Comme chaque année, les membres de l'AROP ont élu leurs meilleurs danseur et danseuse de l'année parmi les jeunes espoirs du corps de ballet. Ce processus est démocratique (censitaire, certes, mais adapté à un ratio âge-moyens financiers prédéterminé), et donc à distinguer des formes de nominations internes. On y reviendra.

Cependant, comme l'année dernière, je n'ai pas vu passer l'ouverture du vote : je n'ai donc pu apporter ma voix à miss Bourdon, qui était présente et ravissante en civil (heureusement que ma souris les repère mieux que moi).

On est très ponctuel : 19h30, premiers discours du Président Jean-Louis Beffa, qui rappelle doctement le principe de l'élection et le fait qu'elle a toujours été à peu près de bonne augure -- politiquement très correct, aucune mention n'est faite des absurdités internes, justement. La jeune et longiligne (envoyez vos dons sous forme de tablettes de chocolat) Charline Giezendanner est élue. Éloge de Brigitte Lefèvre, qui comme tout discours de Bribri vaut son pesant de cacahuètes.

Et de la miss, très scolaire aussi (je vous rassure, elle ne veut pas la paix dans le monde, les danseuses c'est intelligent -- mais ça a plus l'habitude des représentations muettes, à quand un discours de remerciement en pantomime ?).

Rebelote pour Marc Moreau : Jean-Louis, Bribri, lui. Il est très gentil-gay, ce garçon, il me fait beaucoup penser à MleMaudit. Un peu plus âgé, le discours est meilleur, même si l'exercice reste loin des envolées rhétoriques que je souhaiterais.

Photo de famille, Jean-Yves reste toujours dans son coin (d'ailleurs il a disparu très rapidement), je ne sais vraiment pas qui est le gus à droite, Bernard Stirn était absent cette année (ne parlons même pas du dirlo de l'opéra qui traditionnellement se fiche éperdument de la danse), et l'on peut voir la magnifique Elisabeth Platel (51 ans très assumés, le jour où Bribri lui file l'adresse de son chirurgien, je pense qu'on va passer son temps à baver dessus -- ce qui est contraire à la bienséance autant qu'à l'hygiène, notons). Avant d'oublier : la fameuse cérémonie de la remise du chèque s'est bien passée comme d'usage.

On retrouve Amélie, mais elle est un peu la seule, les autres balletomanes (numérotées ou non) n'ayant pu venir (je retrouve tout de même à peu près tous les jeunes amis habitués de l'AROP, mais aussi ma vieille amie japonaise ; pas pu parler avec la légendaire Marina de Brantes, cette fois). Évidemment, Martin Parr pourrait se régaler, et si c'était dans l'ensemble bien plus civilisé que pour les prix lyriques (qui étaient la semaine dernière, pendant une création de Pärt : faut pas pousser non plus), plus d'une fois ai-je vu les serveurs de l'excellent traiteur retenir des gestes de violence, et en tout cas montrer une forte exaspération. Héééé oui, y'a une réputation à tenir, messieurs, mais essayez plutôt d'obtenir le contrat pour la fête de l'Huma l'année prochaine !


Il manque une dernière photo : Mathilde (qui est l'alter-ego dans le civil de Mathiiiiiiilde sur scène), absolument ravissante dans sa robe noire et blanche (assortie à ma souris, qui plus est). Entourée de six balletomanes balletomaniaques, on finira finalement la soirée au dehors à quatre (deux fois deux) en papotages divers et variés. Une excellente soirée, donc !