humani nil a me alienum puto

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lundi 17 avril 2017

781ème semaine

La Côte d’Ivoire : quelle idée, m’étais-je dit juste après avoir réservé, depuis Alger… Combien de fois n’ai-je essayé de repousser ou annuler ce déplacement ? J’ai vécu une vraie courbe de deuil. Et puis vaccins, visa, c’est parti pour l’aventure… Le vol était pas cher, l’hôtel optimisé sur les bas coûts — erreur cependant de localisation, non que le quartier populaire est antipathique, mais il rajoute 30 minutes d’inutile transport dans les bouchons le matin et soir. Ça commençait particulièrement très mal, avec le e-visa qui était une vraie fausse bonne idée. Ce serait agréable que quelques uns vous parle d’avance de ce type de problèmes, je trouve… Bref, quand on arrive, il faut faire le visa sur place, ce qui prend une éternité. Car voilà, l’Ivoirien est Africain, et il est donc mou. Très mou. Horriblement mou.

Mais l’Ivoirien a deux caractéristiques : déjà, il est terriblement sympathique. Du moment qu’il n’est pas dans une voiture, du moins, car là il ne répond plus de rien. Mais sinon, c’est l’adorabilité incarnée. La deuxième caractéristique qui n’est sûrement pas étrangère au fait qu’avec seulement 25 millions d’habitants, c’est 40% du PIB de la région et une des économies les plus dynamiques de la région, c’est que le local s’est adapté à sa propre notion particulière du temps : il faut se prendre à l’avance. Voilà chose complexe pour ma personne. Comme il faut 30 minutes pour faire des pâtes, il faut les commander une heure avant ; le petit déjeuner la veille ; on part aux rendez-vous 1h30 avant pour compenser les embouteillages (et donc le chauffeur arrive encore bien une heure avant…) ; etc.

On se demande comment avec autant d’argent, dont je me demande toujours d’où il peut venir pour être honnête, on peut vivre dans un tel environnement : si l’on compare les mêmes tropiques avec Bangkok ou Ho Chi Minh, Abidjan est très loin du compte. Autre surprise : il est donc possible de vivre encore plus dans la décharge généralisée qu’à Alger. Des déchets partout. Les routes aussi sont souvent défoncées. C’est apparemment une vieille tradition. Il y a un certain laisser-faire surprenant. Tandis que l’on rencontre des personnes d’une intelligence extrêmement remarquable, plus encore que partout ailleurs. Vous entrez en un lieu délabré, et vous découvrez un double-docteur, un chef d’entreprise hyper-performant, un beau niveau d’étude, du logiciel que même les Américains survalorisés n’ont pas (et de loin), que sais-je encore…

Si en Côte d’Ivoire l’habit fait le moine — costume cravate obligatoire chez les hommes de bonne tenue malgré les températures insoutenables, et ensemble très élégants pour les femmes, le tout dans la déchetterie ambiante —, il ne faut certainement pas se fier à l’aspect des choses, au mieux inachevées, au pire délabrées. Sous les façades peu avenantes se trouvent quelques pépites, et pas qu’un peu ! Je ne sais vraiment pas ce que cela donnera. À Yamoussoukro, on se rend compte que rien n’est vraiment fait depuis longtemps (mis à part un bâtiment de l’Unesco réellement impressionnant, qui peu de loin compléter le palais présidentiel, le seul jusque là à trancher le « village »/bidonville généralisé, derrière les crocodiles — il paraît qu’il y a des écoles impressionnantes un peu plus loin, je m’en suis voulu d’avoir raté ça, d’autant qu’à 6 heures de route pour 150€ environ, on ne fait pas l’aller-retour bien souvent). Et la basilique bien vide est à moitié en panne. Et en même temps, tout est là pour une éclosion comme en Asie du Sud-Est. Une croissance que l’on rêve à deux chiffres, des salaires très comparables, peut-être que dans dix ans, ce sera exceptionnel. Ou peut-être pas.

Ce qui est sûr, c’est que si c’est compliqué de tomber amoureux de la Côte d’Ivoire (malgré quelques touristes manifestement très moutiscophiles), il n’est guère difficile de tomber amoureux de l’Ivoirien. Et rien que pour ça, outre le business impressionnant qui se profile, ça vaut bien le coup d’y participer — et probablement même d’y retourner bientôt…

mardi 11 avril 2017

780ème semaine

Il serait mentir que de dire que l’enterrement de ma grand-mère, le premier auquel je n’aie jamais assisté (mon grand-père paternel étant décédé quand je n’avais que cinq ans environ, et mon arrière-grand-mère quand j’étais trop occupé au lycée ou en prépa — je me souviens très bien du coup de fil, c’était je crois ma grand-mère paternelle ostracisée, que mon père avait transféré dans le salon alors que je travaillais, et il était parti ensuite se réfugier dans la salle de bain, le seul temple d’intimité qu’il reste par convention dans la vie familiale extravertie). Bref, contrairement à mes parents, qui venaient dernièrement (deux ans ? Je perds la notion du temps) de perdre un ami chez qui ils logeaient encore peu avant, je n’avais pas encore eu l’heur d’être présenté à cette séquence, et cette expérience ne me manquait absolument nullement. En même temps, la peur vient souvent de l’ignorance et du refoulement. Peut-être.

Alors je me suis dit : est-ce bien la peine de se morfondre en groupe (ça me lourde, le groupe… Et ma mère qui décidément ne comprendra certainement jamais l’introversion, mais sans reproche : « pourquoi te tiens-tu à part ? »), ou n’est-il pas du devoir du défunt de préparer de quoi animer la cérémonie — surtout quand on la veut laïque et sans texte à trou ? J’ai toujours dit qu’il était plus difficile de réussir sa mort que sa vie — prenez Prokofiev, par exemple, si ça c’est pas un manque de bol… Déjà, premier effort contradictoire, il faut à la fois être prévoyant et original — deux types de comportements dont la psychologie s’oppose, mais ce serait bête d’être pris de court ou d’avoir perdu sa tête avant d’écrire le discours et le déroulé du show. Ensuite, il faut tout préparer, avec une minutie de détails, pour une date a priori incertaine — quand on voit le bordel que c’est pour un mariage, on comprend vite le problème et les moyens à pré-engager pour les festivités. Enfin, il faut l’alignement des circonstances, et comme en affaires, la chance se travaille très en amont. Autant dire que ce n’est pas gagné. Il y en a qui s’y sont pris à plusieurs fois (regardez Napoléon…).

Il n’empêche que je n’ose trop imaginer la tête de mon épitaphe à trous, surtout s’il est laissé à je ne sais trop qui de compléter le questionnaire (on pourrait plutôt parler de « il n’aimait pas le handball et les endives cuites », parce que personne ne mettra jamais au programme ces deux grands plaisirs ultimes qui font le sel de la vie, le but de toute existence, et constituent par ailleurs le meilleur moyen d’assurer son état introverti en évitant de disséminer inutilement son capital génétique pour perpétuer le même bordel : la sodomie et l’éjaculation faciale). L’affaire est tellement complexe qu’elle va au moins m’occuper l’esprit en perruque (avec une priorité faible, certes) pour les cent prochaines années. Au moins !

mardi 4 avril 2017

779ème semaine

Mamie est morte. C’est étrange, l’immense tristesse pour un corps perdu. Car mamie, elle n’était plus depuis longtemps, on l’avait progressivement perdue, dans ce que mon grand-père qualifiait de « drôle de maladie ». Alzheimer, on n’en réchappe pas. Et pourtant, c’était une petite force de la nature, et à 90 ans passés, après des années de maladie, ayant perdu le français, la grammaire sarde, puis tout le langage et toute motricité, ne pouvant plus essentiellement que mastiquer et se tenir en position assise dans le fauteuil adapté, on la savait certes bien perdue, mais il manquait le couperet final. Comme toujours dans ces situations-là, on devient le noeud de problèmes inextricables, qui se résolvent tout à coup devant la fatalité, celle qui devrait toujours tout relativiser, mais qu’on refoule, même devant l’évidence. J’ai un problème avec la mort. Profond. Je l’admets. Je ne m’attendais pas à me voir proposer de rencontrer son cadavre, une enveloppe charnelle déjà embaumée, effectivement paisible comme dans la fiction. J’ai toujours du mal avec les premières fois, mais pour la peine, je n’ai guère envie de recommencer pour voir comment cela fait — et pourtant, il faudra, encore et encore.

Le rapport à la mort est très divers. L’amie de toujours — on ne compte plus les dizaines d’années d’amitié, à ce niveau-là — était effondrée. Ma mère a en revanche plus de problèmes sentimentaux avec les vivants qu’avec les morts — je pense que le deuil aussi était très travaillé en amont, du vivant justement. Mon grand-père paraît quelque peu résigné, il arrive un âge où c’est l’évidence (peut-être aussi quand on est le dernier d’une fratrie d’une douzaine). Il faut avouer le grand refoulé : quelque part, on est tous soulagés ; il y a un moment où la vie confine à l’absurde, et ce problème moderne, avec ses techniques évoluées de maintien, est difficilement soluble.

La religion apparaît dans toute son efficacité. Oeuvre de refoulement industrialisé, aussi bien réglée que les annonces de la triste mais hyper-professionnelle demoiselle en noir des obsèques, parfaitement menée par deux dames laïques assistantes d’un prêtre appelé ailleurs (petite introduction sur la disparition des vocations), on se promet quelque résurrection dans le charabia catholique usuel. Seuls quelques uns connaissent les textes et se dénouent la gorge pour chanter un peu. C’est un peu kitsch, un peu cheap, mais c’est à l’image finalement de ma grand-mère : pauvre d’apparence, mais d’un immense amour, le vrai, sans artifice, brut, avec son folklore.

Le problème quand on s’appelle Marie, c’est qu’au cours de l’office, on ne sait plus trop si l’on parle de la Sainte ou de ma mamie. C’était ambigu parfois. J’ai l’impression qu’à un moment, on lui a fait dire quelque chose qui ne lui ressemblait guère, bien trop littéraire. Le texte à trou où il suffit d’insérer, pour les gens simples, quelques bribes de passions (des cartes au jardin en passant par le loto — n’a-t-elle donc pas eu de vie différente avant ses soixante-dix ans ?) et des noms d’enfants en ordre chronologique, crée un épitaphe prêt-à-prononcer pratique, qui fait le travail efficacement. De toute façon, je ne sais pas comment on fait pour parler dans ces cas-là ; je ne sais pas gérer les flots de sentiments, c’est psychologique.

Mamie, rivée à sa fenêtre dont elle ne sortira que les pieds devant, épiait le monde. C’était une extravertie au dernier degré. Quand j’étais jeune, on recevait beaucoup de monde à la maison (nos deux maisons étant accolées, elles ne font qu’une dans mon esprit), l’immense famille, et en bons Italiens on faisait valser les plats, où la pizza n’était que l’entrée. Mamie, c’était la joie de vivre permanente, riant plutôt bêtement de tout, s’amusant d’un rien et se faisant gronder par ma mère qui la trouvait parfois un peu sotte, avant de soupçonner que la tare familiale couvait ; je m’en souviens, et on ne savait pas trop où ça nous mènerait — ou si, on savait. Mamie, elle n’arrivait pas à dire deux phrases sans un flots de jurons en sarde, la seule chose que je connaisse de cette langue. C’était la seule de la famille à être ouvertement folklorique, comme moi (type Perceptif au MBTI, si vous voulez, qu’on résumait par un sentencieux « tu tiens ça de ta grand-mère, elle garde tout elle aussi »). Elle plantait un baton, ça devenait un arbre. Elle faisait pousser les enfants, aussi. De temps en temps, elle dépeçait un lapin sans aucun état d’âme de paysanne ; ou le coq qui à cinq heures du matin nous avait une fois de trop réveillé (Moi : « Tiens, on ne l’entend plus ? » — Ma mère : « Regarde dans ton assiette »).

On a beau être increvable, le temps finit toujours par nous rattraper. Chronos mange ses enfants. J’en ai à présent la preuve. On est tous sur la liste. L’affaire était pourtant idéale : une disparition lente et inéluctable, arrivée à un point où plus rien ne restait à sauver (mon inconscient avait un peu travaillé, chose inédite, récemment, me faisant rêver d’un recouvrement de parole, et chose encore plus rare, me laissant un souvenir de ce songe saugrenu), une belle journée ni trop chaude ni trop froide, bref, rien pour sombrer dans le pathétique pathologique. Et pourtant, rien n’y fait. Seule l’absurdité des fossoyeurs tentant vainement par des moyens peu pertinents de positionner la lourde dalle de marbre a pu faire sortir de la torpeur (et ma mère de demander comme elle sait le faire à mon grand-père s’il n’aurait pas des conseils à leur donner ; on sait quand même de qui je tiens…). On aurait pu les remercier pour ça.

Comme aurait dit ma mamie (en phonétique — mais de toute façon elle était assez analphabète), counou a qui ta fata !

mardi 28 mars 2017

778ème semaine

Le salon systèmes embarqués, anciennement RTS quand on faisait du temps réel, est THE évènement incontournable annuel de la profession. Cette année, il était fusionné avec M2M, et Display a totalement disparu. Avant, c’étaient des stands séparés, mais le même badge pouvait servir ; à présent, la même chose est faite avec le salon IoT world, qui mesure trois rangées de quatre stands dans sa version française pas très worldwide. Et comme ce salon était plutôt du cloud l’an passé, il a été fusionné avec le salon Data Centers. Au total, on a donc quatre salons de métiers très divers, et l’on peut remonter la chaîne des ondes à l’onduleur pour baie. Ce qui fait un équivalent, tout ajouté, d’un quart de hall de Nuremberg — Embedded World. Sachant qu’il y a sept halls, à Nuremberg. On en déduit donc que la France est à un ratio de « 30 fois plus insignifiant que l’Allemagne ». Et ça dure deux (petits) jours, et non trois (grands).

Sur mes quatre tables rondes, j’ai compté une cinquantaine de personnes dont une partie qui revenait régulièrement. L’ambiance était chaude bouillante, il y a un moment où la pression sanguine moyenne a dû dépasser 9,2. Il y avait un peu de monde dans les allées, qui heureusement faisait un petit mètre de largeur pour donner désespérément cette impression.

La France est un pays mort. Y’a plus de business, y’a plus d’envie, y’a plus de jus. Il y a de l’existent, et on va vivre dessus en faisant le strict minimum. Ça se casse la gueule et on espère juste que ce soit assez lent pour qu’un miracle advienne, ou pour que la génération suivante fasse le job, on ne sait trop comment. La génération suivante, je lui dis de se casser, et les quelques pioupious qui sont venus, ahuris de constater que j’avais raison (les pauvres, on les a tellement lobotomisés… Heureusement ils ont fait six mois d’échange à l’étranger, et découvert que même en Lettonie on a le WiFi dans le bus…), commencent à calculer leurs plans de repli dans des contrées civilisées où ça bosse.

Mon petit coeur est fendu en deux. Je m’y attendais.

mardi 21 mars 2017

777ème semaine

Après Shanghai, il y avait Beijing. Dix ans que je n’y étais allé : j’avais oublié les distances. C’est démentiellement grand. Et toujours très mal indiqué : clairement, il n’y a pas la même population hétérogène qu’à Shanghai. Et pourtant, le niveau de vie a monté, très très clairement : outre les voitures qui sont toutes flambant neuves, les bouibouis à putes aux alentours de Hutong devenus restos et parfois même boutiques limite bobos, les filles aussi bien habillées qu’à Shanghai, et qui commencent même à être jolies, alors qu’on partait de très très loin, et puis les prix qui grimpent, grimpent à des altitudes complètement inenvisageables il y a dix ans. Mais voilà, je préférais avant. J’ai l’impression d’une ville adolescente un peu en crise. On a troqué le taxi sympa à trois sous pour 18 lignes de métro et des taxis arnaqueurs (y compris à la fausse monnaie !). Il y a un truc un peu décevant, à présent que tout est construit, et pourtant ce n’est pas antipathique en soi, juste déséquilibré entre le vieux et le neuf, l’historique et le commercial, le riche et le pauvre. On ne sait plus trop où se situer. Je m’étais senti comme chez moi la première fois — alors que c’était très, très folklo —, et cette fois j’étais un peu paumé, à chercher des trucs pendant des heures, à galérer à me retrouver… Une certaine appréhension d’une hostilité latente. Finalement, je vote Shanghai — plus proche de Hong Kong dans l’idée, même si on en est encore loin.

mardi 14 mars 2017

776ème semaine

Shanghai ! Des années, des années qu’il fallait que j’y aille. Mais la pollution, tout ça, hésitation… Et puis aucun alibi autre que la curiosité, ça fait cher la visite. Mais l’EMBA a choisi, à la plus mauvaise période de l’année côté business, pas forcément idéal sur la météo (coup de bol, une seule journée pluvieuse, purée de pois qui rendait la ville pas bien attrayante le premier jour, mais ensuite un beau ciel clair et une température idéale !), mais peu de pollution au final. En tout cas, on y voyait clair.

Shanghai, c’est un peu Hong Kong avec de la place, mais il y a quelque chose de moins sympa, de moins défini, de moins abouti. En échange, il y a la Pearl Tower. Pudong, c’est à la fois impressionnant et réconfortant. Ce qui gêne dans Shanghai, c’est la définition : par où passer, comment rejoindre les étendues ? On retrouve un peu ce problème dans Beijing, moins complexe mais plus étendue encore, entre les points d’importance du moins. Heureusement, le métro marche bien.

Ville protéiforme et en constante mutation, on est dans cette impression que le prix de l’immobilier y est délirant, et qu’en même temps on peut y trouver une certaine douceur. Il faudrait y vivre un peu plus longtemps qu’entre deux bus pour rendez-vous business-tourisme pour en être sûr…

samedi 4 mars 2017

775ème semaine

Parfois on passe quatre heures à préparer un client, tout va bien, et puis un petit soucis à la con et tout part à la poubelle. En l’occurrence, pas assez de dispo. Moche, ça aurait pu le faire. C’est le jeu ma pauvre Lucette…

(Heureusement, un autre client a signé dans la foulée, équilibre du monde)

mardi 28 février 2017

774ème semaine

Il semble qu’il ne se soit pas passé grand chose cette semaine car après Marseille, c’était Angoulême. J’aime bien cette ville, qui pourtant part un peu en ruine par endroits. Mais ce sont les pierres, je pense. Il y a de la belle pierre. Et de chouette restos comme on sait le faire dans le Sud-Ouest. En fait, s’il fallait choisir un endroit pour faire une retraite en province, et coder sans les tracas du quotidien, comme les artistes, ce serait une bonne destination du Sud.

En attendant, les pioupious y étaient mignons tout plein.

dimanche 19 février 2017

773ème semaine

On court, on donne des cours, on court, on code, on court, en clientèle, on court, mais on Matthias Goerne. Alors ça va. Mais on court beaucoup.

lundi 13 février 2017

772ème semaine

Mon école de business est une sorte de collection de gens trop gentils pour faire du business, alors comme ils étaient très intelligents, ils ont fait prof. Et donc, en cours d’économie, on a eu un gentil INTP — même pas cynique comme moi. Et il y a quelque chose qui m’a rappelé mon billet hebdomadaire de la semaine précédente. La morale vs la consommation à tout prix. Faut-il plumer autrui ou faut-il faire preuve d’un peu de morale ? Celui qui était le plus convaincu était le catho du groupe (je vous jure qu’on est loin des clichés, en école de commerce… En même temps, on recrute peut-être ce qui nous ressemble ?). Bref, ne pas faire son connard de base, prochain challenge du millénaire ? C’est là que l’on mesure à quel point le catholicisme a complètement échoué dans sa mission civilisatrice… (En témoigne Fillon, d’ailleurs. L’argent, l’argent, la soif de l’or à tout prix !)

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