"Tanguera" bat le pavé du métro, ces temps-ci : impossible d'échapper à la pub faite par le Châtelet. Il faut bien ça pour attirer un public en masse (une représentation par jour environ !!), surtout que c'est un public... nouveau, dirons-nous. OK, pas très cultivé. Summum atteint avec le "oh c'est dommage" lorsque le héros meurt forcément (ça sentait le drame depuis les 5 premières minutes !!). Pas très inventif sur l'histoire-prétexte, mais suffisant pour un public peu habitué du théâtre/opéra/comédie-musicale. De quoi tenir 1h25 à peine, cependant.

Passons donc sur l'histoire passablement nulle qui fait paraître en Argentine une française-pucelle courtisée par des clans rivaux en chapeaux. Nous avons des danseurs absolument extraordinaires, l'héroïne en tête... dont nous n'avons aucun nom !! Ça, faut le faire. Donc la miss est géniale, et en plus elle a un nez bizarre : tout pour me plaire, celle-là.

Du tango, aussi, c'est original. Ça s'apprécie. N'ayant jamais vu danser les balletomanes numérotées paires (B#2 en cours de recyclage, B#4 recyclée depuis longtemps et fan absolue, et que je vais même en Argentine — moi je demande à voir, faut être vif quand même, j'ai du mal avec son image de fille endormie sur la Lune...), voilà qu'il me donne encore plus envie de voir ce que ça donne. Ah c'que c'est sensuel, aussi... (et acrobatiques avec nos pros)

On passe un bon moment mais c'est très démago. La salle du Châtelet, avec son nivellement, est malheureusement bien pénible pour apprécier la danse. Dommage. Reste que pour 20€, c'est un bon investissement (comment ça c'est quatre fois plus cher quand on est pas jeune ?).