Un billet que j'avais en retard chez kwyxz. Il fustige le guide de la séduction selon un canard masculin, mais écrit par une fille, qui en gros donne la recette pour tomber dans la friend zone. Une fois dedans, plus possible d'en sortir : il est trop tard pour passer au stade de petit ami.

Terme fort intéressant, que cette "friend zone", et témoignages concordants en commentaires (je vous laisse aussi lire les commentaires sous l'article original, c'est d'anthologie, et ceux qui ont réussi conseillent avec virulence de faire exactement le contraire...), je me sens moins seul dans mon malheur. C'est pas que la collection de filles dont je peux écrire une biographie s'allonge dangereusement, et que le coup du "je te considère comme un frère" commence à me taper sur le système (j'ai déjà une p'tite soeur, merde !), mais quand même, ouais. Sans compter le nombre de psychothérapie via msn effectuée, j'ai perdu le compte (c'est fragile psychologiquement, une fille, aussi...).

Et effectivement, le pire c'est la fille avec qui l'on passe son temps, et qui sort un jour sans complexe que décidément, elle est sorti avec une demi-douzaine de connards plutôt moches dont on elle ne se rappelle plus vraiment le nom d'ailleurs, ces six derniers mois, et qu'elle se demande avec sincérité si le prince charmant existe vraiment. Ça c'est juste avant de passer dans la zone démilitarisé de l'ignorance si l'on ose bouger, faut faire gaffe.

La bonne nouvelle, c'est que dans les comm' de kwyxz une fille dit que ça c'est juste pour le premier quart de siècle (les filles, c'est très long à la détente, et en plus ça s'étonne ensuite, c'est touchant de naïveté). La mauvaise nouvelle, c'est que la dernière à m'avoir fait le coup avait passé l'âge. On respire un grand coup...

Tiens, je me suis longtemps demandé pourquoi on voyait dans les films (ou dans la vraie vie, à force de cumuler les expériences étrangères) la fille qui, après s'être fait sauter une quarantaine de fois par le macho naze du cerveau de base, demande sur l'oreiller à son Don Juan d'avouer son amour : moi qui croyais naïvement que c'était l'ordre inverse qu'il fallait, j'ai dû voir trop de Disney dans mon enfance, c'est pas possible (et pourtant... non).

(bon, je deviens gérontophile ou gay, alors ?)