C'est jusqu'à demain sur la place St-Sulpice, dans des stands de bois qui ne paient pas de mine. Il y a un peu de tout, mais c'est très clairement dans l'optique d'une ouverture au grand public. Des activités pour les gosses jusqu'à de l'environnemental par le CEA, quelques librairies, quelques stands de jeux mathématiques (amies littéraires, ne pouffez pas !), je retrouve Kangourou (ah, jeunesse !), des calculatrices Casio (moi j'étais TI, mais je bavais sur une HP), et un stand de l'INRIA où une brochure sur Scilab rudement bien faite est distribuée, tandis qu'un geek explique par l'exemple la théorie des graphes (le truc méga simple, algo glouton, mais ça en sèche du monde, c'est effrayant) et qu'une demoiselle (certainement geekette aussi) lutte contre les passants teubés (ce genre d'événement attire du freak comme pas possible, entre le vieux qui essaie de piquer tous les goodies, et la vieille qui est passionné par une tasse en verre sur laquelle il n'est pas marqué que c'est en verre : au secours !).

Sur un stand, ça joue aux échecs, mais je n'ai pas le temps de m'attarder. Un quarantenaire contre un gosse (le sien ?) ; le mioche est en mauvaise posture, il se défend maladroitement, mais il se crée une ouverture dont il n'a pas conscience ; l'autre ne voit rien et continue son attaque : il y a mat en un coup. Le jeune a alors une ouverture superbe, il peut faire échec, bouffer un cavalier gênant au coup suivant, et assez probablement remettre la partie à l'équilibre au coup d'après. Je trépigne derrière lui, mais je sais qu'il va merder : repli inutile, il se fait mettre mat par un cavalier (ce qui est toujours un certain signe de lose). Dégoûté, alors que le type en face, qui n'a strictement rien vu (donc c'est une tanche, en vrai), félicite pour se féliciter lui-même, je m'en vais vers d'autres aventures.