Il n'est point besoin d'être vierge pour être un blogueur de qualité reconnu. Arrivé à 22h, je tombe d'ailleurs assez rapidement sur Eolas, qui passe sa vie à la radio ces temps-ci (j'écouterai tout ça dès que j'aurai une heure de libre, tiens je vais copier le fichier sur mon téléphone, ça devrait aller). Je croise Laurent d'Embruns, qui me complimente sur ma tenue : comme l'a remarqué Stétoscope, j'ai tenu mon engagement de la semaine dernière, et j'ai amené mon chapeau (pas acheté sur ebay mais bien sur George V) et ma dernière chemise en soie (de chez Kenzo, naturellement), en plus de ma tenue de la semaine dernière, et avec la veste en velours que j'ai déjà publiée (fallait venir ce soir, Klari, pour voir ça ;)  ) ; de telle sorte que je sens ma migration prochaine dans la blogroll de Dirty Denys parmi les fashion victims de plus en plus proche (même s'il a dû se forcer pour me charrier un peu).

Il y a déjà beaucoup de monde, je salue Hadrien (le chef, pas l'autre qui fait de l'éco num' et a un "h" en moins) et lui commande une bavette (car il faut toujours en tailler une avec ses amis, c'est bien connu). Après un petit tour (à la table de Kerdekel -- la sainte vierge des geeks --, on est aussi surpris de mon accoutrement, quelle bande de mini-geeks quand même), repérant Mitt' que l'on voit de plus en plus souvent, avec Olivier, c'est cool, ou Cossaw qui parle de reboot de freebox rocambolesque (du Linux embarqué, pour celui qui ne savait pas ce que c'était). Je rejoins la table d'Eolas, Adrien, et je-ne-sais-trop-qui (ça m'apprendra à ne pas demander de décliner des pseudo-identités, tiens), puisque ça y attend à manger aussi.

Eolas fustige les jeux de mots foireux de journalistes dans métro, tandis que l'on parle un peu économie numérique, et politique. Sur l'avant-dernier point, deux choses à retenir : un atelier potentiel sur le blog, et un qui aura lieu dans ma boîte sur les logiciels libres, sauf qu'on n'a pas eu de communication interne pour le moment sur ce sujet (je l'ai su par mon pdg-superstar directement, en fait). La discussion va bon train, on élague aussi la forêt vierge des idées saugrenues, évidemment. Le canard d'Eolas arrive en bon dernier, alors qu'il a été commandé "lorsqu'il faisait jour" ; on ne peut pas gagner à tous les coups.

Valerio rejoint la table abandonnée pour me shooter avec son appareil photo -- on n'est tranquille nulle part, ma parole. On rejoint au bar Eolas puis Dagrouik, qui se demande si qualifier quelqu'un de "pute" est une injure ou une diffamation (tout dépend du contexte) ; pour ma aprt, j'opte pour le compliment. C'est alors qu'une surprise de taille fait son apparition : Martine, la québecoise habituée de chez Embruns qui nous la présente !

Versac apparaît peu avant minuit ("il n'ai jamais trop tard"), alors qu'il se fait temps de rentrer. Il est assailli de gauchistes, mais ils sont devenus sociaux à force, donc tout va bien. Pour ma part, je calcule qu'il faut que je quitte les blogo-amis si je veux attraper le dernier RER nocturne (pas de bol : il devra attendre 15 minutes en gare le tout dernier RER qui ne va pas chez moi, ce dernier étant tombé en rade, la poisse). Valerio essaie de me baiser, mais mon chapeau l'en empêche : il est de fait le garant de ma virginité, et rien n'y fait, son inamovibilité est garantie, nul moyen de me forcer. Alors que je salue Martine en lui indiquant mon billet de référence chez elle, sur le sens à donner la vie indépendant de la procréation (celui-ci, il est tellement rare de trouver tant de lucidité chez une femme), elle assiste à la scène étrange avec Valerio, et demande si c'est SM dans le coin. Techniquement, oui, c'est à moins de 200m et c'est fort connu. Mais c'est une autre histoire (était-ce donc une intuition féminine québécoise ? Impressionnant !)

Au retour, je tombe sur le "À nous Paris II", qui titre sur... le geek chic. Malheureusement, l'article n'est pas à la hauteur, en sortant un cliché éculé et totalement erroné sur Big Billou dès le départ. Si on veut voir du geek sauvage (et même quelques rares spécimens de geekettes), c'est plutôt à Paris-Carnet qu'il faut venir... Et puis autoportrait raté, on ne voit pas les détails très fins de la chemise, ni les rayures du pantalon, que l'on devine à peine aussi brillant que le chapeau ; tant pis (n'oublions qu'un blog est forcément hautement narcissique, il faut assumer).


                     

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