messe en si
Par palpatine le samedi 15 novembre 2008, 00:29 - ... et les arts - Lien permanent
A chaque journée sa messe, jeudi on était en sol, et c'était cours, vendredi on est donc passé à la h moll, et c'était long. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir, Ton Koopman à la direction et à l'orgue de poche, et chez les solistes (cette fois discriminés) : Sandrine Piau (soprano, ça faisait longtemps), Marie-Claude Chappuis (alto), Jörg Dürmüller (ténor) et Klaus Mertens (basse).
J'arrive trop en avance, et après avoir tué l'ennui, depuis mon dernier rang L du premier balcon (4ème catégorie mais c'est pas mal du tout, de toute façon il est impossible de se replacer, le concert est ultra-complet), je (re)lis les aventures des 20 ans d'écriture de ce best of, créé pour la première fois un bon siècle après la mort de son compositeur, avec une traduction allemande. On parle aussi de la longueur et de l'équilibre de l'oeuvre, ce n'est pas du Bach asymétrique mais plutôt du Bach parallèle.
Chaque saison, il faut faire un pèlerinage Messe en si de Bach, en 06/07 c'était au TCE, en 07/08 à Pleyel, cette saison aussi (il y en a une autre de prévue au TCE dans quelques mois, me semble-t-il). La dernière fois, un gentil commentateur s'insurgeait contre le tempo trop lent (un Bach biturique), alors que personnellement j'avais apprécié ; avoir rencontré Joël aura pu me rassurer, car lui aussi -- autrement plus expert que moi -- avait apprécié. Il est donc toujours difficile de prétendre à un Bach-au-mètre infaillible -- mais vous savez, les questions de religion sont très subjectives. En l'occurrence, j'ai trouvé ça génial, la fin du Gloria était très forte, le Credo très réussi avec un Crucifixus assez poignant (à la fin, séance pour raccorder les instruments, les tousseurs vérifient aussi qu'ils sont en harmonique), tout autant que le Dona Nobis Pacem final. Mais ça a duré encore plus longtemps que la dernière fois, fin à 22h25 (y'avait écrit 22h45 prévus sur le programme, n'importe quoi), avec certes un long entracte où je n'ai finalement retrouvé que la brebis Joël égarée, il y a manifestement eu du pécheur sécheur, pour cette soirée de sainte musique (bande de Bach-Abbas !).
L'ovation très nourrie d'un public unanimement ravi a montré en tout cas de manière indéniable que ce Bach fit un tabac.
Commentaires
Dommage que les baroqueux en aient fait la messe en si bémol...
Bah.... (quand je disais qu'il y en avait toujours un pour râler :D -- et puis c'est de la faute de Bach, aussi, à force de ne rien indiquer sur ses partoches, chacun y va du sien dans sa réinterprétation, et tout le monde s'étripe...)