"The beaver" ("le complexe du castor") est un étrange film de Jodie Foster (que je vénère, comme chacun sait), dans lequel elle joue la femme de Mel Gibson, à contre-courant dans le rôle d'un dépressif au bout du rouleau. Ratant jusqu'à son suicide, il développe soudainement une schizophrénie à travers une peluche castor qu'il avait à son bras (il était bourré...). Tout à coup, il reprend pied, tandis que ses entourages personnels et professionnels gèrent différemment cette intrusion poilue. Ceci dit, il reste au bord du gouffre, et la peluche deviendra de plus en plus envahissante. Parallèlement à ce thème psychiatrique étrange, c'est en réalité le thème de l'héritage familial qui est traité de manière sous-jacente. Le fils (Anton Yelchin) fait tout pour ne pas ressembler à son père (jusqu'à lister les ressemblances pour mieux les éradiquer lors d'un futur voyage initiatique) ; on lui colle en bonus une histoire d'amour naissante avec une autre jeune fille intelligente et torturée par un passé familial tabou (Jennifer Lawrence, miam miam).

C'est intelligent et original, mode ça rit/ça pleure, 1h30, pas trop de prétention, fable familiale, c'est bien.