Tiens, me voilà en retard, moi qui voulais écrire ce billet en avance, on l'aura deviné : je n'ai toujours pas le net chez moi, au bout de trois mois, deux mois et demi à attendre FT, ils viennent demain (quant à la boîte libre, aucune nouvelle). Alors voilà, dimanche soir, après le ciné, je vais à mon hotspot wifi près du starbuck, avec mon N770, histoire de mater mes mails, mettre en ligne quelques billets (que je rentre "en attente" le vendredi, c'est organisé), et alors que je suis appuyé contre un poteau, jambes croisées, je me fais accoster par un jeune homme, disons la trentaine pas encore commencée, assez solide quoique pas très grand, qui commence à me faire part de son étonnement quant à ma position artistique en face des immeubles de St-Émilion (le pire, c'est que c'est pas forcément faux) ; je le prends pour un photographe, au début (oui, je suis naïf), et puis, ils s'intéresse à ce que je fabrique avec ma machine high tech, et puis on parle, et puis... heu, il me draguerait pas comme un malade, dîtes donc ? ^^ Confirmation peu de temps après, là on rentre en plein dedans (hum !), commence à toucher, le bougre (ahah, il a de la technique), à se rapprocher (oups !), et à me proposer un verre, avec en option "21 centimètres pour une bonne mise en bouche" (si si), histoire "d'être très franc" ; parce que je "le fais bander comme un fou". Wow. Mes enfants, c'est quelque chose, j'ai l'habitude maintenant de me faire draguer par des mecs, mais celui-là, c'est un cours de séduction en direct live ^^. Bon, notons bien que je suis franc dès le départ : je suis un hétéro, malheureux certes, mais il est vrai que les hommes ne m'attirent pas plus que ça, et c'est pas faute d'avoir déjà essuyé quelques assauts : beaucoup ont déjà essayé de me convertir... Il me demande au passage s'il n'est pas mon type de mec ; grande question, pardi ; déjà qu'en type de fille c'est pas simple, boudiou... C'est vraiment drôle, ces expériences, et euphorique pour ma part (évidemment, je l'ai quitté -- en douceur j'espère), ça fait tellement du bien de savoir que l'on plaît ; finalement, soit la gent féminine est aveugle ou hypocrite à souhait, ou alors je n'ai vraiment pas du tout de chance du tout du tout (j'opte pour la deuxième proposition, mais bon), soit le Seigneur-Dieu-Tout-Puissant m'a destiné à être gay (ah ah :D ), mais à mon avis, l'hypothèse juste avant tiens mieux la route. Il était certain que j'étais homo, en tout cas, l'autre ami ; ça en fait un de plus, la liste commence vraiment à être super longue (en plus il me demande si je suis déjà allé dans un bar gay ; bah, heu, mais c'était pour accompagner des blogopotes quoi ! ^^ Et puis c'était pas bien méchant, tout de même). Et moi, je vais seul par les rues, l'âme en peine, oui mais moi, je vais seul, car personne ne m'aime (comme se moquait Fûûlion de moi l'année dernière, en disant penser à moi en écoutant Françoise Hardy, j'vous jure des fois... -_-).

À part ça, j'ai un dernier billet pour clore le cycle TCA. Hier, dans le métro, une femme lit le livre de Justine, "Ce matin j'ai décidé d'arrêter de manger" (ed Broché) (courte présentation sur ce blog, par une anorexique/boulimique du nom de... Juliette, ça ne s'invente pas). Livre datant du 15 janvier dernier, je vais voir, apparemment le blog de la miss tourne à plein régime (quand on voit le nombre de commentaires...). Il faut dire que bon nombre comme je disais ont des dispositions artistiques et littéraires, et souvent écrivent très bien ; alors si l'immense majorité reste silencieuse, certaines franchissent le pas et livrent leur témoignage (parfois je me demande si ce n'est pas plus qu'en compagnie du psy). L'hospitalisation est très très souvent le déclencheur pour l'édition d'un livre, et certains sont devenus des références (le premier du genre, je pense, par Valérie Valère, emportée trop jeune). J'ai appris tellement de choses, en lisant le (début de) brouillon jamais publié de mon amie (comme d'habitude, elle est passée à autre chose), le mal prend sa racine tellement tôt, bien plus tôt que ce que voudraient faire croire ceux qui voient dans les jeunes filles de 12 ans des gamines sans dicernement, tandis qu'en étant mannequin à 17 elle deviennent subitement des "mauvais exemple", le sujet mérite vraiment qu'on s'y attarde, et puisqu'au bout de pratiquement deux ans de blogging je l'aborde enfin pleinement (j'en parlais parfois, en commentaire chez la Lène ou chez Samantdi essentiellement), autant aller jusqu'au bout.