"Fille mal gardée", troisième : c'était prévu, B#4 avait les places (que j'avais acheté avec les autres en opération commando), j'ai eu peur de ne pas pouvoir venir, mais vivant dans le grand n'importe quoi, ça a finalement été possible. Loge impératrice, où l'on ne voir pas toujours toute l'action, mais ce n'est pas grave : il n'y a qu'à compléter les moments de grâce, de magie et de jolies filles par la vision toujours enchanteresse de ma sublimissime-quoique-malheureuse accompagnatrice (il va falloir lancer une opération "sauve ta balletomane", c'est encore plus épidémique que la grippe A). À l'entracte, la migration à la loge empereur d'en face, deux fois moins remplie, alors même qu'il  restait des places libres au balcon, a permis d'avoir une bien meilleure vue. C'est que la chose est d'importance, il s'agit de baver, comme la fois dernière, sur le talent au delà du génial de la fabuleuse Mathilde Froustey.

Qui aurait pensé il y a plus de deux cents ans qu'une telle interprète prédestinée à ce rôle tout en minaudage de luxe pourrait nous enchanter à ce point ? Et puis, plus on voit ce ballet, et plus on l'aime : c'est réellement dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes. Enfin, de soupe il en est nulle question, qui plus est : c'est décidément rudement bien construit, avec ses références dans tous les sens ; B#2 vous expliquerait que l'idéalisation paysanne vient tout droit de Diderot, tout à coup c'est moins nunuche-tout-plein, hein ?







Et en bonus, de B#4, qui compte parmi ses innombrables talents la photo dansante :





(la dernière, c'est Mathilde me faisant des bisous virtuels -- oui, virtuels, mais c'est déjà ça !!)