Prenez les paris, qui va gagner, sur qui mettez-vous toute votre énergie, qui sera second, et même troisième, on discute course à l'Élysées pour cette République des Blogs septième du nom. Pronostics, sondages, opinions, opinion sur les opinions, solidité des opinions (toujours), ça peut chercher loin. Et puis, le retour au pavillon Baltard donne l'occasion de donner son avis sur la question en sirotant (dit-on comme cela ?) quelques bières. Autour du zinc, on peut voir des brunes, des blondes, tout cela a l'air souvent assez savoureux, d'autant plus surprenant ! (notamment une blonde, près des escaliers...) À un moment, l'on aura pu voir Eolas, Embrun, Versac et Jules autour de la même... heu blonde-brune (des fois, c'est difficile à déterminer), pas forcément très bonne, certes, mais aux effets assez marrants.

Je ne sais pas ce qui s'est passé, vraiment, ce soir. Mais ce qui marquera cette RdB, c'est certainement cet affluence féminine extraordinaire, environ le cinquième des participants ! (vous ne croyiez tout de même pas que je parlais de ce breuvage infâme qu'est la bière, juste au dessus ?) Phersu, que je n'avais point revu depuis un bon moment, a lui-même été surpris du nombre de blogueurs politiques sortant d'on ne sait trop où ; il est vrai qu'agrandir tout le temps son cercle de lecture, est chose difficile. Surtout quand il y a des militants au milieu, tout le monde n'est pas forcément drôle à lire (comment ça, ça peut être sérieux un blog militant ?) ; ce qui n'enlève aucune qualité dans la vraie vie d'une Quitterie à laquelle j'ai volontier fait la bise, évidemment ; mais tout de même. Peut-être monsieur petites-phrases (mais lequel était-ce ?) a-t-il raison : les exposés dans des billets trop long, c'est chiant et personne ne les lit, alors quitte à sacrifier du débat, la meilleure façon de tenter de le relever -- tout le monde veut le relever, personne n'y arrive, n'y aurait-il pas un certain problème ? -- est peut-être de viser au plus condensé. Dans un autre genre, la dissidence au centre modéré (oxymore ? pléonasme ? double combo ?)  prend de l'altitude, les centristes sont partout, ils nous envahissent. Du gauchiste reconverti face à une Ségolène qui ne fait pas envie, jusqu'à l'électeur conservateur de droite mais pas trop, le travail de rassemblement ressemble autant à de l'équilibrisme qu'à un mélange assez hétérogène et inconsistent, un rassemblement de déçus plus qu'un noyau dur (et militant ; mais charmante, la militante, en l'occurrence) ; cela tiendra-t-il jusqu'au bout, dans un désir de changement probablement vain ? Pourtant, tout un chacun est d'accord : Ségo ne fait pas envie. Quant à Sarko, je crois que tous les commentateurs sérieux ont pris la mesure de l'inconsistance et du danger potentiel du personnage (et ce même si Marilyne le trouve mignon...).

Alors chacun est interrogé sur sa mouvance politique ; on me demande même si je suis communiste. En réalité, messieurs mes nouveaux lecteurs occasionnels pour ce compte-rendu, je suis jacobin modéré. Si si. Ah, il faut que je m'excuse auprès de tous ceux à qui j'ai raconté des tas de bêtises : je n'ai quasiment rien mangé de la journée, ça a donc autant d'effet que la bière chez certain (mais là, je suis sous perfusion de coca et chocolat, ça devrait aller mieux d'ici peu). En tout cas, Phersu est du centre, c'est certain ! (private joke)

République des Blogs avec une affluence redevenue normale, et fait étrange, beaucoup de monde présent encore à minuit, alors que l'on parle droit des étrangers avec Eolas (ce qui évidemment me touche indirectement, comme tout bon Français, mes origines pas si lointaines sont étrangères), juste après avoir disserté sur les violences volontaires perpétrées avec accord de la victime (après tout, nous étions proche de St-Denis ; je suspecte Laurent d'Embruns d'avoir une très mauvaise influence sur nos discussions). Laissé Eolas qui était trop lent, Jules en pleine discussion passionnée avec une ravissante freewoman (brune), Quitterie, Versac, et quelques autres, même Authueil, qui devra m'expliquer comment il a fait pour disparaître pendant que je tournais la tête, alors que l'on devait prendre la même ligne de métro...