humani nil a me alienum puto

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samedi 13 mars 2021

984ème semaine

Reprise de cours en présentiel. Un peu compliqué, quand il fait froid dehors. Les pioupious sont forcément collés les uns aux autres, je crois qu'ils n'ont pas compris le principe des aérosols, à refermer les fenêtres que j'ouvre. Crevant, aussi, parce qu'on a casé plus que de mesure, pour en profiter au maximum. Je pense que c'est trop tôt, il aurait fallu attendre avril, comme je l'avais prophétisé. Qui trop embrasse mal étreint. Trop de monde se sent à bout. Je me dis qu'heureusement, ce n'est qu'un virus, parce que si c'était une guerre, je n'imagine pas l'état de ce pays. À moins qu'une véritable adversité déclenche autre chose ? Entre le monde artistique en mode enfants gâtés et les râleurs  sur la non-production de 7 milliards de doses d'un vaccin arrivé 4 ans avant sa prévision la plus optimiste (plusieurs vaccins, même !), c'est tout de même une image encore plus décevante de l'humanité que j'aurai. Et pourtant, heureusement, il y en a encore quelques uns qui servent à quelque chose et sauvent la mise — parce que les héros qui ont pondu du vaccin en si peu de temps, c'est un peu l'impensé actuellement. Encore un coup à devenir vaguement saint-simonnien, cette affaire.

mardi 9 mars 2021

983ème semaine

Dans les projets, il y a un truc appelé "chemin critique", quand ça commence à tellement déborder qu'on court à la cata. Quand ça devient chaud, en somme. Un appartement en livraison, une affaire avec deadline contre ma mairie, une startup censée commercialiser sur ce segment temporel très court, mais à la fois lâchée de partout et bénéficiant de renforts inattendus qui tardent cependant, on peut dire que c'est assez la folie, quand même…

Avec tout, le blog est en friche.

dimanche 28 février 2021

982ème semaine

C'est le désespoir, je me suis inscrit sur Happn. Par dépit et parce que la souris m'a conseillé après avoir testé plusieurs mois. Je n'avais clairement pas le temps, de toute façon, jusqu'à il y a peu. Bref, je fais mes classes sur les applis de rencontre ; la dernière fois était il y a 11 ans sur Meetic, c'est dire. Alors, ça sent l'expérience sociologique. Une bonne moitié des profils n'a pas de photo potable (photo floue, où l'on ne voit rien, de totalement autre chose, voire rien du tout), aucune ou peu de description de goût ou indication de recherche, et même pour ce qui est du petit texte introductif, on doit être à une sur dix, sachant qu'une fois sur quatre, dans ce cas-là, c'est pour pondre quelque chose de fort véhément : se plaindre des photos de mâles alphas à abdos dans la salle de bain, de pénis en messagerie privée, de fautes d'orthographe, d'être ghosté après un "crush" (c'est-à-dire une concordance de likes), que sais-je encore — bref, elles se plaignent de leurs mauvais choix de mâles likés, en somme. Ça fait autant peur que les textes perchés, en mode développement personnel pour les nuls mâtiné d'horoscope. On rencontre de l'esprit dans un cas sur vingt ou trente (mais généralement, ce n'est pas à moitié, dans ce cas).

Un bon tiers arbore les signes les plus purs de la féminité stéréotypée, à la limite du bon goût voire pouf assumée — ongles, maquillage outrancier, fond de teint à la truelle, talons démentiels, mini-robe à paillette (une partie marginale de cette population est carrément escort…). Une quasi-moitié des profils montrent de l'alcool sous une forme ou une autre, généralement une coupe à la main (parfois la bouteille entière) ; il y a aussi un nombre impressionnant de fumeuses, à ce rythme les espérances vie vont s'équilibrer. Et puis il y a la grande quantité de trentenaires ou plus qui cherchent un géniteur, parfois en ayant déjà une certaine quantité de marmots — mais que dire de celles en fin de vingtaine ou début de trentenaire, plusieurs gamins au compteur, qui cherchent l'amour très sérieux pour pondre la marmaille suivante ?… No comment sur celles qui mettent des photos avec leurs gosses (heureusement, ce cas est marginal). Et toujours dubitatif sur les profils olé olé qui réclament le plus grand sérieux (sans second degré).

La recherche ouverte de pure gaudriole est extrêmement faible. Soit c'est en début de vingtaine, soit dans la quarantaine. L'appli est particulièrement bugguée (et le site web est assez catastrophique), ça arrange peu les choses. Le tri des fleurs-jupons est parfois complexes, un algo pourrait éliminer cela plus efficacement (déjà, toutes les photos à la snapshat…). Je me demande parfois aussi si ça ne triche pas sur l'âge ; parfois (si ce n'est souvent), ça fait un peu peur… Happn, c'est plus la quantité que la quantité, on est dans la peau du chercheur d'or au milieu de l'Amazonie (et il y a effectivement quelques pépites hypothétiques, un profil sur 30 ou 40 je dirais). En tout cas j'ai compris que ça fonctionnait comme Pokemon Go : comme c'est géolocalisé, ça propose des profils censément croisés. Autant dire qu'on ne croise pas la même chose par chez moi et au centre de Paris. Next step : tester Neuilly. Au moins, ça fait promener, c'est déjà ça...

lundi 22 février 2021

981ème semaine

Cette semaine, c'était conseil municipal. Il tombait à point nommé pour illustrer les ravages de l'islamogauchisme™. La petite piqûre de rappel au maire coco sur ses liaisons dangereuses, ou tout du moins ambigües, c'est soldé par un micro violemment coupé. Le respect du débat et des oppositions. Évidemment, tout le long de la soirée (plus de 5 heures !), cela a ensuite pleuré sur le fait qu'il n'y avait plus d'opposition pour faire semblant de donner le change dialectique, étant donné que les deux groupes d'oppositions ont décidé de claquer la porte suite à l'incident. C'est qu'on a vite fait de comprendre l'esprit communiste : l'opposition est très bien tant qu'elle est gentille, fait bonne figure, et ne vexe pas le grand chef, qui mène le débat comme il l'entend, c'est-à-dire que c'est lui qui décide quand ça parle et comment ça parle. Apparemment, il faudrait être heureux d'exister et respirer, avant ça aurait été un aller direct pour le goulag ! Pas étonnant qu'ils se trouvent beaucoup d'accointances avec les plus radicalisés des Islamistes — l'ironie voulant que l'opposition, présente ou non au CM, compte bon nombre de dirigeants musulmans…

Il faudrait faire faire des stages aux gaugaus, se dit-on parfois, pour qu'ils ouvrent peut-être les yeux sur ce qu'ils soutiennent. En même temps, on a beau savoir que 50 millions de morts (à quelques millions près), des famines organisées, la terreur, etc., ça trouve toujours un échappatoire. Ce n'était pas du vrai communisme, ce n'était pas la même latitude ou longitude, c'est à cause de l'embargo américain (celle-là, elle m'éclate toujours, c'est dire le niveau intellectuel…). Pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. C'est atterrant quand il s'agit de gens très éduqués et extrêmement inquiétant lorsqu'ils ont gagné un pouvoir de prosélytisme, pour dispenser un catéchisme sous couvert de science. Après tout, après s'être fait voler les concepts de solidarité par les cocos, et de laïcité par les fachos, pourquoi pas se faire voler la science par les imbéciles ? Il serait peut-être temps de se faire décoloniser la cervelle par tous les abrutis finis qui trainent…

lundi 15 février 2021

980ème semaine

Encore un mort. Tous les six mois, ça commence à faire beaucoup. Et encore, le dernier n'était pas il y a si longtemps. On est censés mourir vers 85 ans, paraît-il, ce serait bien de faire un effort. Comme toujours (mis à part ma tante, côté familial), un homme. C'est aussi la deuxième fois que ça arrive, dans mon entourage, un premier jour de retraite. Il faudrait vraiment faire attention à ces choses-là, ça a l'air dangereux. Comme les arrêts cardiaques. Michel, c'était un gars adorable dont le sourire était toujours un régal. Il chapeautait le support industriel para-étatique hyper-efficace de toute la région et co-signait la moitié des contrats qui me faisaient vivre depuis bientôt dix ans. Toujours facile d'accès, prêt à rendre service, à épauler. Le leader jovial comme on les aime. Quelle perte pour l'industrie française qu'il aura tant aidé…

Ce serait bien qu'on arrête le memento mori. C'est bon, on est au courant ! (Quoique) (J'en connais qui doivent penser qu'on a tout le temps éternel devant nous, je sais pas, c'est étrange… Bref)

lundi 8 février 2021

979ème semaine

Le temps se divise en trois catégories. Il y a les cours à distance — des pioupious malicieux que je quitte et aimerais beaucoup récupérer un jour, et de nouveaux pioupious, en masse, dont beaucoup sont manifestement rapidement devenus fans, mais où j'en ai blessé un ou deux bien involontairement. Il y a l'énorme morceau de code qui m'occupe depuis plus d'un mois, qui grossit épouvantablement, à la hauteur de la tâche. Et il y a l'appartement, avec cette gestation infinie, et cette recherche des meilleurs artisans pour prendre le relai une fois que ce sera enfin livré — et là, la découverte de la semaine, c'était juste à côté de chez moi, incroyable ce qu'il peut se cacher dans les bouibouis…

Et puis il y a le membre fantôme. Les effets secondaires des amputations, paraît-il. Ça peut durer un peu de temps, il faut s'y faire.

dimanche 31 janvier 2021

978ème semaine

Un poil de vie sociale (2h30 top chrono !), et sinon… bah… Je crois que j'ai plus échangé avec mes futur voisins ce dernier mois qu'en 17 ans dans mon immeuble.

Le paradoxe du moment, c'est d'être extrêmement occupé en n'ayant pas grand chose d'intéressant à faire. L'impression de courir dans une roue de hamster. En plein dans la semoule, tout qui patine à fond. Ce qui est un poil rageant, c'est que si cela est dû à la fameuse situation actuelle, en réalité, physiquement, les impacts sont très limités. C'est fou comme quelques modifications à la marge plongent une société complète dans une sorte de léthargie, de catatonie, qui pourtant n'a pas vraiment lieu d'être.

L'immeuble d'en face le mien commence à voir son échafaudage disparaître ; la fin était prévu pour juillet 2020. Au bout de la rue, la nouvelle entrée du RER était programmée pour décembre 2019 : il commence à peine à y avoir une entrée, je pense qu'ils sont à 2/3 du boulot. Le centre médico-social, deux ans de retard dans les travaux, est quasiment achevé depuis presque six mois, mais ça ne bouge plus. La mairie a fait voter 2 millions d'euros de préfa faute d'avoir construit une école à temps. Et c'est ainsi partout pareil. Comme si le temps, sur cette civilisation usée quasi-immobile, n'avait pas de prise. Comme si cela importait peu que les jours soient comptés. Ça s'agite partout comme des poulets sans tête, mais l'essentiel est escamoté, les vrais sujets évacués, c'est une sorte d'attentisme en attendant le retour-à-la-normale. La modification des habitudes a généré une panique comme une sorte de mouvement brownien sans productivité, à l'image des plateaux télé.

L'illustration parfaite, c'est toutes les formations que j'aurais dû donner cette année et qui ont été annulées (la plupart silencieusement ! Plus de son ni d'image), un bon tiers de mon CA disparu ; sachant que c'est quelque chose qui ne coûte quasiment rien (prise en charge par les OPCO). Alors qu'il n'y avait aucun soucis, tout était prêt, on pouvait adapter la pédagogie pour profiter des contraintes du distanciel (couper en demi-journées, par exemple : on récupère l'absence de contact humain direct par l'évacuation des gros blocs anti-pédagogiques de sept heures). Mais non, ça ne bouge plus. Vraiment terrible de constater ce que l'on savait déjà chez les plus éclairés : la fragilité anthropologique inhérente.

mardi 26 janvier 2021

977ème semaine

L'appartement devait arriver mi-février. Promis juré craché lettre recommandée (en décembre), seulement 8 mois de retard (pour 20 de travaux prévus — il faudrait enlever août, d'ailleurs, parce que c'est férié). Et puis cette semaine, hop, on passe à mi-mars, et le lendemain, hop, mi-avril. Et franchement, à voir le truc, ça sent le mi-juin à plein nez.

Il y a quand même une grande spécialité française à n'avoir rien à foutre ni des délais, ni des clients, ni des contrats. Comme toujours, la prime au connard est énorme, tant les sanctions sont complexes et une vraie galère à obtenir. À se flinguer. Pendant ce temps, dans la ville, la gare pour décembre 2020 est construite à moitié, le centre médico-social est en travaux depuis cinq ans (presque fini, mais plus personne sur le chantier depuis deux ou trois mois), un parc prévu pour avril 2020 est un terrain vague. Au Nord, de toute façon, l'aménagement promis pour 2017 est remis à 2025, sans même que personne ne note l'entourloupe.

Ce pays est juste magique. Le crash d'une civilisation, tranquille, pendant que ça s'agite sur des bêtises sans importance.

lundi 18 janvier 2021

976ème semaine

Je suis en train de coder un énorme truc bien compliqué. Donc niveau de vie ermite. Pas super passionnant.

lundi 11 janvier 2021

975ème semaine

Première semaine de l'année, pas grand chose ne se passe… Aller-retour à Marseille, encore une petite nièce en gestation avancée, ça va devenir compliqué pour les cadeaux, cette affaire. Mesures covid d'éloignement préventives. Mini-galère devenue usuelle. Bonne-année-bonne-santé tout de même, on sait jamais. 2020 aura fortement fait de la concurrence à 2019. Les deux ont pourri le business de ma startup, mais si 2019 avait tout de même été une excellente année malgré le bras cassé et 3 mois d'arrêt — mais pourri la startup, pile au mauvais moment —, 2020 aura vu la guérison et un business qui prend forme côté startup. Reste à comparer : 2 morts familiales proches en 2019, vs une rupture en 2020. Et le bonus Covid, tout de même. Bon, je vois pas très bien ce qui pourrait arriver en 2021 dans la même lignée, surtout avec un vaccin-express déjà sur les étagères. Une faillite ? Un appartement bientôt livré totalement pourri ? Quel suspense !! Hâte de savoir !

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