troisième paris-canéversaire
Par palpatine le jeudi 4 septembre 2008, 12:37 - Throne Room - Lien permanent
Eh oui, trois ans que je viens, et comme un seul rendez-vous a été manqué, cela fait donc le 36ème compte-rendu de la soirée de blogueurs que j'écris. Je ne suis pas arrivé bien tard, autour de 20h30, juste après le boulot en somme (il n'est pas besoin d'habiter en banlieue pour se taper des transports interminables : il suffit juste de se rendre dans un endroit paumé), et pourtant il y avait déjà bien du monde. Du moins, je n'ai pas eu le temps de saluer ceux de la terrasse -- dont un Authueil et un Dagrouik en tête à tête recevant la même malbouffe simultanément, mais chacun avec une petite boule de déco différente, rouge à gauche, verte à droite --, que je fus monopolisé quelque temps au téléphone.
Passé cela, je m'en allais voir à l'intérieur, avec les mêmes tablées que d'habitude se distinguant. Je suis moi-même repéré par Valerio, avec qui je m'entretiens d'horreurs codesques (le PHP, very beark !), et je me surprends même à défendre le modèle objet (mon Dieu, je vieillis !), lorsque Sunny s'enquiert de mes aventures dans le professorat de grands enfants, puisqu'il est lui-même étudiant dans l'école où j'enseigne : eh bien comment dire, c'est le bordel (mais ce n'est pas ma faute...).
Nous partons à la recherche d'une table dès lors que l'apprenti-génie-informaticien nous quitte : ce n'est pas si facile que cela. Nous nous attardons dehors à la tablée politique, le temps de prendre des nouvelles du parlement, et de dresser une pré-road-map de visite pour les journées du patrimoine (l'Elysée ne me ferait pas beaucoup changer de quartier, mais c'est envisageable -- avec le Conseil d'Etat le lendemain). Finalement, on squatte toujours à deux un bout de table dans un coin, qui a l'avantage d'être proche des cuisines (en réalité, cela n'aura pas beaucoup d'impact) : deux coins-coins sont commandés (soit un quadrilatère). C'était fort bon : encore une victoire de canard !
Nous parlons éduc' nat', et éduc' tout court, c'est habituel, mais en ces temps cela revêt plus d'intérêt encore. La grande découverte de cette espèce de mafia étatique est décidément assez désespérante. Nous discutons ainsi jusque fort tard. J'attrape Eolas au vol alors qu'il allait nous quitter pour lui poser mon problème youtubesque : grosso modo, à moins de faire un procès, nul moyen de vérifier que la loi LCEN a bien été respectée, et il ne reste plus qu'à certifier comme ils le veulent que la vidéo ne viole aucun droit d'auteur et correspond bien à une utilisation de la loi L-122-5 3°/ du code de la propriété intellectuelle, tout en gardant un flou quant à ce que l'on peut qualifier de courte citation ; c'est à désespérer.
Petit passage par dehors, où l'on blablate politique toujours à la même table, où Vers^W Nicolas s'est joint. Un petit îlo de RdB, en somme, discussions sur les blogs politiques, le classement wikio de blogs morts, les extrêmistes des blogs, les colleurs d'affiche, les réseaux sociaux très virtuels et les facebooks de "garçons de bonne famille" (rentiers, il faut bien qu'ils s'occupent), tandis que les skyblog sont toujours autant horribles. On rit bien de toutes ces bêtises sérieuses.
Il est presque minuit lorsque le bus 96 apparaît : avec Laurent (Embruns, faut suivre), qui nous quittera à la fin du mois, nous montons à bord jusque loin ; finalement, avec un peu de chance, le trajet peut s'avérer plutôt rapide d'un coin paumé à un autre :).