J'ai vu l'affiche il y a quelques temps sur les Champs-Elysées : exposition de souliers à la maison du Danemark (vous voyez où est le Boss, juste au dessus de Vuitton ? Bein c'est de l'autre côté de l'avenue). Le Danemark, ce n'est pas une grande nouvelle, a les moyens ; alors il possèdent tout l'immeuble, six étages, et il y a un resto ultra-chéros en plus, tant qu'on y est. Mais l'expo, quant à elle, est gratuite, au second étage, depuis le 3 septembre (j'ai donc été le premier visiteur hors inauguration, à 13h), au 3 octobre.

Une remarque d'importance : il ne s'agit que de chaussure femme. Essentiellement, du moins, car comme on essaie de se concentrer sur les créateurs danois, il y en a quelques uns qui n'ont pas de modèle autre que masculin (enfin bon, c'est de la grosse pompe, asexuée a priori). L'exposition est courte, une seule salle dont on fait le tour en 20 minutes. On se rend compte à quel point le pieds féminin est torturé, dans ces escarpins qui jamais ne prennent en compte la morphologie -- à moins de ne ressembler à rien de portable. C'est là l'une des différences principales avec le soulier homme (fabriqué par des bottiers, qui sont comme les chapeliers : pour l'homme uniquement) : on peut marcher toute une journée durant des kilomètres dans des Berluti ou des Lobbs, là où vous ne pourrez jamais traîner une femme en haut talon sur plus de 500 mètres. Je pense qu'il y a toujours un créneau à prendre.

Un bac à chaussure (jetées pèle-mêle dedans, aïe) propose de se chausser danois, et d'emprunter le podium de défilé dressé en travers à cet escient. Mais du Danemark, on en fait vite le tour, et on se retrouve chez Vivienne Westwood, Louboutin ou chez Marc Jacobs. Et là, je tombe sur les pompes idéales (quoique pas en orange mais argentées -- c'est un reflet de la lumière, le rose) pour Mimy :