humani nil a me alienum puto

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mardi 17 mars 2020

932ème semaine

Dans le Sud de Paris, une liste anti-coco de centristes avec lesquels j’avais dîné il y a quelques semaines, des gens très bien, n’a pas pu se monter pour cause de parité. Concrètement : il manque des femmes.

Depuis que j’ai commencé à crapahuter dans les milieux politiques, ouverts à tous — et même très ouverts en général —, j’ai remarqué quelque chose : il y a épouvantablement peu de femmes. Pourtant, il n’y a aucune barrière à l’entrée. Preuve en est que plusieurs listes ont des têtes féminines et parmi les premières places on trouve des femmes des plus efficaces. Mais dans le gros des troupes, on remarque aussi deux choses : d’une, le nombre faible ; de deux, une implication dans les choses intellectuelles encore plus faible. Bref, on retrouve les problèmes usuels de la société : la concentration intellectuelle féminine est plus concentrée autour de la moyenne, ce qui engendre moins de talents exceptionnels (et je ne parle même pas encore du sous-ensemble encore plus rare des rationnelles, bien pratique pour tenir dans l’adversité) ; et le désir de pouvoir est probablement moindre (ou en tout cas, ce type de pouvoir).

Il y a dès lors une « prime » aux femmes qui fait qu’on va retrouver dans les premières places féminines des listes désormais obligatoirement paritaires, des femmes de bien moindre niveau que des hommes beaucoup plus éloignés — ou qui même ne pourront pas y figurer. Comme tous les membres de la liste ne seront pas élus, la sanction est simple : la moyenne baisse, on se prive de talents pour une « noble cause » décrétée. À mon avis, cela dessert : il existe (et j’en ai rencontré bon nombre) des femmes totalement exceptionnelles ; mais elles se retrouvent diluées dans une grande médiocrité discriminante (positive — promis). Réduire un individu à son sexe n’est jamais une bonne idée.

Mais le pire, c’est encore dans une ville de quelques petites dizaines de milliers d’habitants verrouillée par les communistes depuis tellement longtemps qu’il faut être armé de bien du courage, si ce n’est de la témérité, pour aller au casse-pipe. Une qualité que l’on trouve moins souvent chez les dames. Et se priver d’une concurrence démocratique sensée face à des communistes retors, pour une question aussi subalterne que d’alterner détenteurs de pénis et de vagins sur une liste de noms (j’ai vérifié, on n’a pas pu me déclarer de l’autre bord), c’est vraiment un luxe de l’absurde absolu. La démocratie est déjà assez malade pour ne pas se rajouter des contraintes de type bien-pensantes. Les bonnes intentions pavent de sacrés enfers…

mardi 10 mars 2020

931ème semaine

Dans la campagne assez bordélique de mes municipales (opération « dégager les cocos — mais sans les faire remplacer par d’autres rouges déguisés »), quelques évènements tombent au hasard, et c’est ainsi qu’on se retrouve à petit déjeuner avec une secrétaire d’État. En l’occurrence, une fort douée, au pédigrée de dingue, et qui a dû prendre récemment une décision des plus absurdes au dernier degré, de celles qui pour d’obscures raisons démagogiques dont on se serait cru enfin libérés avec un gouvernement tout de même prêt à se faire seppuku pour changer (enfin !) notre système absurde de retraites de rentiers ultra-inégalitaire. Et en plus, elle a dû tourner des vidéos ou autres communications pour expliquer que cette décision dangereuse était d’une parfaite logique. Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne, mais enfin la prostitution ne devrait-elle avoir des limites ? Tel n’était pas le sujet.

Alors pendant un peu moins d’une heure, on fait la liste comme au père Noël de tout ce qui chie dans la colle, dans le coin, et qu’on aimerait bien un jour voir résolu, par une règlementation avantageuse ou un coup de chéquier. Mais comme on est dans l’opération de communication dans toutes les mairies du coin, chez toutes les listes du cru, on en vient plutôt à raconter quelques banalités en souriant à la caméra (pour future publication sur les rézo-sociaux, en espérant que quelque futur électeur le voie…), surtout qu’il est assez impossible de maîtriser tous les sujets locaux, faut-il bien reconnaître. D’où quelques déclarations un peu rapides et aussitôt auto-censurées. Voilà comment un incendie pourrait naître.

Un esprit brillant, plein de monde de bonne volonté, un agenda serré, du zapping, il en sort donc un vague jus de chaussette (et une ou deux promesses dans le vent) dont tout un chacun se félicite, et évidemment quelques photos dont l’impact me laisse plus que dubitatif, mais participe à un grand flou de « on fait quelque chose, la preuve ». Ainsi va la politique. Pas étonnant que ça n’avance pas des masses, quand même…

lundi 2 mars 2020

930ème semaine

Encore une moitié de semaine à Limoges. Un peu à courir partout, mais un peu moins, en fin de CDD d’un an pour un client. Une ouverture intéressante pour la suite des aventures startupiennes, alors que le Liban se rajoute petit à petit sur la liste des pays de présence. Et que la campagne municipale occupe les trous (il y en a ??). Quelles aventures, un véritable marathon…

lundi 24 février 2020

929ème semaine

Angoulême, Niort, Cachan, Limoges, ça devient le tour de France cette histoire. Dans le lot, Niort est nouveau, mais pour le tour de ville, ce sera pour une prochaine fois. Ça a l’air prometteur, bien plus que ce dont j’en avais entendu d’assez terrible, mais il semble que la situation s’est justement beaucoup amélioré ces dernières années. Une inspiration pour les municipales de ma ville. À voir en fonction de la dette. Déjà, publient-ils leurs comptes ? Il faudrait que j’écrive un billet sur ces découvertes flippantes que je fais sur les gestions locales…

lundi 17 février 2020

928ème semaine

Cette semaine, j’ai rattrapé du retard en replay : Qui veut être mon associé ? Nouvelle émission sur M6, inspiré par un show américain, si j’ai bien suivi. J’adore. Je dirais même que ça remplace The Voice (détecteur efficace de jolies INFP) dans mon petit coeur télévisuel. Peut-être la meilleure chose qui soit arrivé à la France depuis longtemps : pour la première fois, ça cause capitalisme, entrepreneuriat, mais à la source, c’est-à-dire au moment où le lambda se lance dans l’entrepreneuriat, sans trop de moyens (sinon il ne serait pas là, à demander du capital), ni trop de connaissance (quand on a déjà réussi, on n’a plus besoin de passer par case départ !), qui luttent, des années, avant d’être prêt à vendre pas seulement leur produit, mais des parts, pour bondir. Et c’est très chouette, parce que ça reste moins hard que The voice même quand ce n’est pas très amène (l’épisode avec les néo-paysans anti-capitalistes et leur poulailler très beau et invendable à un prix rédhibitoire a fait le tour du net), et même si ça parle d’argent, de pourcentages, de marges brutes à 30, 60, 85%, on reste dans de la bienveillance, et on voit bien que ce qui plaît, c’est ce qui est social, humain, qui a un impact quelconque — notamment environnemental —, tout en restant les pieds sur terre dans le business — faut que ça rapporte !

J’espère vraiment que le Français moyen, vaguement communiste dans l’âme et (trop) souvent totalement soviétique, qui a peur du risque (paradoxe d’un pays qui compte beaucoup d’entrepreneurs — peut-être plutôt par réaction au mauvais management qui pousse justement à se débarrasser du chef ? Ou quand le rêve anarchique devient capitaliste-libéral), s’enrichisse d’expérience autant que se débarrasse de préjugés idiots, sur les riches notamment (parce que l’émission fait intervenir de gros business angels, finalement, qui sont entre le BA et la série A, voire très marginalement de la toute petite série B — paradoxe de France appauvrie, les tickets sont faibles au regard des projets —, mais on parle quand même de centaines de milliers d’euros versés à titre personnel ou via holding ou assimilé).

Bref, une ouverture aux chakras capitalistes, parce qu’on parle sans complexe de vendre, de marketing, d’ingénierie, bref d’économie de marché dans ce qu’il y a de plus atomique, l’entreprise créatrice de richesse, et que cela enlève une part de magie, en espérant qu’on n’entende plus, ou moins en tout cas, des remarques débiles de type « il faudrait que votre produit soit gratuit », ou « pourquoi ce n’est pas l’État qui fait ça ? », etc., qui dénotent une incompréhension totale des mécanismes économiques et de création de valeu dans notre pays de rentiers, rongé par l’ignorance. Si les coupes opérées au montage sont parfois un peu frustrantes (il manque des bouts de business models, mais de moins en moins au fil des émissions, je trouve aussi), clairement, voilà une oeuvre d’utilité publique !

dimanche 9 février 2020

927ème semaine

Depuis que je « fais de la politique », je suis partagé. Déjà, je n’ai pas l’impression de « faire de la politique », du moins pas plus qu’avant, quand j’étais de tous les rassemblements de feu la République des Blogs. Parce que je ne me suis pas maqué avec des fanatiques, probablement. Aussi parce que la liste est un agrégat d’îlots isolés qui ont eu marre de râler alors qu’on peut faire quelque chose : il suffit de se présenter (en théorie). Bref, c’est amateur, et en même temps, n’est-ce pas cela, la vraie politique, la non-professionnalisation ? C’est aussi le principal reproche adressé à notre gouvernement actuel : n’étant pas (forcément) des administratifs de l’ombre plus ou moins apparatchiks, dont on n’aurait donné le choix au citoyen que la promotion d’un tel sur tel autre, et étant une collection de gens de bonnes volontés mais pas si bien alignés par leurs intérêts ni leur idéologie, cela fait forcément un peu brouillon.

Parce qu’il y a quelque chose dans cette entrée sans en avoir eu l’impression — pas de rite de passage ! —, c’est qu’on est à la « vas-y comme je te pousse » entre gens de bonne volonté. Donc, d’un côté, c’est rassurant — combien de fois entends-je « oui mais la politique, tous les mêmes qui ne pensent qu’à leurs pommes » (archi-faux, le militant de base n’a généralement rien à y gagner directement, même si le débat peut devenir rapidement kantien — je pense cependant que les extrémistes sont câblés différemment. Quant aux barons, ce sont eux justement qu’ils faut évacuer sans en créer d’autres, donc en renouvelant les candidats, dont nous formons tous le vivre !).

De l’autre, c’est inquiétant. Comment lire un compte administratif de plus de 200 pages sans aucun manuel ? J’ai mis des heures à décortiquer la chose, puis à comparer avec d’autres villes. Les rapports des cours de comptes régionales ne tombent que tous les dix ans, et effleurent autant qu’un contrôle fiscal (ça va voir un compte mal positionné mais passer à côté d’une gestion immonde). Je pense sincèrement que même les élus ne savent pas exactement ce qu’ils font — j’en vois beaucoup qui sont loin d’avoir la formation et le niveau intellectuel. Il faut aussi se dire que l’administration est clé, mais comment être sûr d’avoir le bon personnel ? On gère plus de deux cent millions d’euros par an, chez moi, combien d’entreprises font un CA pareil ?? (Avec 1800 personnes : gigantesque !) Et ça devrait reposer sur une dizaine de personnes (très grand maximum) que l’on n’a pas choisi et qui jusqu’à présent ont participé à un système qui a fait de la merde et qu’on veut justement dégager ?…

Et puis on ne va pas demander à plus de 50 personnes « militantes » (même très peu idéologisées comme chez nous) d’avoir ce niveau d’expertise — le gros du boulot, c’est quand même de distribuer des tracts un peu partout, coller des affiches (une vraie aventure de tragédie des communs) et faire moult photos et vidéos (jusqu’au ridicule, un rituel de type « j’ai fait ceci, j’étais là, on se motive ! »). Le pire, c’est que pour faire un programme, on nage dans un bordel qu’on espère fécond, tout en étant incapable de pouvoir tout bien ficeler (comment avoir l’expertise d’autant de sujets divers sans même avoir accès non seulement aux experts, mais aussi aux comptes précis, au personnel, à l’historique, bref à toute la situation qui sera héritée ?! Le tout en un temps très serré). L’exercice est plus que contraint, il est perverti par nature. Et je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, même en bossant pendant les échéances électorales (quel investissement ! Pour une issue qui ne dépendra pas forcément — euphémisme — de la capacité reconnue d’expertise. J’ai la grande impression qu’il vaut mieux être fort extraverti, d’ailleurs, avec tout le monde qu’il y a à rencontrer, sur les marchés ou en porte-à-porte…).

Ce travail de fond, justement, on pourrait espérer l’avoir dans les partis. Mais là, c’est aussi plutôt le grand bordel (avoir un agenda et un dropbox partagés est devenu mon grand fantasme). Si je veux par exemple accéder aux comptes administratifs d’une ville, je poste un truc sur le WhatsApp ou le Telegram (au choix de si je préfère qu’on soit espionnés par les Ricains ou les Russes) et j’espère que quelqu’un (parmi les quelques uns…) pourra accéder à la demande. Généralement pas, parce qu’en fait, ça n’intéresse pas forcément grand monde. Donc il y a des expertises locales sur certains sujets, parfois très fortes, mais personne qui n’a jamais réellement implémenté un truc de A à Z (on dirait l’entrepreneuriat en bien pire, puisque beaucoup moins de monde et sur des périodes plus courtes). Généralement, un joyeux maelström. Au moins ça permet de rencontrer des gens sympathiques, intelligents, de très bonne volonté, pas radicalisés dans une idéologie (l’avantage d’être au centre, et d’être dépourvu de grand leader à encenser — même si c’est aussi un gros handicap, encore un paradoxe !), mais pas bien structurés, pas bien formés, pas bien armés. Par rapport à ce que l’on voit dans les films américains, on est à des années lumière…

Et c’est ainsi que les tractages organisés à coup de Doodle se retrouvent annulés à la dernière minute faute de tracts, ou que je bloque des dîners sur mon agenda dont je suis souvent au courant de la véritable date qu’une journée ou trois heures avant… (En outre, ça coûte une blinde et bon sang, qu’est-ce que ça boit !!…) Bref, je suis mitigé. Je vois tout ce que l’on peut faire, mais je ne sais même pas si le jeu en vaut la chandelle. Pour se faire emmerder par des fanatiques, conspuer par les idiots ordinaires, gagner une misère (1er adjoint d’une ville de plus de 50k habitants et moins de 100k, c’est 1673€/mois BRUT, par exemple…), en n’étant même pas sûr que son long investissement pourra servir à quelque chose, il n’est pas surprenant, dans tous les cas, que seuls les plus motivés par le pouvoir (donc grosso modo les plus fous) soient le plus attirés. De temps à autre, on peut trouver un vrai philanthrope déjà riche (à la grecque) qui acceptera de se sacrifier, mais franchement, on comprend rapidement que ça ne sera pas tous les jours et qu’en cas de désespoir complet…

lundi 3 février 2020

926ème semaine

Quand on retourne à Londres après un an d’absence (premier sortie du territoire depuis avril, merci le bras cassé…), on se souvient tout à coup du delta gigantesque avec Paris. Même quand on va dormir pas très loin de Excel, à Greenwich, en se disant que c’est tout proche — erreur, 5km et bien 50 minutes de transport, peu importe le chemin, même en passant par le funiculaire : le métro est quand même beaucoup plus rapide que le DLR avec changements.

Toujours est-il que j’ai pu enfin visiter Greenwich, zone essentiellement résidentielle et un peu paumée. Le O2 et le nouveau quartier tout autour, véritable succès architectural et urbain à 100 lieux de ce que l’on tente vainement de réaliser de notre côté de la Manche, encore au milieu des entrepôts et des quais à moitié délabrés du port, draguent la population londonienne, peut-être, mais je n’étais pas de ce côté (un petit tour de funiculaire nocturne m’y a cependant fait passer). Je voulais voir le fameux observatoire, avec son méridien. Très bon Doubletree dans le coin, à un tarif tout à fait acceptable, p’tit dej compris (Brexit effect ?) ; bonus roof top avec vue sur Londres (dans le brouillard). En bus, on rejoint le grand parc tout en haut, et il n’y a plus qu’à le traverser pour surplomber, avec une vue formidable, à la fois l’université et Canary Wharf. Sauf quand il y a une grosse brume londonienne. Mais on pouvait deviner !

Pas de bol, l’observatoire ouvre à 10h00, et ayant dû intercaler un rendez-vous au dernier moment, impossible d’attendre dans les fraiches hauteurs pour shooter le méridien au sol (tandis que les Chinois commençaient à s’y multiplier). Il y a moult musées (dont un navire à voile transformé !), en contre-bas, outre les colonnades (plus rapprochées que dans Thor !! Ou est-ce que Natalie Portman donnait cette impression d’échelle ?). Le painted hall, manifestement fort réputé, coûte une blinde, il faut du temps, on reviendra pour le shoot de rococo. Chouettes marchés couverts, pris la référence d’un photographe en noir et blanc et grand format de Londres — surtout ce côté.

Le retour Gare du Nord n’en fut que plus rude…

lundi 27 janvier 2020

925ème semaine

Retour à l’hosto pour un énième selfie. On m’avait vendu qu’en neuf mois, ça serait bon, j’aurais retrouvé tout mon bras comme avant. Tu parles… Il fait toujours mal, ce con de bras. C’est bien mieux qu’avant. Mais ma carrière d’haltérophile est finie. Reste à savoir si un jour qui ne sera pas l’an prochain je pourrai soulever ma valise de tour du monde. En attendant, mon empreinte carbone est devenue Greta-compatible, et à voir la gueule de la radio, ça risque de durer. Même si ma kiné était heureuse — probablement parce qu’il y avait « moins de gris » (voire plus du tout, mais on voit bien la ligne de fracture). Aucun pioupiou évolué (aka interne) pour interpréter la rune, malheureusement : « votre rendez-vous a été reporté hier, un mail a été envoyé le 5 décembre ! » L’hôpital, cette institution qui insulte le management et se plaint ensuite d’être mal managé. Retour dans deux semaines, donc. Heureusement que je suis maître de mon emploi du temps !

lundi 20 janvier 2020

924ème semaine

Je n’arrive même plus trop à savoir ce qu’il se passe dans chaque semaine tellement c’est compact. La grève est pénible, mais heureusement la période ne nécessite pas trop de déplacements (enfin bon, j’ai raté un train et une journée de boulot, je crois que ça n’était jamais arrivé…).

La campagne électorale va bon train, j’explore des finances et fait des expériences étranges (du type témoin de Jéhovah. Oui oui, du porte à porte). En fait je suis plutôt content de me savoir au chômage dès le mois de mars. Ça va permettre de se poser un peu (quoiqu’il y a les élections, mais quand on a un backup d’une cinquantaine de personnes volontaires, ça va mieux).

mardi 14 janvier 2020

923ème semaine

Donc, je n’ai le temps de rien faire de base, et me voilà engagé dans la campagne municipale. Et le pire, c’est qu’au début, je pensais que de toute façon, dans ma ville qui fut coco avant Marx, on n’avait pas une chance. Mais en fait pas du tout. Et le pire du pire, c’est que forcément, je suis bien câblé pour ces bêtises — le côté analyse, hein, pas le côté extraverti qui doit faire des papouilles à tout le monde. Bref, me voilà en campagne, en train de désosser des rapports financiers de centaines de pages, quand je n’avais déjà plus le temps de dormir. Pas bien raisonnable. Mais on va pas encore attendre six ans que la ville continue de se dégrader, en râlant que rien n’est fait. À un moment, il faut être cohérent et se retrousser les manches.

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