1h30 que j'ai attendu pour voir ce film. Faut dire que j'ai mal lu l'horaire, dire que je pensais faire une bonne affaire en pensant que la salle était vide (finalement, elle était bien pleine ; et 25 minutes de pub, scandaleux). Le pire, c'est que je savais que les critiques étaient plutôt mitigées. Mais voilà, c'est Brian, quoi, alors ça vaut bien le déplacement. Et puis c'est toujours l'occasion de revoir ma Scarlet préférée, qui nous prouve (avec quelques kilos de moins qu'il y a deux semaines) que des filles charnues, y'a que ça de vrai :p. Et puis Aaron Eckhart, que l'on n'arrête plus de voir, lui aussi. L'occasion de retrouver aussi Million Dollar Hilary Swank, que l'on pourrait résumer par : miam ! Ou le jeune premier typique Josh Hartnett qui décroche un premier rôle dans autre chose qu'une daube. Enfin, la trop rare Mia Kirshner (qui ressemble vraiment à miss Swank, il est vrai, avec une bonne couche de maquillage), et même Rose McGowan en bonus (pour une seule scène, même pas dénudée, mais bon, c'est déjà ça ^^).

Alors, comment dire ? Ce film est une ratance. Bof quoi. C'est cliché-land. Du genre le bon polar d'antan, avec cette façon de filmer si typique, des chapeaux et des grands airs pour les dames (épuisant de parler à cette époque ! D'ailleurs l'Anglais américanisé est tellement recherché qu'on ne comprend pas vraiment grand chose, vive les sous-titres...), ça surjoue parfois, et il y a des transitions qui confinent au grotesque. Pas emballé du tout, c'est du pur réchauffé. Mais là où le bas blesse, c'est l'histoire. Peut-être que le scénariste Josh Friedman à force d'avoir le nez dans le bouquin a perdu le sens de la casualité (d'un autre côté, il a aussi été scénariste de "la guerre des mondes", une bonne daube), toujours est-il qu'il y a des trous. Et compliquer l'histoire au possible avec des relations entre au final une dizaine de personnages qui terminent dans du pur Santa Barbara (tout y passe, on ne nous épargne rien, pas peur de la surcharge), ça ne masque pas les insuffisances. Ni même les efforts de De Palma pour nous faire ce qu'il réalise le mieux, des scènes horribles, qui franchement sont plutôt ridicules (la vision de fin : un summum de la mauvaise réa de série B), mais qui ont eu le mérite de faire se recroqueviller, les mains devant le visage, mes deux voisins de droite (que je ne qualifierai évidemment pas de chochottes, mais "d'empathes"). Mon voisin de gauche en tout cas n'a rien compris à l'histoire (s'il avait arrêté de jouer avec son coca aussi... Son accompagnatrice la gothique a elle en revanche meixu compris, ce qui ne m'étonne guère, et ce malgré une pause pipi en plein milieu).

Ellroy, donc. Le grand, le sublime, le mirifique, le merveilleux, l'extraordinaire Ellroy. Qui avec "L.A. Confidential" (excellent film au demeurant) a renouvelé le roman par un génie que l'on n'avait plus vu depuis Zola et Balzac (oui, c'est très ironique, je vous rassure). Qu'est-ce qu'il nous a fumé là ? Elle est nulle cette histoire. Y'a que le personnage de Madeleine qui est intéressant, et encore. Le reste, c'est du cliché. Clic clac.

Forcément, on alterne entre violon et saxo, entre scène de sexe passionnées (une paire de fesse pour maintenir l'attention par-ci ; une scène toride pour nous réveiller par-là), des fusillades, des flash backs farfelus, la totale, avec toutes les options, vraiment abusé.

Reste donc un morceau de fessier d'Hilary, c'est plutôt mince. Ça se laisse regarder, surtout quand on a une carte illimitée, ou alors le dimanche soir sur TF1 (enfin, quand il y avait encore des films), ou le jeudi soir sur France3 (oui, plutôt là, y'a du lesbianisme dans l'air -- c'était pour compléter le tableau, absolument primordial). Dire que j'ai un peu bavé devant ce "Dahlia Noir", bah non, il s'est raté, le Brian, quatre ans après son dernier film (que je n'ai toujours pas vu), espérons que le prochain rattrapera tout ça, y'a du mythe à défendre (j'ai un profond amour pour Carrie, quelle fille ! :) ). En attendant, un "8mm" est bien meilleur, tiens (oui, je spoile un peu, mais franchement pas trop beaucoup, de toute façon l'histoire est trop compliquée pour ne pas tenir dans un roman, alors...).