humani nil a me alienum puto

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dimanche 19 février 2017

773ème semaine

On court, on donne des cours, on court, on code, on court, en clientèle, on court, mais on Matthias Goerne. Alors ça va. Mais on court beaucoup.

lundi 13 février 2017

772ème semaine

Mon école de business est une sorte de collection de gens trop gentils pour faire du business, alors comme ils étaient très intelligents, ils ont fait prof. Et donc, en cours d’économie, on a eu un gentil INTP — même pas cynique comme moi. Et il y a quelque chose qui m’a rappelé mon billet hebdomadaire de la semaine précédente. La morale vs la consommation à tout prix. Faut-il plumer autrui ou faut-il faire preuve d’un peu de morale ? Celui qui était le plus convaincu était le catho du groupe (je vous jure qu’on est loin des clichés, en école de commerce… En même temps, on recrute peut-être ce qui nous ressemble ?). Bref, ne pas faire son connard de base, prochain challenge du millénaire ? C’est là que l’on mesure à quel point le catholicisme a complètement échoué dans sa mission civilisatrice… (En témoigne Fillon, d’ailleurs. L’argent, l’argent, la soif de l’or à tout prix !)

mardi 7 février 2017

771ème semaine

Le bon sentiment exonère de toute moralité.

Ayant manifestement, totalement par mégarde, réservé un billet d’Eurostar sur la mauvaise semaine, ceci étant le billet de retour, il a fallu procéder à un échange de dernière minute. Or, tous les billets sont mis à 243€. J’avais pris un billet échangeable avant départ, en plus d’une assurance. Cela fit « seulement » £155 à payer en plus de 49,50€ déjà déboursés. Soit le prix d’un rachat à 10€ près — c’est-à-dire environ le prix de l’assurance. Pour un train qui n’était pas plein du tout, en pleine après-midi : rendons hommage à Zygmunt Bauman, récemment disparu, et déclarons que la bureaucratie, émanation moderne, est le meilleur moyen de dissoudre totalement toute responsabilité et toute moralité. Car il est immoral, il me semble, de profiter d’une erreur, rarissime, pour extorquer quatre fois le prix initial, faire 90% de marge au bas mot. Je ne parle même pas de la relation client totalement niée. Et le Community Manager, pauvre ère payé à ramasser les morceaux — cela me fait penser aux dépenses de fonctionnaires payés à conseiller les startups pour gratter quelques sous, très largement moins au total que ce que eux-mêmes coûtent —, closent le ban d’un : « désolé de votre mécontentement ». Merci pour l’empathie. Ça me fait une belle jambe. On apprend normalement aux enfants (en tout cas, avant…) que ce n’est pas tout de s’excuser d’avoir fait une connerie qui porte préjudice, encore faut-il ne pas la faire (ni la refaire).

Mais comme nous vivons dans le monde des bons sentiments, d’ailleurs dans cette mouvance protestante (le hugging généralisé, même virtuel), mêmes protestants à la « morale » si hautement perché qu’on punit allègrement quiconque a un comportement qui paraîtrait financièrement déplaisant (des murs de famine à l’Allemagne vs la Grèce), au total opposé du pardon catholique (les vrais, les seuls qui essaient encore un peu d’être Chrétiens, mais il n’y en clairement pas beaucoup), ayant exprimé son empathie, la personne individuelle se sent exonérée de rectitude morale. Ainsi, l’organisation, groupe social, a divisé la responsabilité jusqu’à dédouaner l’individu de morale, puisque la règle lui ai supérieure (fusse-t-elle absurde et/ou immorale), et quand on voudrait retrouver un peu d’humanité là-dedans, il n’y a qu’à sortir la carte du sentiment empathiquement partagé. Redoutable.

Avec cela, 2700 ans après Confucius et 2000 ans après le Christ, le monde n’a toujours rien compris et vaque à creuser sa propre tombe. Homo sapiens sapiens est vraiment une sale bête d’une profonde bêtise. Je ne pleurerai pas beaucoup plus sa disparition que de celle d’un Eurostar, ou dans le même genre (puisqu’ils ont le même comportement), d’un Air France.

En attendant, plus immédiatement et prosaïquement, on s’étonnera de voir apparaître en force un Benoît Hamon (précisément celui de la loi Hamon, remarquerons-nous, qui tentait — vainement — de remettre un peu d’équilibre entre grands groupes privés féodaux et clients esseulés — mais le problème est socialement structurel !).

mardi 31 janvier 2017

770ème semaine

À chaque fois que je retourne à Londres, je me pose la question : pourquoi en retourner ? J’ai par exemple de plus en plus de mal à sortir habillé à Paris. L’atmosphère ne s’y prête que de moins en moins. Les sorties de qualité se font rares, tandis que les rats, le pavé vengeur, la circulation intense et le trottoir rabougri sont autant d’obstacles à une vie que l’on voudrait plus distingué. Après les invasions de touristes Disney-compatible, la ville nouvellement vidée n’a plus le dynamisme que je lui trouvais, et que je retrouve encore à Londres, quoique je sens que ça souffre aussi, là-bas — cinq sans-abri croisés sur la dizaine de kilomètres parcourues à pied, c’est autant que sur un Philharmonie-Austerlitz de la ligne 5, mais c’est carrément inédit à Londres.

J’y fais mon shopping en devant me retenir de tout acheter, alors qu’à Paris j’ai de plus en plus de mal, et il n’y a qu’à voir ce que devient Kenzo, dont j’étais une ancienne égérie de la tête aux pieds, pour se rendre compte à quel point on est au creux de la vague. La comparaison tient de moins en moins. Outre manche, on s’inquiète réellement du Brexit — rappelant peut-être que Londres est autant l'Angleterre que Paris est la France. Mais pour une fois, j’y ai peut-être une opportunité de délocalisation, sitôt que l’immobilier sera redevenu plus abordable (c’est stratosphérique, mais un Whitechapel m’irait fort bien, déjà !). Alors chaque année, je retourne sur LE salon (éducatif), et je travaille les opportunités d’aller sur ce marché singulier, pour un jour ne plus avoir à y aller mais seulement à y rester. À deux heures de Paris on peut être à Alger, mais on peut aussi être à Londres. Saisissants contrastes dans les deux cas.

mardi 24 janvier 2017

769ème semaine

Est-il bien étonnant que ce billet arrive de nouveau très en retard ? À voir mon agenda de ministre, pas vraiment… Vite, rattrapage !

mardi 17 janvier 2017

768ème semaine

L’Algérie, c’est folklo. Si le Marseillais est la caricature du Français, l’Algérien est la caricature du Marseillais. Comme le Français est déjà une caricature en soi, forcément, à la fin, c’est folklo. Il vit sur un territoire où rien ne se passe à l’extérieur. Pas de carte bancaire ? Ah bon, on est tous seuls dans ce cas-là ? Bah, on se débrouille… Il lui pleut devant comme derrière. Pourquoi pas, après tout !

Le problème, c’est qu’il râle en permanence, sur son sort. Et il s’engueule, aussi, plusieurs fois par jour, c’est presque un moyen standard de communication, crier sur son prochain. Mais alors, pourquoi ne pas lutter un peu, surtout quand on est assis sur le tas d’or de ses ressources naturelles ? La malédiction de l’Algérien, c’est peut-être ça : comme ne pas se laisser aller quand de toute façon, il y a toujours la magie du forage pour récupérer quelques lambeaux et faire que ça tienne à peu près debout, au moins pour faire illusion ? Ils ont été à bonne école, avec les Français !

Ils sont tellement ethnocentrés qu’ils ne voient pas le problème de m’avoir fait venir (et dépensé quelques milliers d’euros) pour me rendre compte de ces quelques problèmes — comme la non convertibilité de la monnaie (jamais vu ça ! Avec un marché noir pour acheter de l’Euro, oui oui…). Quand je dis « ils », je parle de notre organisme français bienaimé de développement des affaires, avec plein de locaux dedans. Le fruit ne tombe jamais trop loin de l’arbre, les chiens ne font pas des chats, et qui se ressemble s’assemble…

Bref, voyons le positif : jamais je n’y serais allé sinon (alors que c’est à deux heures de Paris — quand l’avion vole enfin, car à lui aussi il pleut devant comme derrière) ; il y a quelques coins sympas et c’est en tout cas assez surprenant (quoique rappelant fortement Marseille) ; j’ai beaucoup ri avec quelques rendez-vous (partage d’hallucinations — sauf que eux, ils restaient sur place) ; j’ai fait une étude ethnologique de toute splendeur ; une démo des plus folklorique qu’on racontera encore dans quelques années ; rencontré des locaux aussi adorables que totalement à la masse ; assisté aux prémices d’une transformation (ou peut-être à un truc qui fera pchiiit) ; et qui sait, peut-être qu’un jour je récupèrerais mon pognon. M’enfin, jouer à l’euromillion me semble pour le moment plus efficace pour faire sa fortune.

En tout cas, on devrait envoyer des Français en Algérie plus souvent, pour qu'ils comprennent ce qu'il se passe chez eux...

vendredi 6 janvier 2017

767ème semaine

Bonne année, etc. Comme il ne se passe rien pendant les vacances, on peut enchaîner les billets hebdos et combler d’un coup le retard accumulé.

Aujourd’hui, j’étais dans le prouvé mathématiquement RER A. Qui a été une bonne allégorie du mal parisien, et donc du mal français, puisque Paris est la France (il existe des sauvages en dehors, qui servent à occuper le territoire, grosso modo). 8h16, un retard en comblant presqu’un autre, mon RER C était praticable — comprendre qu’on pouvait y rentrer autrement qu’au chausse-pied, sans pour autant espérer être assis, même de loin. Ligne 14 : place assise, c’est quasi-inédit. Gare de Lyon, 8h26 : enfin un affichage déporté avant les quais de la nature et des horaires des trains ! Formidable ! Et je vois deux graals qui m’attendent : 8h29 et 8h32 pour Cergy. Il m’est déjà arrivé d’attendre 10 à 15 minutes en horaires nominaux, c’est une vraie aubaine. D’autant qu’il n’y a pas grand monde sur les quais, à tel point que je me rêve à twitter un « mais où sont les gens ce matin, tous morts de crise de foi ? ». Un train attend, mais il va au Vésinet (qui va donc jusqu’au Vésinet le matin ?). Évidemment, le RER A est emprunté au 4/5e jusqu’à la Défense, où l’on a tout concentré, avec comme accès une ligne 1 omnibus (un poil plus praticable depuis qu’elle est automatisée, mais toujours blindée), la ligne A, quelques obscures lignes de train qu’il vaut mieux prendre de la proche banlieue, et en tout cas depuis chez-les-riches-de-l’Ouest, et du tram dont chacun sait qu’il faut vraiment y être obligé pour l’emprunter. Bref, le RER A et sa diagonale, ça reste le plus sûr. Et donc, le moins sûr.

De fait, notre train attend à quai avec seulement trois ou quatre personnes debout dans chaque rame, et les régulateurs qui s’ennuient (ah, les emplois jeunes à la française !). Mais à 8h35 seulement, se décidera-t-il à partir après la « régulation de la ligne ». Autant dire que tout allait bien, tout allait partir en couille. Parce qu’évidemment, entre-temps, la 14 et la 1 se sont déversés par des flux très distinguables, jusqu’à remplir la rame à ras-bord (mais avec une pression encore humainement acceptable : chacun son espace de 30x30cm). Et mon train de 8h29 est donc arrivé avec 10 minutes de retard. Trois rangées de personnes en attente sur le quai, le train arrive déjà rempli, il met un peu de temps à se vider, ça y est, le drame est en cours. J’ai testé pour vous : voir le train qui va faire dérailler la machine et prendre le suivant qui acte la merde totale sur la ligne, pendant au moins une heure.

« J’indique à la personne qui a demandé l’heure qu’il est 8h40 » annonce le conducteur en gare des Halles. On tasse à mort, mode Juifs vers Auschwitz, parce que chez nous aussi le travail rend libre. À présent, on laisse 25 personnes environ par gare sur le quai — soit autant de place assises (et un peu debout) sur un niveau de rame (il y a deux niveaux, pour les sauvages non parisiens qui ne bénéficient pas de nos avancées de civilisation). À Auber, j’arrive à me glisser en hauteur, et déjà ça commence à s’insulter à l’intérieur de la rame (« vous ne descendez pas assez vite ! ») et depuis l’extérieur de ceux laissés sur le quai (« y’a les gens qui ne veulent pas monter en haut là, heu ! »). Le phénomène de défense est connu et documenté : en cas de stress extérieur, l’humain sapiens s’en prend à ses congénères d’infortunes (on a étudié un joli cas avec de la référence scientifique, en EMBA, sur le harcèlement, dans le genre). Une jeune femme crachote en permanence ses miasmes pour rééquilibrer la biodiversité et contribuer à un investissement porteur d’un futur choc de productivité. À 9h00 passé, on arrive enfin à la Défense, où même là, le nombre de personnes usuellement négligeable en partance pour le Nord-Ouest de la ligne est suffisant pour remplir de nouveau la rame (mais cette fois-ci, sans être totalement écrasé et pouvoir même respirer, un luxe !).

C’est officiel : « il y a des difficultés sur la ligne ». Un rouage qui n’a aucune marge, au moindre grain de sable se grippe, et c’est irrattrapable. En temps-réel, on sait calculer lorsqu’une latence est explosée à quel point le système va partir dans tous les sens. Chez nous, ça peut causer un plantage et soit une perte de quelques millions de dollars, soit la mort de quelques personnes. À Paris, ça augmente le coût de l’immobilier intra-muros, suivant l’ingénieux calcul : puisqu’il faut 20 minutes pour relier la banlieue jusqu’au noeud de la merde, autant mettre 100.000€ de plus pour les économiser et passer juste avant. L’abîme est devant, tout le monde y court.

Il y a des naïfs qui croient en l’intelligence collective. Je ne sais pas d’où un esprit muni d’un nombre plus que raisonnable de neurones (car on parle de gens intelligents) peut sortir ce genre d’âneries, mais depuis qu’on a tué Dieu, il faut des bulles d’optimisme pour que les non-rationnels (très majoritaires) puissent survivre dans la merde ambiante sans tomber en dépression (on bat tous les records de consommation de produits psychoactifs dans les sociétés modernes, même prescrits en pharmacie et remboursés par la collectivité). Toujours est-il que la démocratie permet un truchement intéressant : celui de la bureaucratie où personne n’est responsable. Dans un système autocratique, celui qui aurait amené une situation pareille, répétée et grave, aurait été coupé en cube. Mais là, aux élections locales on entendra dire que c’est un problème régional, au régional un problème étatique, et l’État s’en contre-fiche car d’une part c’est local, d’autre part tous les tabous sont tus (tel l’immobilier, qui étrangle la population active, et dont aucun candidat n’aborde le sujet — en même temps, c’est un type qui vit dans un chateau qui est favori).

Le problème, ce n’est pas qu’un RER A ne devrait jamais avoir 10 minutes de retard — parce qu’au final, c’était seulement ça. Le problème, c’est d’avoir construit une cathédrale pourrie sur un tas de sables mouvants. C’est d’avoir une ville qui est le centre du monde hexagonal comme le trou du cul est placé au centre du corps humain. C’est d’avoir concentré 1/6ème de la population et 1/3 du PIB sur un confetti de territoire (10% ?). Et de ne pas se rendre compte que c’est comme ça, par la force de la gravitation interne, que les étoiles s’effondrent sur elles-mêmes et deviennent des trous noirs. Paris est le trou noir de la France, qui absorbe tout et ne renvoie plus de lumière. La Ville Lumière, c’est la Ville Noire. Elle fut, et c’est à présent un désastre. Un désastre précurseur de celui de la France, car Paris est la France et la France est Paris. J’ai fui Marseille qui tombait en lambeau (et toujours, malgré les milliards injectés à perte pour refaire la peinture), pour revivre la même aventure de déliquescence.

9h30, j’arrive en gare de Cergy Préfecture (pile avec la fin de rédaction de ce billet). 1h20 de transport : j’ai rarement mis aussi peu de temps. Records déjà enregistrés à plus de 3 heures.

mardi 3 janvier 2017

766ème semaine

Il paraît qu’il y en a qui ont des vacances. Paraît que c’est super bon. Ça se mange donc, des vacances ? Bref, boulot, boulot, boulot.

mercredi 28 décembre 2016

765ème semaine

De mercredi à mercredi, ça aura été l’aventure intérieure de mon visa pour l’Algérie. J’ai testé pour vous : aller dans un pays où personne ne veut aller, mais qui est pourtant à moins de deux heures d’avion. Ou encore : un pays qui ferait mieux de s’ouvrir plus, parce que franchement, il y en a besoin. « Ah mais vous savez, Monsieur, après c’est compliqué, et il y en a qui cassent la tête », me dit l’homme de l’accueil à l’annexe du consulat lorsque je lui ai demandé si c’était normal que ça ne réponde jamais au téléphone. Parce que j’ai essayé d’appeler pendant deux semaines, où mon emploi du temps blindé ne laissait pas de place à l’erreur, avec la somme incroyable de documents à collecter, dont certains de moi pour moi-même, comme cette ordre de mission de l’employeur à me rédiger (sauf que je ne suis pas employé, mais finalement je m’en suis sorti par une demande supplémentaire et inédite de K-Bis, pour prouver que je suis bien le Président — ouf, c’était pas ma holding cette fois). Et les 85€ en liquide (pour 3 mois de validité, on se fait pas chier, faut dire que c’est le seul moyen qu’ils ont dû trouver pour augmenter leur PIB) se sont transformés en carte bancaire, comme quoi la modernité, ça existe.

C’est surprenant de tomber sur ce bâtiment très vieillot, avec ses peintures délavées, son ambiance bureau de Poste des années 1980, sa déco kitsch de l’Orient, et ses portrait du Président-à-la-vie-à-la-mort un peu partout, dans une des rues les plus chères de Paris (à Passy), juste à côté du musée du vin (oh ironie !). Au premier étage, on trouve des colonnades et une salle d’attente ouverte, devant deux boxes où des dames d’un âge certain collectent consciencieusement des documents. Jusqu’à 12h00 (et non 12h30 comme indiqué sur le site), elles sont plutôt charmantes, mais après, qu’on ne revienne pas avec son dossier normalement complet, il devait l’être dès le début, et peu importe qu’on implore que c’était le seul jour de congé possible. De toute façon, l’après-midi, c’est seulement pour les retraits, les dépôts ce n’est que le matin, alors vous repasserez en semaine Madame, peu nous importe. Ça m’a rappelé la grognasse du Consulat que j’ai appelé en désespoir de cause, avec son numéro sur la page des Visas, qui m’a vertement renvoyé vers le site Internet, peu importe ce que je pouvais lui raconter, et qui très clairement m’a pris pour un con. Et la semaine suivante, à l’accueil, c’était le souk entre le cerbère (celui devant le téléphone qui clignote tout le temps mais qu’il ne décroche jamais), plutôt sympathique sinon, et quelques gens manifestement entre le désespoir et le tempérament excédé.

L’Algérie, ça a l’air d’être un pays du Sud de l’Ouest : là où moins on en fait, en restant dans les règles confortables, et mieux on se porte, peu importe si tout se casse peu à peu la gueule. En fait, on dirait la France en pire. J’y vais parce qu’on m’a assuré qu’il y avait du business, mais je sens que ça va être folklorique. Je le sens très fort. En attendant, ça a l’air encore plus sous-développé que Marseille, et ça, ce n’est pas peu dire. Mais il paraît qu’ils ont du pognon, sans trop quoi savoir en faire. J’ai quelques idées, mais il faut y mettre du sien…

mardi 20 décembre 2016

764ème semaine

Il ne s'est pas forcément passé grand choses, cette semaine, parce que partiels, et puis dossiers, et puis tout un tas de choses qui font ce billet est encore en retard de quasiment une semaine... Ah, et une coupe de cheveux. Assez exceptionnel pour être noté. Adieu le look total-JC.

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