humani nil a me alienum puto

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lundi 20 janvier 2020

924ème semaine

Je n’arrive même plus trop à savoir ce qu’il se passe dans chaque semaine tellement c’est compact. La grève est pénible, mais heureusement la période ne nécessite pas trop de déplacements (enfin bon, j’ai raté un train et une journée de boulot, je crois que ça n’était jamais arrivé…).

La campagne électorale va bon train, j’explore des finances et fait des expériences étranges (du type témoin de Jéhovah. Oui oui, du porte à porte). En fait je suis plutôt content de me savoir au chômage dès le mois de mars. Ça va permettre de se poser un peu (quoiqu’il y a les élections, mais quand on a un backup d’une cinquantaine de personnes volontaires, ça va mieux).

mardi 14 janvier 2020

923ème semaine

Donc, je n’ai le temps de rien faire de base, et me voilà engagé dans la campagne municipale. Et le pire, c’est qu’au début, je pensais que de toute façon, dans ma ville qui fut coco avant Marx, on n’avait pas une chance. Mais en fait pas du tout. Et le pire du pire, c’est que forcément, je suis bien câblé pour ces bêtises — le côté analyse, hein, pas le côté extraverti qui doit faire des papouilles à tout le monde. Bref, me voilà en campagne, en train de désosser des rapports financiers de centaines de pages, quand je n’avais déjà plus le temps de dormir. Pas bien raisonnable. Mais on va pas encore attendre six ans que la ville continue de se dégrader, en râlant que rien n’est fait. À un moment, il faut être cohérent et se retrousser les manches.

samedi 4 janvier 2020

922ème semaine

Une dure année. Pas pour les affaires. De ce côté, c’était splendide — même si ça s’est rudement calmé en fin d’année, en annonce d’une année 2020 qui pourrait être très difficile. Si ce n’était que cela. J’ai perdu mon grand-père (le seul qu’il me restait) et ma tante (à soixante ans). Il y a une photo du mariage de ma soeur, il y a un an et demi, où nous sommes tous les trois. Un an plus tard, deux ont disparu. Corps inanimés, rembourrés, mis en boîte. Une année aussi dont j’ai passé le quart du temps à souffrir, et une bonne partie le martyre, avec un bras salement cassé qui n’est toujours pas totalement remis neuf mois après et quarante séances de kiné plus tard. Cette blague m’aura aussi coûté 6000 euros de perte (moins 2700€ d'assurance privée). Gigantesque, surtout quand on paie dans les 10.000€ d’assurance par an (depuis 13 ans, et pas une seule ITT). Une année compliquée aussi sur le plan personnel. Et une année où beaucoup de choses censées se réaliser n’ont absolument rien donné. Bref, une année qui m’aura assez enrichi pécuniairement mais que j’aimerais beaucoup oublier. 2020 pourrait être tout le contraire.

lundi 30 décembre 2019

921ème semaine

Nowel, remplissage de ventre au-delà du raisonnable, et galères de transport. Du ciné en retard, avec toutes ces bêtises…

lundi 23 décembre 2019

920ème semaine

J’étais donc censé revenir de mon usuel voyage en Asie. Mais un bras cassé a changé mes plans. En même temps, j’aurais été dépourvu au Vietnam, et fort embarrassé à Hong Kong. Il y avait encore pas mal de quoi s’occuper au pays, et finalement se concentrer sur le développement technique de la startup n’était pas le plus absurde. Mais l’Asie me manque. Surtout quand à la place, on a la grève. Ce folklore franco-français. Pénible. Rien qui n’avance, et quand il y a un miracle, c’est un peu de travers, et ça agglutine tout ce que le pays compte comme réticence par défaut à la réalité qui contrarie son candide idéalisme. Clairement en manque. Il faudrait que je réserve l’Afrique, à présent, mais comme c’est le seul endroit pire que la France (qui se ressemble s’assemble), ça risque de me déprimer… On verra.

mardi 17 décembre 2019

919ème semaine

Pour changer un peu en France, revoilà la grève. Évidemment, c’est toujours les mêmes, les rentiers d’État, cette plaie qui s’échine à raconter qu’elle n’est pas privilégiée mais peut se permettre fréquemment d’emmerder tout le monde pour maintenir… bein ses privilèges, pardi ! Alors on est en mode dégradé. Galère. Malheureusement, j’aurais dû être en Asie. Heureusement je n’avais donc pris aucun engagement particulier. Et quand on arrive sur Paris après une grande lutte pour passer de la périphérie extérieure à la périphérie intérieure, il faut en profiter fortement. D’ailleurs, ce qu’il y a de plus ironiquement terrible dans cette histoire, c’est que les faux prolos emmerdent largement plus les vrais pauvres que les intra-muros (notamment les gauchistes bobos en soutient), en invoquant de sauver l’égalité pour le traitement de leur dur labeur. Le vrai foutage de gueule, il est sûrement là.

mardi 10 décembre 2019

918ème semaine

Bon, c’est terrible, j’ai encore vieilli. À ce rythme-là, je vais terminer vieux. On me donne encore du « jeune homme », mais pour combien de temps ?…

lundi 2 décembre 2019

917ème semaine

Il faut se rendre compte quand même d’à quel point on part de très loin (ou plutôt à quel point on est allé très loin) dès qu’il s’agit de construction. Que ce soit la passerelle montée en avril dernier au dessus des voies du RER qui aura enfin son escalier fin décembre — en attendant, c’est Verdun sur les quais —, ou pour mon appartement. L’illustration de cette semaine semble atteindre le même niveau que lorsqu’on m’a proposé un plan avec un placard dont la porte s’ouvrait à l’intérieur, ce qui sur le plan était explicitement représenté comme prenant absolument toute la superficie sauf un petit coin. On se demande comment les architectes sont câblés, mais en réalité c’est généralisé.

Il se trouve donc que j’avais demandé à rapprocher les WC de la douche dans l’espoir de placer le lave-linge à côté du mur. En soi, il suffit de tirer moins de tuyaux, et ça reste compatible avec la norme handicapé. Mais de fait, ça restreint les possibilités d’entrée dans la douche, qui de toute façon étaient assez absurdes avant (un bac de 80x80 alors qu’il y avait encore 40cm libres derrière). Peu importe, il reste assez de place. Mais pour éviter que je me tape tous les matins les robinets dans les côtes, je demande à ce que la tuyauterie de la douche soit mise du même côté que les WCs, de l’autre côté de la future entrée du pare-douche (non fourni, ce qui vaut une belle mise en garde de l’architecte : « ça va éclabousser »).

Tout ceci est donc accepté, modulo le warning, au bout d’un processus aussi long que pénible, toujours en téléphone arabe, à travers une correspondance certes sympathique mais qui y connaît encore moins que moi en construction. On croirait qu’on conçoit un gratte-ciel alors qu’on est en train de changer une douche… Et j’apprends alors qu’il faudra sur-élever le bac, parce que l’évacuation doit être mise sous la douche. Absolument. Question d’évacuation. Ah. OK.

Plus tard, alors que je visite un show room de salles de bain (vie trépidante de propriétaire…), je me rends compte que la tuyauterie en plein centre de la longueur, c’est pas mal du tout. Et en plus, c’est ce que j’ai depuis plus de 15 ans dans mon appartement. Et ça permettrait même de résoudre ce problème de surélévation de bac. Je propose donc ça au milieu de plein d’autres choses, par mail, où on a une réponse par semaine en moyenne, et où il faut une douzaine d’échanges pour péniblement se faire comprendre.

Et ça reste ainsi perdu. On se retrouve bien huit mois plus tard. Si ce n’est dix. J’ai enfin un plan qui me convient (j’ai dû faire mon connard au passage pour « getting to yes », comme on dit en négo — les Français, par défaut, ça ne connaît qu’un seul mot : « non »). Je signe, je renvoie, et tout à coup je vois sur le contrat de travaux modificatifs (aka TMA) qu’il y a écrit « bac de douche inversé sur demande du client. Colonne de douche centrale ». Je m’enquiert donc de la chose : déjà, ce n’est pas moi qui ait demandé d’inverser, j’ai accepté l’inversion suite au conseil du promoteur qui le tient de je ne sais qui ; et cela paraît contradictoire avec cette colonne de douche qui serait au centre du côté long, et non du côté court ; d’ailleurs sur le plan, il y a un jet représenté au fond, côté WC.

Trois mails, deux coups de fil, et j’ai enfin ma réponse : ils ont bien accédé à ma demande de mettre la colonne de douche sur le grand côté (chouette !), mais l’évacuation est restée au loin. WTF. L’ingénieur au téléphone me dit quelque chose comme : oui, bon, j’admet que c’est pour le moins incohérent, mais vous savez, les clients nous demandent des choses étranges. Et moi de rappeler à ce sympathique fraichement diplômé que dans notre métier, on a un devoir de conseil, donc si l’on voit une demande stupide, on informe, on lève le doute. Surtout quand en face de soi, on a un autre ingénieur, purement rationnel, qui calcule toutes les hypothèses possibles faute d’avoir une possibilité de vision correcte holistique — et non ce n’est pas moi qui ai demandé, et quand bien même, il faut réadapter au fil des changements !

Trois semaines. D’abord, il a fallu voir sur place. Vérifier comment la tuyauterie sous le bac a été mise en place, si c’est trop tard, si c’est correctible. À présent, c’est dans les mains de l’architecte. Probablement pour inverser le pauvre rond, avec les petits traits qui en partent comme un soleil, qui s’avèrent ne pas être la colonne mais l’évacuation. C’est un truc de fou. Tu m’étonnes qu’à la fin, le « prix maîtrisé » ce soit 5000 balles le mètre carré.

Quelque part, assister à la fin d’une civilisation, le suicide collectif, c’est assez fascinant.

mardi 26 novembre 2019

916ème semaine

Première fin de semaine à colloques et salons, avant une suite dans le même goût. Intensif.

lundi 18 novembre 2019

915ème semaine

Semaine de déplacements, un coup à Tours, un coup à Angoulême. C’était prévu comme ça avant qu’un bras cassé ne rende cette précipitation inutile. Ma vie dans les trains et en province (et dans les hôtels et les restos) (et les salles de cours).

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