Je ne pense avoir oublié personne dans la fameux souhaitage de bonne année à la chaîne, mais sait-on jamais, afin de ne pas passer pour le rustre de service : bis pour tous et toutes. Arrivée peu après 19h30, Ron et Chondre font à présent traditionnellement partie des "arrivés-tôt/repartis-tôt", et l'autre table fait figurer quelques habitués ponctuels, entre autres un Kerlu étant absorbé par le téléphone windaubien de Goon (no comment), un Johann arrêté, ou un M. Ka dans sa retraite bloguesque toujours présent heureusement. Denys arrive peu après, avec ses mains froides, et Gamacée, auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié quelques trombonnes, mais ce n'est pas grave car uniquement l'entropie est amusante dans cette affaire. Suivront encore Kerdekel-à-pompons, Aggelos-à-chemise, Koz, Marion-le-retour (plus vieille, mais chut), Adrian et sa compagne top model (qui comme Gamacée est une blonde aux ongles rouges), François en costume de cycliste, Laurent (celui-ci, évidemment), Joachim et sa coiffure punk (arg), et bien d'autres encore. Dagrouik est encore un peu asocial (pour un socialiste, en plus), mais heureusement Authueil lui tiendra compagnie pendant près de deux heures, un tête à tête phénoménalement hors du commun.

La bonne idée aura été de commander fort tôt à manger, en l'occurrence une innovation de la carte, du veau, ce qui persuadera au moins cinq autres blogueurs de m'imiter ; mais ceux-là auront dû attendre beaucoup plus. Car il y avait beaucoup de monde. Surtout pour cette période où l'on a tendance à s'attendre, comme chaque année, à ce que bien du monde soit en vacances ; certainement que l'augmentation du pouvoir d'achat est un problème pris très au sérieux et que l'on veut travailler plus (ou pas). En tout cas, un retour remarqué de Cossaw, alors que l'on parlait justement avec Valerio peu avant de sa disparition (un peu forcée, plate-forme u-blog touchée coulée) ; ce qui nous a rappelé que Phersu a disparu depuis trop longtemps, en espérant qu'il revienne avec les primaires ricaines...

Attablé avec Kozlika à ma droite, et alors qu'elle nous raconte ses misères très clairement discriminantes s'il s'en faut, Pascal (finis africae) lance un troll monumental en affirmant que Mozart, qui ne lui fait ni chaud ni froid, n'a rien inventé mais tout pompé -- avec génie, certes --, tandis que Beethoven a innové au maximum. Sur ces paroles s'amène alors Klari :). Certes quelques SMS échangés peu avant m'avaient mis en attente, mais extrapoler une photo vieille de 10 ans de de 15 pixels de haut, avec un pull mauve, alors que l'on cherche un pull vert (sombre, qui plus est), voilà qui m'a fait un peu rater son entrée, et en plus, j'aurai raté une très rare occasion de voir une fille me demander  :).

Grande discussion entre Cossaw (qu'il fait décidément bon de revoir), Valerio qui nous explique sa grande vision de la religion (j'ai un client pour toi, regarde ! -- le billet qui date de l'an 40, faut assumer ses archives...), Bladsurb qui vient d'arriver, et Klari à qui l'on fait découvrir le merveilleux monde de blogoland ;)  (d'où les quelques liens épars de ce billet, histoire d'éviter de longues recherches). L'on parle de publication scientifique et de carnet d'adresse chez les scientifico-commerciaux (étrangement, plus tard, Eolas sortira la même chose à propos de quelques uns de sa profession...). De l'autre côté, j'apprends que Koz' a réussi à avoir des places pour les représentations de danse ultra-blindées où je n'ai rien pu obtenir, c'est pas juste ! Pendant ce temps, ça joue un peu du piano derrière nous...

Outre ces intéressantes discussions, qui dureront jusque vers 23h30, notons la discussion entre Eolas et notre blogueuse policière favorite Bénédicte (dont c'était l'anniversaire, aura-t-on appris alors que les plombs sautent à plusieurs reprises et que l'on se retrouve éclairés à la bougie), qui outre les anecdotes de gens pas bien clairs (des histoires de voisins qui font 10km dans les égouts pour venir les embêter, ou de femme se mettant de l'aluminium sur la tête pour lutter contre les extra-terrestres, ...), représentaient un symbole fort en cette journée de première application stricte de la loi anti-cigarettes-qui-puent-et-filent-le-cancer. Déjà, dès mon arrivée, Hadrien collait les derniers auto-collants d'interdiction ; les blogueurs souhaitant mourir jeunes dans d'horribles souffrances, et lutter contre leur pouvoir d'achat en attendant, ont bien pris le coup en sortant sous la terrasse à présent plastifiée, de telle sorte qu'il fut un moment où il y avait plus de monde à l'extérieur qu'à l'intérieur. Mais pour la première fois en plus de deux ans, mon pull ne sent pas la fumée, hosanna !

Ne pouvant me résigner à quitter déjà ma Klari (à qui je rappelle mon agenda), seule lectrice non-encore venue à Paris-Carnet ayant répondu à mon appel (je précise à la belle bleue qu'il va bien falloir qu'elle retrouve ses 25 ans, à présent ;)  ), j'innove quelque peu dans le trajet de retour, partagé en partie avec Thomas, histoire de blablater quelques temps encore (alors que l'on se moque gentiment de mes problèmes cardiaques, mais heu, même pas vrai que je me plains un billet sur deux, ça ne doit même pas être un sur cinq déjà  >_< ).

Très bonne soirée, au final, pour un bon début d'année :).