humani nil a me alienum puto

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 28 juin 2015

l'homme est un dinosaurus pour le dinosaure

On attendait depuis longtemps le 4e Jurassic Park promis. Mais qu’inventer de plus ? Hé bien… le parc est construit. C’est à se demander comment on a pu trouver un assureur pour le bordel, mais bon, c’est bien le propos de « jurassic world » (comme de toute la série) : l’homme n’apprend pas de ses erreurs. L’homme et la femme aussi : Claire Dearing (Bryce Dallas Howard en mode rousse, aussi fuckable que froide en talon-tailleur mal baisée) passe son temps à gérer les vingt mille visiteurs — dont ses deux neveux (Nick Robinson et Ty Simpkins pour reprendre la série des gosses-à-Jurassic-park, parce qu’il en faut toujours un ou deux, allez savoir pourquoi ; et d’ailleurs, il faut toujours un gentil-méchant-traitre aussi — Vincent D'Onofrio —, qui finira mangé par ses créatures, of course).

Il y a justement un nouveau gros-dino OGM à gérer, et le directeur (Irrfan Khan, Indien à tout faire du cinéma) trouve que la jolie & propre Claire devrait demander l’avis du bel et viril Owen Grady (Chris Pratt), en train d’inspirer le plus grand mème d’Internet chez les gardiens de zoo, en dressant ses p’tits vélociraptors (plus tard, il inspirera encore d’autres gif avec son « threre’s a new alpha »). Celui-ci aimerait bien aussi baiser celle-là, mais c’est une autre histoire — quoique, ça donne le côté comique de l’aventure, car Jurassic Park, c’est aussi et toujours de l’humour quand on s’y attend le moins, entre deux croquages (le fameux « et nous revoilà, dans la voiture », je m’en souviens encore depuis 1995…).

Allez savoir comment Colin Trevorrow, 39 ans, sorti de nulle part, a pu récupérer une partie du scénario et la réalisation. Un coup de foudre avec Steven Spielberg ? Les voies d’Hollywood sont impénétrables… Toujours est-il qu’il s’est bien débrouillé, le bougre : ça marche ! Mais ça a toujours un petit goût de série B de luxe : on ne tremble plus forcément en se demandant quel personnage principal qu’on ne voudrait surtout pas voir mourir va se faire déchiqueter (et quand la super mignonne brune se fait gober, bah on se dit juste que c’est dommage qu’elle n’ait pas fait de sextape avant). C’est la très juste remarque de ma sourisaunorus grignotagorex — qui m'a probablement piqué le titre dont j'aurais pu avoir l'idée, je décline donc toute responsabilité quant au mien. Finalement, le dino est définitivement devenu le prétexte pour nous parler de l’homo sapiens.

freue Lola!

Il devait y avoir Vadim Repin, mais il a dû annuler au tout dernier moment : dans ces cas-là, on embauche un des deux premiers violons de l’orchestre, qui devient violon solo. C’est ainsi que Philippe Aïche a pu vivre un moment de gloire et faire briller son instrument pendant que son alter-égo Roland Daugareil assurait le leadership d’orchestre de Paris, avec Paavo Järvi à la direction — pour la dernière fois officiellement en tant que directeur musical, si je ne m’abuse. Dmitri Chostakovitch, Concerto pour violon n° 2, brillant.

Il y a 5 ans déjà, j’ai cramé le titre « Hymne à Lola ». Ludwig van Beethoven, Symphonie n° 9 "Hymne à la joie" et hymne à Lola au basson, toujours aussi merveilleuse au fil des ans, une valeur sûre. Luba Orgonasova, soprano ; Petra Lang, mezzo-soprano ; Michael Schade, ténor ; Matthias Goerne, baryton Dieu ; le Choeur de l'Orchestre de Paris avec Lionel Sow comme infatigable chef de choeur. Freue!

lundi 22 juin 2015

traits de Garnier

Alceste est de retour à Garnier : la très belle mise en scène d’Olivier Py avec les dessins (souvent en abyme) en live, et l’orchestre sur le plateau après l’entracte, déjà vue il y a presque deux ans (http://palpatine42.free.fr/blog/post/2013/10/12/Alceste-en-noir-blanc) avec la souris, et à présent avec @odette9 (une vraie fan de Gluck, comme toute fille adorable qui se respecte), qui a gratté le matin même une place à pas cher en loge de côté, pas trop dégueue mais transformée après l’entracte en fond de balcon (soit une multiplication par 20 de la valeur faciale : on va bosser en bourse tous les deux). Car c’était une première de reprise pas si remplie que cela, avec de beaux trous chez les riches. Et si l’on enlevait le staff de l’opéra, il restait surtout des Chinois. Bravo.

Mais il y a Véronique Gens, en Alceste. Et puis Stanislas de Barbeyrac en Admète, Stéphane Degout pour Le Grand Prêtre d’Apollon / Hercule, et encore Chiara Skerath, Manuel Nuñez Camelino, Kevin Amiel, Tomislav Lavoie et François Lis. Avec un Marc Minkowski à la tête de son Choeur et Orchestre des Musiciens du Louvre Grenoble. La dream team. Forcément une excellente soirée, en bon commencement de nuit interminable.

dans le blur

J’ai découvert Blur a long time ago… J’avais accroché, mais je ne suis pas devenu fan. « Blur: The Best Of » m’a suffi à l’époque de sa sortie. Et puis voilà que les trublions des années 1990 sont réapparus avec un nouvel album. Mais sans l’enthousiasme communicatif d’@odette9, je ne pense point que j’aurais pris spontanément une place (comme j’en avais pris une pour Garbage, par exemple, dans la lignée de ces revenants d’une adolescence un peu compliquée dans un trou culturel). Surtout que les Blur ont vieilli, même si leur tout nouvel album sorti d’on ne sait où — The Magic Whip, enregistré à Hong Kong il y a un bout de temps — comporte deux ou trois chefs d’oeuvres. Avec du bide, la peau qui se distend — possiblement pour deux d’entre eux au moins pour cause d’abus de substances diverses et variées — et la dentition toute pourrie du chanteur Damon Albarn.

Bref, j’ai fini par suivre la demoiselle et sacrifié 66€ pour une place-assise-rapidement-retransformée-en-debout, parce que comme le dit la chanson, always should be someone you really looooooooove (ça matche bien, donc). Le Zénith, c’est une salle où le son sature facilement, et c’était malheureusement le cas, contrairement à ce que laisse penser le replay qui a bénéficié d’une capture parfaite sans le son ambiant — sauf que de fait, on perd toute l’ambiance de folie du concert, et on remarque encore plus quand ça ne chante pas très juste…

Je n’eusse cru que Blur eut encore autant la côte. Déjà, parce que ça date d’il y a 25 ans pour les débuts, et qu’il n’y a plus rien de bien neuf et excitant depuis 15 ans — sauf un dernier album, qui a deux mois à tout casser, et quelques rares concerts un peu partout pour ne pas se faire totalement oublier. Et pourtant, la foule était présente, essentiellement des trentenaires. Revival d’adolescences. Des un-peu-plus-jeunes, aussi, qui peuvent encore se jeter dans la foule et surfer dessus avant de se casser la figure tête en avant. Ou de jeter innocemment (hum), en pleine foule et le plus haut et loin possible, les verres (vides…) de bière en plastique (abandonnant l’idée de les ramener à la machine de remise qui manifestement récompense un geste pas si naturel). Un peuple fou (concert complet rapidement !), qui se précipite à l’entrée et qui donne du fil à retordre aux organisateurs.

Concert best of, avec le meilleur aussi du dernier album : finalement, j’ai presque tout reconnu sans réviser avant. Pas au point de chanter comme mon accompagnatrice lointaine — au premier rang —, qui connaît tout par coeur, comme a pu le prouver le document vidéo où elle apparaît furtivement par deux fois. Mais cette fille ne cessera de m’étonner, de toute façon. Et comme avec son amie elle s’était mise en tête de participer à l’« after show », nous finîmes par rentrer en catimini grâce au plus sympa de la bande, le batteur Dave Rowntree, aussi avocat dans la vraie vie, qui va au contact et s’amuse à distribuer dans la salle ses baguettes de percussions (j’en ai trouvé une, remise à la Demoiselle en l’échange d’un quasi-bisou — c’est déjà beaucoup, de sa part, il faut relativiser).

Tout à coup, expérience sociologique intense de l’autre côté du miroir. Il y a des fans, des real fans, mais être parmi les élus ne suffit pas : il faut être parmi les élus des élus pour passer le second barrage de molosses et pouvoir approcher le graal, Damon Albarn, Alex James et surtout pour notre héroïne, Graham Coxon (quant à Dave, il ne s’est point embêté de cet étrange cérémonial : il est resté parmi les mortels, assis sur une table, à bavarder tranquillement une bonne heure). Il paraît que le babysitting intense d’artistes par la maison de disque est un peu psychotique ces temps-ci — ça fuite un peu partout parmi la communauté qui se connaît à travers les forums et les rares concerts donnés un peu partout en Europe. Wathever, le comportement des trublions est étrange, pour le moins. Ça n’a pas eu l’air d’entamer les grand(e)s fanatiques qui sont allés jusqu’à attendre derrière le portail pour apercevoir… rien du tout (voiture vitre teinté à fond la caisse vers le périph). Mais ça a de quoi, pour le moins, gêner quelques autres qui ont d’autres types de relations plus « humaines ». Ainsi va la vie des artistes auto-destructeurs (qui ne savent point ce qu’ils perdent…).

Mais au moins, il en est resté un fort bon concert, avec cette ambiance caractéristique un peu WTF du groupe, les clips psychéliques de n’importe quoi, les « la la la la la » qui ressemblent à rien mais qui font tout, et même une première partie de grande qualité (dont je n’arrive pas à retrouver le nom, des africains avec un batteur masqué et un chanteur bondissant). Ils ont laissé des coeurs pleins, et quelques coeurs brisés. Paradoxe de jeunes vieux de la pop.

tous fous de Carey

Le danois Thomas Vinterberg semble être le énième adaptateur d’un Thomas Hardy de 1874, « Far from the Madding Crowd » (« Loin de la foule déchaînée ») qui m’est pourtant resté totalement inconnu : non influencé par les autres, mon plaisir ne fut point gâché de voir la sublimissime Carey Mulligan dans le rôle de Bathsheba Everdene, la féministe avant l’heure qui va finir par se faire coincer par le motard (Sergent Troy — Tom Sturridge), parce que c’est le seul qui peut attaquer un baiser alors que les deux (vrais) amoureux transits — le fermier ruiné Gabriel Oak (Matthias Schoenaerts, ténébreux tout dédié) et William Boldwood (Michael Sheen, en total obsédé traumatisé) — se font régulièrement repousser pendant des années, avec leur drague à base de « j’ai de beaux moutons » et « mon domaine est immense », alors que eux aussi ils voudraient fortement la baiser, et grand bien leur en prendrait — mais la demoiselle est plus coincée que vindicative, comme toujours dans ces cas-là.

L’époque victorienne, c’est à se demander comment leur pays y a survécu (mais il ne faut pas trop se moquer : il y a un revival post-68 actuellement sous nos contrées et je ne compte plus les Carey-like autour de moi qui sont épouvanté par l’usage de leurs vagins sous couvert d’indépendance, de vie heureuse loin de choses matérielles, ou autres balivernes que même un catho n’oserait pas sortir). Heureusement, l’épopée sentimentale se finit bien, dans les beaux décors de la campagne d’époque, parce qu’il faut un brin de morale à tout ça. Et moi, j’aime toujours les films romantiques qui se terminent bien (je n’attends donc plus que la sextape avec Carey).

mardi 16 juin 2015

DD

Dans la liste des concerts de la saison à ne surtout pas manquer, il y avait celui-là. On ne rate pas un programme pareil : Dusapin/Duruflé. J’avais en plus cramé mon premier joker pour enfin entendre le requiem de Duruflé au concert, mais c’était en conflit avec SF. Alors quand il a fallu programmer un client en province, j’ai demandé à ce qu’on me le mette le mardi. 20h30, Philharmonie 2, plutôt vide (c’est dingue, dingue, dingue), on se replace avec la souris au deuxième rang de côté (ou plutôt, on y est replacé par un étrange ouvreur…).

Pour se mettre en jambe, un magnifique mais court Brahms, « Geistliches Lied » opus 30, sur une orchestration arrangée par Sir John Eliot Gardiner (je me demande d’ailleurs si je ne l’avais pas déjà entendu lors d’un concert sur un cycle Brahms-Gardiner). La souris découvre épatée que Brahms n’est pas que de la meringue, c’est aussi l’héritier de Bach — depuis le temps que je lui parle du requiem…

Une commande de notre choeur et orchestre de la soirée, le Rias Kammerchor et le Münchener Kammerorchester (avec Alexander Liebreich pour l’excellente direction et Denis Comtet en chef de choeur), à notre grand Pascal Dusapin national, pour une création française : Disputatio, d’après le Dialogue entre le novice Pépin et son maître Albinus (nom latin d'Alcuin, savant du VIIIe siècle). Il s’agit là d’un dialogue, en latin, à bâton rompu entre un maître et son élève comme on savait en faire à une époque où la théologie, la poésie et les sciences n’étaient pas encore cloisonnés, et où tout pouvait joyeusement se mélanger dans l’éther de la pensée à ressorts, où tout s’enclenche dans un grand tout. L’un pose une question, l’autre y répond, et de cela, imbriquée, en ressort une autre question. Tout part de « qu’est-ce que le langage » (quelle intuition !) et explore tout l’univers. Passionnant sur le fond, mais aussi sur la forme. Le choeur, grave, est le maître. Les quelques solistes côté jardin (le nôtre), sur un registre suraigu, accompagnés d’un glass harmonica (tellement rare !), posent les questions, mais vers la fin de l’oeuvre les rôles tendent à s’inverser. Envoûtant. Dusapin a dédicacé l’oeuvre à son fils (pour ses cinq ans), porté sur ses épaules : il en a de la chance ! Pascal Dusapin est définitivement un des plus grands compositeurs qui soit, et il entrera certainement au Panthéon.

Entracte, puis Maurice Duruflé, pour son Requiem, de manière amusante l’un des premiers requiems que j’aie découvert il y a très longtemps. Stella Doufexis, soprano, époustouflante, pas que pour sa veste-manteau noire scindée en deux à ressorts. Stephan Genz, baryton, pour la compléter. Magnifique. L’une des plus grandes dates de la saison, où l’on ne comptait pourtant que deux autres ninjas (Serendipity et l’ami japonais). Mais pourquoi ?

Accentus de Mater

Deuxième Stabat Mater de Dvorak, le précédent ne datant de pas si longtemps au TCE. L’Orchestre de chambre de Paris accompagnait Accentus, et donc Laurence Equilbey à la direction, qui avant de faire décoller le choeur avec l’aide d’Inva Mula (soprano), Sara Mingardo (contralto), Maximilian Schmitt (ténor) et Robert Gleadow (baryton-basse), a pris son micro pour nous parler un peu de l’oeuvre et des trois enfants décédés tour à tour du compositeur (on dirait un peu l’histoire de Bach composant Jésus que ma joie demeure).

C’est beau, cette oeuvre. Que dire de plus ?

nouveau dieu Gerhaher (?)

Si je n’avais point été alerté par Hinata, dont le sort a rendu épique (et même impossible) une la patine annuelle devenue, le lendemain, un non-anniversaire, j’aurais certainement raté ce récital que je n’avais pas même noté sur mon agenda. Pourtant, tout ce que Paris compte de ninjas était bien présent et motivé. Il se dit dans les couloirs que Christian Gerhaher est LE nouveau (plus ou moins) baryton à ne pas rater, et qu’il est même meilleur que Matthias Goerne. TU TE RENDS COMPTE ?? On a voulu savoir : snobisme ou hérétisme ? C’est qu’il vient très peu en France, le bougre.

Au programme pour se faire une idée, du tout un Mahler. « Lieder eines fahrenden Gesellen », « Lieder aus Des Knaben Wunderhorn », entracte, « Lieder aus Des Knaben Wunderhorn » et enfin les « Kindertotenlieder ». Oui, tout ça. Même pas peur. J’attrape une place dans les tout premiers rangs. C’est parti.

Eh bien il est formidable. Sa diction est louée, mais je pense que c’est sa tessiture moins « ronde » que celle de Dieu-Matthias qui lui permet cela. C’est un peu l’effet Philharmonie (on était à la #2, la Cité de la Musique, quoi, qu’on apprécie de plus en plus, quitte à traverser la moitié du monde connu) : c’est plus clair MAIS c’est aussi par essence moins émouvant. Avec son pianiste Gerold Huber, notre héros sait cependant compenser par une émotion palpable. Et quand il monte, quand il gronde, on reste au fond de son siège, stupéfait. Oui, il est formidable : on ne le ratera plus, c’est promis.

philhar en rythme

Revenant d’une réunion pédagogique, l’arrivée à la lointaine Philharmonie fut épique… Heureusement, l’orchestre de Paris m’a le plus souvent positionné en fond de parterre, place que j’apprécie particulièrement. La semaine précédente, la souris et moi avions fait concert à part (elle à la Philhar2, moi à la Philhar1), tandis que je restais fidèle à l’Orchestre de Paris et à ma best-friend quelque part dans la salle.

J’ai failli manquer ce concert, et puis finalement l’indécision d’un client a poussé le report d’une semaine des activités prévues. Ça m’aurait embêté de rater « Escales » de Jacques Ibert, parce que c’est le genre d’oeuvre qui est rarement donné, on ne sait pas trop pourquoi. Et puis ça donne l’occasion à la souris de délirer, et je ne sais pas où elle va chercher tout ça, mais c’est pour ça qu’on l’aime (moi, en tout cas).

Arrive le très rare Jorge Luis Prats au piano, avec sa bedaine et ses doigts de cubain. C’est une légende sur le tard. Avec Yutaka Sado à la direction, on a un très beau Gershwin, Concerto pour piano et orchestre en fa majeur, même si la proposition ne restera pas la plus mémorable. C’est un autre piano de la havane, et le concertiste de nous faire découvrir des morceaux, en rappels, auxquels on est peu habitués — c’est décidé, cette fois-ci, j’ai acheté son CD que j’avais mis depuis trois ou quatre ans sur ma wishlist Amazon…

Post-entracte, « Petrouchka » d’Igor Stravinski. Si la souris a dit s’être fait surprendre par la fin, l’ami bavard m’a confié avoir été surpris par les dernières notes : il ira vérifier si la partition n’a pas été altérée.

lundi 8 juin 2015

dansante bravitude

Le concert du lundi donnait dans le grandiose. D’abord, du wagnérien, qui justifie le déplacement intégral du City of Birmingham Symphony Orchestra. Il y a Andris Nelsons comme maître de ballet, ou plutôt comme danseur. Avec la souris, on a pu se replacer facilement dans un tournant impair du premier balcon, sans demander de permission cette fois. Pourtant, il y a du ninja, heureusement, même. Bef, on regarde Andris se dandiner, et on étouffe un rire. En même temps, ça marche : il tire du beau Wagner bien lyrique de son orchestre.

Wagner  « Karfreitagszauber », « Amfortas, die Wunde »,
« Nur eine Waffe taugt », extraits de Parsifal
Prélude à l’acte IV de Lohengrin,
« Höchstes Vertrauen hast Du mir schon zu danken »,
« In fernem Land», extraits de Lohengrin

Klaus Florian Vogt est le ténor qui a la tête de l’emploi. Il passe de Parsifal à Lohengrin sans ciller, alternant avec les phases purement musicales de l'orchestre, toujours aussi beau avec ses cheveux longs. C’est le héros, qui passe sur l’orchestre comme un rien. Et enchaîne sur le bis (Walküre ou Crépuscule ?) toujours en brave.

Après l’entracte, Dvorák, Symphonie n° 7 op. 70 — il me semble que j’en avais eu une récemment aussi. Parfaite, avec une danse slave (la plus connue, oublié le numéro) en bonus. Pour finir de danser avec Andris.

- page 1 de 240