Ça y est, je viens enfin d'écouter l'émission "Sur les docks", avec Kozlika en interviewée pour la partie bloguesque de la force (fallait trouver du temps, donc au boulot, pendant la lecture d'une bonne grosse spec préliminaire de 150 pages, c'est l'idéal :D ).

Bon, puisque ce matin je me suis levé à 5h40 pour avoir l'immense honneur d'être #11 dans la file d'attente à 6h40 à Garnier, je pense qu'on va pouvoir me classer parmi les furieux, puisque même si c'était pour Giselle (28 décembre, même plus la peine de tenter si vous n'avez pas déjà une place, tout est parti...), c'est tout de même la seconde queue en 4 jours, et ouais, c'est la classe, suffit d'être étudiant, retraité ou... cadre :D ; je crois que je suis le seul, d'ailleurs, étant donné l'âge des autres. "Les autres", se sont d'ailleurs effectivement souvent les mêmes (tiens, y'avait encore la fameuse dame aux abricots ce matin, elle était là aussi vendredi ^^), un bon petit noyau ("une quinzaine par opéra en tout", soit en rajoutant ceux qui commandent sans faire la queue à coup de moult euros, nous dit-on au début, je pense que c'est à peu près ça, oui). Contrairement à ce qu'a dit Koz', ce n'est pas le premier arrivé qui distribue les petits numéros, c'est souvent environ le 5ème, le gars arrive et distribue des numéros à ceux qui sont déjà là avant de s'attribuer le sien ; il y en a un à Bastille qui fait de jolis imprimés, à Garnier il n'était pas là, on a donc commencé avec des post-its écrits à la main, puis des petits imprimés lorsqu'un second est arrivé ; parce que ça se relaie, histoire de ne pas mourir de froid, figé sur la chaise à distribuer des petits papiers.

Va falloir que le gars qui à 29 ans a assisté à plus de 1000 représentation m'explique tout de même comment il a fait (temporellement et financièrement), j'ai bien aimé aussi celui qui nous dit qu'il va "exceptionnellement" à l'opéra, juste 5 ou 6 fois par mois (étant donné le nombre de représentation, soit y'a du doublon, soit de l'expatriation, encore une fois à 40 ans, comment qu'il fait, c'est une bande de rentiers tous ? :s Laurent ? :D ). On remarquera que Koz' avoue "écouter de tout", mouais, le baroque, le romantisme allemand et les Russes, je crois que c'est pas encore ça non plus (et... c'est ce que je préfère :p ). C'est drôle en tout cas de savoir que c'est "la flûte enchantée" qui l'a branché opéra, parce que c'est mon cas aussi, et le pire c'est que je crois que c'est exactement à la même époque (vi, j'étais po vieux ^^), et peut-être même la même représentation (pas sûr du tout, à vérifier, je me rappelle encore de la mise en scène, je l'ai vu à la télé en fait, plusieurs fois puisque magnétoscopé, mais je crois que c'est la première fois que j'ai veillé si tard pour le regarder tout de même, pardonnez ma mémoire, je devais avoir 8 ou 9 ans ^^). En tout cas, pareil, il a fallu du temps avant que je m'y remette. Heu, beaucoup de temps, Marseille oblige, le premier opéra que j'ai eu en CD était pour mes 18 ans, "Guglielmo Tell" de Rossini (Pavarotti itou chez Decca, désolé chuis au boulot, je l'ai pas sur la main... heu, la pochette est grise :p ), il avait fallu 3 mois et 55€ à mes parents pour le commander (battant ma commande du requiem de Gounod, "seulement" 2 mois ; oui, Marseille, c'est le Tiers-Monde). Mais pas plus emballé que ça non plus, je suis resté sur ma musique symphonique (que j'écoute depuis mes 10 ans, mais j'ai commencé bien avant avec Mozart, oui je sais, c'est comme lorsqu'on append à programmer en basic... -_-; ). Bref, là je suis vraiment "tombé dedans", c'est il y a trois ans, lorsque j'ai emprunté en DVD à la médiathèque de ma ville d'adoption une oeuvre dont j'avais vaguement entendu parler, "Orphée et Eurydice", de Gluck (version avec Magdalena Kozena, Madeleine Bender, Patricia Petibon, direction Sir John Eliot Gardiner ; je connaissais aucun de ces noms, maintenant que je retrouve ça, ça explique des choses :p). Et là, choc total, je me le repasse tellement de fois que je le connais par coeur, je ne capte même pas que c'est du baroque (bah pour moi, ça s'arrêtait à Bach, pas plus, j'avoue :p ), la mise en scène est super dépouillée avec son carré qui se balade en l'air et ce camaïeu de bleu, totalement subjugué. Et là, paf, estime de l'opéra qui remonte en flèche, j'en emprunte un tas à la médiathèque, mais avec les études, le retour à Marseille, pas facile. En fait, la boulimie a commencé... il y a un an presque pile poil :p. C'était donc raconté ici-même, "Tristan und Isolde", à Bastille. Et comment ne pas recommencer après ça ? ^^ Dealer officiel, mon fameux ami d'une Grande École, dirons-nous ; Kozlika pour me motiver à faire la queue (elle "fabrique" les fans, parce que ce n'est pas facile à trouver, nous dit-elle, trop drôle ^^) ; et Fûûlion pour m'accompagner jusqu'en avril ("Alceste" de Gluck, par Malgoire), pas facile de franchir le pas tout seul, sinon.

Bon, je me suis égaré... Il me reste en fait juste à mentionner le Mortier qui nous dit qu'il a peur des fans (ils sont dangeureux, hhoouuu, il est fou ce mec >_< ), surtout des Wagnériens (c'est bien connu... ^^). Ah oui, la chanteuse que Koz' n'aime pas du tout (et moi même, j'évite), c'est Cecilia Bartoli (moi z'ai pas peur de google, il me lit po, j'pense que j'peux l'dire), mais tout le savait déjà, nan ? (elle a du mal avec Mesplé, trop aigre ; moi j'aime beaucoup, mais je mange des citrons nature, et ça me fait tout pareil, faut aimer quoi ^^).