J'ai écrit un très, très, très long compte-rendu sur mon blog pro (pas encore publié, mais ça ne devrait pas tarder, pour demain je pense), alors je ne vais pas recommencer ici, même si chaque année depuis sa création, ce blog accueille mes commentaires éclairés sur ces deux événements, ayant eu lieu exactement en même temps et au même endroit cette fois, mais avec assez distance pour rendre le passage entre les deux suffisamment pénible. J'espère fortement que les retours en terme de "prospect" (beurk ce mot, y'en n'a pas un meilleur ? Toute cette terminologie anglosaxone commerciale commence à être écoeurante) seront positifs, et que ça arrangera ma carrière (parce que sinon, heu, m'en fous quoi, chuis pas philanthrope des sociétés, même si j'apprécie mon patron -- qui n'en demeure pas moins critiquable, évidemment --, et d'ailleurs si tout un chacun faisait pareil, je pense que l'on n'aurais pas à se plaindre des salaires trop bas).

Bref, c'était un peu mou, là-bas, mais il y avait du monde, intéressé et attentif. Ça se réduit un peu, cependant, de grands habitués ont ainsi disparu. Côté software sur RTS, c'était léger ; côté hardware en revanche on voit arriver de nouvelles choses, du ARM tout beau tout neuf (Cortex), et surtout une invasion d'Atom (x86, man dieu...). Les conférences étaient dans l'ensemble intéressantes, quoique parfois un ennui soudain se faisait fortement ressentir : le type qui nous parle de sa solution durant 20 minutes, alors qu'on avait rapidement compris de quoi il en retournait, merci bien. Les contacts sont nombreux entre visiteurs et exposants, mais pas entre visiteurs eux-mêmes, alors même que lorsque ça arrive (au sortir d'une conf' par exemple), c'est très enrichissant.

Linux a toujours le vent en poupe, mais il semble que l'effet de mode soit totalement passé : on réfléchit avant d'agir, et ce n'est pas plus mal. Autre évolution que je pense avoir dégagé : on essaie d'avoir un temps de développement réduit afin de commercialiser plus vite, c'est une grande nouveauté dans le milieu. Il faut se souvenir, dans le monde du Consumer Electronics, de l'exemple EeePC : mal fichu, écran trop petit, touche espace relevée par une nappe passant en dessous, il est sorti en premier, six mois avant la concurrence, et non seulement l'engouement lui a fait prendre une longueur d'avance considérable sur la concurrence, mais en plus même lorsque les autres appareils plus performants ou plus beaux sont sortis, la mode est restée à l'EeePC. Pis encore, l'effet "modèle rose", qui a complètement cartonné chez les filles : ne pas sous-estimer des détails aussi ridicules.

C'est ainsi que croisant mon ancien-ancien-ancien-ancien chef (eh oui, si jeune, et j'en ai déjà vu passer, du monde), j'ai appris que mon projet d'il y a deux ans à quasiment coulé : personne n'en veut, modèle trop rigide. À l'époque, je n'arrêtais pas de leur dire : on ne met pas du Linux ultra-flexible pour ensuite s'emmerder avec des restrictions dans tous les sens, ce n'est pas dans la logique ! Quand bien même on expliquerait au client qu'il n'a pas besoin de rajouter ses propres modules, le fait même de se sentir contraint dans un espace non potentiellement adaptable à ses besoins hypothétiques le fera fuir ! Et ça n'a pas manqué, c'est une solution à l'architecture plus tarabiscotée et certainement plus chère qui a pris le marché.

Puisque je n'ai pas envie de rentrer dans de fastidieux détails (ni de faire de copier-coller, mais ceux qui ont mon adresse pro comprendront bientôt pourquoi : il y a de quoi tuer une balletomane sur le coup, il faut préserver la diversité de mes lecteurs), relevons que la plus jolie hôtesse du salon RTS était d'origine africaine (mais je lui ai soupçonné un fessier trop important, finalement), suivie de peu par une allemande qui me faisait des clins d'oeil, mais a disparu juste le temps que j'aille avec mon ingé avant-vente préféré flairer du business (j'ai appris le lendemain qu'elle était repartie au pays : rester moins d'un jour pour distribuer des bonbons, c'est ouf !), et d'ailleurs la plus jolie (brune cette fois, tous les critères palpatiniens remplis) de SL était allemande aussi (j'ai d'abord demandé si elle comptait s'enfuir lachement), pas de bol, encore une grande timide toute coincée (si à chaque fois que je distribue une carte de visite il fallait qu'en face on se sente gêné, je n'imagine pas les trois journées infernales que j'aurais passé à en distribuer une vingtaine... qu'à des hommes, d'ailleurs -- et c'est la stricte vérité, aucun ingénieur femme, une seule commerciale, le reste n'étant là que pour faire de la comm', et à ce niveau, aucun homme).

Mêler l'étude sociologique (mais oui, je vous assure !) au parcours de salon professionnel, voilà une orientation de carrière intéressante, tiens (d'ailleurs, il est unanimement reconnu que j'étais de très, très loin le meiux sappé de toute la porte de Versailles, mais pour ça j'ai sorti un combo magique violet-noir, même chez Valentino vous n'arriveriez pas à mieux faire : ne rigolez pas, ça sert énormément, d'une part ça compense le fait que je devais encore être le plus jeune, hors quelques étudiants que je n'ai pas croisé -- à l'exception d'une mienne -- à traîner dans le coin, et d'autre part ça me donne une marque de reconnaissance qui faisait même que le type bippant les badges me reconnaissait d'un jour à l'autre, c'est devenu la signature Palpatine, surtout le chapeau, personne ne portant réellement attention aux souliers).