Que l'on me pardonne ce titre à la "Hunter X Hunter". "Casse-Noisette" avec comme accompagnatrices ma Mimy et une B#4 toujours aussi mignonette en réincarnation d'écureuil -- d'autant qu'elle a roussi, tout en gardant sa blondeur interne. Et puis trois nez (pour autant de ballerines ; ex, pour B#4), si l'on compte celle pour qui j'ai dû revendre mes deux places de ballets russes, pour cette session exceptionnelle de ballet-trognon : Myriam Ould-Braham en Clara, Mathilde Froustey en flocon et dans la pastorale. J'aurais bien pris une place pour le 23, aussi (Froustey en Clara !!), mais je suis aussi peu libre que le 25 je ne serai pas à Paris, dommage.

En attendant, le second jour d'ouverture des réservations, il fallait se battre pour obtenir les toutes dernières places en vente à 10€ en galerie 7, c'est-à-dire tout tout en haut, et B#1 (malheureusement non croisée) n'était pas la seule balletomane croisée pour cette soirée : l'opéra de Paris, c'est le lieu où tout le monde raffiné veut *absolument* voir une première danseuse et une sujette danser (pour les étoiles, on verra plus tard). Notre groupe de trois s'installe donc en bon ordre, puisque selon le numéro de nos places, on peut établir la loi : a = 2.5 * n + 8.5, où n est le numéro, et a l'âge de l'occupant. C'est linéaire, c'est beau.

En face de la sublime Ould-Braham (dans sa robe bleue, elle est trooooop craquante -- et quel nez !), on a Nikolaï Tsiskaridzé, artiste invité en Drosselmeyer/Prince, ce qui explique pourquoi je n'arrivais pas à le reconnaître -- pris la programmation durant l'entracte. On voit tout le monde par dessus, parfois c'est pas super terrible (surtout lorsque les personnages se positionnent tout au fond de la scène, on rate ainsi l'arrivée du roi des souris, mais ça reste heureusement rare), ça ne pardonne pas les alignements comme le faire remarquer B#4 alors que les p'tits choux sont désordonnés, mais d'un autre côté, la vue d'ensemble est parfaite, les petits flocons sont notamment exquis vus du ciel (je propose de faire un cliché à la Martin Parr, lorsque les lumières éclairent le public, mais Mimy me fait très justement remarquer qu'il faudrait qu'ils ouvrent le programme à la même page). Le plus embêtant, au final, c'est d'être plié en deux pour regarder par dessus la rambarde.

Continuons le name dropping : Charline Giezendanner en Luisa et Grégory Gaillard en Fritz ; Vincent Cordier en père et Béatrice Martel pour la mère ; Fabien Roques en grand-père et Céline Talon en grand-mère. Ces personnages reviennent aussi plus tard dans les pas de deux sous formes de tableaux de la seconde partie, et je me demande comment Clara peut rêver de sa grand-mère en sensuelle danseuse arabe miamesque. Quoiqu'il en soit, cette soirée était balletomaniaquement au niveau.

À l'entracte, nous cherchions à nous replacer dans les quelques places laissées libres (d'autant qu'on en avait déniché trois consécutives), las les retardataires (pourtant on commençait à 20h !) remplirent les trous. Ce fut cependant l'occasion de constater qu'une balletomane manche à balai dans la vie devient un ninja redoutable usant de tous les subterfuges et sachant s'imposer (scène incroyable avec B#4, alors qu'une jeune fille convoite elle aussi un remplacement : "nous étions là en premier !" -- mais Mimy ne racontait-elle pas s'être déjà replacé une soirée de Sylphide ?). Rencontre aussi entre Mimy et B#4, avortée lors d'une précédente soirée, et qui n'aura malheureusement pas donné les discussions sur l'édition que j'attendais quelque peu -- en revanche, la première aura pu constater que je ne lui ai toujours dit que la stricte vérité sur la seconde, plus éthérée qu'une Catherine Heilbronnaise.

À la sortie, on récupère Joël, de retour de ballets russes, mais les autres demoiselles sont des lâcheuses, mis à part ma fidèle souris. Étrange d'ailleurs, B#4 a réitéré son message d'amour pour les souris, mais j'ai raté un bon mot. Mais j'en rate tellement pour la charrier d'une manière générale qu'on n'est plus à ça près. Et puis à force, elle risquerait de m'avoir dans le nez.

(oh, j'oubliais : Mathiiiiiiiilde !!)