Il y a décidément un avantage certain à l'umpc : lorsque l'on rate le RER de quelques toutes petites minutes, on peut déjà commencer son compte-rendu sur un banc (mais je n'aurais donc que deux heures de batterie, sur cette bestiole ? C'est scandaleux !). C'est tout de même dommage, surtout que j'ai dû planter Valerio un peu violemment en voyant mon bus arriver, et que nous étions les deux derniers. Oui, à 23h35, c'est dire...

Je pense que c'est la faute au capitaine. Non que son absence (ça y est, c'est pour de bon, parti, snif !) ait entraîné la désertion parmi les rangs, mais avec une réunion il y a quinze jours, plus une RdB la semaine dernière, les troupes étaient moins motivées sûrement pour remettre le couvert. À mon arrivée vers 20h00, il y avait donc quelques groupes distinct de trois ou quatre personnes à chaque fois.

Dont Neuro (enfin Fred', mais ça a rechangé ?), qui apparemment était revenu quelques fois, mais soit que je n'étais pas là, soit qu'il était parti tôt, j'en étais toujours resté à un compteur de deux ans d'absence pour les réunions interblogosphériques. J'amorce une discution par un hasard total avec une demoiselle connue depuis assez de temps (sachant que j'ai un prénom mais pas de pseudo, ce qui ne va pas arranger les choses pour notre compte-rendu), mais que je découvre linguiste. Ciel, voilà qui est intéressant !

Alors que l'on en vient à évoquer les construction par modifications des morphènes (ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu ce terme, tiens, à force de faire un boulot débilitant...) du genre déclinaisons vs agrégation (et on était bien parti pour comparer le Turc au Japonais sachant que je ne connais rien du premier et elle rien du second, ce qui est plus drôle encore), un guitariste maléfique fait son apparition et rend tout échange verbal bien difficile, entraînant le départ de mon interlocutrice.

C'est à ce moment qu'arrive un autre thésard en linguistique, mais sur son passe-temps cette fois (et avec, heu, une bonne quinzaine d'années de plus ?). Qui explique assez promptement au pauvre musicien qu'il nous embête un peu beaucoup : c'est qu'il a de l'autorité, le Valerio  ;).

Nous partons dans une de nos interminables discutions, à laquelle viendront parfois se greffer les uns (pour parler informatique et faiseur de programme qui me met la leçon sur les pointeurs un an après celle sur le nunux embarqué, je n'ai pas fini de faire délirer beaucoup de monde avec ça...), et les autres ("de l'origine ethnique et culturelle en relation avec la réussite scolaire dans un cadre occidental"). Lorsque Denys réapparaît, je suis en plein exposé avec Bladsurb et Valerio sur mes théories concernant l'enrichissement et l'accomplissement matériel de soi -- en livrant quelques exemples personnels que je n'écris point sur ce blog.

Finalement, en moins d'une heure, l'Assassin se vide. Olivier et Mitt' (en civil, ça lui donne un look super-mimi :)  ) ouvrent le bal en retournant au pays des frites une fois (de toute façon y'a des convois de blogueurs qui font l'aller-retour, y'a que ce vil trolleur de Maxime qui s'est définitivement sédentarisé, hein ? ;) ). Les étudiants retournent dormir. Ceux qui vont bosser aussi. Un Paris-Carnet très, très tranquille...