Il paraît que la Turangalila de vendredi était super, mais je ne pouvais pas y être ; tout autant que pour les zozios catalogués de samedi soir. En revanche pour la partie de l'"Hommage à Olivier Messiaen" se déroulant dans l'après-midi des samedi et dimanche de ce week-end, j'étais bien partant, surtout que me disait le mail de Bastille, les séances étaient gratuites. On l'aura compris avec la date anticipée de publication de ce billet : la seconde journée a été annulée.

En effet il y a eu trop peu de monde en ce samedi : j'arrive avec une heure de retard à 15h, il était prévu deux fois la même session entre 10h et 13h, puis entre 14h et 17h -- non, je dis des bêtises, je vois au programme que c'était différent, zut, incompréhensible leur annonce ! --, et lorsque j'arrive l'ouvreur s'exclame "oh, un quatrième !". En fait, j'étais le 5ème, il me semble plutôt. Bien vide était ce studio Bastille : il faut dire qu'avec le peu de publicité autour de l'événement, on ne risquait pas d'attirer foule, surtout pour quelque chose d'aussi spécial que du Messiaen -- pas forcément le public originel de l'OdP...

Je suis arrivé au second reportage diffusé, "Leçon de musique", à propos des "cinq rechants", lors de leur création, la toute première, c'est-à-dire une séance de travail avec (re)déchiffrage en présence du compositeur. Une émission de Mildred Clary, qui n'intervient jamais, en 77 (Messiaen dit avoir 68 ans, il ne sait pas qu'il a encore longtemps à vivre...). Très intéressant, c'est amusant de mieux découvrir cet homme, sa manière d'intervenir, son érudition bourgeoise, le compositeur m'apparaît fort atypique.

La seconde diffusion est une rareté : un assez long extrait -- une grosse demi-heure, ce qui est minime par rapport à la durée du chef d'oeuvre, je vous l'accorde -- de "Saint-François d'Assise", mais pas n'importe lequel, celui joué à Garnier et dirigé par Ozawa en 83 (une bonne année, décidément), oui, pour la création de l'oeuvre. Les droits ont été filé en France2, donc la pellicule prend la poussière (les droits d'auteur et surtout les droits voisins, ai-je déjà mentionné tout le mal que je pense de notre système ultra-crétin ?), de telle sorte que l'opéra a obtenu une permission de diffusion de cet extrait, mais il ne risque pas de franchir le pallier (il faudra donc attendre encore 50 ans en toute rigueur pour la libération, service public, tout ça...). Ça donne encore plus envie d'être le 31, tiens ! (Pleyel, 18h30)

On aurait dû avoir demain le film "Messiaen et les Oiseaux", ça date de 72 et manifestement il faudra aller sonner à l'INA pour l'avoir. C'est couillon, tant pis.