humani nil a me alienum puto

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vendredi 11 février 2011

de la prostitution

Rien de plus à dire que la sublime Gaëlle-Marie Zimmermann, réagissant sur ce salvateur billet du Syndicat des Travailleurs du Sexe (STRASS), fustigeant l'attitude innommable d'une partie très visible des féministes. Il y a des problèmes qui se règlent de toute façon chez le psy (mais ce n'est pas une raison pour emmerder le monde en racontant des contre-vérités : il y a l'art et la manière de dire des bêtises).

mercredi 19 janvier 2011

illustration laïque

Retour sur la laïcité. L'affaire Baby-Loup, du nom de cette crèche ayant exclu sa directrice ajointe pour raison de port de voile (un foulard, pour être exact), et à laquelle les prud'hommes ont donné raison, va revenir dans les mains de vrais juges plus rigoureux (en cassation, ça aurait fait un carton tellement des moyens et des témoins ont été écartés).

Voici les forces en présence :

* d'un côté, les "pro-laïcité", dont... Ni Putes ni soumises, qui soutient fortement le renvoi de la dame voilée ; je vous invite à lire les commentaires pour bien vous rendre compte de leur aspect très réactionnaire (je passe sur le style de rédaction et le manque d'argumentation) ;

* d'un autre côté : ceux qui luttent contre les discriminations (notamment la Halde -- à laquelle l'avocat de la crèche donne "moralement tort", inventant un nouveau concept de droit romain-moral -- et d'autres analystes), les défenseurs des droits de l'homme et des libertés (avec des arguments solides).

Typique du débat en cours depuis... Oulah, on ne compte plus !

vendredi 17 décembre 2010

#leDej

Déjeuner annoncé il y a environ une semaine, les compte-rendus pleuvent sur la rencontre de président Sarko (avec son Guéant et son Princen) avec les "acteurs du net", soit cinq entrepreneurs et trois blogueurs, donc deux que je connais fort bien, Versac et Eolas. L'idée est en soi excellente (consulter est TOUJOURS une bonne idée, et les gauchistes extrémistes conspuant les participants n'ont rien compris au film), même si accorder 1h30 entre la poire et le dessert pour un sujet assez important pour avoir fait voter une série de lois à la con, depuis la DADVSI à la LOPPSI en passant par les HADOPI, ça paraît peu ; surtout quand on constate, sur le feed-back, que les gus au gouvernement ne sont pas diaboliques, mais seulement à la fois incompétents (ce n'est pas un scandale : on ne peut pas être compétent partout) et biaisés idéologiquement (ça c'est plus embêtant), avec les effets que l'on sait quand on ne se renseigne pas d'abord, selon la méthode du "je tire d'abord, je réfléchis ensuite". Il n'est jamais trop tard pour réfléchir...

Compte-rendus via Eolas, Versac, Presse-Citron et Jean-Marie Planche (pratique que ce soit des blogueurs : on a un retour franc et direct ; d'ailleurs du côté des entrepreneurs purs, on a du mal à prendre la plume, et on n'a toujours pas droit au fameux franc-parler de Xavier Niel dont il transparaît qu'il a mis de l'ambiance), dont on retient essentiellement... la création d'un théodule sur le numérique, dont on espère qu'il servirait à quelque chose, mais bon, après tout, ça fait plusieurs fois qu'il est promis, et on sait ce que ça donne dans les faits...

Non, décidément, ce qu'il faut surtout en retenir, c'est que l'on sent que ça coince grave, et qu'il faut agir. Hosanna ! De là à ce que les choses bougent, faut pas rêver : ne serait-ce que parce que nous sommes dans un système administratif, il faudra au moins six mois pour avoir une vague affectation de compétences de consultation, encore six autres mois pour avoir des moyens minimaux (locaux, etc) et donc encore six mois avant qu'on n'en sorte quoi que ce soit de probant. Nous sommes dont à l'élection présidentielle suivante : un peu cric-crac le planning. J'ai du mal à être optimiste. On verra si l'article 4 de la LOPPSI sautera magiquement ou pas, pour l'instant. Sur le court terme, c'est mort ; sur le long terme, c'est compromis. Mais rien n'avance jamais tout seul. Prochain rendez-vous informel en mars, on verra déjà s'il est maintenu (je me garde un jour de RTT de côté, sait-on jamais -- après tout, on se plaint du manque de femmes, mais quid des jeunes, hein, j'vous le demande ?).

Bon, petit mot sur la forme : c'est pas possible, les gars, sapez-vous correctement, bon sang, aucune excuse valable. Le drame de notre temps : la culture du vite fait mal fait. Un peu comme en politique...

mardi 30 novembre 2010

couture floue

Décidément, les blogs féminins "de mode" sont réellement une approximation vulgaire. Lisez Hugo, lisez n'importe lequel de ces "blogs de mode". Aucun style, aucune élégance, on porte des trucs en plumes plastiques, on colle du pàp cheapouille, des pompes made in China, ça ne ressemble à rien. Enfin, pas de quoi en être fier, en tout cas... La mode, ce n'est pas le sartorial.

Définitivement, l'élégance n'est pas du domaine du féminin. On ne peut pas gagner à chaque fois.

vendredi 19 novembre 2010

Savile Row

Avant le concert d'hier soir, j'ai pu faire un petit tour d'une demi-heure à Old England, tout proche de l'opéra Garnier, pour la séance de dédicace du bouquin "Savile Row" de James Sherwood, événement annoncé par Hugo du blog Parisian Gentleman. C'était donc aussi une façon de rencontrer Hugo J.,  tenancier du blog le plus certainement le plus lu sur "l'éducation sartoriale" (ce qui en un an et demi d'existence est bien remarquable), et dans la vie "monomaniaque" (de son aveux) Cifonelli dont il portait l'une des dernières merveilleuses créations.

Un beau panel de styles très divers (mais sans trop de chapeaux) conversait au sous-sol de la grande boutique (dont je ne suis pas client, j'avoue, et pourtant ils y ont de belles choses à bon prix ; cependant, c'est plutôt pour l'homme "mûr"). Une occasion assez unique, à vrai dire, où le soulier est patiné, le costume ajusté (pour ma part, pas de costume, comme d'hab, mais j'ai sorti ma chemise Spencer Hart acquise sur... Savile Row), la mise travaillée : on se dit que le monde serait plus beau, si cette vingtaine (voire trentaine, guère plus) d'évangélistes du bon goût et de l'originalité arrivaient à communiquer leur passion. On se dit aussi que ce serait bien d'organiser des rencontres récurrentes, à la manière de Paris-Carnet (que ne pouvait lancer qu'Embruns) ou la République des Blogs (que ne pouvait lancer que Versac) : si Hugo, que je rencontrais avec plaisir pour la première fois, était à la fois surpris et amusé de voir se présenter des individus déclinant leurs pseudonymes avant leurs noms, pour ma part, cela fait bien longtemps que ça ne me choque plus ! Cher Hugo, organisateur d'évènements dans le civil, voilà une idée à fortement méditer... (je précise que Paris-Carnet intervient le premier mercredi du mois, et la RdB le dernier : il reste donc deux mercredis à occuper  ;)  )

En attendant la séance photo à l'extérieur avec le beau monde (du Marc Guyot, du Cifonelli...), que l'on peut voir sur le compte-rendu d'Hugo, je feuillette le livre en question : il est manifestement très bon, et... très lourd. 60€, aux US il vaut 40$, ce qui me rend extrêmement perplexe sur la parité. Cependant, ils n'avaient que la VF, hier soir, et à vrai dire, même si la traduction a l'air très bien faite (il paraît que la version italienne est en revanche une horreur, de l'aveu de l'auteur qui ne mâche pas ses mots), je préfèrerai largement une version anglaise, pour un ouvrage traitant de couture anglaise (jeux de mot inside), dans le quartier de Savile Row à St James (au Sud) et des New et Old Bond Street (au Nord). Et si les dédicaces de James Sherwood étaient aussi un délice d'élégance, tant pis, j'attendrai mon prochain voyage en Angleterre (au pire, je le trouverai chez Harrod's).

Car l'homme, en plus, possède un anglais aussi distingué que sa personne (mon gaydar a clignoté, à vrai dire). Et dans un style extrêmement britannique, il peut médire sans retenue avec une élégance qui laisse admiratif. Épris de mon chapeau, je lui laisse ses et mes références ; je reçois en échange une carte de visite personnelle (et j'peux vous dire que ce n'est pas très difficile pour lui d'aller au British Museum). On parle quelques minutes, mais il est temps de partir pour de nouvelles aventures concertantes. Une petite bulle de sartorialisme dans ce monde de brutes.

vendredi 8 octobre 2010

la pêche aux cathos

À trop pécher, la repêche ne marche plus. Koz avoue son ancienne trufferie (je l'absous -- mouhahaha), Authueil signe la constatation de décès : entre Sarko et les cathos (et même plus généralement les chrétiens), c'est mort.

C'est peut-être la première fois que l'on est d'accord sur quelque chose de politique : ça mérite d'être noté.

mardi 7 septembre 2010

the awful truth

Quand on lit ce que l'on lit, on se dit que l'aristocratie, c'est vraiment pas mal. Authueil nous explique le fonctionnement interne d'un parti politique. C'est encore pire que ce que je croyais...

mardi 24 août 2010

ça devait bien arriver un jour...

Lisez Koz, il dit vrai (bon, il n'a pas pu s'empêcher de sa dernière saillie, sur la fin, mais vous savez, ces droitistes, c'est comme les gauchistes...).

Après l'ONU, l'Église. L'UMP s'est foutu du premier (avec quelle classe... Digne d'une élection de jeunes) ; mais le second commence à taper là où ça fait mal. La défection de la Vraie Droite, celle qui pense (et que je taxe de naïfs, certes ; à gauche, on a la révolution des masses prolétaires, dans le genre gentiment utopique), est définitivement en cours. Et là, pour trouver par qui remplacer le rigolo actuel, ils vont avoir beaucoup, beaucoup de mal (à gauche, c'est le problème inverse qui se pose...). Je parie sur un maintien du candidat Sarkozy (ça marche bien chez les jeunes, encore), et une abstention record à droite en 2012.

lundi 28 juin 2010

bovarysme

je crois qu’il s’agit d’une variante financière de ce bovarysme si dramatiquement répandu dans notre société qui pousse à estimer qu’on mérite une autre vie

Le compte-rendu d'Aliocha du procès Kerviel est décidément délicieux. Cette tirade est donc due à "Philippe Bourion, l’assistant du procureur". Est-ce la peine d'expliciter ce que j'en pense ?

En tout cas, de mon côté, je me dis qu'il faudrait faire quelques fouilles archéologiques dans mon blog pour ressortir ce que je pensais des banques et du trading avant cette affaire ; ces gens sont tout simplement hallucinants. Bienvenue dans la 7ème dimension ; pas de bol, c'est sur Terre.

Et du n+1 au PDG, on n'a rien vu, on fait confiance, on n'est (surtout) pas responsable ; on ne lit pas les mails d'alertes, parce qu'on en reçoit trop, des mails, de toute façon ; et puis le pognon, ça va, ça vient, on n'y fait pas gaffe. Sortie du pipeau ultra-technique pour le bas, des effets de manches rhétoriques grandiloquents pour le haut. Ça, en revanche, je trouve que c'est tout à fait typique de notre société moderne...


update: j'avais raté l'
excellent billet d'Alexandre Delaigue des Econoclastes, qui fait dans la socio : le problème, conclut-il, c'est essentiellement que l'on donne des responsabilités élevées à des gens incapables de comprendre ce qu'ils font, mais en faisant semblant de le croire : ils "ne peuvent qu'être des leaders nés parce qu'ils ont été capables à 20 ans de passer un concours très difficile". Je suis fort heureux de constater que l'on partage entièrement mes positions.

citation tellement vraie du jour

"c'est un manager, il ne comprend rien !"

L'über-commercial en réponse au tac-au-tac au chef de proj' techos qui lui dit "mais c'est n'importe quoi ces slides, on les a envoyé au client ?" (précisant que ce n'est pas seulement un problème de réa concrète, mais que même syntaxiquement, ça ne veut rien dire).

Le pire c'est qu'il a raison... (d'ailleurs, le type a été très heureux -- je précise que les slides en question, pré-réponse commerciale, ont été torchées par le DG, qui décidément a toujours du mal à déléguer...)

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