humani nil a me alienum puto

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dimanche 10 février 2019

875ème semaine

Boulot boulot, rush usuel de début d’année, tout le monde a le feu chez soi après avoir rien branlé pendant les fêtes. Il n’y a pas d’urgence, seulement des imprévenants. Mais il faut courir avec eux, parce que l’argent n’attend pas. J’en ai raté un concert. Machine Linux HS (OS corrompu ?), après plus de 4 ans d’uptime. Il a fallu redémarrer. Sale état, pour ne pas avoir à tout réinstaller, douze bonnes heures de travail. Et j’ai laissé passer un Faust le dimanche soir, avec une superbe distribution, par Radio France. Je ne sais pas combien de fois cela était déjà arrivé, mais si ce n’était pas la première, c’est rarissime. Quelle misère…

mardi 5 février 2019

874ème semaine

J’avoue avoir complètement laissé passer cette semaine à une vitesse effroyable, parce que du boulot par dessus la tête. Outre une moitié à Londres, sur le salon éducatif le plus grand du monde, mais clairement en perte de vitesse. Stand français toujours semi-pitoyable, non qu’il soit affreux, mais parce qu’il a ce travers très national : oublier le marketing. Oublier de vendre, notre travers génétique.

Pourquoi diable aller dépenser 4000 balles (plus le transport, la présence, etc.) pour rencontrer… des Français en goguette qui ont traversé la Manche ? Et puis un grand absent : le nouveau boss du bordel français, à l’EN (et la n°2 parallèle, aussi). L’an passé, le précédent y était, mais maintenant, on en dit quelques racontards mais pas trop non plus. L’ancien ancien vient toujours, alors que ce n’est plus son ministère, et on ne sait pas trop à quoi ça sert, parce que comme toute la délégation (mais pas de Ministre, cette fois !), il reste essentiellement… devant le stand français (ce qui rend encore plus compliqué la progression). Quitte à faire dans l’apparat, les Égyptiens font dix fois plus grand (les EAU 20 fois plus). Je ne comprends pas le positionnement. Même certaines présentations étaient 100% en français (et plutôt moches : trop chargées, trop de texte, etc.). Les visiteurs passent, jettent un coup d’oeil interloqué, ne comprennent rien à cette masse de poteaux surpeuplés. Résultat naze. Mon partenaire principal, en revanche, avait un comptoir, des sièges agréables, de quoi manger, faisait même vestiaire gratuit pour ses clients proviseurs. Rien à voir, ça ne désemplissait pas. Alors qu’il vend 20 fois plus cher.

Il y a quelque chose qui m’échappe.

lundi 28 janvier 2019

873ème semaine

Angoulême calling ? London calling ! Un peu de civilisation, dans un pays où l’on achève les travaux, où l’on ne se prend pas la tête, où l’on sait faire du business. Mais qui a un peu perdu les pédales aussi, et même si ça ne se sent pas — et beaucoup qu’en France où le bordel prend la forme d’une violence folklorique qui effare nos amis internationaux —, il n’empêche que le nombre de sans-abris a totalement explosé. On se croirait dans Paris d’il y a 15 ans (alors que jusqu’à présent, il était rare d’en croiser un seul). Cela se tend-il donc partout ? Temps troubles…

lundi 21 janvier 2019

872ème semaine

Évitez la moto au Maroc. Vraiment. Cette semaine, j’ai appris la disparition tragique de l’ami Bruno Varnryb, un type absolument formidable, qui avec son énergie folle n’aurait dû disparaître que vers 2060. Choc. On a beau être extraordinaire, homme ou femme de qualité, futé, affuté, entreprenant, successful, humble, humaniste, ce que l’on veut, la fragilité intrinsèque de notre pauvre enveloppe corporelle reste la même. Je me sentais naturellement proche de lui, même si l’on ne s’était rencontré physiquement que quelques (dizaines) de fois ; notamment parce qu’il avait commencé comme ingénieur du son, un métier que j’aurais aussi voulu faire (plan B après ingénieur électrotechnique — et finalement j’ai fait de l’informatique, comme lui).

Momento mori dont on n’a plus trop l’habitude avec nos problèmes de riches, mais qui n’en reste pas moins vrai. Il est parti comme un rockeur, c’est la seule maigre consolation.

lundi 7 janvier 2019

870ème semaine

Bonne année, bonne santé, etc., comme d’hab.

Au hasard d’un tweet en réaction aux frasque de Joachim Son-Forget sur Twitter, que je diagnostique comme un INTP-A sans surmoi, et comme un très bon discriminant entre *TP (les gus qui relativisent et pratiquent les degrés élevés) et *FJ (psychorigides épidermiques totalement premier degré), j’ai attiré quelque peu l’attention d’une belle caisse de résonance. Et là, avalanche de replies, essentiellement de juristes. De quoi faire une belle expérience MBTI dont je rêvais depuis longtemps ! (Je passe sur les épisodes où je mets en garde contre le test internet, surtout sans aucun briefing ni débriefing, et sur le fait que si quelques uns l’avaient déjà passé, c’était dans des conditions honteuses digne des pires pratiques RH)

Les aberrations statistiques furent splendides. Quasiment tout le monde N (alors que normalement, c’est 30% de la population), et les S étaient ceux qui soit s’étaient orientés vers des travaux plutôt rébarbatifs (étude notariale, par exemple), soit ne comprenaient pas grand chose à l’affaire. Plus de F que de T, mais surtout, une grande proportion d’INFJ, surtout parmi les avocats, y compris masculins. Pas une grande surprise, j’arrive à les détecter rapidement à présent (outre qu’INFJ a été nommé le « type avocat » — même si en réalité, c’est tout aussi spécialisé dans les dictateurs sanguinaires, faut pas croire !).

Une seule INTP (hyper rare chez les femmes !), qui d’ailleurs s’est toujours sentie extra-terrestre et fière de l’être. Un INTJ qui a dû ruser à l’ENM pour qu’on ne le refoule pas, pas assez F (révélateur !). Quelques ENFP, plus encore que des INFP, évidemment le tout féminin. Quelques ENFJ aussi, êtres étranges que je ne sais pas trop détecter — les TLs montrent en effet un mix qui m’est plutôt étranger. Montre-moi comment tu tweetes, je te dirai qui tu es ! Fun. Ça marche tellement bien, c’est jouissif.

Justement, un autre tweet innocent, à propos de l’informatique en prépa, s’est retrouvé dans un déluge de replies à 12, avec essentiellement des profs de maths de prépa en copie. Deux tweets pourraient en faire retrouver le principal, mais c’est tellement arborescent qu’il est difficile de voir simplement tous les échanges (je dirais une bonne centaine !). Bref, c’est très N, mais qu’attendre d’autre de mathématiciens de ce niveau ? Eh bien, d’être moins J, par exemple ? Rarement vu autant de conservatisme, de blocage cérébral, d’étroitesse d’esprit. Incapables de comprendre un système pris dans un ensemble plus complexe. Je commence à entrevoir pourquoi ça ne pouvait déjà pas marcher entre nous, il y a 17 ans… Certes en terme de rigueur, ils sont beaucoup plus forts que moi, et ça leur permet de fouiller de la technicité à un niveau qui ne m’était plus accessible (en tout cas en aussi peu de temps et dans de telles conditions). Mais le résultat, c’est qu’en terme de raisonnement hors-maths, c’est très, très limité.

 Fascinant, tout cela !

mardi 1 janvier 2019

869ème semaine

Passage à Marseille pour Nowel et pouponnette — aka ma petite nièce. Ça dort, ça pleure, ça bave, ça mange, ça gazouille, ça recrache des trucs par tous les trous ; et on l’habille avec tous les trucs funs qui nous passe sous la main (ça c’est quand même la meilleure partie, faut-il avouer). Et je me souviens de ce que me disais Milkshake à propos de sa progéniture, qui à l’époque ne devait être guère plus âgée ni bavarde (avant de devenir aka « fétisse », de sa choupi-prononciation de « fétiche » au musée du quai Branly peu d’années plus tard) : « j’ai hâte de savoir ce que va devenir cette personne » ! (Mais en même temps, un peu d’arithmétique montre que certes je n’aurai pas fini de rembourser mon appart’, mais je commencerai à devenir un peu trop vieux pour ce que cette perspective future ne devienne trop flippante à envisager).

lundi 24 décembre 2018

868ème semaine

Carlos Ghosn n’en finit pas d’être en prison. Au-delà de la grande question des patrons-tous-voyous-par-défaut vs le coup bas nippon qui recouvre violemment sa souveraineté (et à mon sens se tire magistralement une balle dans le pied, car plus personne ne voudra risquer mettre ses affaires dans un tel danger avec pareil arbitraire pour un pays qui prend l’eau de toute part…), je me pose la question du pouvoir. Le pouvoir s’exerce comme une position sociale, une reconnaissance, qui peut prendre plusieurs formes. Il y a de grands managers qui perdent leur poste à un moment ou à un autre (je pense à un exemple de lanceuse d’alerte, récemment) et ne retrouve plus de travail : en réalité, leur expertise était au mieux très intérieure à un milieu donné. J’ai vu d’anciens PDG de grandes boîtes (donc non-fondateurs) autrefois craints rester le bec dans l’eau, ou remonter assez difficilement une entreprise. La capacité de rebond est donc consubstantielle du vrai pouvoir. Les gens qui ressuscitent alors qu’on les pensait perdus ne montrent qu’une seule chose : au-delà du mandat apparent, ils avaient su tisser suffisamment de quoi amortir une chute et revenir. Je pense que plus on intrigue, plus on a de réseau, d’influence masquée, de liens amicaux profonds, d’ascenseurs à se faire renvoyer, etc., et mieux c’est. Forcément, les bien nés sont là encore les plus avantagés.

J’attends donc de voir si le surpuissant Ghosn, réduit à néant temporairement, parviendra à prendre sa revanche. En soi, il a de quoi être fort remonté, mais en aura-t-il les moyens ? Pour le moment, on voit qu’il n’avait pas tout prévu : il paie pour sûr sa vanité, et il n’avait pas tout verrouillé (la facilité avec laquelle il a été démis de Nissan puis Mitsubishi me laisse songeur sur les statuts de ces deux boîtes…). Arrivera-t-il à reprendre le contrôle tel un Napoléon ou un Steve Jobs exilés, qui ont su tisser des stratégies complexes de retour ? Devra-t-il se reconvertir comme simple expert de bien moindre envergure comme un Strauss Khan (on remarquera les similitudes de l’abattage moderne en règle !) ? Prendra-t-il une retraite après avoir subi le Japon, ou fuira-t-il le pays (qui irait l’extrader pour des accusations aussi légères ? Ils pouvaient être sûrs de sa présentation tant qu’il avait encore des choses à perdre, au contraire !) ? Ça s’annonce passionnant…

mardi 18 décembre 2018

867ème semaine

La périphérie du vieux centre de Hanoï, et dans une certaine mesure le vieux centre lui-même aussi, a le potentiel d’une petite San Francisco en devenir pour l’Asie du SE. La boboïsation rampante et visible, les touristes nombreux (attirés par les paysages spectaculaires en rayonnant à partir de la capitale), le fait que le centre économique soit plutôt Saïgon, avec ses grands hôtels, laissant à Hanoï pléthore de boutique hôtels de fort bonne qualité pour des prix bas, permettent l’éclosion de petites boutiques sympathiques et de petits cafés dont le Công Café, toujours aussi agréable, aura été l’annonciateur. Les Japonais et Coréens, qui multiplient les Miniso et Mumuso, ne s’y sont pas trompés. Starbuck ne fait plus office que de chaîne confortable parmi d’autres, tout comme le local Highland Coffee.

Si l’on pouvait enfin marcher correctement sur les trottoirs (ce qui est le cas dans la périphérie du vieux centre, assez compliqué dans le vieux centre lui-même — mais moins qu’avant tout de même —, et quasi-impossible dans la zone assez étendue qui mène aux nouveaux quartiers échappant totalement aux touristes, mais qui est en voie de hong-kongisation/singapourisation, avec des bâtiments immenses et des malls hyper-modernes de plus en plus prisés), ce serait parfait, surtout s’il y avait des moyens de se déplacer depuis la périphérie intérieure de la ville, de plus en plus étendue, de telle sorte qu’il faut une bonne heure pour partir du centre et arriver aux derniers immeubles construits par Vincom ou Capitaland (les Singapouriens, de plus en plus actifs !). J’ai vu une rame de métro passer, certainement un test ; mais ça manque encore cruellement de voies, et le métro de Saïgon, qui sera prêt d’ici trois à six ans, sera certainement bien meilleur.

Clairement, les cieux de Hanoï s’annoncent bien cléments. Vinfast (énième filiale de Vincom) promeut ses scooters électriques, et on en voit des modèles chinois plus basiques (donc sous les 1000€ ?) à l’extérieur de la ville : peut-être que d’ici trois ou quatre ans (car c’est plus lent que la Chine, moins top-down, plus post-Français), on pourrait avoir une agréable surprise auditive. Restera les klaxons (surtout si on n’entend plus les moteurs), mais une nouveauté arrive : les feux tricolores ! Très indicatifs actuellement, ils pourraient rentrer dans les moeurs et être plus respectés. Une fois qu’on a goûté à la civilisation, c’est dur d’en revenir : en atteste le succès immense de la piétonnisation du week-end autour du lac de la tortue, qui avait été mis en place de manière un peu amatrice l’an passé, et qui est à présent un évènement attendu, fort bien organisé (et sponsorisé !). Il y a un potentiel immense dans cette ville, bien plus que partout ailleurs. Croisons les doigts !

dimanche 9 décembre 2018

866ème semaine

Hanoï, le retour ! Et encore un timing plutôt mauvais pour le biz. Quelques rendez-vous, tout de même. Pas de nouvelles ? Hop, une escapade à l’agenda ! Sapa le week-end, Halong le mardi, Tam Coc le mercredi. Magnifique. Un peu la galère (surtout pour l’organisation semi-pourrie de Sapa), mais la récompense visuelle au bout. Quatre fois que je viens au Vietnam (et à Hanoï), et cette fois, enfin, on peut le dire : check !

Et sinon, j’ai encore vieilli, au passage. Décidément…

lundi 3 décembre 2018

865ème semaine

De Kuala à Ho Chi Minh. J’y étais déjà allé en décembre 2015, et ça avait été un succès très relatif, ce qui explique que depuis je n’étais retourné qu’à Hanoi. En ayant réservé très en avance pour profiter de prix fort bas, l’idée était de s’ouvrir quelques ouvertures business si le timing était le bon — et au pire, de parcourir la ville cette fois, parce qu’en n’ayant qu’enchaîné des rendez-vous business un peu partout en taxi, je n’avais rien saisi du lieu… Hé bien le timing étant finalement fort médiocre, les 5 jours se sont transformés en pur tourisme avec option typhon le dimanche (plouf !). HCM aka Saïgon est globalement moins intéressante que Hanoï, je trouve. Le quartier tout neuf tout beau, qui est en train de se faire compléter beaucoup plus loin par le landmark 81 (gigantesque mais maigrichon) et ses tours d’habitation VinHomes (PLU à 42 étages), est somme toute assez concentré autour de la mairie et de l’opéra. Sympa, mais on fait vite le tour. Finalement plutôt du repos — c’est-à-dire, dans mon jargon, beaucoup de code.

Et puis transfert vers Hanoï, avec un vol pur vietnamien organisé comme ils savent le faire (c’est-à-dire : particulièrement bordélique… Mais pour pas cher), et une arrivée dans un aéroport flambant neuf. C’est ça, le Vietnam : chaque année réserve son lot de surprise, tellement ça va vite. Et en même temps, ils ont aussi l’art de ne jamais totalement bien finir les choses. Ainsi, si le métro de Saïgon devrait enfin ouvrir en 2020 et 2021, celui de Hanoï devient de plus en plus critique et augure un futur proche de l’enfer urbanistique de l’Indonésie ou du Nigéria…

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