Déjeuner annoncé il y a environ une semaine, les compte-rendus pleuvent sur la rencontre de président Sarko (avec son Guéant et son Princen) avec les "acteurs du net", soit cinq entrepreneurs et trois blogueurs, donc deux que je connais fort bien, Versac et Eolas. L'idée est en soi excellente (consulter est TOUJOURS une bonne idée, et les gauchistes extrémistes conspuant les participants n'ont rien compris au film), même si accorder 1h30 entre la poire et le dessert pour un sujet assez important pour avoir fait voter une série de lois à la con, depuis la DADVSI à la LOPPSI en passant par les HADOPI, ça paraît peu ; surtout quand on constate, sur le feed-back, que les gus au gouvernement ne sont pas diaboliques, mais seulement à la fois incompétents (ce n'est pas un scandale : on ne peut pas être compétent partout) et biaisés idéologiquement (ça c'est plus embêtant), avec les effets que l'on sait quand on ne se renseigne pas d'abord, selon la méthode du "je tire d'abord, je réfléchis ensuite". Il n'est jamais trop tard pour réfléchir...

Compte-rendus via Eolas, Versac, Presse-Citron et Jean-Marie Planche (pratique que ce soit des blogueurs : on a un retour franc et direct ; d'ailleurs du côté des entrepreneurs purs, on a du mal à prendre la plume, et on n'a toujours pas droit au fameux franc-parler de Xavier Niel dont il transparaît qu'il a mis de l'ambiance), dont on retient essentiellement... la création d'un théodule sur le numérique, dont on espère qu'il servirait à quelque chose, mais bon, après tout, ça fait plusieurs fois qu'il est promis, et on sait ce que ça donne dans les faits...

Non, décidément, ce qu'il faut surtout en retenir, c'est que l'on sent que ça coince grave, et qu'il faut agir. Hosanna ! De là à ce que les choses bougent, faut pas rêver : ne serait-ce que parce que nous sommes dans un système administratif, il faudra au moins six mois pour avoir une vague affectation de compétences de consultation, encore six autres mois pour avoir des moyens minimaux (locaux, etc) et donc encore six mois avant qu'on n'en sorte quoi que ce soit de probant. Nous sommes dont à l'élection présidentielle suivante : un peu cric-crac le planning. J'ai du mal à être optimiste. On verra si l'article 4 de la LOPPSI sautera magiquement ou pas, pour l'instant. Sur le court terme, c'est mort ; sur le long terme, c'est compromis. Mais rien n'avance jamais tout seul. Prochain rendez-vous informel en mars, on verra déjà s'il est maintenu (je me garde un jour de RTT de côté, sait-on jamais -- après tout, on se plaint du manque de femmes, mais quid des jeunes, hein, j'vous le demande ?).

Bon, petit mot sur la forme : c'est pas possible, les gars, sapez-vous correctement, bon sang, aucune excuse valable. Le drame de notre temps : la culture du vite fait mal fait. Un peu comme en politique...