humani nil a me alienum puto

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lundi 14 octobre 2019

910ème semaine

Je crois que la semaine a été bien chargée, et comme la suivante n’est pas mieux et que ça commence à se sentir (sommeil…), on va faire court cette fois. Bientôt la fin du rush, cependant : pas d’Asie pour cause de bras cassé (et à vrai dire un certain soulagement : ça aurait merdé), a priori moins de secousses sur la période prévue qui arrive. A priori…

dimanche 6 octobre 2019

909ème semaine

Train, Limoges, train. Toutes les deux semaines. Ça commence à devenir le train-train. En porcelaine.

mardi 1 octobre 2019

908ème semaine

Cette semaine, il y avait les journées du patrimoine. Un peu compliqué à caler sur l’agenda, j’avais une idée, on verra l’an prochain. Au bout de ma rue, un immeuble en destruction (qui m’a valu une courte interview dans le New York Times). À l’intérieur, des artistes sur l’une des ailes du bâtiment, répartis dans trois ou quatre appartement multipliés par cinq étages et le rez-de-chaussée. On se serait cru au bon vieux temps de la fondation Louis Vuitton des Champs Élysées, avec des pièces décorées du sol au plafond, des photos, des films, du dispensable, du brillant, du moche, du drôle, de l’émouvant, du WTF, du malicieux. Un peu de tout, et des artistes parfois présents près de leurs oeuvres. Je pensais passer vite fait, j’y suis resté deux bonnes heures…

J’avais repéré, au hasard d’un dépliant trouvé dans l’un des appartements vétustes, qu’une visite avait lieu toutes les heures pas très loin de là, aux mobiliers de Paris — qui n’est pas à Paris parce que les terrains du XVème arrondissement ont dû être « revalorisés », comprendre les vendre très cher pour faire des immeubles pendant que, comme le reste de tout ce qui était industriel, les banlieues pauvres ont hérité des ateliers-hangars. Mobilier, comprendre : les bancs verts (mais pas tous, parce que les parcs et jardins sont une autre juridiction, mais pour les repeindre, comme ils n’ont pas la bonne machine de menuiserie, finalement ça finit par reconverger) et les diverses barrières et autres poteaux qui poussent comme des champignons (à 46€/unité).

Une bonne heure parmi ces gens assez simples qui ont l’art de faire dans la peau — fiers d’avoir créé des systèmes qui évitent de se coincer les doigts ou de redresser des poteaux, expliquant qu’on doit sous-traiter mais aussi faire du stock avant d’assembler parce qu’on ne sait jamais trop à l’avance dans quel sens ça va se monter, jonglant avec les délais, etc. On apprend qu’un banc se fait reponcer-recycler tous les quinze ans, que le pont des arts est en chêne à cause des urbanistes qui obligent dès lors un remplacement bien plus régulier que si c’était du bois exotique, ou que Paris ne partage aucunement ses moyens de production et de logistique, même avec les banlieues occupées, et ça a l’air très revendiqué. Les manants peuvent cependant faire appel aux même sous-traitants pour obtenir des modèles similaires.

C’est ainsi que se pave la route vers le Grand Paris (à propos de pavage, la visite pouvait être jumelée avec une tournée en car à Bonneuil-sur-Marne, mais il se faisait tard pour voir où naissent aussi les pavés…)

mardi 24 septembre 2019

907ème semaine

Passion cuisine. Tournée des cuisinistes ! Cuisines, cuisines… On n’a pas idée, c’est riche, cette matière-là. Coûteux, aussi. Ce qui n’est pas illogique quand on connaît le prix des beaux meubles, et le prix des moins beaux meubles aussi. La différence de qualité et de prix n’est pas proportionnelle, en fait, quand on se penche dans le détail. Mais le seuil psychologique (comprendre : financière) n’est pas légère. Je n’avais absolument pas prévu cet achat. Me voilà en train de multiplier les offres de rêve — finalement le plus sûr moyen d’avoir quelque chose qu’on ne regrettera pas. Pour la pièce la moins importante, qui devient la plus importante par proximité, ou plutôt inclusion. Quelle plaie, et quelle immense perte de temps. L’effet Kisscool d’achat dans le neuf. Sachez-le donc : si vous achetez en VEFA, la première chose à faire avant même de signer (pour mieux négocier les modifications de plan !), c’est d’aller voir le cuisiniste. Si je m’y attendais, à celle-là…

lundi 16 septembre 2019

906ème semaine

"Il y a moins de gris." Hé bien avec ça, on fait tout un programme. La lecture de radio, c'est entre le marc de café et les entrailles de piafs. Moi je vois un os qui n'est juste pas super solidaire. Surtout qu'en changeant un peu le profil avec le radiologue plus vieux que d'habitude pour la rentrée (l'hôpital était aussi bien plus plein !), en me faisant simplement mettre la main derrière le dos, on a eu une nouvelle vue bien flippante. Jusqu'alors on voyait le haut ; là on voit toute la longueur et un vide entre les parties blanches. Mais c'est vrai qu'il y a moins de gris : ça veut dire que ça se consolide. Hop, permission de torturer ! Mes deux kinés, qui après s'être relayés pendant leurs vacances désynchronisées ont à présent ma garde alternée, restent plus dubitatifs devant le cliché. C'est que contrairement aux jolies internes, eux me tripotent plusieurs fois par semaine, et sentent bien qu'on ne va pas trop trop forcer non plus, surtout en rotation. Perso, je suis aussi de cet avis. Mais alors que parfois je fais certains mouvements sans réfléchir qui m'auraient fait hurler de douleur il y a peu, je me surprends à gagner de nouvelles capacités, comme de pouvoir translater sur un couchage en me supportant sur les deux bras. Quel superpouvoir. Spiderman, me voilà ! J'ai moins de gris !

samedi 7 septembre 2019

905ème semaine

Six heures trente de train pour 350km. C’était la near-death expérience de la province. Comment peut-on prétendre développer un pays où tout déplacement est une galère potentielle immense ? Pour un rendez-vous de deux heures le lendemain, une société que j’ai rejoint a dépensé dans les 1000€, sans compter la journée et demi pour trois personnes dépêchées. Mais alors, le train qui met presque deux heures à partir, puis reste coincé au milieu de nulle part, et doit enfin voir sa gare d’arrivée changée au milieu de la nuit, tout cela parce qu’un train de marchandise lointain était bloqué, c’est bien digne d’un pays en voie de sous-développement. Lamentable. Jusqu’au bout : ayant pensé à distribuer des « bons taxis », la SNCF a simplement oublié de rameuter lesdits taxis, arrivant au compte goutte à une heure où il n’est pas censé arriver de trains, pour une population dense qui en avait plein le dos, mais que les gros balourds de la sécurité n’hésitait pas à gérer sans ménagement. Après quelques taxis pris d’assaut, même quand ils ne prenaient pas lesdits bons (!!), j’ai fini en bus de nuit. Une belle allégorie de ce pays qui prend la flotte de tous les côtés. En attendant, je comprends mieux pourquoi tous ceux de la région qui montent sur Paris, là où tout se passe, prennent leurs voitures. Désespérant.

mercredi 28 août 2019

904ème semaine

Un très beau mariage le vendredi (tout le samedi pour digérer à Versailles), un retour à Limoges (j’y fais ma vie, je deviens un héros local), peu de temps pour soi, la reprise se fait en mode accélérée… Sans compter les activités startupiennes en mode ascenseur émotionnel.

mardi 27 août 2019

903ème semaine

Fin d’ITT, retour à Limoges. Back to work, Palpat in da place.

dimanche 18 août 2019

GPA sans PMA

« Дылда » (la perche, traduit en « une grande fille ») est le portrait d’une jeune fille russe après la seconde guerre mondiale — surnommée « dylda », traduit en « la girafe ». Kantemir Balagov, 30 ans, capte l’âme russe comme on ne sait le faire que là-bas. Ou comme me le répète mon binôme : « c’est glauque ! ». Il faut de jolies filles et des garçons moches, un climat rude et un décor déprimant, peu de dialogues, beaucoup de secrets, et de temps à autre, après s’en être pris plein les dents, une explosion de rage qui ne criait gare. Pour héroïnes, on a Viktoria Miroshnichenko et Vasilisa Perelygina, qui ont manifestement autant d’expérience que le réalisateur-scénariste, ce qui ne semble pas non plus les gêner outre mesure. La première est une grande blonde longiligne très introvertie qui souffre de crises toniques d’épilepsie, c’est-à-dire qu’elle se raidit totalement et soudainement de manière aléatoire. La seconde, de retour du front plus tard, est une rousse tonique extravertie manipulatrice.

Les deux amies se reconstruisent en accumulant autant de secrets qu’elles n’en avaient avant, ce qui n’est pas peu dire. Et comme les circonstances le commandent, la rousse veut faire faire un gosse à la blonde. On devine ce que ça donne à la fin des années 1940 en l’absence de PMA (le plan à trois le plus épouvantablement perturbant de l’histoire du cinéma). On se demande si elles vécurent heureuses et eurent beaucoup d’enfants…

Un film glauque, dérangeant, russe en somme (trop ?), certes, mais tout de même un sacré morceau de pellicule qui ne laisse pas indifférent…

mardi 6 août 2019

900ème semaine

De nouveau en retard sur le blog = de nouveau sur pied ! Ou presque. Via un détour sur Marseille, échappée miraculeusement de la canicule, pour apprendre que mon coeur va très bien, lui. Et faire quelques exercices de gestion du bras, qui donnent de bons résultats, même que la kiné a déclaré : « mais vous n’avez pas besoin de moi en fait ! » Presque, presque…

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