"All the King's Men", traduit en "Les Fous du roi", d'autant plus que c'est un remake du film de Robert Roussen du même nom, en 49, lui-même adapté du roman homnyme de Robert Penn Warren, Pulitzer 47 pour cette oeuvre. Les deux films ayant été bien oscarisés aussi, me semble-t-il. Bref, du lourd, on attend ça depuis des mois en bavant devant la bande-annonce, pas le temps de le voir la semaine dernière, et cette semaine... plus que 27 salles !! Mais c'est quoi ce délire total ? Du coup, salle quasiment pleine à l'ugc Orient-Express, celui qui est secoué toutes les 5 minutes par le RER en dessous...

Il est absolument superbe, ce film. Peut-être un peu trop classique, dans sa réalisation, mais tellement bien fait, Steven Zaillian est un artiste. On a vu son nom n'apparaître que très peu, il ne figure pas même à la bande-annonce, il n'a fait en fait que 3 films, en 93 et en 99, dont je ne crois avoir vu que "Préjudice" ; mais notre metteur en scène et producteur a en revanche été scénariste, non seulement du présent film, mais aussi de "Gangs of New York", "La Chute du faucon noir", ou encore "La Liste de Schindler" (excusez du peu), entre autres, et aussi de "l'interprète" où il a rencontré Sean Penn.

Un Sean Penn toujours aussi formidable, cette fois en homme politique "idéaliste" (mais très censé, ce n'est pas un quelconque défaut ici), qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, en plein dans les années 50, entre les dénonciations de corruption, ses actions en tant que gouverneur et sa lutte avec les puissants, les riches et aristocrates de sa Louisianne. Un plouc pour diriger les ploucs, et leur donner ce qui leur manque. Personnage fictif inspiré par un véritable homme politique des années 30 (mais aussi par d'autres), Henry P. Long, dont le destin vous sera sans doute venu à l'esprit sans trop de difficulté, tant ce pays des USA est coutumier de la chose (étrangement, ça ne marche jamais avec les crétins, Bush en tête ; essayons de paraître surpris).

Un casting de rêve, Jude Law, Kate Winslet, Anthony Hopkins, et j'en passe. On est vraiment en droit d'halluciner quand on sait que ce film est sorti il y a 10 jours et qu'il est aussi peu distribué. Courrez le voir.