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dimanche 6 octobre 2019

les bosseurs et les autres

« Ceux qui travaillent » serait le premier opus d’un triptyque d’Antoine Russbach, d’après ce que j’ai cru comprendre. Il y a une jurisprudence Olivier Gourmet : tout film dans lequel il apparaît doit être vu, sauf justification motivée (plutôt une présomption, donc). Surtout quand c’est le personnage principal.

On est chez les p’tits Chuiches. Notre héros est un mec hyper efficace, cadre sup, qui prend plein de décisions importantes tous les jours, qui vit essentiellement pour son travail (puis sa grande famille), dans une boîte qui prend un peu l’eau — un comble, parce qu’il gère du fret naval. Au hasard d’une décision assez expéditive qui ferait un bon cas d’éthique des entreprises (hum), il se fait lourder par ses partenaires. Et là, c’est compliqué, parce qu’il n’y a pas de job pour lui, il a du mal à rebondir, il cache sa situation à sa famille, qui finit par apprendre non seulement ce qu’il se passe, mais aussi ce qu’il a fait pour en arriver là — sauf qu’en fait, c’est l’impitoyable monde du travail qui est réellement la cause, tout le monde est immoral dans l’affaire.

Le réalisateur hésite pendant 1h42 : on sent qu’il louche du côté de l’anti-libéralisme/anti-capitalisme un peu primaire (entre appât du gain, thème de la corruption et laïus final du capitaine du navire), à peine masqué ; mais le film est surtout très bon au niveau du portrait-étude psychologique de fond (le personnage principal est une sorte d’ISTJ self made man taiseux, du genre rouge, à fonctionner à la colère apprise en se faisant taper à la ferme, ça fait pousser les dents quand on est plus froidement efficace qu’intellectuel ou sentimental), et un peu plus loin, sur les questionnements RSE & socio-moraux. Il n’y a pas que la corruption des cols blancs. Il y a aussi l’hypocrisie familiale : les saintes nitouches veulent surtout vivre dans l’opulence sur le dos du paternel, et il n’y a que la petite dernière, qui a l’air la plus éveillée (formidable mini-actrice Adèle Bochatay qu’on espère revoir souvent), qui ne soit réellement saine.

C’est cette dernière qui par ailleurs bénéficie d’une démonstration de l’impensé occidental, à travers la logistique, de ce que nos problèmes de riche impliquent. Il n’y a pas de magie. Il y a des producteurs, des bateaux, d’énormes problèmes à gérer quotidiennement, pour qu’à la fin, tout le monde ait de quoi vivre et à bouffer — et pas seulement le dernier iPhone qu’on veut changer parce que l’écran est cassé (tout en se rêvant jeune artiste bohème). L’hypocrisie des privilégiés, voilà un thème moins naïf qui aurait pu être plus fouillé. Finalement, l’équilibre a priori précaire de toutes ces thématiques marche plutôt bien en tant que traitement naturaliste. Sauf que le chômage des cadres, ça n’existe pas — petit problème d’une prémisse déterminante…

toute feu toute flamme

« Portrait de la jeune fille en fleur » est le dernier Céline Sciamma et Adèle Haenel. Revoici le couple en route — depuis Naissance des Pieuvres et leur coup de foudre, elles jouent ensemble de temps à autre, mais les films de Sciamma, qui a constitué une sorte de fan club progressiste essentiellement féministe, restent peu à l’affiche. Et revoici Adèle dans une aventure lesbienne (évidemment) en duo avec son peintre (Noémie Merlant). La peintre et son modèle… la réalisatrice et sa muse ? Le parallèle semble s’imposer.

Nous sommes donc à une époque pré-photomaton — mais très corsets-jupons. Fin XVIIIème devine-t-on (1770 dit le synopsis). Deux jeunes femmes (jouées par des actrices douze ans trop âgées, peu importe) sensibles et volontaires. Sciamma insiste sur les symboliques, probablement trop lourdement comme sur cette métaphore filée d’Orphée et Eurydice (avec un peu de métamorphoses d’Ovide — à la page 28 précisément). Mais elle est toujours aussi douée pour explorer les sentiments, les non-dits, la naissance de l’affection, l’ambiguïté homosexuelle, la passion. Elle a aussi toujours le don de l’esthétisme. Probablement le meilleur pendant à Naissance des Pieuvres, de toute sa filmographie.

orchestre de planètes

La souris ayant fortement trié ses soirées à la Philharmonie, je pensais donc qu’elle connaissait le programme : que nenni, c’était une heureuse trouvaille ! Pour ma part, j’étais sûr de l’avoir déjà entendu au concert, mais apparemment, pas du tout. C’est pourtant quelque chose que j’ai en disque depuis très, très longtemps. Parce que c’est une sacrée partition, Les Planètes de Holst. Je pense que tout le monde en connaît un bout, mais ce n’est clairement pas assez connu, pour le nom, pour remplir la salle. De quoi se replacer idéalement juste derrière la barrière du parterre, couloir jardin — parterre rempli par un replacement forcé des seconds balcons et de l’arrière-scène (qui n’a probablement pas même été mis en vente en prévision du choeur), causant un embouteillage porte 2C et une petite panique.

L’orchestre de Paris a aussi fait appel à une cheffe inconnue par nos contrées mais fort décorée, au style jedi qui bouge beaucoup : la finlandaise Susanna Mälkki. Pour attirer la foule, la programmation comptait peut-être sur le méga-hit qu’est le concerto pour violoncelle de Dvorak, avec Edgar Moreau derrière ledit violoncelle. En bis, la suite n°3 pour violoncelle de Bach.

Et donc, après l’entracte, l’immense oeuvre de Gustav Holst, Les Planètes, aussi peu donné qu’ultra-connu… si ce n’était son nom. Une grande inspiration de musiques de films, en premier lieu Star Wars — on parle d’influence de Debussy, Ravel, Stravinski et Schönberg, mais j’y vois surtout du post-Bruckner et du para-Elgar ! En 1917, frappant de modernité. Il n’y a pas que l’orgue qui soit original dans le dispositif : il y a aussi le choeur de 36 jeunes adolescentes (Jeune Choeur de Paris et Maîtrise de Paris), placées en arrière du parterre, pour un encore plus superbe effet ! Nous aurions dû réserver pour les deux soirées…

mardi 1 octobre 2019

908ème semaine

Cette semaine, il y avait les journées du patrimoine. Un peu compliqué à caler sur l’agenda, j’avais une idée, on verra l’an prochain. Au bout de ma rue, un immeuble en destruction (qui m’a valu une courte interview dans le New York Times). À l’intérieur, des artistes sur l’une des ailes du bâtiment, répartis dans trois ou quatre appartement multipliés par cinq étages et le rez-de-chaussée. On se serait cru au bon vieux temps de la fondation Louis Vuitton des Champs Élysées, avec des pièces décorées du sol au plafond, des photos, des films, du dispensable, du brillant, du moche, du drôle, de l’émouvant, du WTF, du malicieux. Un peu de tout, et des artistes parfois présents près de leurs oeuvres. Je pensais passer vite fait, j’y suis resté deux bonnes heures…

J’avais repéré, au hasard d’un dépliant trouvé dans l’un des appartements vétustes, qu’une visite avait lieu toutes les heures pas très loin de là, aux mobiliers de Paris — qui n’est pas à Paris parce que les terrains du XVème arrondissement ont dû être « revalorisés », comprendre les vendre très cher pour faire des immeubles pendant que, comme le reste de tout ce qui était industriel, les banlieues pauvres ont hérité des ateliers-hangars. Mobilier, comprendre : les bancs verts (mais pas tous, parce que les parcs et jardins sont une autre juridiction, mais pour les repeindre, comme ils n’ont pas la bonne machine de menuiserie, finalement ça finit par reconverger) et les diverses barrières et autres poteaux qui poussent comme des champignons (à 46€/unité).

Une bonne heure parmi ces gens assez simples qui ont l’art de faire dans la peau — fiers d’avoir créé des systèmes qui évitent de se coincer les doigts ou de redresser des poteaux, expliquant qu’on doit sous-traiter mais aussi faire du stock avant d’assembler parce qu’on ne sait jamais trop à l’avance dans quel sens ça va se monter, jonglant avec les délais, etc. On apprend qu’un banc se fait reponcer-recycler tous les quinze ans, que le pont des arts est en chêne à cause des urbanistes qui obligent dès lors un remplacement bien plus régulier que si c’était du bois exotique, ou que Paris ne partage aucunement ses moyens de production et de logistique, même avec les banlieues occupées, et ça a l’air très revendiqué. Les manants peuvent cependant faire appel aux même sous-traitants pour obtenir des modèles similaires.

C’est ainsi que se pave la route vers le Grand Paris (à propos de pavage, la visite pouvait être jumelée avec une tournée en car à Bonneuil-sur-Marne, mais il se faisait tard pour voir où naissent aussi les pavés…)

vers les étoiles et en-deçà

« Ad astra » est le dernier James Gray, et un James Gray, ça ne se rate pas. Le voilà qui donne dans la SF, le spatial, un peu comme un Kubrick qui changerait de registre pour explorer la psychologie humaine dans un endroit clos et hostile en plein milieu du vide, dans une vision métaphysique qui transcende un héros fort introverti en pleine quête existentielle. Le tout sur fond de violons tristounes, par exemple avec un Max Richter qui louche fortement du côté de Ligeti. Bref, sujet inédit s’il en est.

La souris a dit que ça lui rappelait Gravity, que je n’ai pas vu (oui, je sais, je dois bien être le seul…), mais je la suspecte d’avoir une culture spatiale qui s’arrête aux sorties dans l’espace un peu foireuses avec harnais précaire. Moi je dis surtout qu’il y a du Mission to Mars dans ce voyage qui occupe la majeure partie du film — et dont Mars est une étape —, où le taux de mortalité en chemin est franchement élevé, avant même d’arriver au fin mot de la mission elle-même.

Mais nul monolithe ou extra-terrestre étrange. Le père, simplement le père. Le vrai père. Si Brad Pitt traverse les deux tiers du système solaire, c’est pour rejoindre Tommy Lee Jones. Outre la génétique et l’intersidéral, voilà deux hommes qui ont en commun d’être froid comme l’espace. McBride fils (Roy) garde toujours son calme, même dans les situations les plus désespérées. McBride père (Clifford), brillant par sa personnalité Ô combien taciturne, a quant à lui disparu lors d’une mission exploratoire pour chercher des aliens, 16 ans auparavant, mais apparemment il ne serait pas si disparu que cela. Mission psycho-parabolique de Roy : tuer le père au bout d’un périple initiatique (ad astra per aspera). Que ne faut-il pas faire !

Keep calm and kill your father. James Gray, qui est du genre à titrer en latin, est fort en analyse psychologique, surtout avec les taiseux introvertis. Forcément, son traitement de la filiation et du cas de conscience, qui tourne autour d’un sujet assez rebattu (lui aussi) de recherche de quelque chose de fondamental très très loin alors qu’on l’avait sous les yeux (et en même temps, c’est comme ça qu’on découvre des choses — d’où le fait que les grands découvreurs sont souvent des cons finis), séduit les intellectuels et laisse dubitatif la critique populaire.

Personnellement, même si cela sent un peu le réchauffé — The lost space station of N, qui se trouve après Jupiter —, j’applaudis fortement la réalisation impeccable, que l’on croirait parfaitement tourné en conditions réelles — mis à part quelques bizarreries marginales, et surtout un étrange détail, parce que si Neptune était à quelques semaines de vaisseau, c’est à se demander pourquoi personne n’y était retourné avant pour vérifier ce qu’il s’y passait… Le duo d’acteurs, et surtout Brad Pitt qui porte quasiment tout le film à lui tout seul (petit renfort de Donald Sutherland et Liv Tyler), achève de donner une grande dimension à cette oeuvre. On verra à quel point elle pourra devenir mythique, statut envié de quelques rares prédécesseurs spatio-mythologiques — potentiellement après une director’s cut, notamment sur la toute fin disneyesque.

Gergiev de rédemption

Le lendemain, donc, dimanche aprem (16h30, de quoi terminer vers 22h avec le retard légendaire du chef), il y avait toujours l’Orchestre et Choeur du Mariinsky, au très grand complet qui déborde de la scène de la Philharmonie, toujours Valery Gergiev à la direction sans estrade (mais avec partition, quand même), et c’était enfin le plat de résistance, Parsifal. Le Wagner de la fin, le plus mindfuck. Un peu zu viel pour mon binôme en pleine expérience d’élargissement culturel depuis le Ring par la même équipe, les deux saisons précédentes — on se serait plutôt attendu à un Tristan, d’ailleurs.

Une partie des chanteurs de la veille a été récupérée : Evgeny Nikitin en Klingsor, Alexeï Markov pour Amfortas, et la superbe Ekaterina Sergeeva, que je n’ai pas manqué d’immédiatement remarquer, en fille-fleur de Klingsor. Rayon filles-fleurs, j’ai aussi repéré Anna Denisova, qui faisait le zozio dans Siegfried ; les autres demoiselles fleuries (Oxana Shilova, Kira Loginova, Anastasia Kalagina, Angelina Akhmedova) étaient aussi miamesques et donc très convaincantes dans leurs rôles.

Revenons-en aux rôles titres : Mikhaïl Vekua pour Parsifal ; Yulia Matochkina en Kundry ; Yuri Vorobiev pour Gurnemanz ; et enfin, Gleb Peryazev en Titurel. Tout très bien. Du grand Parsifal dans l’ensemble. Il restait pas mal de place, ce n’était finalement pas la peine de se ruiner modérément pour un fond de parterre — David (http://fomalhaut.over-blog.org/) avait la place juste devant la mienne, mais il n’a pas encore publié son compte-rendu, pour une fois qu’on serait d’accord sur la qualité de la mise en scène.

feel-good opera

« Iolanta » est l’opéra de Tchaïkovski qui connaît une période de réhabilitation — après avoir été le jumeau pauvre de Casse-Noisette. Surprise : c’est à Aix que ça se passe, avec le Roi René, celui des calissons, sauf qu’il n’y a pas de calissons (ça manque). En revanche, il y a sa fille, Yolande, donc Iolanta, qui est aveugle (c’était une époque où l’on n’était pas encore une personne en état de non-vision), mais qui ne connait pas son état différent du commun des mortels ; et comme son père ne fait pas dans la fiction à moitié, on lui cache aussi son état de princesse.

À la philharmonie, il y a l’Orchestre et Choeur du Mariinsky, Gergiev au cure-dent (qui a la patate), des caméras un peu partout pour diffuser en live, et assez peu de public pour se replacer comme une fleur entre ninjas au sixième rang. Plein son.

Et justement, le cast envoie du beau décibel. Irina Churilova en Iolanta, Najhmiddin Mavlyanov (un Ouzbek) en Vaudémont, Alexeï Markov pour Robert, Stanislav Trofimov en René et Evgeny Nikitin pour l’efficace maure Ibn-Hakia (oh, et Ekaterina Sergeeva, qui a un petit rôle, mais quelle beauté !).

Iolanta a été promise au duc Robert qui aime en réalité une Mathilde (si mes souvenirs sont bons, mais de toute façon, il y a toujours une Mathilde quelque part à aimer). En se perdant dans la garrigue, avec son pote Vaudémont (comte de son état), ils tombent sur une fille qui n’émeut que le second, mais pas qu’un peu. Le truc, c’est qu’en voulant la séduire, il lui révèle qu’elle est la seule à ne rien voir. Mais elle est tellement gentille tout plein qu’elle n’y voit aucun soucis — et malgré quelques soucis juridiques de zigouillage intempestif, ça se termine dans l’allégresse. Et l’ovation du public, qui aura eu pendant 1h30 le samedi soir, son apéro pour le lendemain.

chacun cherche son introverti

Avant, chez Klapisch à Paris, on cherchait son chat dans le voisinage. Pour son dernier film (que je n’avais nullement repéré), il y a aussi un chat perdu, mais il est annexe. Dans « Deux moi », deux introvertis parallèles vivent leurs vies de manière symétrique et hermétique, sans se chercher — on espère cependant qu’ils finiront bien par se trouver. Fruit de la mixité-sociale™ parisienne, la petite-bourgeoise rat de labo (Ana Girardot) et l’opérationnel logistique en reconversion issu de la campagne  (François Civil)sont séparés d’un mur mitoyen entre un sous-toit d’Haussmannien et un immeuble soixante-dizard.

Deux histoires parallèles de voisins qui pourraient se croiser, sauf qu’elles/ils ne se croisent pas, jusqu’au moment où ça finira bien par le faire, parce que quelque part, le tout reste optimiste. En toile de fond, Cédric Klapisch sert ce qu’il fait de mieux, un croquis de Paris cosmopolite (à « l’air impur mais où on respire »), perlé de bons mots et de situations doucement drôles, sur fond (cliché) de Montmartre. Et des personnages en proie à des questionnements et troubles psychologiques. Fort joli dans l’ensemble.

mardi 24 septembre 2019

907ème semaine

Passion cuisine. Tournée des cuisinistes ! Cuisines, cuisines… On n’a pas idée, c’est riche, cette matière-là. Coûteux, aussi. Ce qui n’est pas illogique quand on connaît le prix des beaux meubles, et le prix des moins beaux meubles aussi. La différence de qualité et de prix n’est pas proportionnelle, en fait, quand on se penche dans le détail. Mais le seuil psychologique (comprendre : financière) n’est pas légère. Je n’avais absolument pas prévu cet achat. Me voilà en train de multiplier les offres de rêve — finalement le plus sûr moyen d’avoir quelque chose qu’on ne regrettera pas. Pour la pièce la moins importante, qui devient la plus importante par proximité, ou plutôt inclusion. Quelle plaie, et quelle immense perte de temps. L’effet Kisscool d’achat dans le neuf. Sachez-le donc : si vous achetez en VEFA, la première chose à faire avant même de signer (pour mieux négocier les modifications de plan !), c’est d’aller voir le cuisiniste. Si je m’y attendais, à celle-là…

bons baisers de Kissin

Étant donné qu’Evgeny Kissin était prévu au piano, j’avais présumé (à tort) que la Philharmonie serait pleine, et j’ai donc rejoint sagement, pour une fois, ma place au 2nd balcon, certainement la meilleure des 10€, puisque la plus proche du centre depuis le côté, et surtout une vision qui passe pile entre les gênante rambardes…

D’abord, une Ouverture de Genoveva, Schumann, en apéro : ça fait le job, mais c’est clairement oubliable. Puis le chef Robert Trevino et l’orchestre de Paris sont rejoints par Kissin pour une séance de kiné pour le piano, avec le Concerto pour piano n° 2. Devant les applaudissements nourris (sauf par Laurent et son binôme, qui ne sont manifestement pas fan de ce Liszt…), Kissin entreprend une série de rappels :  "Widmung" (Dédicace) de Robert Schumann / Franz Liszt ; Valse Op 64 n°2 de Chopin ; et Valse op 64-1 en La mineur (Petit chien) du même.

Replacement facile au 1er balcon de face, deux rangs devant Laurent (retrouvé après une tournée des bars : cette salle est anti-sociale au possible…), pour être parfaitement et centralement placé pour la Symphonie n° 11 de Dmitri Chostakovitch, « année 1905 »… Hhhmmm, c’est laquelle, déjà ?… Celle avec les violons ténébreux au début (et à la fin) avec un peu de harpe ! Celle aussi qui met 30 minutes avant de décoller, pour durer une heure sans aucune interruption, et se termine dans le vrombissement des cloches et en stop motion côté musiciens, gardant autant que possible, malgré l’oeuvre tardive, un beau silence final.

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