Avec toute la matinée de libre, il faut être très fort pour arriver en retard au Paris-Carnet : d'abord, passer chez de Fursac parce qu'il fait trop chaud, et pas de bol, les soldes d'hiver ne portent que sur des pantalons... d'hiver. Puis, se tromper de métro, ou du moins de sens, réflexe de boulot oblige, d'ailleurs je me rends compte de mon erreur une fois arrivé à ma station habituelle du matin ; demi-tour (dans le sens blindé, sinon c'est pas drôle), et pas mal de marche en perspective, surtout quand on rate la rue et que l'on se retrouve quasiment à République (au passage, découverte d'un magasin sympa de mangas, mais il allait fermer). Et donc, arrivée légèrement à la bourre : même Tarvalanion (et son carnet livre d'or), venu de Toulouse, est là avant moi, la honte.

À la même table, on dénombre Chondre, Goon (qui avait son appareil, il faut le préciser, c'est la coutume -- et pas de cravate), Ka, Gilda, et bien d'autres (parce que le name dropping, c'est toujours lourd). À l'entrée, Valerio et Embruns (avec un Maxime, mais il y en a tellement, que je ne sais duquel il s'agissait vraiment). Je pose ma veste (parce que je suis prévoyant : la nuit, il fait froid), qui n'arrêtera pas de bouger toute seule toute la soirée, me filant parfois de sacrées frayeurs (c'est que l'endroit est très ouvert, et le quartier... bien disons que... bref, Authueil doit déteindre sur moi avec ses trucs de droite, là :D ).

Dans un coin, tout seul, faisant son geek, j'aperçois Glazou, quelle bonne surprise ! Après avoir croisé Koz', je l'entretiens donc d'économie numérique, en lui disant que l'on devrait avoir de la visite intéressante -- las, le responsable du site Adrien arrivera une heure après son départ, et Laurent ne se pointera jamais, question de "pression". À propos de pression, la bière coula à flot, on s'en doute. Mais reprenons le fil. Kerdy (tu permets ;) ) est arrivée, dehors, avec la mission de photographier mon ex-belle, pour le compte de Mitt' apprends-je (ah ! ^^ ), cruelle déception évidemment (décidément -- mais elle lira certainement ce billet, au lieu de vaquer à des occupations plus intellectuelles). Je parle un peu avec elle, avec Eve la Fée (qui donc l'accompagnait ?), et puis Sunny arrive, et alors que Valerio et Denys ont décidé de prendre un bain d'aurore, je parle de mes nouvelles attributions pédagogiques dans l'école du jeune homme, où je l'ai croisé par hasard.

On rentre : il fait faim. La salle est de plus en plus remplie, le jour férié commémoratif du lendemain a dû avoir quelque incidence, même Matoo est venu, dans une tablée très gaie, où j'aperçois, ciel, Baptiste ! (c'est que cela fait quelques années que l'on ne s'était croisé) Mais j'avoue que je n'aurai pas eu le temps de leur parler. Autour de tout ce monde, XIII rode, appareil en main. Et à ma table, Valerio, Denys, et Stetoscope (non, y'a pas de faute), puisque tel est le pseudo nouveau de l'interlocuteur mystère de la dernière RdB ; Adrien-TIC (pour ressituer), aura le temps de nous rejoindre alors que l'on attends désespérément qu'un canard soit sacrifié en cuisine. Après avoir signé l'arrêt de mort (virtuel) des petits libraires, et vanter les mérites de Monsanto, et évidemment après avoir parlé éco' num', il était temps de repartir vers de nouvelles aventures (mais pas trop : c'est qu'il est presque 23h).

Il y a du M le Maudit et du Eolas, qui a apporté une antiquité, "appeau à geek" selon lui (je confirme), un Sinclair ZX81. Mais on parle plutôt droit des étrangers, et c'est toujours autant à se mettre les mains sur la tête. On parle aussi de ses éclats juridiques, crises de rire en perspective. À l'intérieur, Authueil et quelqu'un que je ne connais discutent avec Eolas de ce qui a agité ces derniers temps une partie de la blogosphère, wikio et les procès de notre non-époux de la dernière chevalière des arts et des lettres (zut, j'ai oublié de demander à Valerio s'il s'était renseigné depuis sur ce sujet -- hautement hétérosexuel, je le concède).

Il se fait tard, et beaucoup de départs ont peu à peu vider la salle. Je ne le sais pas encore, mais les métros bénéficient d'une heure supplémentaire, je ne comprends rien, je l'apprendrai une fois entré dans ma station (zut, je crois que le RER est coupé ce week-end, pas pu vérifier, me suis déjà fait avoir la semaine dernière). Bref, alors qu'Eolas nous quitte, je le rattrape pour lui parler de ce qui me tourmente un peu ces temps-ci ; je suis rassuré quant à la démarche à suivre si le pire cas se présente, nul besoin d'avocat qui plus est, mais j'ai mon assurance juridique au pire (avec ce que ça me coûte, autant en profiter). À mon retour, je croise Versac, qui vient d'arriver ("il n'est jamais trop tard"), et alors que je m'apprête à payer, voilà que la formule "quand on parle du loup" se confirme.

Un tour de sang mérité plus tard, je m'acquitte de quelques Euros de repas, et dit au revoir à tous. Pendant le trajet, la poche vibre : peu importe, j'ai du très bon Darjeeling de chez Mariage Frères, c'est un bon commencement (et j'habite à 50 mètres du tribunal compétent, quelle chance extraordinaire, vraiment...).