"Karigurashi no Arrietty" ("Arrietty le petit monde des chapardeurs") est le dernier Ghibli, ce qui le qualifie immédiatement pour visionnage imminent. D'autant qu'en ce vendredi soir, Hilary Hahn affichait complet à Pleyel : il fallait donc la remplacer par une autre jolie fille. Toute copiée-collée de Nausicaa, à mon avis. C'est dire si elle est ultra-sex (pas la même notion que le commun de mortels). Notre jeune héroïne Arrietty est une petite personne, une lilliputienne adolescente perdue dans le monde des humains, avec sa petite famille, comme derniers survivants présumés d'une espèce que l'on croit bien en danger. Dimension écologique toujours présente, recoupée par une thématique du danger, de la mort et de la disparition.

La rencontre avec le jeune garçon de son age, mais humain, Sho, va bouleverser ses conceptions. En réalité, les humains sont peu dupes de leur raids la nuit, pour chaparder un bout de sucre qui leur durera toute une année ou une épingle-épée, mais ils ne sont pas si malfaisant qu'ils veulent le croire (ceci dit, de vieilles disparitions inexpliquées sèment toujours le trouble : le statu quo de l'ignorance semble être la voie la plus certaine de la survie).

C'est poético-mignon tout plein, que cette animation de 1h34 par Hiromasa Yonebayashi, très intelligemment réalisé (la capillarité des liquides à cette taille, notamment -- comme toujours pour ces différences de taille dans les mangas, les choses ont tout de même une échelle variable d'une scène à l'autre, si l'on y prête bien attention), très sensible, très beau. Un très chouette Ghibli !