Second film de la soirée, puisque "Scoop" était plus que complet partout, passage direct à "Lady Chatterley" (en théorie j'aurais dû encore être au ciné là ), 2h38. C'est du lourd, la Pascale Ferran prend son temps entre deux films, alors autant que ce soit un chef-d'oeuvre tant qu'à faire ^^. Constance Chatterlay (Marina Hands) se fait donc un peu chier en pleine campagne anglaise, alors que son mari (Hippolyte Girardot) est revenu de la première guerre mondiale paralysé du bas. Si au début elle ne comprend pas trop ce qui la fait dépérir, elle ne tarde pas (enfin, 45 minutes ?) à mettre le doigt (ou autre chose) dessus, grâce au garde-chasse Oliver (Jean-Louis Coulloc'h), qui en vieil ours asocial n'en revient pas de voir Madame ainsi se livrer à lui.

Commence alors un apprentissage, pour l'un comme pour l'autre ; pour avoir une idée, il leur faut 1 mois de relation aldutérine avant de se rouler une pelle... Du coup, c'est de plus en plus érotique, mais très précieux (jamais ça se lèche ? :D ), confiant parfois au confin du ridicule mignon (avec des p'tites fleurs, salle morte de rire :p ), mais extrêmement bien filmé, avec des choix de réalisation assez surprenants parfois (et une erreur de raccord sur l'enlèvement des chaussure et des bas, fallait pas nous captiver autant avant de se tromper ^^). En fait, ce film emboîte bien le pas du précédent de la journée ("Last Kiss" ), dans cette même thématique de l'amour qui a besoin de renaître, physique, sentimental, avec une autre personne, pour pouvoir simplement vivre. Touchant personnages, même l'ingénieur capitaliste aristo de mari, une vraie profondeur.

Évidemment, quelques longueurs, mais il faut ce qu'il faut, et il y a des scènes "intéressantes" pour maintenir l'attention ; enfin, pas mal de monde s'est barré en plein milieu, aussi... Notons que Lawrence en a chié à l'époque de la publication du livre (il y a d'ailleurs eu plusieurs fins alternative pour autant d'éditions, ici c'est la seconde qui a été retenue), et jusque dans les années 60/70, il s'attirait encore (alors qu'il était mort depuis un bon moment) les foudres des censeurs ; malgré des scènes de nu intégral, notre film a bien l'air d'avoir été classé "tout public", voilà une grande nouvelle.