humani nil a me alienum puto

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lundi 25 juin 2018

le scénario trouve toujours son chemin

Un cinquième Jurassic Park ! Ou un deuxième Jurassic World. « Jurassic World: Fallen Kingdom ». Le 4 rebouclait le 1 (construction du parc, finalement), le 5 est donc une synthèse du 2 et 3 (promenons-nous sur une île à dino avec le méchant garde-chasse et faisons visiter le continent aux dinos). Avec de grosses références au premier épisode, chèvre à T-Rex comprise. Bref, de la bonne vieille technique scénaricienne Star Wars : faire du neuf avec du vieux, à l’envi. Et ça marche ! Juan Antonio Bayona suit les pointillés, derrière la caméra. Le problème est quelque peu la surenchère — dont le nombre de dents. On se demande ce que donnerait un 6ème épiosde, avec la fin de ce dernier opus, qui en outre donne de plus en plus ouvertement sur un discours philosophico-moral (y compris dans ses contradictions), du démiurgisme au féminisme (mais pas le véganisme). On se prend aussi quelques petites incohérences. Au passage : que sont devenues les autres îles ?…

La vie trouve toujours son chemin, nous dit Jeff Goldblum aka le sage Docteur Malcom lors de son audition (joli clin d’oeil), et avant de retrouver Bryce Dallas Howard (miam) et Chris Pratt, secondé pour l’occasion par la petite Isabella Sermon (il faut une mini-blonde débrouillarde, en plus ça rentre dans des boîtes pour se cacher), et face aux méchants capitalistes & mafieux (dont une partie sera engloutie). Mais le scénario, le trouvera-t-il ?

ah qu’elle rit de se voir si belle

Le Faust de Gounod a beau être réputé, il est peu donné d’une manière générale. Déjà, peut-être, parce qu’il dure longtemps — le TCE a dû avancer l’horloge à 19h30, pour finir après 23h. Ensuite, probablement, parce que même avec une belle distribution, ça ne remplit pas la salle. Replacement quelque peu dans la douleur, entre des ouvreuses locales au haut niveau de corruption et d’incompétence, et l’humeur massacrante d’une Hinata en pleine tentative de diversification — et après Debussy, encore raté.

Christophe Rousset à la direction de Les Talens Lyriques (et du Chœur de la Radio Flamande en renfort) pouvait faire un trait d’union original depuis le monde baroque. On comptait sinon un Benjamin Bernheim en très bon remplacement de Faust, Véronique Gens impeccable en Marguerite qui rit de voir si belle, Andrew Foster-Williams en superbe Méphistophélès sur ressort (une grande partie du succès de la mise en espace a reposé sur ses bondissements opportuns), et pour les rôles secondaires, Juliette Mars en Siebel, Ingrid Perruche pour Dame Marthe, Jean-Sébastien Bou en Valentin avec son compagnon Anas Séguin pour Wagner (/un mendiant post-mortem).

Une fort belle représentation avec tous les dialogues non chantés originaux. Car le Faust de Gounod est un opéra comique. Tragi-comique, devrait-on dire…

épouser Karina

Le choc. Elle a deux ans de plus que moi, elle maniait l’archet, et manie à présent la baguette. Il y avait le programme de l’orchestre de Paris qui poussait à prendre cette place à la Philharmonie, mais il y avait aussi cette belle photo intrigante. Un an à attendre. Pour voir Karina Canellakis, à la direction. L’amour fou.

En donc, en plus, ça commençait par la Fantaisie symphonique tirée de La Femme sans ombre de Richard Strauss. On connait usuellement la réduction du Chevalier, mais il y en a aussi une de la Femme. Ça me rappelle quand il était dans la superbe mise en scène wilsonienne à Bastille. Formidable opéra.

Et puis Karol Szymanowski, le Concerto pour violon n° 2. Je ne sais pas à quel point le chef influe sur le programme, mais ça pourrait être une raison de plus en faveur de mon rapprochement charnel et émotionnel avec Karina — outre qu’elle est superbe en soi, avais-je précisé ? Ce concerto est tellement riche qu’il y a un piano. Et derrière le violon, une autre wonderwoman, Nicola Benedetti, aka Nicky, avec son Stradi, et cette fille est un concentré Mendelssohn à elle toute seule : origines italiennes et pure écossaise. D’ailleurs, pour le bis, elle annonce une pièce folklorique de chez elle : Auld Lang Syne, de R. Burns — merci @philharmonie de nous fournir tout cela !

Entracte. On perd la violoniste, mais la chef reste. Je me décale un peu plus sur la cour, les occupants légitimes de mon rang de bas de parterre ayant donné signe de vie dans une salle relativement peu remplie (comme d’habitude). Ainsi, j’espère aussi mieux voir Karina, que je suspecte timide, car même lors des saluts je n’arrive pas bien à la photographier, tellement elle ne regarde que très furtivement le public. On reprend avec les Danses symphoniques de Sergueï Rachmaninov. Comme tous les jeunes chefs, Karina fait encore des gestes très amples, perfectionnistes et attentifs. On danse avec Karina, nos coeurs battent à l’unisson, Rachmaninov nous lie à jamais. C’est beau, l’amour.

lundi 18 juin 2018

Paris d’Orient

Cette session du samedi à la Philharmonie (j’ai pas enviiiiiiie) était sous le signe du tapis : au parterre, la moitié contre la scène a été rabaissée et recouverte de tapis, médusant quelqu’ami ninja qui ne l’avait pas vu venir, celle-là. Places à 10€, sympa, mal positionné sur les acariens, mais original — après l’entracte, il y a eu du replacement par là, c’est dire le succès. Avec la souris, on opte plutôt pour un replacement en plein centre de second balcon, séant mieux à notre recherche de confort (certes toujours précaire dans cette salle pour les nains).

Évidemment, le tapis avait une raison : un programme de l’orchestre de Paris, Fabien Gabel, à la direction, concentré sur une période française précise où l’orientalisme était en faveur et vendait du rêve (c’était avant les terroristes et l’immigration, pour remettre en contexte). On commence donc avec les jolies (mais évanescentes) variations symphoniques d’Istar, de Vincent d'Indy, avant de continuer sur la célèbre Shéhérazade de Maurice Ravel (« Asie, Aaaasie » — Measha Brueggergosman comme soprano), puis direction l’Inde avec Padmâvatî (Suite n°2) d’Albert Roussel. On y reste après l’entracte, avec Khamma, musique de ballet que Claude Debussy avait eu bien des peines à accoucher (Charles Koechlin est donc aussi crédité). Avant de terminer tout autre part, mais avec les mêmes sonorités, chez Florent Schmitt et son Antoine et Cléopâtre (Suite n°2), une découverte, et pas des moindres, car c’était excellent (et pourtant pas du tout connu !)

À noter : Lola Descours ne fait plus parti des effectifs listés dans le livret, après un an d’absence (clairement en dispo). Ah Lola ! On devrait écrire un opéra sur ce déchirement, ou quelque chose du genre. Après avoir perdu Mathilde, Paris devient décidément fade, malgré quelques épices sonores de difficile compensation.

escarmouches superhéroïques numérisées

Avec « Avengers : Infinity War », l'affaire devient complexe. Déjà, parce que le nombre de superhéros devient un peu un fourre-tout extravagant, et il faut beaucoup de talent (et 2h36 de film) pour que ce ne soit pas totalement foutraque. Ensuite parce qu’il ne faut plus rater un épisode pour suivre le fil, à commencer par « Captain America: Civil War », que je ne comptais pas rater et qui m’a fortement manqué, ensuite pour le Black Panther que j’ai heureusement pu suivre d’un oeil sur les écrans de mes voisins de vol pour le Canada… Les références croisées sont nombreuses et l’ordre chronologique respecté, mais clairement, ça devient une affaire de spécialiste, pour ce qui reste quand même du grand public, où le divertissement prime toujours sur l’intelligence réelle (il y a quelques contradictions de choix sur l’autel du scénario, surtout avec un Dr Strange qui voit plus de 14 millions de possibilités dans l’avenir avec une seule qui réussit — ou alors, il a juste fumé, ce qui n’est pas à exclure).

Il n’empêche que ça fait le job, avec des acteurs hyper-numérisés où pas une seule image n’est retouchée à grands renforts d’effets spéciaux, qui il est vrai ont fait des progrès phénoménaux en 25 ans. On en sort heureux quand on est amateur du genre, et un peu interrogatif sur les limites d’un genre exploité jusqu’à la corde (dans la grande tradition hollywoodienne), qui vit peut-être son apogée avant son déclin. En tout cas, on voit venir gros comme une montagne le grand retour dans le passé du prochain épisode qui terminera à la fois ce binôme de films (coupé en plein milieu) et l’arc narratif sur Thanos qui était effectivement apparu dans plusieurs films Marvel (sans même que je fasse le lien… C’est que ça s’étend sur des années, et le rythme de diffusion à la télé ne suit pas !). Ou alors ils tuent la poule aux oeufs d’or, mais étrangement, je n’y crois pas beaucoup… À force de vouloir trop faire original, on risque de se contraindre fortement. Paradoxal. Dans la folie des extraterrestres paranormaux (car il ne reste plus qu’eux pour donner le change) qui affrontent des superhéros réunis, ça reste meilleur que chez DC et leur renouveau Batman/Superman (ressuscité, comme c’est étrange !)/Wonderwoman (surtout plastique), que j’ai en revanche rattrapé dans l’avion, et qui était fort médiocre.

lundi 11 juin 2018

Daphnis et Toulouse

Même si c’était Tugan Sokhiev et son Orchestre National du Capitole de Toulouse dont il a fait une référence incroyable, la salle de la Philharmonie était franchement vide. Elle s’est en revanche mieux remplie après la première pièce, une création (commande de l'Orchestre National du Capitole de Toulouse et de la Philharmonie de Paris) de Bruno Mantovani, « Quasi lento, pour orchestre », très inutile, dans cette mouvance de la musique contemporaine plutôt désagréable à l’oreille, qui semble suivre des aventures cinématographiques sans le support. Bref, je pense que ces spectateurs avaient prévu leur coup. Le temps que le compositeur monte saluer sur scène depuis un rang assez central et de côté jardin, couloir, du parterre (où l’on met usuellement les compositeurs, esseulés du reste de l’ex-rang E, qui se retrouve plutôt au premier rang de premier balcon…), je repère la ch’tite violoncelliste, pile en face de mon remplacement (6ème rang de parterre côté cour) : ça faisait longtemps que je n’avais point vu Sophie, ancienne héroïne de ce blog, tantôt aperçue du côté de l’orchestre de Paris ou de l’opéra.

L’orchestre s’étoffe, se reconfigure, un piano au centre, Nicholas Angelich derrière le clavier (démarche Droopy maladroite), et un Concerto pour piano n° 3 de Prokofiev super punchy comme on les aime. Top. On se demande si les applaudissements répétés ne vont pas avoir raison du pianiste qui titube de plus en plus, et fini par nous offrir un rappel beaucoup plus calme que le pyrotechnique Proko précédent : Mazurka Op.22 de Chopin. Problème : après quelques secondes, il se fait accompagner d’une machine à vent/aspirateur/machin bruyant, qui agite les ouvreurs à la recherche de l’origine du bruit soudain, alors que le directeur Laurent Bayle (au 1er balcon, donc) était en mode ¯\_(ツ)_/¯. Voilà voilà…

Entracte, j’envoie un petit SMS à la ch’tite violoncelliste, qui sociabilise déjà avec de jeunes gens du balcon. Tout à coup, appel : c’était sa mère, qui avait récupéré sa carte SIM ! Il y a fort longtemps, manifestement… Hhhhmmm… Oups. Bref, nous serons heureux d’apprendre qu’elle avait beau être marquée parmi les musiciens de l’orchestre, elle est toujours en mode surnuméraire éternelle (par choix), faisant des allers-retours en pleines grèves. Donc, toujours parisienne.

Reprise des festivités sur une sublime La Mer de Debussy, pendant qu’au parterre juste derrière moi, ça finit de s’engueuler entre un monsieur et une dame, que ça se parle à voix haute encore derrière, bref que c’est le bordel chez les gens propres sur eux (à 50€ la place, certes). Fatigue, ce public, fatigue… On finit sur super sympathique Daphnis et Chloé / Suite n° 2 de Ravel, qui donnait d’ailleurs son nom à la soirée (« Daphnis »). Traditionnellement, Sokhiev nous gratifie d’un bis. Et puis il n’était que 23h, avec une demi-heure de retard, alors bon… L’Arlésienne, Suite (Farandole), de Bizet évidemment. Un peu de Sud. Tandis que la ch’tite violoncelliste finit de transmettre autant la joie et la bonne humeur autour d’elle, comme l’orchestre du Capitole.

Wes mordant

J’ai mis pas mal de temps pour me faire à la loufoquerie de Wes Anderson, et si j’étais fort peu convaincu initialement, je pense que The Grand Budapest Hotel a fini de me convertir. Cet Isle of Dogs est dans cette tradition de l’aventure animée (totalement, cette fois) ; de l’aventure insulaire Moonrise Kingdom aussi. C’est à la fois délirant et rondement mené, et on pourrait même reprocher d’être trop parfait/propre (pour une fois Samuel Goldwyn serait content — « Well, this slum cost a lot of money. It should look better than an ordinary slum. »). On se retrouve chez les Japonais (des amoureux des chats, forcément), qui décident de bannir leurs chiens sur une île-poubelle — il y a du complot derrière tout cela. L’ambiance nippone est extrêmement bien rendue, pour grande partie grâce à l’excellente musique rythmée d’Alexandre Desplat. Il y a de très bons moments, sans rien ne se détache trop du lot non plus. Cela donne finalement un sentiment assez étrange entre l’originalité et le produit répétitif. Ça n’empêche pas de passer un fort bon moment, et c’est surtout ça qui compte.

Solo en solo

« Solo: A Star Wars Story » est le 2e épisode intermédiaire et intercalaire : c’est donc le numéro 3.5, si l’on admet que Rogue était 3.25. Il a été quelque peu descendu par la critique, et il a rapidement été relégué dans de plus petites salles. Peut-être parce que tout cela préparait à du modérément raté, j’ai été plutôt agréablement surpris. Et de « pas si pire », je dirais même : franchement bon ! À se demander, en fait, si les critiques s’attendent toujours à des fantasmes projetés. Entretenir un mythe, c’est compliqué. Et pourtant, il y avait Lawrence Kasdan au scénario, celui des épisodes 5 et 6 (et même de retour sur le 8, avais-je remarqué ?), avec ce qui semble être sa progéniture, Jonathan Kasdan (qui côté étoiles s’est déjà fait la main sur quelques Stargate, dans le passé). Et même à la réalisation, c’est Ron Howard : quand même pas le premier venu…

Côté acteurs, on fait le plein côté new faces (à l’exception de Woody Harrelson en Tobias Beckett — le père symbolique à tuer —, et Paul Bettany en Dryden Vos — le méchant de l’histoire), à moins de suivre Games of Thrones et d’y reconnaître Emilia Clarke en Qi'ra, qui n’est probablement pas la meilleure actrice de la galaxie, mais qui a le sérieux avantages d’une bouille SW-compatible. C’est Alden Ehrenreich, de Beautiful Creatures (et quelques autres rôles très mineurs), qui reprend le rôle-titre de Han Solo, et il a la même allure que Harrison Ford junior, poussant le vice jusqu’à refaire les mimiques de ce dernier (essentiellement au début du film).

Comme le scénario a été bien travaillé, tout s’intègre bien dans l’histoire générale de SW, tout en ménageant du suspense, ce qui n’est pas aisé étant donné que l’on sait à l’avance que les deux protagonistes principaux (dont la rencontre fait partie des aspects surprenants), Han et Chewbacca (repris par Joonas Suotamo depuis l’épisode 8), s’en sortiront bien. On attendait par exemple la partie de cartes pour gagner le Falcon Millenium (puisqu’il en est question dans l’épisode 6, avec Lando — repris par Donald Glover), et là encore, le scénario ne cède pas à la facilité linéaire. On a même un petit détail pour ravir les fans de la première heure, avec une prise de position enfin claire qui résout un vieux débat : HAN SHOT FIRST !!! (Accessoirement : en français, on dira définitivement Han et pas Yan)

Cet épisode se fait enfin plaisir avec des thèmes féministes, déjà fouillés dans le reboot, tout à la fois avec un personnage féminin qui tabasse (même s’il faut attendre un peu pour la voir en action), et une robote (?) qui est l’élément comique répétitif, dans sa lutte des classes incessante, ce qui relève quand même de beaucoup le niveau par rapport aux gags de Jar Jar (que la lave lui coule sur la tête). Il y a un maniement intelligent du second degré qui n’est pas pour déplaire, en fait. Une dernière surprise pour la route, qui tombe un peu comme ça, tout à la fin, alors que l’exégèse peut totalement exploser avec un truc pareil : il y aurait un autre Sith travaillant pour l’empire, genre petit neveu de Darth Maul. J’ai l’impression que ça travaille déjà sur les épisodes intercalaires entre le 6 et le 7…

vibrations sans vibrato

L’orchestre de Paris dirigé par Sir Roger Norrington, c’est à la bonne franquette. On commence par une Musique funèbre maçonnique de Mozart, une pièce assez courte qui s’avère géniale, avec notamment une partie hautbois/violons centrale magnifique. Si le vieux chef tournicotait sur sa chaise, ne voit-il pas qu’à la fin il se retourne totalement vers le public qui applaudit et nous dit quelque chose comme (en Français) : ce Mozart est fabuleux mais un peu court, j’ai bien envie de le réécouter. Et bis.

On continue avec le Concerto pour violoncelle d’Antonín Dvořák, par Jean-Guihen Queyras et son Goffredo Cappa de 1696.  Extraordinaire (mais le chef fait applaudir entre les mouvements, pourquoi donc ?). On commence sérieusement à se demander pourquoi il y a si peu de monde dans la salle. Le violoncelliste prend la parole lors des applaudissements, pour annoncer le rappel, dédié à son père, dans la salle qui fête son anniversaire — il demande pardon à l’orchestre, car la veille, c’était dédié à sa tante. Il nous gratifie donc tous d’une extraordinaire 4e suite pour violoncelle de Bach, la préférée de son paternel. Évidemment, ça applaudit encore. Et là, il reprend la parole, pour… faire la publicité du disquaire dans le hall qui vend son enregistrement ! On aura tout vu.

Comme on est à l’aise, après l’entracte, une Symphonie n° 1 d’Edward Elgar. Une soirée parfaite.

Mozart en ut

Avant la « messe en ut », au TCE, il y avait un Haydn qui tournicote, avec un passage lent très beau : symphonie n°48. Haydn, c’est quand même toujours une réussite, et l’orchestre du Bach Collegium, par le légendaire Masaaki Suzuki, lui rendait bien justice pendant cet échauffement . Car il faut bien avouer qu’on venait pour le plat de résistance, une messe en ut de Mozart qui envoie qui envoie du bois, à tel point qu’on se demande si c’est vraiment une messe… Ah oui, Osanna tout ça, on reconnaît… Carolyn Sampson (soprano), Olivia Vermeulen (mezzo-soprano), Zachary Wilder (ténor), Dominik Wörner (basse). Parfait.

La salle était fort vide. Le public n’aurait-il pas identifié LE Suzuki de Bach pour du Mozart ? Mystère.

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