La salle Pleyel n'est pas assez pleine pour nous glisser dans un trou de souris au rang F, en bout de rangée côté couloir, parfait pour embrasser l'orchestre (le BB de côté, non merci, on est difficile ! Et dire qu'après on est obligé de faire venir les gamins excités pour remplir les rangs...). Orchestre de Paris et Yutaka Sado à la baguette : il sait faire des merveilles. On commence par un virevoltant "Scherzo fantastique" de Stravinski, suivi d'un aussi rare qu'intéressant concerto pour violoncelle de Lalo avec Marc Coppey (qui nous a donné un beau bis non-identifié, j'aurais dû profiter de mon retard dans les comptes-rendus pour me renseigner...).

Mais c'est la seconde partie des 45 minutes de "Shéhérazade" de Rimski-Korsakov qui étaient attendus : au frissonomètre, seul instrument de mesure efficace dans ce genre d'oeuvre, l'interprétation a fait un excellent score ; Rolland Daugareil fait des merveilles en violon solo. Au premier rang de l'arrière-scène, plein centre, une femme fantasque a dirigé le chef, elle exulte de joie à la fin. Personnellement, je laisse reposer un peu les frissons...