Retour à "la fiancée vendue" de Smetana. Moins enthousiasmant, peut-être parce que se trouver derrière une grosse tête (d'un gus pourtant de taille identique) permet de très mal voir alors qu'on est heureux d'avoir eu une place d'orchestre (très chère, mais qui ne vaut bien que les 20€ qu'on y a mis -- j'ai même pu regretter, avec la souris, de ne pas avoir pris moins cher en plein tarif dans une loge, ou de ne pas être un VIP comme le Stirn ou la Bachelot, ou de ce qui était attendu par l'une des trois berline en double-file au dehors), qui casse le cou à essayer de voir un coup à gauche, un coup à droite, tout en n'oubliant pas de consulter les surtitres (un peu facétieux). Pas agréable, et de fait, les 1h10+1h15 paraissent longs, d'autant que pour être tout à fait honnête, l'action tient en deux lignes...

Heureusement, c'est toujours fun, et on gagne Inva Mula dans le rôle de Marenka, en face de Piotr Beczala en Jenik, aux prises avec un Vasek par Andreas Conrad. Malheureusement, l'Esmeralda de Valérie Condoluci est loin de la prestation qu'avait faite sa précédesseuse (le féminin de "prédécesseur", parce qu'il en faut bien un). Changement de chef aussi avec Constantin Trinks, qui n'est manifestement pas tchèque. Et toujours le pastel de Gilbert Deflo. Quelques détails qui changent, et ce n'est plus tout à fait la même chose... Bien, mais pas l'éclate espérée.