C'est la première fois que je participe à ce genre de rencontre. Apparemment, il y en avait une il y a deux semaines, sur le Lac, dommage de l'avoir raté. Ce samedi à 16h, c'était donc une rencontre Balanchine/Brown/Bausch, mais juste avec Balanchine. Et Bribri, qui nous a parlé de choses et d'autres, de sacre du printemps (?), mais j'ai pas trop écouté, j'étais toujours perturbé par la quasi-voisine brune, grande, la figure de Scarlett Johansson, un corps de danseuse, un truc de malade (mais l'air de gaspiller aussi de telles ressources naturelles, malheureusement).

L'amphithéâtre (où je me rendais pour la première fois !) est franchement bien rempli, et si j'aperçois des amis aropeux à droite à gauche (il faudra d'ailleurs faire de la pub à l'amie japonaise, pour le spectacle de sa fille), des ultra-balletomaniaques canal historique, je mets un certain temps avant d'apercevoir la seule balletomane numérotée, B#5. C'est que si l'AROP a le droit de réserver des billets, et à ne faire que la queue dans bas (guidé par une miss ouvreuse 2009 réapparue avec cheveux courts et pantalon : heureusement qu'elle est naturellement très jolie...), en grillant la file d'attente du haut.

À 16h05, nos héros sont donc là : Laurent Hilaire en répétiteur muni d'un micro discret, Hervé Moreau en Apollon, Émilie Cozette en Terpsichore, et Katia (?) au piano. Eh bien ce n'est pas simple, ni très évident. L'avantage, dirons-nous, c'est que l'on voit bien le travail de prise et de reprise, de répétition du mouvement, de prise de distance, de mouvement pas assez ou trop ample, de recherche de la bonne position.

Et j'avoue que même si elle rame un peu, la Cozette est vraiment à mon goût (même si elle est un peu faite d'un bloc). Une heure de répet', pour une pièce qui doit faire quelques toutes petites minutes. Y'a encore du travail ! (suite le 3 décembre prochain, à Garnier)

(il faudrait filmer ses séances, qui à titre publicitaire sont particulièrement excellentes : passer du côté des coulisses, même virtuellement, est toujours passionnant, et constitue un parfait produit d'appel)