Je suis tellement à la bourre que Laurent a même le temps de compte-rendre avant moi, la honte. C'est en tout cas grâce à lui que j'ai pu assister à cette session à la cité de la musique (oui oui, Laurent à la CdM... Bientôt le TdV, j'vous l'dit !), salle dont je n'ai rien noté sur mon agenda... par manque de temps (parce que la programmation est chouette, mais peu prioritaire lorsque je devais venir de la Défense...). Arrivé un peu juste après 1h30 de transport (au secours, les bleds de Paris...), on retrouve Klari, Joël (qui s'est enfilé l'intégrale) et Bladsurb à l'intérieur. On doit attendre longtemps pour être placé, car il y a une erreur stupide d'impression sur le numéro des billets (il manquait un "7" devant, ridicule) : au moins, en mode ninja, c'est moins difficile... Nous voilà donc vers le fond du parterre, mais en hauteur, ce qui est bien mieux pour voir la mise en scène de poche qui est proposée.

Au programme : un Rheingold de poche, mis en bouteille, dans le cadre d'une série Ring Saga, en tournée. Accélération du tempo des parties non chantée (à la limite du fast-forward), coupures, résumés, on arrive à faire tenir le tout en 1h45 : mieux valait pas plus, en fait, parce que 19 musiciens (dont la harpiste qui fait les percus...), c'est pas grand chose pour faire des harmoniques, le résultat étant que parfois, on dirait que ça sonne faux ; tandis que parfois encore, les cuivres (divisés par deux) écrasent absolument tout le reste, plus particulièrement les cordes (quatre violons se courent après).

C'est une curiosité avant tout. On s'amuse des costumes un peu kitsch (un flash gordon, un géant vert...), plutôt réussis dans l'ensemble, pour du Do-It-Yourself. Un Ring de carton-pâte avec des effets spéciaux dans tous les sens, un OVNI pas bien dégrossi. Why not, mais qu'une heure quarante-cinq, alors.