humani nil a me alienum puto

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mardi 18 juillet 2017

794ème semaine

« Molto intuitive » qu’ont dit les Italiens par Skype, découvrant le fruit de mon travail acharné, pendant que je gérais en parallèle les Ivoiriens. Mais la malédiction du travail bien fait, c’est qu’il appelle à la persévérance. Il paraît qu’au bout du tunnel, il y a le bout. Un truc comme ça. J’espère qu’on ne m’a pas menti !

dimanche 9 juillet 2017

793ème semaine

Semaine formation : d’abord, c’était moi le pioupiou (EMBA) ; enfin, c’était des clients les pioupious (3 ans après une affaire qui devaient avoir lieu mais finalement pas !) ; et au milieu, pour une improbable après-midi chez une responsable de spécialisation (à l’autre bout du monde) où j’étais le seul prof présent, un barbeuc avec mes anciens pioupious. Eh bien j’étais fort content d’avoir traversé l’Île-de-France pour revoir une partie de ces trois promos, cette petite trentaine de néo-collègues de ma progéniture intellectuelle qui ne me rendent pas peu fier…

lundi 3 juillet 2017

792ème semaine

Encore une semaine tellement densément remplie que ça manque d’activités annexes…

mardi 27 juin 2017

791ème semaine

Les dej d’amis-biz reprennent mais ce n’est qu’une bulle suspendue avant de nouveau le rush — bientôt aussi une nouvelle éclaircie. Idéal pour bosser !…

lundi 19 juin 2017

790ème semaine

Il paraît que je suis assertif, à peine un peu moins agressif et encore un tout petit peu moins manipulatoire — mais guère passif, en revanche. Bon, pour la peine, ça ne m’a pas avancé forcément à grand chose, le MBTI était plus éclairant. Alors entre deux élections pour le changement messianique en marche, dans un pays en panne, la vie entrepreneuriale à haute dose continue, avec un ROI toujours aussi incertainement lointain. Ce qui est certain, en revanche, c’est que ce n’est pas avec de bons sentiments que ça tourne — mais ma prof d’épanouissement dans l’amour du prochain (toujours s’en méfier…) ne serait apparemment pas trop d’accord.

dimanche 11 juin 2017

789ème semaine

Avec la fin du périple à Osaka, on atteint un mix entre Tokyo et Kyoto, l’avantage étant donné au premier. Immeubles uniformément de dix étages à quelques exceptions — et deux ou trois bâtiments remarquables tout au plus —, un château central typique impressionnant et un parc attenant fort sympathique, et pour donner le change un quartier à-la-Shibuya (Namba) totalement allumé et nocturne. Mais encore une fois, l’anglais est déficient, et ce n’est qu’un des multiples indices trahissant que l’on a oublié qu’être une île ne dispense pas d’être un minimum ouvert, surtout quand on a dû sa puissance à son exportation. Voilà que les Chinois se distinguent : leur niveau d’ouverture (échange universitaires, maîtrise des langues étrangères…) s’est grandement accru ces dernières années. Il semblent qu’ils aient pris la mesure des erreurs nippones. Car la stagflation n’est guère surprenante. Certes on bosse, dur, tardivement dans sa vie, quitte à faire l’un des très nombreux bullshit jobs comme tenir une pancarte, agiter un bâton lumineux, faire un peu de circulation à la sortie les voitures d’un parking, peu importe, il n’y a pas de salaire minimum, on automatise très peu.

C’est là la plus grande surprise, d’ailleurs, au pays du robot : mis à part quelques Pepper rachetés par l’omniprésent SoftBank, qui servent à faire des bullshit jobs encore plus bullshit que d’habitude (c’est dire), le Japon est le royaume de l’électro-mécanique poussé à l’extrême, tel que cela ne nous est jamais parvenu, parce qu’on n’était pas aussi riche (les chiottes délirantes…) et que l’informatique est arrivée. L’informatique, le Japon est totalement passé à côté. Ils ont commencé à faire quelques interfaces tactiles, ce genre de choses basiques, mais on a une grande impression d’être dans le futur du passé, dans la continuité non avenue des années 1990, dans une branche morte de l’histoire. Le Japon a mené à son terme une logique qui était en réalité une impasse, et se reposant enfin de son ancienne hyper-activité, devant à présent maintenir l’existant mais ne pouvant plus innover dans une société fortement convergente, pyramidale et introvertie, idéale pour l’industrie mais catastrophique pour le nouveau paradigme du XXIème siècle. Le pays profite de son ancienne avance à périmètre équivalent sans rien inventer de nouveau — même les mangas de référence restent très âgés, tel Dragon Ball ! —, et cumule un certain retard qu’il sera probablement impossible à rattraper dans l’enfermement : quel paradoxe ! Le Japon a dû être extrêmement impressionnant dans les années 1990 et jusqu’au début des années 2000. Les images de Shibuya étaient impressionnantes. Elles font à présent sourire face à Hong Kong, Shanghai ou les villes de la péninsule arabique.

Et quelque part, le Japon est une illustration différente de ce qu’il se passe en Europe. La stagnation sur les acquis, et la dette d’un passé trop glorieux. La pente descendante est douce…

lundi 5 juin 2017

788ème semaine

Kyoto est réellement radicalement différent de Tokyo, si ce n’est qu’on y parle aussi bien Japonais (on y entend seulement un « kowai » qui rappelle que plus de 500km sépare les deux villes, au cas où l’on aurait oublié en 2h30 de Shinkasen omnibus). Les costards-cravates-tailleurs sont tout à coup remplacés par la tenue traditionnelle de kimono, avec chaussure en bois et chaussettes à pouce séparé, totalement pas idéal pour arpenter les multiples temples autant en ville qu’en forêt très inclinée, car Kyoto est bordé de montagnes, ce qui achève de rendre le cadre charmant, malgré la multitude d’immeubles tout aussi insipides qu’à Tokyo, mais cette fois toujours de taille miniature. Le dynamisme est assez absent : on se sent en province, tout est tranquille. Il faut absolument dîner avant 20h30 si l’on veut éviter d’être à la diète — et les restaurants sont plus chers pour moins bons. Les transports sont calamiteux (une grande croix de deux lignes à peine de métro et de quelques trains de différents compagnies, en doublon, laissant tout le reste de la ville vacant, avec des bus lents sans correspondance de ticket (notons au rayon étrangetés que l’on rentre par l’arrière et que l’on sort par l’avant en payant !), faisant errer des touristes beaucoup plus nombreux. Le taxi est encore donc partout, mais apparemment à des prix non comparables avec l’Asie du Sud-Est.

Le Japon folklorique est plus reposant et attrayant, pour sûr. Mais là encore, quelque chose manque pour emballer le coup de coeur auquel on était pourtant préparé. Ou peut-être trop préparé, en fait. Ce sera tout de même une destination à refaire, un jour, mais le rapport qualité-prix reste en faveur d’autres destinations.

lundi 29 mai 2017

787ème semaine

Tokyo me faisait un peu rêver. Non que j’imaginais des choses fantastiques, ayant bien repéré dans quelques mangas réalistes l’organisation inégale de la ville. Je pensais que les bâtiments tous petits et serrés étaient en périphérie : que nenni, il y a plusieurs centres d’affaire et de shopping, aux immeubles uniformément carrés et sans fantaisie aucune — qui se subliment à peine la nuit venue par des éclairages tapageurs —, et entre ces différents centres, comme Shibuya, Shinjuku, Nibomashi, Ueno, ou même Mita/Shibaura (ou encore Roppongi) où nous étions, il peut y avoir des étendues de rien (du parc avec ou sans tori, du parc impérial immense et totalement privatisé, du petit parking, du temple…) et des maisonnettes alignées, avec fils électriques qui courent partout. Ce n’est pas le seul point commun avec Bangkok : le nombre de bullshit job tel que tenir une pancarte ou agiter un baton lumineux de travaux, ou même encore faire un peu de circulation à la sortie des véhicules est impressionnant. Pas de salaire minimum, certes, et assez souvent des retraités, mais aussi extrêmement peu de sans-abris (une demi-douzaine recensées dans la semaine, soit moins que ce qui fait la manche à Paris sur la ligne 5 en une seule prise). On comprend très rapidement les points forts et les points faibles dans ce centre industrieux où défilent bien ordonnés les hommes tous en costards, les femmes en robe longue ou tailleur, chacun de son côté à de rares exceptions près (surtout le week-end), qui jusque tard vont encore dîner ensemble dans l’un des extrêmement nombreux restaurants, car on suspecte que l’immobilier ne permet pas de disposer d’un espace suffisant pour un micro-onde, alors que la hauteur des immeubles dépasse rarement la trentaine d’étage, encore plus rarement pour du logement.

Tokyo est donc uniformément banal sur la forme extérieure, et compense par un fond de délire latent : salles de jeux vidéos plus que bruyantes, des mangas un peu partout mais surtout dessins d’illustration rigolos absolument partout, de la J-pop débile au coin de la rue ou à la télé, des magasins qui regorgent de fantaisies indescriptibles, et de la nourriture à profusion, diverse, proposées par des hôtesses en costume, lançant des « arigato gozaimaaaaaaas » ou des « sumimasen » en courbettes, de préférence sous une enseigne en français suspect (première langue préférée mais pas pratiquée, devant l’italien, l’anglais japonais, le fameux, l’incompréhensible, restant la seule vague pratique hors-nippone).

Tokyo n’est pas charmant. Tokyo est surprenant de diversité et contradictions uniformes, c’est l’anté-Hong Kong (forme impressionnante mais vie conventionnelle), que je préfère. À Tokyo, malgré l’ordre apparent, on se perd trop facilement, et on ne sait plus trop quoi y chercher. À part un restaurant pas cher et délicieux : pour ça, on est servi !

dimanche 21 mai 2017

786ème semaine

On atterrit à Rome, on prend le Leonardo Express qui mène en une demi-heure en centre-ville, puis le métro en passant devant des rangées infinies d’automates dont aucun n’est en panne, et une heure après l’atterrissage, on est dans un charmant appartement d’un palazzio avec vue sur impressionnante cour intérieure. Et quand on voit que le prix du mètre carré en centre historique, avec sa hauteur sous plafond démentielle, qui est certes catégorie G mais ce n’est pas très grave quand il fait aussi tempéré, est aussi élevé qu’en banlieue pauvre parisienne (ou chez les terroristes camés intra-muros, au choix), on se dit que bordel, on est quand même très cons, en France, et surtout à Paris. Même les Romains ont réussi à faire mieux. Leur déchéance est moins pire que la nôtre. Ils restent idiot-compatibles (cette manie de construire des salles de concert loin de tout, par exemple), mais la ville est tellement plus agréable ! Rome, c’est comme à la maison — de vacances ? — qu’on aurait rêvé. La lente déchéance est meilleure au Soleil.

mardi 16 mai 2017

785ème semaine

Macron ! Macron ! C’est fait ! Le geste fertile ? Il n’y a plus que les ultra-gauchistes pour ne pas voir le trou économique, l’impasse de développement totale dans laquelle la France s’est enfoncée. Mais à droite, les solutions sont absurdes et souvent pires que le mal. On a raté Juppé, qui avait eu, quand le cancer était loin des métastases généralisées actuelles, le tort d’avoir eu raison trop tôt et d’avoir eu la délicatesse d’un gros bourrin. Macron, il a de la chance, mais quand on est un entrepreneur, qui crée son parti ad-hoc au lieu de tergiverser pour récupérer l’existant plein de dettes, il en faut, et surtout ça se travaille : la chance, c’est surtout dû au talent. Et du talent, Macron en a : on observe à vue d’oeil l’apprentissage extrêmement rapide où les erreurs des autres sont intégrées et évitées, et ses erreurs propres corrigées immédiatement. Il a le profil psychologique idéal, d’extraverti (car maintenant il faut l’être, monde médiatisé oblige) porté sur la vie intellectuelle. Concrètement, sur nos temps modernes, avec notre constitution, on ne pourra pas avoir mieux — et comme il sait bien s’entourer, comme un entrepreneur qui connait ses propres limites et est assez malin pour le reconnaître et y pallier, il nommera des gens plus portés sur l’intellect qui suppléeront à merveille — le Messie n'existe pas, mais les dream teams oui.

On pourrait peut-être sauver le malade. On ne voyait pas qui pouvait le faire, il y a peu encore. Si ça n’arrive pas, c’est que, je pense, il était déjà effectivement trop tard.

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