Je voulais y aller hier après-midi, mais voilà : devant la nef du grand palais, une heure de queue minimum, environ 800 mètre de file d'attente avant l'entrée gratuite, pour une fermeture à 19h00, ça ne valait pas le coup. J'aurais mieux fait de ne pas oublier d'y aller vendredi, pour ce qui m'intéressait justement, la conférence sur la robotique, avec un ancien employeur par procuration. Ce qui me poussait à y aller était justement robotcité, avec des trucs comme le Nabaztag -- on vise large --, Gotsai ou Aldebaran -- et ça va faire un an que je n'ai pas vu Nao, donc.

Ce dimanche matin, il n'y avait même pas deux minutes pour rentrer, et pourtant à l'intérieur c'était bien rempli, beucoup trop même, de gosses, de mioches partout, ça dégouline, ça envahit, ça s'incruste dans les coins, ça pousse, ça piaille, beurk ! Pas moyen d'être épaté correctement par un hologramme, je remarque surtout que le reste m'inintéresse au possible : c'est pas le salon du livre, tiens.

La science en expo n'est pas chose aisée. En l'occurrence, le format sous forme de stand disparates (on trouve deux stands de robotique séparés de quelques dizaines de mètres, etc), avec des thèmes aussi variés que de la démographie (avec de belles conneries du style "pourquoi cette bosse ? Parce qu'en 65 c'est le baby boom, il naît tas d'enfants" -- des tas, des piles, voilà exactement ce qu'il faut en faire, oui), ou un espace Science Po (ah, y'a "science" dans le nom !) qui nous parle de polémiques (heu, comment dire ?...). Ça vulgarise tellement que je trouve ça plutôt vulgaire, le format est pensé pour les gosses et les neuneus, très clairement.

Et mon stand recherché ? Eh bien méga-bof, et pas les bons acteurs (il manque ceux que je voulais voir...), et très décevant sinon, tout petit, pas bien dynamique, on se marche dessus, on n'a pas bien envie de s'attarder, alors qu'un sale gros mioche me pousse et commence à mettre ses doigts partout. Je comptais rester longtemps, j'en suis parti au bout d'une demi-heure, tout dépité d'avoir sacrifié mon sommeil pour rien...