Parinux est en crise ! Les vieux cons, évidemment, ne le savaient pas. Mais les jeunes nouveaux (pas forcément jeunes, mais presque toujours, circonstance atténuante) ont trouvé récemment (ou ont rapidement craqué, au choix) que ça ne bougeait pas assez. Et que lorsque ça bouge, on n'est pas forcément bien au courant. Le pire, c'est que ce n'est pas faux. D'un autre côté, l'assoce vit sa vie pépère depuis un bon bout de temps, et n'a pas dans ses statuts de conquérir l'univers, contrairement à l'APRIL par exemple (just kidding), où la plupart des membres hacktivistes sont de plus inscrits, ce qui explique aussi pourquoi il n'y a pas forcément une inclination toute particulière à mener des actions complexes, par exemple concernant Hadopi (nous avons une position, me semble-t-il, mais rien de plus : normal, nous ne faisons pas de politique, rappelle le Président).

Bref, ça discutait dur sur la ML, en évitant les trolls -- aucun Godwin à déplorer, ce qui par ma foi relève de l'exploit. À la tête de la fronde, une sympathique (malgré tout) jeune nouvelle recrue biologiste et libriste, qui a clairement de l'énergie à revendre. Comme vous le savez, le monde se divise en trois catégories : les leaders, les menés, et les spectateurs. Après un tilleul-menthe et muni d'une gorge ultra-douloureuse, j'ai donc assisté au débat confortablement installé -- ce qui, pour la peine, n'était pas gagné à mon arrivé, puisque la salle ayant été mal réservé si ce n'est point du tout, la levée des troupes a amené trop de monde pour les capacités internes disponibles du Molière (aux Halles) à cette heure du soir.

Notre bon président Thomas, qui d'habitude n'est pas très mondain (pour ne pas dire qu'on ne le voit jamais aux "* jeudi" -- certes, moi non plus ces temps-ci), a assuré l'animation du débat, ce qui entre geeks dissipés et revêches, est toujours un challenge. Comme il ne restait qu'une heure et quelques minutes pour écoper un ordre du jour de plus de huit pages (heureusement que gmail est sans fond), il ne s'est pas décidé grand chose, mis à part de se revoir ce dimanche dans l'immédiat, et aussi plus régulièrement tous les troisièmes mercredis du mois -- autant dire que je n'y serai jamais --, toujours à l'EPH. Mon pessimisme naturel me fait penser que ça ne mènera à rien, mais comme les gens sont motivés, je suis tout de même curieux, qui sait, ça pourrait mener à quelque chose. Peut-être bien que la prochaine génération est réellement en marche -- on dit toujours ça au début...

Comme dans toute relation commençant à devenir douloureuse, il a fallu faire le point, compter les activités, les nouveautés comme les premiers samedis -- où les n00bs peuvent se rendre, à la cité des sciences, pour recevoir de l'aide linuxienne --, donner des approximations sur le nombre d'adhérents, la trésorerie (le trésorier en chef ayant dû fuir avant le début de la réunion), et les véritables motivations des adhérents. Avec un bon tiers des membres présents (soit une trentaine, que notre président-adjoint a tous noté de tête, impressionnant -- quelques transfuges d'Ubuntu-fr étaient cependant présents, et ils n'étaient discrètement guère convaincus par les idées de suivi personnalisé des installés par ML et forum), on aurait pourtant pu savoir, mais bon, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire. De fait, la diffusion d'un formulaire a été décidé, et il me semble qu'il m'attends dans ma boîte mail. Mais bon, je suis déjà assez malade comme ça.

Il a fallu aussi discuter de trouver une meilleure salle pour les conf' des seconds mardis, chers lecteurs si vous avez une idée, n'hésitez pas. En fait, il est plutôt toujours agréable de voir ses amis libristes, et notamment mon ancienne étudiante favorite (nouvelle adhérente mais d'un caractère incroyablement conciliant), que je draguerais bien si elle était plus grande, plus ballerine et plus brune (on ne peut guère faire plus incompatible en l'état), et qui manifestement a déjà les mêmes idées que moi concernant les horaires matinaux et les réunions pénibles (fabuleux tip : prétendre ne pouvoir se déplacer, et imposer une conf' call, pour mieux dormir). Bein ouais, chuis un vieux con maintenant, j'assume.