humani nil a me alienum puto

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jeudi 26 février 2015

dimanche Rachma

Pour que j’aille me traîner à l’autre bout de Paris un dimanche après-midi, il fallait bien des circonstances exceptionnelles. Pour la 3e fois d’affilée, la Philharmonie avait programmé de l’immanquable. Le LSO dirigé par Gergiev, au cure dent. Sergueï Rachmaninoff, le Concerto pour piano n°2, par Denis Matsuev. Bel alignement des étoiles. La foule des femmes cinquantenaires en délire est venue lui donner des fleurs, lui toucher la main, lui glisser quelques mots. Dingue. En rappels, un (long) tableau de Rachmaninov (aussi, si j’ai bien noté ce que m’ont dit mes camarades à l’entracte) puis la 12e étude de Scriabine (de mémoire de ce qu’on m’en a dit ; moi j’ai juste remarqué que j’avais déjà entendu ça…).

Deuxième partie avec la Symphonie n°1, toujours Rachmaninoff. Exceptionnel. Et en plus, du bonus : Tchaikovsky, Polonaise d’Eugene Onegin. Pour terminer dans la liesse.

artifices spirituels

Hervé Niquet sait comment user des effets et artifices. Comme au temps des oeuvres qu’il interprète, il use les ficelles à sa disposition pour assurer le spectacle. Dans sa magnifique veste usuelle (il ne perd rien pour attendre…), il arrive tout d’un coup à la tête d’un Concert Spirituel survitaminé qui devait bien compter une centaine de musiciens, et pas encore installé à son pupitre fait sonner la « Marches pour les trompettes » (toutes debout et en grand nombre) de Marc-Antoine Charpentier. Effet assuré. Et puisqu’on y est, un « Te Deum », le Prélude, qu’on avait aussi pu entendre il y a peu de temps sous la baguette de Christie.

Le reste de la soirée à la Philharmonie aura été du Georg Friedrich Haendel (je n’ai point compris pourquoi Hinata-chan n’avait pas de place — mais, « souffrante », elle aurait tout de même été excusée). « Water Music », Suite n°1 puis n°2, avant l’entracte, et pour une fois, une place de replacement au parterre qui est restée libre.

Retour sur les Concerti grossi n° 4 et 5 (extraits) et la suite n° 3 de « Water Music ». Évidemment, ce que tous attendaient, c’était la « Music for the Royal Fireworks ». J’avais remarqué la boule à facettes : ça n’a pas manqué, la salle fut habillée des « créations lumières » de Ludovic Lagarde et Sébastien Michaud, qui allant plus loin que leurs simples teintures monocolorées durant le reste du concert, firent valser les cotillons tout autour du public, mettant à profit, pour une fois, les nuages de sièges suspendus (et me faisant remarquer que si l’on arrive à pendre un cintre en plus équipé de projecteurs motorisés et de boule à facettes, on pourrait espérer un jour avec du surtitrage dans cette salle…).

Usant de tous les effets sonores et visuels à sa disposition, faisant de grands mouvements ostentatoires (il nous a même fait une pirouette, à un moment — on a frôlé le ridicule, oui), ce fut un beau moment de baroque saturday night fever.

écoute en pays haut

« Le Bourgeois gentilhomme », suite op 60 maintes fois remise à l’ouvrage par Richard Strauss avant livraison finale, est de type néoclassique (qui s’oppose au romantisme ayant abouti à Wagner, après qui plus rien ne pousse, sauf l’atonalisme à la Shoenberg). C’est à peu près tout ce que j’ai retenu de la deuxième partie (certes beaucoup plus rapide) de la présentation musicologique donnée avant le concert — trop peu avant, obligeant un chassé-croisé de tous les diables quelques minutes avant le début officiel de la Philharmonie, qui de toute façon est tout le temps en retard. L’oeuvre en elle-même n’est pas très mémorable, à vrai dire. Strauss, c’est surtout bon pour ses opéras, en suites, je n’adhère toujours pas vraiment (quelques jours après son Don Quichotte, qui a des moments plus amusants).

La musicologie s’était plus occupée du cas de la Symphonie n° 4 de Gustav Mahler, après l’entracte et une récupération de souris très peu convaincue de sa place près de l’orgue, qui décompose le son plus qu’il ne le recompose. Le côté cour du 5ème étage n’est pas la panacée, mais c’est moins pire — en fait, cette salle est plus ratée que Pleyel, au final, puisque la proportion de places médiocres ou carrément mauvaises y est supérieure… Mariss Jansons, que certains considèrent comme le meilleur chef du monde, put mieux faire valoir son génie à la tête de son Royal Concertgebouw Orchestra (que les mêmes considèrent comme le meilleur orchestre du monde).

La symphonie n°4 suit donc les trois premières et surtout la troisième. Mais suite à la désaffection de la musique à programme, ce n’est plus devenu aussi clair, au final. Pourtant, c’est bien le dernier épisode qui vient clore un cycle, avec le retour « Des Knaben Wunderhorn » tout à la fin de l’oeuvre, chanté par Dorothea Röschmann, soprano (en replacement de Genia Kühmeier, malade), dont la salle n’a vraiment pas rendu justice pour la moitié des spectateurs qui avaient la malchance de se trouver derrière elle. Bref, nous l’entendions d’assez loin (ça c’est amélioré sur la fin). Cette salle est décevante… Heureusement que les dream teams sauvent le tout (et que grâce à la conf gratuite, on a tout compris, même le sens de l’Humoristisch grâce à Johann Paul Friedrich Richter aka Jean Paul, c’est-à-dire l’humour pauvre à l’Allemande dont ils sont très fiers : faire grincer un violon légèrement désaccordé au second mouvement, mêler la vie quotidienne très banale aux saints dans les cieux du Lieder du dernier mouvement… Tout un programme !).

gérer sa box

« A most violent year » a failli disparaître des grands écrans avant qu’on ne le visse. Fort heureusement, le MK2 Grand Palais l’a programmé en soirée in extremis. Première fois dans cette salle clairement destinée aux conférences éphémères, où le guichet ambulant n’ouvre que 10 minutes autour du début de séance et propose les confiseries en plus du ticket, avant d’emprunter des escaliers en colimaçons qui donnent sur une salle de dimensions respectables, dont les volets sont par défaut ouverts.

Je n’avais guère idée de ce dont parlait le film de J. C. Chandor (dont j’avais même oublié que l’excellent « Margin Call » était de lui), avant que les voisins de derrière ne spoilent l’affaire : les mésaventures quotidiennes d’un entrepreneur dans le New York des années 1980. La radio et la télé relatent tous les jours les violences urbaines de l’époque. Abel Morales (Oscar Isaac) gère une entreprise florissante de transport de fioul qui attise les convoitises : des concurrents avides, des voleurs un peu trop bien renseignés et très sélectifs, un procureur peu conciliant (David Oyelowo) qui semble vouloir sa peau, des voleurs armés à sa porte, tout cela n’est-il que simple coïncidence ? Abel ne doit pas gérer l’URSSAF, mais à part ça, il galère comme un connard d’entrepreneur. Il a de l’argent et du succès, certes, mais la situation est plus que fragile. Il a mis toutes ses économies dans une affaire qui est du quitte ou double : quand on gère sa boîte, c’est au moment où l’on a le plus peur d’y aller qu’il faut y aller, dit-il.

Et c’est bien ce qui fait la différence avec ses employés, et même avec ceux qui l’entourent immédiatement (sa femme Anna issue de milieu mafieux — Jessica Chastain —, son conseiller et plus proche ami — Albert Brooks). Confiance en soi et grand calme. Ne pas se laisser abattre, même quand ça va de pire en pire. Trouver la solution à tout prix. Prendre les décisions que personne n’aimerait prendre. Avancer coûte que coûte, les mains dans le cambouis, en sauvant les dommages collatéraux. On en ressort épuisé. Un film qui est violent par sa réalité brute. Une réussite.

lundi 23 février 2015

Lola valentine

Un orchestre de Paris le samedi, voilà qui est original. Avec un horaire à 19h, comme ça, pour changer aussi… Pour un 14 février, il faut du spécial. D’abord, Lola, toute en beauté. Ensuite, un programme spécial amoureux. « L’amour interdit », donc. Comme entre moi et Lola (« L’amour à sens unique » aussi aurait pu seoir).

On commence, comme à l’accoutumée, par une ouverture : celle, très rare, d’un pré-Wagner, « La Défense d'aimer, ou la Novice de Palerme », du temps où ça ressemblait à du Rossini. Puis un Richard Strauss, le « Don Quichotte », poème symphonique pour violoncelle et orchestre, op.35, avec Antonio Meneses au violoncelle. Il y a des choses amusantes, dans cette partition que j’oublie assez régulièrement.

Le chef Fabien Gabel reprend sur la suite orchestrale made by Erich Leinsdorf du « Pelléas et Mélisande » et Claude Debussy. Forcément, c’était fort beau, surtout depuis le premier rang (de côté) du premier balcon, où nous dûmes migrer après que les retardataires eurent repris leurs sièges légitimes (ça arrive souvent, dans cette salle philharmonique…). Et on finit par un prélude. Mais lequel ! « Prélude et mort d'Isolde » par Wagner encore, mais du vrai, du pur cette fois. Et forcément, enfin, parce que ça devait arriver un jour, et qu’il aura fallu Wagner pour ça, le frissonomètre décolla pour la première fois à la Philharmonie…

sainte mère de Dvorak

Maman se tient debout chez un tas de monde, mais c’est bien la première qu’il m’était donné à entendre ce « Stabat Mater » de Dvorak (1877-1880) : le TCE eut là une brillante idée. Certes il faudra d’autres écoutes pour bien en retenir quelque chose de plus pérenne, mis à part les Amen finaux qui furent de toute beauté, mais l’ensemble valait bien le déplacement. Environ 1h15 sans entracte, avec Philippe Herreweghe à la direction à la tête de l’orchestre local des Champs-Elysées et le Collegium Vocale Gent en renfort, nous avions aussi Ilse Eerens (soprano), Renata Pokupič (mezzo-soprano), Magnus Staveland (ténor) et Florian Boesch (basse). Une bien belle petite soirée.

identité à retrouver

J’avais raté Barbara de Christian Petzold mais j’en avais entendu que du bien. « Phoenix » est de ces histoires pas vraiment crédible (comment un mari ne reconnaîtrait pas sa femme, même après chirurgie, juste à son odeur ?…) mais pour le bien d’un discours supérieur plus intéressant. Une femme juive (Nina Hoss) revient d’un camp de concentration dans un sale état, aidée d’une chère amie (Nina Kunzendorf) : son visage ne peut être restauré en son état antérieur. Se noue un problème d’identité, et de relation au passé d’avant la guerre et de pendant. Les amis morts, soit juifs, soit nazis, sur les photos. Et puis le mari (Ronald Zehrfeld), dont on ne sait pas trop son rôle joué, mais qui trouvant qu’elle ressemble pas trop mal à son ancienne femme qu’il croit décédée, décide de la former pour toucher l’héritage. Notre héroïne se retrouve face à son altérité, elle qui était si déçue de ne point retrouver son exact visage, elle se mêle à cette fausse arnaque de temps troublés d’après-guerre, pour retrouver son identité, pour être formée à (re)devenir elle-même, chanteuse un peu aguicheuse et sophistiquée.

Improbable, parfois un peu embarrassé dans sa narration, mais psychologiquement pertinent, le film s’en sort bien, pour un propos à multiples facettes.

dimanche 15 février 2015

hommage à dieu Turing

Les commentaires sur le net comme dans la salle sont formels : ce film est très bien, il nous fait connaître une histoire dont on n'avait pas du tout idée. Ce qui est bien avec l'humanité, c'est qu'on n'est jamais déçu par son inculture crasse. Alan Turing, c'est Dieu. À Hong Kong, on avait un collecteur des impôts perspicace qui est devenu un dieu des fonctionnaire. He bien Alan Turing est un des génies de l'envergure de Babbage et d'Ada Lovelace -- de Pascal chez nous. Alan Turing, c'est la charnière entre la machine à tisser programmable et la machine (de Turing !) qu'on appelle à présent ordinateur en France, computer outre-manche. Et cela grâce à des travaux qu'il a mis en oeuvre de manière forcenée, comme seuls les autistes savent le faire, pour résoudre un problème qui sauva des millions de vie et fit gagner un temps précieux (peut-être bien deux ans) lors de la seconde guerre mondiale : casser Enigma, la machine de chiffrement des communications des Nazis.

Le film "Imitation game" de Morten Tyldum va plus loin dans l'exploration de l'Histoire, des histoires, et de la personnalité d'un vrai père des geeks (ingérable, semi-autiste, vie sentimentale compliquée, incapable d'interactions humaines les plus basiques sauf avec ceux qu'il reconnaît comme à sa hauteur...), incarné par un très beau Benedict Cumberbatch, parfait pour attirer les foules dans les grandes salles. Il met en perspective le travail déterminant de Joan Clarke (Keira Knightley), l'oubliée principale de l'Histoire ; et du reste de son équipe, dont un double-agent à la solde des Russes, utilisé à son insu : Turing voulait simplement faire des maths, il va se retrouver au milieu de la plus pure politique.

C'est fort bien mené, certes classiquement, mais les biopics nous ont montré plusieurs fois leurs limites ces temps-ci, et celui-ci s'en sort fort bien. Il montre les paradoxes d'une société capable de se tirer une balle dans le pied parce que l'un est gay, l'autre est une femme, quand en face on a la pire menace de tous les temps. Il montre la difficulté de s'adapter quand on est un génie, de rentrer dans des moules absurdes. Il montre aussi qu'on finit forcément mal, quand on est trop intelligent. Alan Turing n'aura été reconnu comme dieu par les siens que bien trop tard (et plus sérieusement, à dieu il a dû jouer malgré lui, en devant décider qui doit vivre et mourir pour ne pas statistiquement faire naître des soupçons chez les Allemands). Peut-être sera-t-il enfin reconnu à sa juste valeur par tous.

Il y a quelques petites semaines, la presse spécialisée parlait justement de nouvelles machines qu'on avait de plus en plus de mal à différencier de l'humain, qui passerait le test de Turing. Si le réalisateur a choisi le titre "Imitation game", qui renvoie à ce test qui n'avait pas encore pris, parmi les mortels, le nom de son créateur (un peu comme la constante de Planck qu'il voulait quantum d'action...), c'est très certainement parce que son propos se situe précisément entre les machines de calcul ("intelligentes") à leur ère naissante, et l'humain qui doit vivre parmi les siens...

mardi 10 février 2015

grande philharmonie morte

Quelle déception ! L’orchestre National du Capitole de Toulouse, Tugan Sokhiev, une Grande Messe des Morts (Requiem, op. 5) de Berlioz que je ne connaissais pas, mais Berlioz, quoi, ça promettait de grands moments… Et d’ailleurs, à voir l’installation de pupitres de cuivres tout autour de la salle, on pouvait s’attendre à un son dolby surround de tous les diables…

Et puis la Philharmonie. Quand on arrive, on rit avec le vendeur de CD dépité, en manteau, qui voudrait se faire un brazier, et regrette déjà amèrement Pleyel, où il n’avait pas une table de camping pour officier — 400 millions d’euros ! On est toujours déprimé par la déco, mais bon, on s’y fait. Encore pas mal de monde arrive à l’arrache, c’est un poil compliqué de se replacer, mais bon, les balcons sont peu larges, alors même au dernier rang de 4ème étage, on est bien installé. De côté, dans le tournant pair.

Dix percussionnistes : huit paires de cymbales, deux grosses caisses ; aux quatre coins en hauteur, deux paires de trompettes, deux de trombones et de mon côté un tuba en supplément ; un choeur (Orfeon Donostiarra) qui remplit la moitié de l’arrière-scène ; tout ce beau monde et un bel orchestre qui joue simultanément, par cette belle phalange et ce chef qui a déjà plusieurs fois prouvé son exceptionnalité. Et rien. Pas un frisson. Ce son chewing-gum, qui donne l’impression que personne n’articule, qui rebondit comme dans une église, qui empêche de bien repérer le soliste Bryan Hymel d’être repéré quand on est comme moi du mauvais côté de la salle et qu’on a un bel angle mort (il paraît que le ténor était très volumineux, en plus).

On a l’impression que tout vient de loin et avec le même volume. Que l’orchestre pousse ou pas, ça revient au même. Et la proximité du petit groupe de cuivres écrasait absolument tout lorsqu’ils jouaient de trop près. Mais même lorsque seuls trois les autres jouaient, on n’entendaient quasiment plus le choeur. Impossible de ressentir la moindre vibration dans tout cela : c’est ouaté, c’est sympa, mais ce n’est pas ce que l’on pouvait espérer. Pleyel n’était pas idéale, mais ça n’aurait clairement pas été aussi raté. Il paraît qu’à l’orchestre, c’était bien mieux ; au centre du premier balcon, ça ne devait pas être si mal non plus. Il restait donc un peu moins de 2000 spectateurs avec un résultat médiocre.

L’acoustique non encore au point (les spectateurs pigeons essuyant les plâtres en attendant) s’améliorera-t-elle avec le temps et les expériences ? On se souvient qu’à sa réouverture, les cuivres sonnaient affreusement mal à Pleyel : ça avait beaucoup changé un an plus tard. Il y a donc un espoir. Mais pour le moment, on se dit surtout qu’en plus d’être affreusement mal située, cette salle est peut-être ratée. Pour 400 millions d’euros d’argent public.

la philharmonie et les sortilèges

Les détecteurs de métaux ont enfin été virés de l’entrée de la Philharmonie ! Comme quoi, ça peut s’améliorer. Mais la ligne 2 est toujours aussi impraticable, suivie d’une ligne 5 totalement horrible en ces heures de mouvement pendulaire massif vers les quartiers populaires : se rendre porte de Pantin est une abomination qu’on ne devrait imposer à aucun spectateur.

Le trop rare Esa-Pekka Salonen a twitté son amour pour la nouvelle salle. Mais a-t-il testé d’entendre ce que cela donne dans le public ? Après une belle Ma mère l'Oye, ballet complet, les choses allaient se gâter pour L'Enfant et les sortilèges, fantaisies lyriques en deux parties, toujours de Maurice Ravel. Car voilà : pour l’instrumental, la salle fait des merveilles. Mais quand ça chante, c’est autre chose. Les solistes sont massacrés.

Omo Bello (soprano), Julie Pasturaud (mezzo-soprano), Hélène Hébrard (mezzo-soprano), Elodie Méchain (contralto), François Piolino (ténor), Jean-François Lapointe (baryton), Nahuel Di Pierro (basse) : voici la liste de ceux que l’on entendait mal du premier balcon de face (je n’ose imaginer ce que cela pouvait donner de côté). Heureusement, il restait la fabuleuse colorature Sabine Devieilhe, qui ne cesse de faire des merveilles et devrait devenir hyper-bankable d’ici peu (il faut donc en profiter tant qu’on peut : après, ce sera trop tard, la nataliedessayisation nous en privera). Dans le rôle du feu (tiens, on y avait entendu la Dessay, justement !), elle fit des merveilles. La seule à pouvoir efficacement passer par dessus le bel orchestre de Paris où manquait très cruellement Lola (mais pourquoi ? Punie ? Méchante, méchante, mééééchaaaaante ?).

Décidément, cette salle est frustrante…

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