Aaahh, les grandes joies du boulot d'ingénieur ! La semaine dernière, mon ami voisin de bureau s'est vu notifié dans l'après-midi qu'il était prévu qu'il parte pour Valence le lendemain, comme ça, paf, mange-toi ça. Le pire, c'est qu'une fois arrivé sur place, l'affaire s'est entendu en 15 minutes. Connaissez-vous une profession où l'on s'amuse ainsi avec le personnel ? Et comme le torchon brulait déjà un peu, à présent il veut tout simplement négocier son licenciement, à 56 ans, avec droit à 3 ans de chômage. Et puis dans la crise d'autoritarisme du chef, invention de règles d'horaire d'arrivée. Je veux bien me synchroniser avec mes cammarades de projet, c'est tout à fait normal, je fais un effort, c'était gentiment demandé ; mais voilà, ici il s'agit de tout autre chose, du style "sortie de règlement intérieur de derrière les fagots", histoire de faire venir tout le monde à 9h30 maxi, ce qui est assez drôle lorsque l'on sait que le chef en question arrive à 10h à cause des transports (en voiture). Évidemment, ceci est en totale opposition avec le joli contrat de travail que j'ai signé, et commence à me courir sur le harricot, je ne vais pas commencer à respecter un quelconque règlement à presque 23 ans, je ne suis un vieux con que pour la bonne cause, certainement pas une bonne poire. S'ils ne veulent pas d'ingénieur ou s'ils veulent de la lavette, il n'ont qu'à faire de l'importation depuis l'Inde, on en vend au kilo. Je vois l'heure là, il me reste un compte-rendu à faire, je crois que je vais violer leur sacro-sainte règle assez rapidement :D. D'un autre côté, j'arrive 1h après les fameux 9h30 essentiellent parce que je lis mon aggrégateur (qui comporte énormément de choses en relation avec mon boulot, précisé-je). Donc je lirais l'agrégateur au boulot, et je compterai ça comme des heures de présence semi-modulables (ie: si j'ai du mal à arriver à 38h30 hebdomadaire en plus de l'activité lecture, bein on comptera ça comme ça). Aucun intérêt à cette affaire, de toute façon je suis en train de prendre une telle avance que le projet sera terminé avant d'avoir officiellement commencé selon le planning instauré. Ou comment dégoûter quelqu'un de bonne volonté. On fait des études pour ça, oui oui, et on est payé très cher, pour bosser de plus de 10 à 11 heures par jour (faîtes le calcul : c'est pour gagner deux fois plus que moi, soit aucun intérêt, si ce n'est ne plus avoir de vie), et on a le droit de faire chier ses vils subalternes experts et bac+5 pour passer ses névroses. Chouette alors...

Bon, outre cet intermède désabusé, parlons donc de mon N770, arrivé ce matin, à 10h, m'obligeant à être chez moi et à arriver gravement en retard (puisque je suis libre de mes horaires, si vous avez bien suivi ; mauvais plan d'ups qui vient hier à 10h45, ne me trouve pas, laisse un message pour dire qu'ils repasseront dans le même créneau horaire, et aucun moyen pour leur dire que mon boss fait sa crise de la quarantaine) : franchement, ça déchire grave ! Bon, pas encore tout testé, pas assez de temps, et j'en chie pour me connecter sur mon wifi tout verrouillé (faut que je récupère l'adresse mac pour la mettre dans les règles de filtrage, donc il me faut une console, que je dois installer à la main... puisque j'ai pas le net -_-; ). J'essaierai de m'en occuper demain, mais j'ai une valise à faire, un opéra à voir s'il reste de places (ou alors third jeudi comme prévu initialement), et puis, je suis en retard.

Très très en retard. Je ne sais même pas pourquoi je suis encore là, allez, zouh, un compte-rendu, deux ou trois trucs, et dodo. Tiens, et si je dormais au boulot, ça respecterait les fameux horaires, et je suis un dieu pour dormir par tranche de 15 minutes les yeux ouverts sans que l'on ne s'aperçoive de rien (avec en mode idle un process dans le cerveau qui détecte les appels, c'est très au point comme système).