humani nil a me alienum puto

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lundi 21 septembre 2020

959ème semaine

Cette semaine signe la reprise des déplacements dans la belle province de l'Ouest. Le train arrive en léger retard, correspondance non assurée, 40 minutes perdues. L'office du tourisme est paumé, ils n'ont rien prévu pour des non-Chinois et il n'y a plus du tout de Chinois. L'hôtel ne propose aucun service un peu évolué (pas de chausson, pas de trousse de toilette ou de couture, pas de bouilloire et de sachets de thé, pas de bouteille d'eau, pas de mini-bar ; télé bloquée en français), ce qui ne l'empêche pas d'afficher trois étoiles en plein centre-ville (ah, l'insonorisation est aussi optionnelle) ; "vous êtes sur un séjour long" (une semaine), donc pas de nettoyage de chambre, pas de remplacement de serviette (enfin si, une fois, la veille du départ), pas de changement de draps. J'en passe et des meilleures. Après Tours, Niort, hôtel sans accueil à partir de 20h. Pas de buffet non plus, mais j'ai fini par comprendre que c'était de l'anti-covid (heureusement, sur le 2e hôtel, j'ai enfin pu négocier du salé…).

Le monde d'après français ne s'est vraiment pas beaucoup amélioré par rapport au monde d'avant. Je dirais même que ça s'est correctement dégradé sur les conditions qui elles étaient encore acceptables. Au hasard pour donner cours. Évidemment, aucune considération pour le fait de donner cours correctement — comme si le présentiel résolvait tout en soi. Une nouvelle ère s'ouvre dans l'absurdité.

dimanche 13 septembre 2020

958ème semaine

Cette semaine, j'ai dû pour la deuxième fois de ma vie me rendre au tribunal de commerce. Cette fois-ci, c'était Paris (j'ai déjà eu une affaire jugée là, mais je ne m'étais pas rendu à cette audience). Une mise en état non annoncée comme telle, suite à l'opposition formée par mon client mauvais payeur, ce qui lui avait déjà fait gagner 6 mois (merci le confinement…). In fine, presqu'un an et demi que j'ai émis la facture. Savoir où est la bonne chambre du tribunal est une vraie galère ; et rater le coche vaut potentiellement radiation, je le sais fort bien pour l'avoir déjà vécu. Alors, j'ai encore perdu plusieurs heures ; et l'autre abruti n'est pas venu, comme je m'en doutais. "Que voulez-vous faire", me demande le président masqué, à presque 10 mètres de moi, ajoutant que la question n'est pas banale. "Être payé ?", répondis-je benoîtement. Des mois d'attente, 300 euros de procédure, des journées, le stress, et le verdict : "solution à 4 semaines, si le défenseur ne se manifestement, un juge décidera de l'issue". Allez, encore un mois pour savoir si mon adversaire connard est bien sûr et certain de vouloir être un connard jusqu'au bout. Sait-on jamais.

Pendant ce temps aussi, on s'aperçoit qu'à cause d'un mauvais alignement de planètes, ma startup qui n'a jamais eu autant de pognon en banque est dans une zone rouge cramoisie. Pour une ête histoire arithmétique stupide que je n'avais pas anticipé. L'expert-comptable ne m'a pas averti ; la CAC a exigé que je lui prouve que la société était encore vivante sous peine de l'euthanasier. Cinq ans de boulot, des milliers d'euros d'investis, et voilà comment on est remercié en France, le pays où la loi a été écrite pour le CAC40, gérer une boulangerie sinon, mais certainement pas pour un investissement dans l'innovation. Pays de merde, encore une fois. Recherche désespérée de solution, pour ne pas être ruiné par ce pays qui vous veut du bien (en mode "va vers la lumière, va !").

Il faut vraiment être nourri à la colère pour puiser sa force dans un système pareil. Et je ne suis pas certain que ce soit bien et bon.

mardi 8 septembre 2020

957ème semaine

Un beau rush entrepreneurial m’est tombé dessus. Grosse signature, après moult rendez-vous sans trop de lendemain, presqu’un an de tractations. Des zozos qui rentrent de vacances et sous-traitent leur propre rush. Et une ambition peut-être un peu trop ambitieuse étant donnés les délais sur la startup. Tout ça en même temps. Le report de l’inactivité d’autrui en début d’année (ce qui en France signifie : de janvier à août) prend la forme d’une déferlante. Dur. Je redisparais donc marginalement…

mardi 1 septembre 2020

956ème semaine

Cette semaine (ou plutôt ces quelques dernières semaines) m’a confronté à des fabrications de gosses partout autour de moi. Un truc de dingue, j’ai l’impression que ça se multiplie partout. Et je me dis : qu’est-ce que ma génération, à plus ou moins cinq ans près, se dit pour se reproduire en plein de mini-mois (et vraiment du mini-moi, en l’occurrence : les aventures de Mathilde au pays la lutte contre l’infertilité, c’est quelque chose). Moi qui pensais qu’on pouvait tourner un peu malthusien sur les bords (un luxe offert par la maîtrise de la contraception) et éviter d’en rajouter aux 7,8 milliards déjà présents (presque un fois deux depuis que j’étais petit — merci le capitalisme libéral, hein), eh bien non. Le dictat biologique dans toute son essence.

Et puis quand on fabrique le sien plutôt que d’en prendre un sur étagère, c’est quand même courir de sacrés risques. Ni repris, ni échangé ! Et un investissement d’au moins 20 ans (plutôt du 25-30 à présent — et encore, j’en vois qui se reproduisent à 35 ans sans être toujours financièrement viable, un truc qu’on aurait cru uniquement le fait de population illettrée immigrées, encore un coup dans l’image d’Épinal !). Il faut avoir une telle assise financière et sociale que je me dis que franchement, faire un gamin à moins de 50 ans, faut être un peu inconscient. Un niveau d’inconscience du type ouvrir une entreprise (ou trois, hum) en France. Oups. En bien pire, en fait. Et pourtant, c’est quotidien, une banalité.

Et là, je comprends un peu mieux toutes ces demoiselles qui se trouvent des hommes beaucoup plus âgés. En peu de temps, j’ai vu les cas se multiplier, avec des deltas de vingt ans ou plus. Au passage, je me dis que quand je n’aurais plus de cheveux (noooooon), je pourrai au moins toujours compenser par de la chair fraiche annexe — à condition d’y planter des graines, zut (et après, la demoiselle change sa focale de vie comme le veut le darwinisme mammifère : la fenêtre nuptiale est assez courte, in fine). C’est un peu dingo vu de chez moi. La biologie, il faut bien avouer, ça me dépassera toujours.

mardi 25 août 2020

955ème semaine

Un semblant un peu vague de vie sociale semble se dessiner, mais clairement, ma période introspective quelque peu subie me permet de bâtir ma cathédrale personnelle un peu plus rapidement que prévu, et de revoir les ambitions à la hausse. Ainsi, la petite fonctionnalité prévue n’a cessé de grossir, et me rendant compte qu’en réalité, il existait même des logiciels ne faisant que ce périmètre prévu, j’ai allègrement donné la technique du petit-copieur-chinois, pour in fine m’auto-imposer un cahier des charges de type : « oh tiens, faisons une application dans l’application ! ». De toute façon, quand on n’a que ça à faire… Et voilà comment on crame un mois d’août, jour et nuit, semaine et week-end. Y’a plus qu’à vendre. Y’a plus qu’à…

mardi 18 août 2020

954ème semaine

J’étais bien parti avec un billet non écrit à l’arrache, mais quand on n’a pas à faire grand chose d’intéressant que bosser-bosser-bosser, eh bien, on en oublie son blog. Oups. Semaine suivante !

lundi 10 août 2020

953ème semaine

Une semaine bien vide de rebondissements attendus ou espérés. Une vie sociale qui se résume à une soirée avec les membres locaux du parti à pique-niquer sur la terrasse du président local. Et sinon : que du boulot (qui paie pas) (mais qui avance beaucoup beaucoup). Ça ne va pas forcément marquer beaucoup l’histoire…

mardi 4 août 2020

952ème semaine

Me voici bien embêté pour ce log de la semaine (qui court du 22 au 29 juillet 2020, selon la règle immuable de ce blog qui a passé les 15 ans…). Pas même une petite diversion pour causer d’autre chose que ce dont je ne veux pas encore parler. Tant pis, pour le moment, je passe ! (De toute façon, spoiler : rien de spécial la semaine suivante, ça pourra toujours servir) (Et puis pour le moment, pas beaucoup de monde a été mis au courant — à peine moins que le nombre de lecteurs résiduels ?)

lundi 27 juillet 2020

951ème semaine

Recherche d’escaliers, rencontre d’avocate pour mon bras, activités sociales plaisantes, restos, ciné, serait-ce la première véritable semaine post-covid ? Une semaine très rapidement passée, en tout cas. Comme beaucoup d’autres.

950ème semaine

Premier véritable conseil municipal. J’ai toujours voulu y assister, mais j’avoue que je n’avais jamais pris le temps de me renseigner sur les dates et horaires. Ce n’est pas comme si mon emploi du temps n’était pas déjà bien trop chargé. Mais là, j’avais un rôle à jouer, alors ça valait le coup. D’autant que j’ai beaucoup bossé dessus.

Une tonne de documents à avaler en une semaine. Voilà comment ça marche, la démocratie locale : 400 pages de documents techniques essentiellement financiers, autant de morceaux d’AG pré-écrits où l’on en apprend des vertes et des pas mûres, noyé au milieu des trucs classiques et chiants de type nomminations à la tripotée de commissions diverses et variées. On y voit en action le plus pur clientélisme communiste et la gestion dans l’à peu près des finances publiques, avec une partie non négligeable qui ne doit pas être bien légale, mais comme il n’y a aucun contrôle, tout va bien. L’opposition réduite à peau de chagrin ne peut que faire dans le vaguement symbolique, et n’est souvent pas au niveau — d’un point de vue technique (connaissance, analyse et synthèse des données) que politique (synthèse et prise de parole percutante — déjà, prendre la parole tout court est un challenge hors de portée).

L’affaire est d’une diabolique efficacité dans l’inefficacité. 65 points discutés en 3 heures, dont 30 votés d’un seul coup. Des conseillers de la majorité qui ne comprennent rien et lèvent le bras quand on leur dit de le lever. Même quand il s’agit de voter sur la base de documents qu’ils n’ont pas vu (plusieurs centaines de pages à analyser en quelques minutes, un exemplaire pour 49 posé sur une table que personne n’a ouvert). La blague intégrale. L’argent s’envole ainsi. 50% du PIB bouffé par l’État : on lui donnerait 100%, à ce niveau, ça se démerderait pour être encore en déficit à la fin de l’année. Hallucinant. 180 millions d’euros fumés par des incompétents notoires, mais bêtes politiques nées.

Expédié c’est dépensé !

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