humani nil a me alienum puto

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vendredi 13 mars 2009

vendredi 13

C'est étrange, deux vendredi 13 à un mois d'intervalle. Y'a un matheux dans la salle pour me caculer la période d'occurrence de ce phénomène ? (avec parmi mes lecteurs usuels au moins trois ENS maths, un X et un dernier qui note les numéro de série premiers des velib', je me demande qui va trouver en premier, tiens)

vendredi 6 mars 2009

m$ vs tomtom

Je n'ai point écrit ici un billet sur Linux ou l'embarqué depuis une éternité, mais il faut dire que j'ai un blog pro pour ça, maintenant. Cependant, je ne pourrais me permettre -- a priori, parce qu'il faut voir comment le PDG il n'y va pas avec le dos de la cuillère... -- d'insulter ces salopards de m$ comme je vais bientôt le faire (ah, comment ça j'ai déjà commencé ?). La semaine dernière, donc, les ahuris des brevets logiciels ont décidé d'attaquer.

Apparemment, des gens qui ne sont pas forcément bien aimés de la communauté du libre, Tomtom (ils avaient essayé de violer la GPL, mais se sont fait pincer : résolution à l'amiable), avec un emballage "noyage de poisson" ; la preuve :

The eight U.S. patents that Microsoft has listed in the complaint (which does not list individual TomTom device models) include three that appear to involve open-source Linux technologies:

  • 5,579,517 – "Common Name Space for Long and Short Filenames"
  • 5,758,352 – "Common Name Space for Long and Short Filenames"
  • 6,256,642 – "Method and System for File System Management Using a Flash-Erasable, Programmable, Read-only Memory"

The complaint also refers to proprietary navigation technologies allegedly covered by these U.S. patents:

  • 6,175,789 -- "Vehicle Computer System with Open Platform Architecture"
  • 7,054,745 -- "Method and System For Generating Driving Directions"
  • 6,704,032 -- "Methods and Arrangements for Interacting with Controllable Objects within a Graphical User Interface Environment Using Various Input Mechanisms"
  • 7,117,286 -- "Portable Computing Device-integrated Appliance"
  • 6,202,008 -- "Vehicle Computer System with Wireless Internet Connectivity"

Donc on a un procès pour cinq violations de brevet fulgurants (les deux derniers restent les plus drôles, le premier laisse très songeur, mais les deux du centre sont vraiment énormes...), et au milieu, trois sur Linux. Car Tomtom, nous disions, c'est du Linux embarqué. Et les brevets, en l'occurrence, portent sur cette pire merde infâme de FAT, le système de fichier le plus naze jamais inventé (compatible MSDOS), et donc utilisé partout dans le monde. Forcément, quand on veut avoir un système de clé usb lisible sur un PC windaube sur laquelle on va mettre ses cartes de route (par exemple), avant de transférer ça sur le système embarqué, on opte pour FAT, comme tout le monde.

M$ joue là un jeu très dangereux. En s'attaquant à une boîte qui n'est pas intégrée dans la communauté, elle espère ne pas se sentir dans la peau d'un autrichien en 1914, car le système d'alliance entre IBM, Novell, Oracle (pour HP, on a jamais trop su, ça dépend des fois) et autres gros poissons investis à fond dans Linux et qui ne portent pas beaucoup la firme de Redmond dans leur cœur (le monde se divise en deux catégorie : ceux qui détestent m$, et ceux qui s'en foutent sans trop les aimer -- ce qui n'empêche jamais de signer des traités) risque de briser l'état de guerre froide qui règne actuellement : si IBM commence à aligner ses milliers de brevets logiciels, les plus malins dans l'histoire ne seront certainement pas les rigolos à la suite d'OS la plus pourri jamais codée (j'aime bien les magazines d'info neuneus, qui titre que Windaube7 va faire oublier le "désastre" Vista : manifestement, vendre de la merde en l'assumant ne leur a jamais empêché de faire des milliards, et ça n'est pas près de s'arrêter).

Et quelque part, alors que M$ n'a clairement pas la conscience tranquille, j'oserais presque espérer qu'il coulent sur cette histoire. Avec SCO, ils avaient une marionnette, qui a finit par se désagréger en ayant engraisser des avocats au passage (le dénouement fut tragi-comique, avec la découverte de Novell de leur possession des droits d'UNIX, et donc de l'innocuité de l'action de SCO). À présent qu'ils se mouillent eux-même, espérons qu'ils y perdront de grosses plumes. Et au moins, définitivement, l'œil complaisamment ignorant du grand public. Car si m$ se permet tout cela, c'est qu'il y a toujours une énorme masse de moutons désinformés (un comble pour de l'informatique) pour leur filer de la thune.


edit:

Bang the TomTom Softly
Has Chancellor Palpatine given the go ahead to execute Order 66 or is the TomTom lawsuit about nothing more than GPS?

dit "Linux Magazine" US. C'est pas ma faute !!

mercredi 26 novembre 2008

oh, ce qu'ils n'ont pas osé faire !

RealBasic : via une google ad, je découvre cet IDE+compilateur crossplatform win/linux/mac (toutes versions de mac), qui... réinvente VB6  >_<". Et là normalement, il faut troller à mort, mais voilà, après un coup d'oeil, c'est simplement épatant (j'aime particulièrement le debug pas à pas où l'on peut visualiser le contenu d'une image !). Et je suis bien embêté pour me moquer, maintenant, parce que chiotte, c'est quand même du basic avec des Dim et autres saloperies. N'empêche, c'est manifestement carrément meilleur que le Visual Basic de m$ (même à l'exécution : pas besoin d'une dll de réinterprétation, la plaie absolue de VB pour filer ses programmes à quelqu'un d'autre), et c'est par des texans (ouch !) qui vous traduisent le site ouèbe dans votre langue sans qu'on ait rien à lui dire.

Purée, y'a des gens qui en 2008 codent un compilateur propriétaire complet from scratch, avec une IDE complète (qui n'est pas un plugin eclipse), avec des features puissamment clickodromesques (pareil que sous VB, on construit sa fenêtre en WYSIWYG), pour... du Basic. Va me falloir un certain temps pour m'en remettre...

samedi 22 novembre 2008

install party Mandriva 2009

Mais c'est qu'elle a l'air rudement chouette cette dernière mouture de la distribution historiquement préféré des débutants et des autres ! Je commence même à me demander si je ne vais pas la mettre sur mon mini-portable, puisque l'OpenSUSE 11.1 met un petit bout de temps à arriver, et qu'au moins j'aurais en attendant un KDE4.1 rudement bien intégré et stable sur un autre système -- et puis, ça fait longtemps que je n'ai plus eu de Mandriva, avec leurs errements, et la découverte de la puissance opensusienne.

Je comparerai la semaine prochaine avec l'Ubuntu nouvelle, si j'ai du temps à perdre. En attendant, j'ai trouvé ce que je vais refiler à celui qui me demanda récemment une distribution. Notre bêta-testeuse débutante Klari -- à qui j'indique lea-linux, c'est par là que des générations de petits manchots francophones ont tous commencé -- pourra d'ici là confirmer ou infirmer la bonne impression qui s'est dégagée de la distribution après un rapide aperçu.

Il faut dire que je n'ai pas fait d'installation moi-même : pour des raisons que nous éluderons, je suis arrivé à 16h30 environ, à la fin de la présentation de Patrick-le-Mandrivien sur apparemment leur mini-portable (ça ne regrogeait pas de Mandriviens, d'ailleurs, les Parinuxiens en revanche étaient au rendez-vous, je pense que la double journée ubuntienne de la semaine prochaine n'a pas fait que du bien, aussi). Et finalement, j'ai plus papotté avec les unes et les autres qu'autre chose. D'ailleurs je finis la soirée installatrice avec une jeune fille (au look préraphaëlite, me fais-t-on remarquer : je confirme !), intéressée par l'embarqué ; je ne puis mettre de lien désanonymisant ici, mais j'espère que mes indications auront suffi à trouver des choses intéressantes. Sinon, il y a toujours le tag-qui-va-bien, même s'il est plus pauvre qu'avant puisque concurrencé par mon blog pro (ainsi, je n'ai point évoqué ma journée de jeudi au ARM European Technical Conference, avec sa fontaine au chocolat :p  ).

dimanche 16 novembre 2008

Paris ville européenne des sciences

Je voulais y aller hier après-midi, mais voilà : devant la nef du grand palais, une heure de queue minimum, environ 800 mètre de file d'attente avant l'entrée gratuite, pour une fermeture à 19h00, ça ne valait pas le coup. J'aurais mieux fait de ne pas oublier d'y aller vendredi, pour ce qui m'intéressait justement, la conférence sur la robotique, avec un ancien employeur par procuration. Ce qui me poussait à y aller était justement robotcité, avec des trucs comme le Nabaztag -- on vise large --, Gotsai ou Aldebaran -- et ça va faire un an que je n'ai pas vu Nao, donc.

Ce dimanche matin, il n'y avait même pas deux minutes pour rentrer, et pourtant à l'intérieur c'était bien rempli, beucoup trop même, de gosses, de mioches partout, ça dégouline, ça envahit, ça s'incruste dans les coins, ça pousse, ça piaille, beurk ! Pas moyen d'être épaté correctement par un hologramme, je remarque surtout que le reste m'inintéresse au possible : c'est pas le salon du livre, tiens.

La science en expo n'est pas chose aisée. En l'occurrence, le format sous forme de stand disparates (on trouve deux stands de robotique séparés de quelques dizaines de mètres, etc), avec des thèmes aussi variés que de la démographie (avec de belles conneries du style "pourquoi cette bosse ? Parce qu'en 65 c'est le baby boom, il naît tas d'enfants" -- des tas, des piles, voilà exactement ce qu'il faut en faire, oui), ou un espace Science Po (ah, y'a "science" dans le nom !) qui nous parle de polémiques (heu, comment dire ?...). Ça vulgarise tellement que je trouve ça plutôt vulgaire, le format est pensé pour les gosses et les neuneus, très clairement.

Et mon stand recherché ? Eh bien méga-bof, et pas les bons acteurs (il manque ceux que je voulais voir...), et très décevant sinon, tout petit, pas bien dynamique, on se marche dessus, on n'a pas bien envie de s'attarder, alors qu'un sale gros mioche me pousse et commence à mettre ses doigts partout. Je comptais rester longtemps, j'en suis parti au bout d'une demi-heure, tout dépité d'avoir sacrifié mon sommeil pour rien...

mercredi 29 octobre 2008

la mauvaise idée du jour

qemu-arm linuxrc

Apparemment, ça marche bien : ce simple lien vers la busybox ARM que j'avais récupérée m'a effectivement flingué toute ma session. Quel âne !

lundi 27 octobre 2008

c'est un petit pas pour Free, mais un grand pas pour le Libre

Yoohoo ! Le Maxime Bizon (je mets "le", parce qu'il faut le connaître -- ce fut mon chef Assistant C/Unix en son temps, à l'EPITA) a libéré une partie du code source Linux "propriétaire" (donc en violation de licence) utilisé dans la Freebox, avec accord évidemment de Free et de Broadcom. Sont concernés les chipsets réseaux, et le support USB. Apparemment le projet OpenWRT (ils ne le savent pas, mais j'ai utilisé leur interface de conf' dans un projet Sagem commercial, c'est ça le libre !) a déjà récupéré la chose. Yahoo en parle plus longuement. Ca va dans le très bon sens, vivement que tous respectent enfin intégralement les licences libres de ce qu'ils utilisent ! (je pense à DVICO qui release l'uClinux de leur Tvix, mais "oublie" tout le reste, notamment la busybox, mais aussi passe manifestement outre le linkage statique de uClinux avec leurs quelques binaires qui s'occupent d'à peu près tout)

vendredi 10 octobre 2008

Debian, c'est le mal

On savait déjà que Ubuntu, c'était de la merde, et que OpenBSD, de la merde en boîte. Mais là, j'en reste sur le cul. Déjà, prenons la température de la mentalité : un bug qui fait planter en console n'importe quelle appli, y compris en train d'éditer des données, survient dès que l'on appuie que "impr écran". En effet, la mauvaise idée a été de lier cette touche à l'envoie d'une séquence commençant par ctrl-\, ce qui envoie dans bien des shells le signal SIGKILL. Forcément, y'a du dommage collatéral au passage. Non seulement un bug pareil est inacceptable, mais la communauté pinaille sur sa gravité, puisqu'on ne perd pas forcément de données (suffit de ne pas en avoir édité, la bonne blague).

Et donc, disais-je, j'hallucine en ce moment. Je construis un package maison pour "nuauth" (le serveur d'authentification du pare-feu nufw, oui je sais pas ce que je fais sur ce proj...), et en l'occurrence j'ai installé la version de base (qui date d'il y a des temps immémoriaux) et je voudrais la remplacer sur mon système par la nouvelle version (bien plus récente). J'essaie : échec. Je décide donc de d'abord désinstaller la version actuelle : échec.

Stopping nuauth: invoke-rc.d: initscript nuauth, action "stop" failed.
dpkg : erreur de traitement de nuauth (--remove) :
 le sous-processus pre-removal script a retourné une erreur de sortie d'état 1
Starting nuauth: nuauth.
Des erreurs ont été rencontrées pendant l'exécution :
 nuauth
E: Sub-process /usr/bin/dpkg returned an error code (1)

J'ai déjà compris avec Nufw, installé juste avant avec un fichier de conf défectueux que les paquets Debian, ça pue, et le gestionnaire apt-get aussi. Mais là, ça enchaîne : si le paquet ne peut pas être désinstallé, c'est que dans le script de désinstall prerm, il y a :

/etc/init.d/nuauth stop || exit $?

Or, stop ne marche pas, puisque nuauth n'est pas démarrer. Il faut donc le lancer pour le désinstaller. OK... Je lance : ça marche pas ! Et pourquoi ça ? Parce que le fichier de conf a la polio, un module refuse de se lancer, en fait il faut mettre le module de log à "syslog" et non "" (oui, le prog bien pourri, il cherche un plugin dont le nom est vide, forcément ça se passe mal). Une fois que c'est fait, je ressaie : échec, mais cette fois-ci parce que le fichier de conf a été modifié extérieurement et mystérieusement, pour reprendre sa valeur fautive par défaut. Je rechange : échec ! Et oui, j'avais oublié de redémarrer le service...

Redémarrage avec le bon fichier de conf (qui sera lui aussi viré lors de la désinstallation, évidemment) :

Suppression de nuauth ...
Stopping nuauth: nuauth.

Et voilà... Moralité : installez une OpenSUSE (c'est bon, impr écran ne kille pas vos applis, j'ai vérifié...).

samedi 27 septembre 2008

Premier billet depuis un MSI Wind Linux

J'ai finalement opté pour le Wind notebook. Au départ, je pensais à l'Acer One, comme p'tite soeur, mais j'étais embêté par la taille mémoire, insuffisante pour donner des cours -- et c'est tout de même un des buts premiers de l'opération. Et puis je suis tombé sur le Wind dans sa version nunuxienne : j'avais vu une préannonce, mais il était prévu à plus de 340€. Sauf que là, 269, soit 9 petits Euros de plus que l'Acer, mais avec un disque dur de 80Go : ça méritait considération...

L'écran est quasiment le même que l'Acer, le clavier aussi. Même batterie, même cpu (Atom N270), même autonomie de merde (au bout de 2h30, rien n'est garanti : oui, l'Atom est décidément de la merde, enfin il paraît que c'est son co-proc, mais ça ne change rien à l'affaire). Le MSI s'est basé sur une SUSE Linux Enterprise Desktop 10 : ça en dit long sur l'affaire.

Contrairement à ce que le vendeur surcoufien me disait, l'Acer garde toujours un grand intérêt, et même supérieur au MSI pour le grand public. Car il ne faut pas considérer seulement la taille idoine, contre un espace mémoire largement différent : c'est en terme de marché qu'il s'agit de raisonner. L'Acer a une distribution Linux neuneu proof ; il pèse moins de 1kg ; il est le meilleur concurrent du EeePC, qui malgré son manque d'intérêt objectif tant en terme d'ergonomie que de tarif, continue par exemple de séduire beaucoup de filles grâce à sa disponibilité en rose !

Le MSI est basé sur une distribution Linux brute pensée pour professionnels, avec des choix plutôt constestables (une distribution qui a 2 ans et demi avec un noyau 2.6.16 -- on en est au 2.6.26 pour rappel -- qui a certainement toujours la vulnérabilité d'augmentation de privilèges, une unique interface Gnome qui est décidément inutilisable décemment, un menu qui est un vrai bordel, des applications en pagaille dont pas même 2% serviraient à un utilisateur normal). Je donne ça à ma petite soeur qu'elle sera perdue (et pourtant, elle sous une OpenSUSE 11, mais avec KDE4, un autre monde !). Outre le poids de 1,2kg (ce qui compte pour les petits formats), voilà assez de choses pour ne pas avoir regretté mon achat dans les deux cas.

Car évidemment, pour ma part, je suis ravi de pouvoir faire directement un coup de wvdial pour me connecter sur internet via mon téléphone portable 3G ; MSI s'attaque aux pros comme ils s'étaient attaqués aux Kevin et superKevin (le Kevin devenu ingénieur, parfois informatique) qui mettent tours obstinément 130€ de plus pour 512Mo de RAM de mmiux, 120Go de DDR et surtout windaube (le Kevin assume tout à fait et parfois même s'en vante). Et je pense déjà upgrader vers une OpenSuse 11 : rarement ai-je vu une distribution aussi mal intégrée...

Ça commence dès le bios : clavier en qwerty, impossible de le mettre en azerty, ce qui est bien chiant pour le mot de passe. Mot de passe à mettre absolument : il y a deux choix dans le grub au démarrage (oui, un boot loader, autant dire que là aussi le débutant est perdu !), et le second est une restauration du système où aucune indentification n'est souhaitée, on demande juste si l'on est sûr de son coup, et hop, réécrasement du système par un backup compressé sur une partoche foutue juste après la swap (et certainement compressée, compter 5 minutes : je l'ai déjà à Surcouf, ces boulets avaient laissé des p'tits couillons modifier les mots de passe de la machine d'expo...). À noter que cette restauration est tout de même bien pensée, mais qu'elle efface aussi les données utilisateur (z'ont pas vu le danger ? Je vais virer ça tout de suite !) ; une partie du script /bin/boot dans /dev/sda3 est toujours dédié à la construction du système de restauration lui-même (mettre en argument "BUILDIMAGE=1" au boot de Linux, a priori, ou modifier comme un bourrin l'inittab), ça me donne une idée de détournement dès que mon OpenSUSE11 bien stable sera installée  :p (le principe est de décompresser des fichiers zip de 1Go maxi les uns à la suite des autres pour reconstruire l'image de la partoche en brut -- programme partimage --, puis de remettre grub : à noter qu'en cas d'arrêt intempestif du script, on perd le bootloader !!).

Le premier démarrage (ou après restauration) lance l'installeur de SuSE, qui est normalement un vrai bonheur, mais s'avère ici plutôt calamiteux : déjà, il n'est qu'en anglais, ce qui est très con (normalement on choisit la langue depuis le grub, mais ici il n'y a qu'Anglais de dispo, et même après avoir changé en Français, rien ne se passe), et puis toutes les secondes langues sont activées, et comme je n'ai que faire de l'Africaan, je décoche la soixantaines de secondes langues les unes après les autres à la main. Mais au moins une fois le clavier fr sélectionné, il n'y a pas le bug malheureux de l'Acer sur le mot de passe.

Et il ne vaut mieux pas : l'écran de login est un gdm qui demande nom d'utilisateur (pas de liste de choix, à l'ancienne !) et mot de passe associé ensuite. C'est que l'on peut créer plusieurs utilisateurs dès l'install, avec le MSI : encore un bonheur pour le geek (quoiqu'à vrai dire, je n'en ai rien à faire !), mais pour un débutant, au secours ! On arrive ainsi à l'interface Gnome.

C'est toujours très ignoble. Compiz est activé par défaut, il y a encore des mentions de Xgl, mais il ne semble pas activé (il est pourtant installé : avec une config matérielle fixe, à quoi cela sert-il ?). Très mal configuré du reste, le zoom est par exemple sur ctrl+F5, il faut dire que le touchpad est étrangement configuré aussi, la molette est mise en mode clic sur les bords de droite. Le touchpad n'est certes pas bien long (et surtout, il est carré ! De fait plus haut que celui de l'Acer, et à peine moins large je pense), mais faut pas abuser, c'est nul !

Il y a des choses qui relèvent de la plus pure idiotie : les icônes des barres de configuration son en mode "gros", avec du texte en dessous, par exemple j'ai une imprimante d'un bon centimètre de haut, avec "Imprimer" comme sous-titre, sur un UMPC avec taille de l'écran 8"9, c'est à se poser des questions sur la santé mentale des intégrateurs. Ces crétins on de plus activé la contre-option contre-productive de limitation sur les "y" du déplacement de la fenêtre (oui, faut connaître l'option, rien qu'avec son nom...) : du coup, impossible par défaut de faire monter une fenêtre hors de l'écran avec alt+clic, histoire par exemple de cliquer sur les boutons "OK" de fenêtres trop grandes et dépassant en bas (heureusement elles sont presques toutes redimensionnables. Presque). Il n'y a qu'un seul moyen d'enlever cette option à la noix : l'immonde gconf, et le tripatouillage à l'ancienne des registres (il faut être aussi con qu'un gnomiste pour avoir réinventé la base de registre, quand même !).

Bref, nul nul nul, comme le fait d'avoir acrobat reader, l'immonde monstre propriétaire qui a planté trois fois d'affilée lorsque j'ai cliqué sur "ouvrir un fichier", le truc qui bouffe la moitié de mes 512Mo de RAM au démarrage sans avoir encore ouvert un fichier, démarrage qui bouffe tellement de CPU que j'ai déjà 30 minutes d'autonomie en moins (et je ne parle même pas de son utilisabilité de merde, même pas foutu de faire un plein écran décent), oui c'est cette daube qui est installée par défaut pour lire les PDF. Et si je cherche un autre lecteur (en tapant "pdf" dans le bordel qui sert de menu Gnome), je n'en trouve pas. Sauf qu'en réalité, Evince était installé (oui, c'est de la merde, mais c'est plus léger au moins), mais non référencé ! Quant à Kpdf, tout simplement absent, l'un des très rare programme KDE principal à ne pas être présent, d'ailleurs (j'en compte 127, donc Konqueror : il ne manque que kdesktop, c'est de la provocation !).

Moralité : il faut tout réinstaller, tout reverrouiller (le geek aimerait bien avoir sa partoche home entièrement chiffrée...). Donc, débutant = Acer (putain de bug, la touche chevron marche pas, un bug bien connu en plus, crétins de crétins !!), pro du nunux ou geek chevronné = MSI. N'écoutez pas les vendeurs qui pensent encore en termes de "how many division" : ils ne connaissent décidément rien au marketting.

dimanche 14 septembre 2008

premier post depuis un Acer One

Hé hé, pas le mien, celui de p'tite soeur (qui se fait vieille, décidément). Je lui ai pris un bleu, j'hésite toujours pour moi, j'aime beaucoup le blanc, mais il est vrai qu'il est class en bleu profond. Bref, j'ai examiné la partie logicielle de la bête plus en avant, et pour l'instant le plus gros regret est l'absence de module ttyACM qui m'aurait permis de me connecter au net via mon portable 3G et wvdial (je recommande d'ailleurs l'article du dernier Linux Pratique concernant la question). Et le clavier qwerty pour rentrer le mot de passe (qui sert à l'utilisateur et à root -- le premier est incertain) ; d'ailleurs aucune info n'est demandé à l'utilisateur, je m'appelle donc toujours user, et ledit mot de passe n'est jamais demandé, il vaut mieux (il risquerait d'y avoir des surprises !). La vitesse de démarrage et la mise en veille sont très rapides, ce qui est fort appréciable. A part ça, les 512Mo de mémoire font qu'avec cinq onglet sur Firefox2, ça commence à laguer. Qui a dit que c'était de l'embarqué ?

En fait, ce sont de gros gourmants : pas pour rien que 1Go de flash a été dédié à la swap (oui c'est très con, mais j'ai déjà expliqué ça dans mon blog pro, vais pas me répéter :)  ). Surtout que voilà : les programmes sont majoritairement gnome, plus Firefox et OOo (2.3) ; il y a quelques programmes Acer qui ont un look carrément différent ; et il y a quelques programmes KDE (comme kolourpaint). Résultat : on a trois lib partagées en mémoire, et autant de bus de communication (un dcop tourne en ce moment même, pourtant je n'ai lancé aucun programme Qt/KDE !). Et de fait, la moitié de la RAM est déjà utilisée au démarrage (si l'on retire tout ce qui été mis en cache par le kernel).

Et là où l'on sent qu'ils sont vraiment couillons, c'est que le bureau utilisé est XFCE. Oui, histoire d'avoir un truc léger  :). Et zouh, encore une lib graphique en mémoire ! La bonne nouvelle, c'est qu'ils n'ont pas trop fait le ménage, chez Acer (ah bah ça alors, quelle surprise...). Donc, on on ouvre un gestionnaire de fichier, on clique sur "Fichier" puis sur "Terminal" et tadam ! Un terminal.

On tape "xfce-setting-show" : et on reconfigure le bureau ! Déjà, on vire cet affreux thème RedmondXP qui fait des fenêtres au look windaubien : dans le gestionnaire de fenêtre, on met "Sassandra", c'est beaucoup mieux ; on en profite aussi pour changer la prise de focus et la mettre logiquement sous la souris, tandis qu'un clic ne doit jamais mettre au premier plan (toujours dans l'onglet "focalisation"). On peut aussi se rajouter un ou des bureaux.

C'est que les raccourcis de XFCE sont aussi disponibles : alt+insert rajoute un bureau, alt+suppr le supprime (ctrl+alt+flèche pour se déplacer de l'un à l'autre), et à voir disparaître la barre de recherche internet du bureau, on peut soupçonner que l'affaire n'a pas vraiment été testée avant... Il y a des choses comme ça qui laissent penseur : pourquoi avoir un lircd d'installé avec un script de démarrage associé alors qu'il n'y a pas de capteur infrarouge, ou pourquoi encore un GPM est présent de la même manière alors que l'inittab n'active aucune console en framebuffer.

Mais bon, ça permettra de récupérer le grub et de déporter root vers une OpenSuse avec KDE4 bien plus léger que tout ce bousin préintégré, avec un compiz parce que labestiole peut largement faire de la 3D (au passage, Intel ment : malgré la présence d'un ventilo, la bestiole chauffe, et ce n'est pas à cause du disque dur : il n'y en a pas !). La question se pose alors de savoir si j'achète ce modèle peu cher à 260€, ou si j'attends pour 70€ de plus que la version avec disque dur 80Go soit redistribuée. Dans tous les cas, il me faut un DD : soit en externe sur usb pour les fois où j'en aurait besoin, soit j'ouvre la bête et le rajoute à la main (à quoi sert cette petite trappe dessous, avec deux petites vis ? J'avais lu quelque chose à propos d'une connectivité 3G, mais je doute toujours qu'il y ait un OMAP, surtout avec leur pauvre niveau d'intégration embarquée constatée, et l'absence de ttyACM alors que ppp et wvdial sont bien là).

A remarquer au passage l'originalité de l'extension de mémoire de stockage physique par l'intermédiaire d'un second slot SD Card, avec l'utilisation du système de fichier AUFS, successeur de UnionFS. Et ça c'est décidément une excellent idée à l'heure où les SD dépassent les 10Go. J'aurais alors comme idée de séparer les 8Go en trois, en laissant le root originel et en virant la swap pour étendre sur 4Go supplémentaires une OpenSuse optimisée sur CramFS (oui, en RO, je suis un killer de l'embarqué, ne l'oublions pas !), avec un home étiré sur la flash interne et la SDCard, qui pourrait être chiffrée. Disque dur interne ou externe : telle demeure la question...

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