Shéhérazade parisiano-nippone
Par palpatine le dimanche 25 septembre 2011, 23:42 - ... et les arts - Lien permanent
La salle Pleyel n'est pas assez pleine pour nous glisser dans un trou de souris au rang F, en bout de rangée côté couloir, parfait pour embrasser l'orchestre (le BB de côté, non merci, on est difficile ! Et dire qu'après on est obligé de faire venir les gamins excités pour remplir les rangs...). Orchestre de Paris et Yutaka Sado à la baguette : il sait faire des merveilles. On commence par un virevoltant "Scherzo fantastique" de Stravinski, suivi d'un aussi rare qu'intéressant concerto pour violoncelle de Lalo avec Marc Coppey (qui nous a donné un beau bis non-identifié, j'aurais dû profiter de mon retard dans les comptes-rendus pour me renseigner...).
Mais c'est la seconde partie des 45 minutes de "Shéhérazade" de Rimski-Korsakov qui étaient attendus : au frissonomètre, seul instrument de mesure efficace dans ce genre d'oeuvre, l'interprétation a fait un excellent score ; Rolland Daugareil fait des merveilles en violon solo. Au premier rang de l'arrière-scène, plein centre, une femme fantasque a dirigé le chef, elle exulte de joie à la fin. Personnellement, je laisse reposer un peu les frissons...
Commentaires
Le bis, un mouvement des suites pour violoncelle de Bach je crois, je ne saurais pas dire lequel/laquelle par contre (c'est comme pour les sonates et partitas, je m'embrouille toujours).
Roland Daugareil est en effet très bon, et il a ce petit sourire permanent shahamesque qui fait plaisir à voir. J'ai par contre trouvé le dernier mouvement trop rapide.
J'étais en AA102, parfait pour reluquer les solistes et les chaussures du chef. Par contre, pas moyen de voir ce que ce dernier fait de ses bras sans se chopper un torticoli surprise. Le siège à ma gauche a cependant été déserté à l'entracte. Peut-être que c'est lié au fait que le visage de Sado perlait de sueur et qu'à chaque fois qu'il se tournait un peu trop vivement vers les premiers violons, il pleuvait sur mon pauvre voisin. Heureusement qu'il visait bien le siège d'à côté et pas le mien, je n'avais pas de parapluie.
pauvre Hugo, il t'arrive de ces aventures, aux concerts de l'OP... !
(si le bis était du Bach, tu étais là le mercredi alors ?)
Mais oui, il y avait le même le jeudi, tout s'explique ! C'est pour ça que je n'ai pas repéré Palpatine et je ne m'étonne maintenant plus qu'il n'ait pas reconnu le bis, il y était le jeudi !
Donc oui, j'étais là mercredi, si tu y étais, je ne t'ai pas vue :( J'ai pourtant cherché des yeux des banderolles "I <3 Leo" ou autres T-shirts floqués à son effigie, je ne comprends pas.
Tiens! J'y étais jeudi, en AA104. Si j'y étais allée la veille, j'aurais pu identifier Hugo... ;-)
Mais du coup, j'ai raté Palpatine (que je n'imagine pas ne pas reconnaître Bach, donc il s'agissait bien de jeudi, n'est-ce pas?).
Pour le bis, voici ce que communique l'orchestre de Paris:
"En bis au Concerto de Lalo, Marc Coppey a interprété la Sarabande de la Suite n°6 en ré majeur de Bach (mercredi) et El Cant dels ocells / Le Chant des oiseaux (jeudi), une mélodie catalane dont on ignore le compositeur d’origine, mais dont Pablo Casals a réalisé plusieurs adaptations "
Voilà!
Les bis de l'OP sont en ligne sur le site (et sur FB) après le concert. Le jeudi ce n'était pas un Bach (ou alors un Bach tardif et un peu exotique sur les bords) mais un traditionnel catalan anonyme, "El cant dels ocells" (Le chant des oiseaux, peut-être une oeuvre de jeunesse de Messiaen) dans un arrangement de Casals. Le mercredi il y a avait effectivement un mouvement de suite de Bach.
Le Stravinsky était bienvenu, c'est dommage de toujours se contenter de L'Oiseau de Feu, Le Sacre et Petrouchka. Lalo était une bonne surprise, surtout pour le violoncelle, mais je préfère quand même Dvořák ou Elgar.
Serendipity, tu as été pris en flagrant délit de non-lecture des commentaires ^^
J'ai écrit mon commentaire avant que le 4e ne soit posté, et j'ai oublié de vérifier avant d'envoyer...Effectivement la première partie ne sert pas à grand chose.
@Hugo : oui, je viens désormais incognito, en civil, à Pleyel. On devrait toutefois suggérer au vendeur de la boutique Harmonia Mundi de proposer des produits dérivés à la vente.
@Souris et Serendipity et b#5 : ben oui, quelle touchante attention de la part de l'OP que de nous indiquer les bis, certes, même si cela nous laisse moins de temps pour jouer au cluedo du mélomane, j'ai nommé le Bisial Pursuit.
Ça c'est de l'anecdote comme je les aime ! (B#5, habituée de ces places d'observation, aurait pu la signer) Me semblait pas que c'était du Bach (c'était la session de jeudi), m'enfin, je ne sais plus, écrire avec trois ou quatre jours de retard, c'est pas terrible... (Serendipity, à l'aide !!)
Wouah, je viens de poster un commentaire resté en mémoire de mon navigateur pendant deux ou trois jours... :s
Tout a été dit, du coup ! ^^