leurs joggings ou Zara ? Tokyo est le royaume du costard et de la jupe longue ; à New York, on peine à trouver un tailleur, et les réputations des Park, Madison et 5ème Avenue sont assez usurpées : les boutiques de luxe sont très concentrés sur quelques blocs à peine. Rien qui ne tienne la comparaison avec l’Asie ou même Londres. Clairement, Londres surpasse en tout New York, de loin.

Les quartiers riches sont clairement plus agréables que les quartiers « moins riches », même de bobos. Grosso modo, le centre de Manhattan (de Midtown à Little Italy) est très variable entre l’insipide et le plutôt mignon. Au Soleil, ça passe mieux, mais le test du mauvais temps est terrible : on a simplement très envie de fuir. Tout est survendu : Chinatown, ça fait trois blocs de long et autant de large, soit la moitié des quartiers chinois parisiens du 13ème ou du 18ème, et c’est beaucoup moins charmant que celui de SF. On n’y trouve même pas un resto décent. Little Italy est une sorte de Disney de l’Italie, tellement remixé que ça nous rappelle tout à coup que ce sont des descendants d’immigrés quatre ou cinquième génération qui doivent tenir boutique, et qu’ils n’ont donc jamais réellement vu une vraie pizza de leur vie.

Il est d’ailleurs compliqué de manger à New York. Grâce à l’incroyable nombre de Juifs sur place (qui ont évidemment organisé une vie semi-parallèle, avec par exemple leurs propres ambulances en hébreu…), on trouve du bagel, concentré cependant dans certains quartiers (de Midtown aux Upper Sides, jusque plus au Nord si l’on suit les grandes artères), peu cher, standardisé dans son folklore (de la cream cheese à tout et n’importe quoi, un choix de brioche étendu mais similaire partout, surtout avec les chaines). Mais il y a deux difficultés : le reste est de la malbouffe locale dans des carrioles encore plus atroces qu’à Berlin, ou dans des restaurants qui font extrêmement peur, ou de l’autre côté du spectre, dans de plus rares restaurants posh où l’on vous servira du moyen de gamme à prix prohibitif (la salade niçoise à $25 hors taxes-tips-etc.) ; le deuxième problème après la qualité et la quantité de l’offre, ce sont les horaires d’ouverture. Pour faire simple : à NY, on arrête de travailler dès 15 ou 16 heures, et la ville s’arrête quasi-totalement à partir de 17h. Les retardataires ont jusqu’à 20 heures pour manger : après, on ferme ! Hors de Hell’s Kitchen, point de salut — encore, il faut voir la tête du salut, souvent… Certes il y a un peu de boboïtude dans le Sud de la ville, à East Village, West Village, Tribeca et une partie de Lower Manhattan — les quartiers changent très vite, la zone n’est pas si étendue que cela. Mais d’une manière générale, il faut lutter pour trouver quoi que ce soit qui satisfasse nos papilles éduquées. Ce problème n’existe pas à SF, où l’on trouve du bon pour un prix londonien (comprendre : mieux que dans un bistrot, offre qui n’existe pas non plus, pour une vingtaine de dollars).

New York est donc dans l’ensemble une ville hostile, à la fois pour y vivre et pour le touriste, qui à mon sens s’émerveille souvent de ce qu’il n’a jamais réellement découvert la civilisation (réellement) moderne, que l’on trouvera décidément en Asie et nulle part ailleurs. NY ne tient pas la comparaison avec Shanghaï ou HK. La ville était déjà dépassée par Tokyo, je pense, déjà en terme de gigantisme (Brooklin en soi est clairement plus grand que tout Paris — il est amusant de noter que le New Jersey, sur le continent et de l’autre côté de l’Hudson, avec Newark ou encore sa skyline tout à fait comparable, est totalement snobé, jusque sur les plans du métro qui ne mentionnent pas son existence, mais permettent de se rendre compte qu’on est condamné au bus dans l’encore plus gigantesque Queens), et aussi de concentration peu raisonnable d’immeubles rectangulaires copiés-collés, sans trop de saveur ni d’exubérance. On trouve des coins extrêmement sympathiques, dans NY, et dès que le très mauvais temps cesse, c’est même fort agréable. Des petits immeubles travaillés, avec leurs petits escaliers, par exemple, dans quelques rues choisies. Des églises entre les immeubles. L’impressionnant monument du world trade center. Les superbes ponts photogéniques. L’incroyable Lincoln Center. Les cerisiers en fleurs. La Roosevelt Island et Central Park (ça manque de places, sinon, et de Union square à Washington Square en passant par Madison square garden, c’est très bof)…

Pour ma deuxième visite planifiée en septembre, gageons que je vais m’adapter, en évitant naturellement les nombreux quartiers assez pourris ou insipides (point commun avec Paris, une bonne grosse partie de la ville est très survendue), pour ne relier que ce qui est bien et bon, en prenant des chemins qui feront éviter sans trop d’efforts de mourir de faim. Bref, il faut s’adapter à un environnement qui n’a décidément d’équivalent en terme d’hostilité générale que Paris ou Tokyo — les deux ayant des points faibles différents que l’on trouve réunis à NY.

Londres et HK restent au final bien indétrônés dans mon coeur. Times Square ne vaut pas Causeway bay, et la vie culturelle londonienne est plus accessible et riche que celle de NY. Quant à l’art de vivre, au paysage urbain, aux parcs (malgré la beauté de Central Park), là aussi la différence est nette. Et j’ai bien peur, ayant enfin terminé mon tour du monde des métropoles d’importance, que l’idéal ne soit pas de ce monde…

lundi 16 avril 2018

833ème semaine

Plôme ! Et voilà, un (que dis-je, deux !) diplôme de plus. Mon EMBA. La lutte a payé — pas vraiment monétairement, mais au moins de ce côté, ça ne m’aura virtuellement rien coûté, ou plus exactement j’aurai largement récupéré le sur-payé des taux de prélèvements confiscatoires français.

Il y a la remise en même en propre, son décorum, so kitsch, son staff adorable et efficace, mes nouveaux camarades que j’ai eu très grand plaisir à revoir, bref, tout ce qu’il faut. Il faut maintenant le next step, mais c’est là où l’on se rend compte que ce n’était quand même pas si léger que ça, cette histoire : il faut un temps de récupération, ne serait-ce que pour écluser le retard pris sur les affaires courantes. Certains diplômés des années précédentes se sont ensuite senti pousser des ailes. Je pense qu’il en effet facile de se laisser griser quand on est dans un environnement un peu inculte qui ronronne sur des routines traditionnelles peu optimales, construites avec le temps un peu de travers, que personne ne penserait questionner. Mais pour quelqu’un qui doit être partout et tout bâtir à main nu, l’aide est très bienvenue mais toujours largement insuffisante. Le brouillard persiste, même quand on a une boussole — il manque la carte à explorer, en somme. Ça oblige à une grande humilité. Les entrepreneurs qui eux aussi ont pris la grosse tête ne doivent plus s’en souvenir, ou sont tout simplement de l’obédience trop courante des pervers narcissiques ou assimilés à forte aura — et je penche plutôt pour la 2e solution, car j’ai bien peur que la purée de pois ne soit consubstantielle à la vie entrepreneuriale quotidienne. Bref, ma vie n’a pas changé outre mesure. J’ai mis des mots sur ce que je présentais déjà, j’ai eu des clés pour des portes que je voyais ou pas, mais où j’avais déjà l’intuition de ce qui se trouvait derrière — mis à part quelques exceptions. Nécessaire, largement pas suffisant. La route est encore longue.

dimanche 8 avril 2018

832ème semaine

Ça manquait rudement de packs de chocolats, cette semaine pascale. Mais comme le temps passe de plus en plus vite, dans quinze jours c’est l’an prochain, et hop ! Astuce !

mardi 3 avril 2018

831ème semaine

Le 24 mars était il y a un an. Le matin, j’avais mes pioupious, en séance de TP, pour faire le point sur le projet que je leur avais donné, comme je le fais depuis quelques années, comme je l’ai fait le 28 mars dernier. Le 28 mars de l’an passé, on mettait ma grand-mère dans une boîte, et la boîte était insérée par devant sous une dalle de marbre (je m’étais toujours demandé comment on faisait), avant de reboucher le petit trou, et de remettre la petite dalle devant (exercice périlleux à cause du poids…), là où je passais tous les jours en allant au collège.

Quatre jours avant, donc, je reçois un SMS, et comme ce n’était pas un cours, je regarde mon téléphone entre deux pioupious, et c’est un message maternel : « mamie est morte ». Paf. Ça fout un coup, quand même. Bizarrement, il y a déjà eu des disparus autour de moi, mais c’était plutôt : on/off. Il est là, il n’est plus là. Elle existait, elle n’existe plus. On pouvait le ou la voir, on ne peut plus. C’est soit étrange (des crises cardiaques masculines à soixante ans tout pile), soit attendu (dans la famille, on a appris qu’il y avait un cancer grave, et quelques mois plus tard, c’était fini ; ou quelques années avant, son propre vieux père, toujours la famille italienne, pas forcément bien sympathique, qui faisait partie du paysage, qu’une fois en quittant un déjeuner de famille, je savais pertinemment que c’était la dernière fois que je le saluais, par intuition).

Pour ma grand-mère, ça trainait. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait plus du tout son esprit. Quoique. Quelques jours avant, j’avais rêvé qu’elle avait recouvré d’Alzheimer, et c’était d’autant plus étrange que je rêve rarement de ma famille, et que je m’en rappelle encore plus rarement (déjà parce que je suis en manque chronique de sommeil depuis une vingtaine d’années, grosso modo). Ma mère m’a dit plusieurs mois plus tard que quelques jours avant qu’elle ne recueille le dernier souffle de sa propre mère dans ses bras, elle avait cru percevoir une lueur de conscience (ces moments étaient devenus de plus en plus rares avec le temps, pour ne pas dire inexistants depuis pas mal de temps). Vraiment étrange. Alors que c’était attendu. Alors que de toute façon, je ne suis plus bien souvent dans le Sud. Mais on n’efface pas 19 ans de voisinage direct comme cela. Je me souviens précisément de la dernière fois où je l’ai vu sortir de table avec mon grand-père, à un déjeuner de famille à mon ancien chez moi, où je me suis dit que c’était probablement la dernière fois que la voyait encore à peu près valide. Et avant cela, de la fois où ma mère lui a fait comprendre que quelque chose clochait (suivi d’un flot d’injure en sarde et en rigolant — sûrement la seule chose que ma mamie m’aura indirectement appris, les jurons sardes…). Et avant ça des grands déjeuners de familles italiennes, où la pizza est l’entrée avant les pâtes, où ça n’en finit pas (trois, quatre desserts après le fromage ?), où je joue avec mon cousin avec des engins mécaniques et électroniques qu’on démontera bientôt pour en faire totalement autre chose.

Il y avait @odette9 chez moi, cette semaine-là, et elle m’avait proposé en début de soirée de la rejoindre à Bastille, avec Kora (oui, la danseuse, encore en béquilles). Ça sentait le coup foireux, mais bon, il fallait que je me change les idées, et puis c’était plutôt sympathique comme perspective de rencontre. Évidemment tombée à l’eau, mis à part cinq minutes, pour quelque raison compliquée semi-sentimentale (je crois) que je n’ai de toute façon pas bien comprise. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a des personnes hyper intelligentes, hyper talentueuses, hyper brillantes, qui tournent pourtant en rond et perdent du temps dans ce qui n’en mérite certainement pas. Ce temps si limité. Pourquoi le gaspiller en interactions peu plaisantes, en problèmes insolubles ? Dans la ligne du temps, il y a une boîte qui nous attend. Chacun la sienne. Avant, on appelait ça le « memento mori ». Maintenant, on a des problèmes de riches : on meurt le plus souvent vieux, grabataire, sans se rendre compte quand on est jeune et vaillant que le premier problème est la fatigue et les problèmes de santé qui arrivent probablement bien avant et rendent le calcul biaisé. Et il y a toujours cette légère inconscience (ou simple égoïsme ? Ou pur mimétisme ?) qui prolonge l’espèce — et à présent, puisque c’est officiel depuis peu, ma petite soeur va participer à la prolongation de la lignée et au remplacement du vivant (il ne faudra toujours pas compter sur moi, car le problème éthique que cela me pose est insoluble : comment imposer la vie à un être qui ne peut se prononcer sur sa condamnation à mort par avance ? Mon égoïsme ne passera pas par ma reproduction).

Bref, j’étais avec @odette9, je ne me souviens plus de ce que l’on s’était raconté pendant le dîner finalement en tête à tête. Probablement un mix typique de rediffusions en rond et d’éclairs de génie total (le génie le plus mal canalisé que je connaisse — et pourtant il y a du challenger dans mon entourage proche ! —, qui provoque chez moi une sorte d’infinie admiration mêlée d’exaspération, d’incompréhension mutuelle, de je ne sais quoi… La personne la plus compliquée dans sa tête au monde, mais l’une de celles dont je me sens naturellement le plus proche, opportunément italienne, et pourtant avec qui je n’arrive à rien communiquer de correct, jusqu’à la friction inévitable). Ce dont je suis sûr, c’est que même si je ne lui ai jamais rien dit de cette journée où après avoir encaissé la nouvelle, j’avais dû me démener pour libérer mon agenda et prendre des billets de train dans l’urgence, je n’avais certainement pas perdu mon temps. Et ce n’est en aucune façon une question d’efficacité, seulement le plaisir. De ce que quitte à être là, autant en profiter ainsi.

lundi 26 mars 2018

830ème semaine

Un p’tit tour à Tours pour la 2e fois de l’année scolaire — parce que l’an passé, je n’avais pas pu donner cours, entre la Côte d’Ivoire et le Kazakhstan, et puis les années universitaires qui vont d’octobre à avril avec un mois de vacances toutes les deux semaines, c'est pénible. Mais pas de château, cette fois, Messiaen oblige. Compliqué de tout faire rentrer…

lundi 19 mars 2018

829ème semaine

La semaine est tellement agitée que c’est à se demander comme une mise en prod sur la startup, la première depuis des mois, a pu être faite en plein week-end. Vivement avril…

mardi 13 mars 2018

828ème semaine

Je voulais écrire mon testament numérique, et puis je n’ai pas eu le temps, encore, avec tout ce qu’il y a à faire. Apparemment ça commence à devenir un vrai sujet, ces histoires. Alors, faisons simple : tout ce qui est en ligne, on conserve. Tout ce qui n’y est pas, on détruit — absolument tout, on ne va pas faire dans le détail, même s’il faudrait sauver des photos pour la postérité archéologique (je dois être la personne au monde avec le plus de photos du Kazakhstan. Google devrait m’embaucher pour leur faire le street view), mais tant pis.

Voilà, c’est fait !

(La prochaine fois, je tente pour le matériel.)

mardi 6 mars 2018

827ème semaine

Retour à Angoulême, mais assez peu profitable, avec le froid sibérien. Le problème des agendas pris très à l’avance, c’est qu’il y a de gros risques d’échec. En même temps, vu la gueule de mon agenda, on est bien obligé d’avoir quelques ratés…

lundi 26 février 2018

826ème semaine

Du code, des sorties et des cours : les trois ingrédients d’une semaine plus que remplie. C’est la période qui veut ça. Encore un mois à ce rythme, et il ne se repassera plus rien comme d’habitude. Curieux comme il y a des agglutinations dans l’agenda…

mardi 20 février 2018

825ème semaine

L’enfer de la neige. Heureusement, ça n’a pas trop duré. Il y a trois ans, j’avais pu y échapper en étant à Hong Kong. Je présume qu’il faut parfois faire preuve de malchance. Évidemment, Paris bloqué, dans un état pitoyable. Salon des entrepreneurs un peu compliqué à arpenter. Danger au tournant. Sortie indemne.

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