humani nil a me alienum puto

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dimanche 9 décembre 2018

866ème semaine

Hanoï, le retour ! Et encore un timing plutôt mauvais pour le biz. Quelques rendez-vous, tout de même. Pas de nouvelles ? Hop, une escapade à l’agenda ! Sapa le week-end, Halong le mardi, Tam Coc le mercredi. Magnifique. Un peu la galère (surtout pour l’organisation semi-pourrie de Sapa), mais la récompense visuelle au bout. Quatre fois que je viens au Vietnam (et à Hanoï), et cette fois, enfin, on peut le dire : check !

Et sinon, j’ai encore vieilli, au passage. Décidément…

lundi 3 décembre 2018

865ème semaine

De Kuala à Ho Chi Minh. J’y étais déjà allé en décembre 2015, et ça avait été un succès très relatif, ce qui explique que depuis je n’étais retourné qu’à Hanoi. En ayant réservé très en avance pour profiter de prix fort bas, l’idée était de s’ouvrir quelques ouvertures business si le timing était le bon — et au pire, de parcourir la ville cette fois, parce qu’en n’ayant qu’enchaîné des rendez-vous business un peu partout en taxi, je n’avais rien saisi du lieu… Hé bien le timing étant finalement fort médiocre, les 5 jours se sont transformés en pur tourisme avec option typhon le dimanche (plouf !). HCM aka Saïgon est globalement moins intéressante que Hanoï, je trouve. Le quartier tout neuf tout beau, qui est en train de se faire compléter beaucoup plus loin par le landmark 81 (gigantesque mais maigrichon) et ses tours d’habitation VinHomes (PLU à 42 étages), est somme toute assez concentré autour de la mairie et de l’opéra. Sympa, mais on fait vite le tour. Finalement plutôt du repos — c’est-à-dire, dans mon jargon, beaucoup de code.

Et puis transfert vers Hanoï, avec un vol pur vietnamien organisé comme ils savent le faire (c’est-à-dire : particulièrement bordélique… Mais pour pas cher), et une arrivée dans un aéroport flambant neuf. C’est ça, le Vietnam : chaque année réserve son lot de surprise, tellement ça va vite. Et en même temps, ils ont aussi l’art de ne jamais totalement bien finir les choses. Ainsi, si le métro de Saïgon devrait enfin ouvrir en 2020 et 2021, celui de Hanoï devient de plus en plus critique et augure un futur proche de l’enfer urbanistique de l’Indonésie ou du Nigéria…

dimanche 25 novembre 2018

864ème semaine

Suite à un malentendu de dates assez épique, l’agenda s’est trouvé tout bousculé — un comble. Après moult calculs, il s’est avéré que le plus simple était d’agrandir le séjour Singapour et réduire Kuala Lumpur. Bonus avec le changement de dates — pour 30€ de plus d’avion : un Shangri La à KL !

Singapour recèle des jardins/parcs/forêts en pleine ville assez extraordinaires. On n’y accède pas forcément toujours bien facilement (quoique de nouvelles lignes de métro vont bientôt apparaître), mais force est de constater qu’ensuite l’aménagement intérieur est extraordinaire. L’inverse de HK où la nature est à l’extérieur de l’urbanisation, gigantesque, mais encore très sauvage. À Singapour, on peut avoir quelques kilomètres de passerelles à une bonne douzaine de mètres de haut. Pas de soucis.

En revanche, certains quartiers sont vraiment dans le mood de l’Asie du Sud-Est, encore dans le jus originel. Le quartier malais, probablement le seul animé après 22h, est un sympathique ensemble de rues vivantes où le trottoir n’existe pas forcément. Mais chez les Indiens, c’est encore le niveau au dessus : ça devient assez roots…

Kuala Lumpur est déjà un bon cran en dessous du développement de Singapour, mais très clairement sur ses traces. « Moins de Chinois », me souffle-t-on : ça explique le retard. Les tours Petronas sont splendides. On ne leur donne clairement pas 20 ans. Les bouibouis ont disparu dans l’ensemble, mais on sent qu’on n’en est pas loin non plus. Sur un très large pan de la ville, des gratte-ciels poussent à profusion. On ne compte pas les grues. On construit à l’asiatique : parfois des barrières de protection, souvent pas ; on coule le béton en tongs ; on n’a pas forcément de casque ; n’empêche que la qualité est au rendez-vous. La circulation piétonne est encore compliquée. Il n’est pas rare de manquer de trottoir, ou de devoir faire des détours gigantesques parce que l’urbanisme n’est pas totalement bien pensé, ou qu’il y a des travaux. Le métro est semi-praticable ; comme à Bangkok ou au Japon, plusieurs compagnies, plusieurs systèmes, des trains de proximité avec des cadences catastrophiques, des rames trop courtes, et surtout des gares et un achat de tickets qui s’apparentent à l’escape game (très mauvais point).

C’est parfois défraichi, parfois pas bien fini, parfois splendide et poétique — le parc derrière les Petronas avec jets d’eau en musique, le grand jardin botanique, et même les célèbres grottes pleines de machins indiens. Pays adolescent, qui a poussé dans tous les sens, et qui n’a clairement pas fini sa croissance. Ils n’ont en tout cas peur de pas grand chose, si ce n’est de rien. Kuala Lumpur, c’est la découverte un peu sous-estimée, où il faudra certainement revenir, pour traîner un peu plus, continuer de manger pour pas cher (mais compliqué de trouver du non-épicé, même si on sent qu’en fouillant un peu, on peut probablement encore plus s’amuser qu’à Singapour), et évidemment, profiter d’un superbe Shangri La à 100 balles la nuit…

dimanche 18 novembre 2018

863ème semaine

Première fois à Singapour. Cela fait très longtemps que je veux voir ce qui se cache derrière la carte postale du Marina Bay Sand et sa piscine à débordement gigantesque posé sur trois bâtiments bien hauts — ce qui est suspect étant qu’on ne voit généralement que cela. C’est bien différent de Hong Kong ! Moins impressionnant, plus calme aussi. Aéroport étonnamment lent et pas bien optimal, pour une destination qui se veut business. Et puis c’est fort calme dans l’ensemble (aucune sirène, jamais !). C’est reposant par essence. « Work harder, shop harder », lit-on dans un des très nombreux malls (encore plus nombreux, délirants et gigantesques qu’à Hong Kong !), et pourtant à 17h30, tout le monde sort du boulot ; à 19h, lorsque tombe la nuit, les bureaux sont fermés ; après 20h ou 21h, il devient difficile de dîner, et les malls ferment en dernier vers 22h. Tranquille.

L’urbanisme est hérité de ce qui se fait sur cette partie de l’Asie du Sud Est, mais dans ce qui se fait de mieux, et surtout de toujours très propre. N’importe quel trottoir, n’importe quels toilettes (avec sa tablette pour noter l’endroit), n’importe quel méta-bouiboui, tout est immaculé, nettoyé plusieurs fois par jour. Et les parcs, immenses, des bouts de forêt dans la ville (et non autour, comme à HK), des arbres absolument partout, même sur les immeubles, pour faire de la ville un jardin, dit le slogan.

Et puis la fameuse diversité de la population (et de la cuisine — impossible d’y mourir de faim, on mange d’ailleurs pour tellement peu cher et tellement dehors qu’on se demande si le local peut se faire à manger chez lui ; en revanche c’est souvent frit et donc peu digeste, à moins de mettre bien plus cher dans de l’européen). Tout le monde parle anglais, même si c’est plus difficile pour certains. Une skyline grande mais plutôt médiocre en qualité visuelle — et où l’on ne sent pas du tout l’importance du milieu financier, contrairement à la City ou à HK —, avec cependant des bâtiments qui ont l’air tous neufs. Des ruelles rigolotes et très colorées qui se nichent un peu partout. Un aspect parfois un peu trop hétérogène et pas bien fini cependant (ça fait penser à la maladie Toronto, parfois) ; on passe rapidement du kitsch indien à un quartier fort arabisé, le Chinatown de l’autre côté d’un quartier business où l’on a dû mal à se restaurer, alors que le Marina Bay n’a rien à voir avec le reste de la ville. Pas si ultra-moderne qu’on veut le faire croire, encore de nombreux endroits « cash only », des trains pas tous automatisés, une place encore très prépondérante de la voiture (et être piéton est assez compliqué, même si de nombreux passages couverts existent pour relier les bâtiments et se protéger des pluies diluviennes), qui d’ailleurs sont certes récentes mais ni luxueuses, ni électriques (et encore pas mal de deux roues !).

Mais dans l’ensemble, une facilité de vie assez impressionnante, qui en fait un endroit réellement désirable, qui ne peut pas déplaire. On sent une atmosphère recherchée pour le bien de la population, pour que ça marche. Et c’est déjà énorme en soi.

dimanche 11 novembre 2018

862ème semaine

Retour de Toulouse, puis une demi-semaine à Tours, et un peu de Paris avant de repartir…

lundi 5 novembre 2018

861ème semaine

Une semaine quasi-entière à Toulouse, mais du mauvais côté : idéal pour les affaires et revoir les amis, mais pas très rose tout cela. On ne peut pas tout avoir. Dernière mission de l’année, aussi.

dimanche 28 octobre 2018

860ème semaine

Beaucoup de sorties, et pas facile de faire avancer le code. Ni le blog. Un peu la course permanente…

mardi 23 octobre 2018

859ème semaine

Jeudi, il y avait BIG. BPI Inno Generation. Grand messe impressionnante (40k personnes !) dans un lieu totalement inadapté, organisé de façon amateur (malgré un nombre ahurissant d’organisateurs tout aussi paumés), on ne peut avoir un rendement que de 30 à 40% sur le potentiel d’une journée. En fait, un truc à la française. Si on écoutait ce qu’il se disait dans les couloirs — et pas dans les concours de pitch débiles où pour trois sous on assistait à une file d’attente de plusieurs dizaines de mètre ! —, ça irait un peu mieux. L’entrepreneuriat en France vu par l’État, c’est beaucoup de gueule et pas beaucoup d’action, pour fort cher. On prend ce qu’on nous donne, mais comme d’habitude, on est entre la frustration et la résignation, avec toujours un pincée d’espoir invariablement déçue.

mardi 16 octobre 2018

858ème semaine

Une semaine dense, où n’ont pas été chroniquées une rencontre avec des Vietnamiens à la CCI ; et le 10e salon du livre juridique (dont j’avais raté une ou deux dernières occurrences), un évènement que j’aime toujours beaucoup, permettant de rencontrer plein de beau monde et de repartir avec des bouquins (malheureusement non dédicacé, par mon chouchou Christophe Jamin).

lundi 8 octobre 2018

858ème semaine

On s’était pas vraiment donné rendez-vous dans 10 ans, mais force est de constater que certains visages n’avaient pas été croisés depuis très, très longtemps. D’autres simplement depuis quelques années, ce qui à l’échelle parisienne est parfois un clin d’oeil ; on se donne quelques nouvelles par réseaux sociaux, au pire, mais il est vrai que les rencontres physiques sont rendues difficiles par les agendas compliqués. D’ailleurs pour un « spécial anciens », il aurait dû y avoir plus de monde, quand on y pense…

Le temps des Paris Carnets est-il révolu, sommes-nous tous définitivement devenus des vieux cons® ou tout simplement gros — comme le fait remarquer M le Maudit, devenu très respectable mais plus épais, avant de me revoir et constater une exception flagrante à sa théorie ? Ça manque de free food croisée thématique pour que l’on converge plus souvent, comme le fait remarquer Authueil. Dirty Denis, Nice Immorally, voire Tristan Nitot (qui oublie régulièrement à peu près tout le monde), étaient croisés un peu plus souvent avant un manque flagrant d’alibi. Finalement, il n’y a guère que Bladsurb que je rencontre régulièrement à la Philharmonie et qui était de la partie… (Les autres mélomanes étaient en revanche absents)

Comme à l’accoutumée, c’est Kozlika qui rassemble, et qui a lancé cette idée. Paris Carnet est sur mon agenda tous les mois, mais comme beaucoup, avec le temps qui passe, je zappe. L’évènement s’étiole et rassemble assez peu à présent. L’exceptionnel consiste alors à se rattacher à une date totalement arbitraire, mais qui par chance tombait assez bien pour plein de beau monde. Melody, Gilda, Mademoiselle Moi, Goon, Padawan, Veuve Tarquine (et j’en oublie), voilà des visages que je n’avais plus du tout vu depuis des années, et qu’il fait plaisir de revoir. La souris rencontre enfin Alice du Fromage, qu’il ne me semble pas non plus jamais avoir rencontré avant. Ça peut encore arriver !

Et c’est à peu près comme si on s’était quitté le mois précédent, en un peu plus patiné-grisonnant ; je ne sais pas si c’est rassurant ou flippant. On décidera dans 10 ans.

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