"Coppélia" est un navet de Patrice Bart qui donne furieusement envie d'aller voir du contemporain, même au TdV. En deux actes, on n'y comprend décidément rien. Remixé d'Arthur Saint-Léon (le même que le petit cheval bossu), pour être psychologiquement complexisé, l'argument est opaque. Derrière, au septième rang d'amphi, les mini-mioches (qui ne devraient pas avoir le droit d'entrer, étant donné leur âge) passent leur temps à questionner leur mère, qui leur répond (c'te connasse), nous cassant les pieds toute la première partie ; pour la seconde, on se décale, avec mon ami d'abonnement jeune, et rebelote, mais avec des vieilles (qui ne savent pas chuchoter) ! Par pitié, euthanasiez les vieillards et les gamins ! (ça parle tellement, à l'amphi, que le début du discours de Bribri sur l'ambassadeur du Japon dans la salle était inaudible)

Dans la fosse, Koen Kessels veille avec l'orchestre de Colonne à perpétuer la mauvaise réputation de Léo Delibes comme compositeur de casernes de pompiers.

Sur scène, Mélanie Hurel porte le rôle de Swanilda, sans que l'on en soit transcendé, mais ce n'est peut-être pas sa faute (quelques erreurs techniques lui incombent, en revanche). Il faut bien avouer que ses partenaires sont assez transparents aussi : Christophe Duquenne en fiancé Frantz, Fabrice Bourgeois en Spalanzani (lui je n'ai juste pas compris à quoi il sert dans ce ballet...) et Benjamin Pech sous-employé en papi-pervers Coppélius.

Heureusement, il y a les amies de Swanilda. Le ballet de l'opéra de Paris possède les paysannes les plus expérimentées du monde : Caroline Bance, Charline Giezendanner, Séverine Westermann, Daphnée Gestin, Laurène Levy, Aubane Philbert, Pauline Verdusen et... Mathiiiiiiilde Froustey.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu Mathiiiiiilde. Je dirais même que ces derniers mois, j'ai plus vu Mathilde (et pourtant, je ne l'ai pas beaucoup vu !). Forcément, ça fait plaisir, surtout avec des jumelles.

Deux heures de ballet sans intérêt, qui fait passer le temps. J'avais espéré m'y rendre vendredi, en pass, mais le site Internet avait juste oublié de préciser que c'était le gala de l'X (et mon Dieu, y'a du pisseux là-dedans...), et qu'il n'y avait pas de billetterie (archi-boulets). Mais je m'étais consolé en sachant que B#4 (toujours aussi triste que jolie), B#6 et potentiellement quelques autres balletomanes seraient de la partie. Mais que des lâcheuses (sur un mode "si elle ne reste pas je ne reste pas", chreugneugneu), et Mathilde (un seul "i") qui ne mate pas ses messages FB (un jour je pourrai envoyer des SMS... En plus, j'avais une casquette et une écharpe bleue, pour la transition) : dommage ! (un peu comme ce ballet : du potentiel, mais au final, c'est l'échec)




Mathiiiiilde est en bas à gauche, robe blanche à ruban bleu