Il y en a qui regardent DSK à la téloche, et d'autres qui se régalent à la salle Pleyel : l'orchestre de Paris, toujours lui, avait prévu en ce jeudi soir un programme fort alléchant. De telle sorte que même Kaptation, A. (je vais commencer à en prendre l'habitude ! La souris était évidemment ravie de la veste orange), miss Disney, et même, m'écrit pas SMS mon cousin marseillais en guest star (qui au moins se laisse cultiver quand il rejoint ponctuellement la civilisation -- fait amusant, il s'en revenait de carrefour Pleyel), Élie Sémoun au rang E, information qui n'a son importance que par la présence à ses côté de Juliette Gernez (la souris ayant été fort heureuse de découvrir qu'elle portait exactement les mêmes Mellow Yellow qu'elle possède). À cause de la règle du "une danseuse à la fois", le dirlo de l'orchestre de Paris n'était cependant pas présent (et donc miss Letestu-en-bottes non plus).

Même les ninjas ont dû sacrifier leurs places habituelles ; mais Serendipity s'est tout de même réservé un bout de rang A, derrière la console de l'orgue ; avec la souris, le même côté impair en bout de rang E était absolument idéal, impossible de rêver mieux, pour la même raison. Mais quelle tristesse de n'avoir pas une salle parisienne avec un orgue digne de ce nom ! Obligé de ramener des enceintes, qui ne nous font pas vraiment vibrer : l'orgue électronique, c'est un peu le synthé du riche. Ceci dit, il est amusant de voir Thierry Escaich pivoter sur le banc pour prendre les commande de l'imposant instrument, avec derrière lui, droit et sur l'estrade à roulettes, un cocher pour tourner les pages, et plus encore aider à l'activation des commandes. Deux pieds et quatre mains, voilà ce qu'il faut pour dompter la bête.

La première pièce proposée, 15 minutes, est justement de Escaich lui-même. Il s'agit d'une oeuvre où l'orgue joue un rôle important, mais pas forcément prédominant, en réalité. L'orchestre est fort complet, avec tout ce que l'on peut attendre comme instrumentation étrange ; c'est une sorte d'hommage à Messiaen, suivant la construction bien connue de ses pièces, quoique le moment extatique final de cette "barque solaire" n'ait pas été aussi frissonnant. Très bon accueil du public.

On enchaine sur le concerto pour violoncelle de Dvorak, avec Gautier Capuçon au violoncelle. Un vrai bonheur. En rappel, notre nouveau héros nous annonce un extrait de Samson et Dalila avec l'ami Thierry Escaich à l'orgue ! Voilà qui est cohérent avec la programmation de la semaine ; qui plus, on peut supposer que le Capuçon tire aussi sa force de sa chevelure, qui cette fois fort géminée ne bougeait pas (étrange !!). Quoiqu'il en soit, impossible de reconnaître ce remis, alors même que l'opéra était mardi. Très intéressant, en tout cas. En second rappel, nous avons droit à une pièce pour violoncelle que je connais, mais sur laquelle je n'arrive plus à remettre un nom ; Serendipity et l'ami russe ne me sont d'aucun secours (il faudrait peut-être fouiller dans les archives de ce blog).

Entracte, claquage de bises, tout ça. Au retour, c'est une symphonie n°3 de Saint-Saëns, que j'adore pour son mouvement lent, avec l'orgue derrière. Superbe, superbe. On termine un peu tard. Seul regret : pas de Lola (ou alors elle est devenue âgé).