L'orchestre de Paris organise un cycle curieux, cette saison : en effet, il n'y a pas l'orchestre, ni le coeur ; il y a bien le chef, mais c'est l'ancien, Eschenbach, et il est au piano. Mais qui se plaindrait d'entre Matthias Goerne (aka Dieu) chanter du Schubert ?

Die schöne Müllerin (la belle meunière) ouvre donc ce cycle qui aura lieu le mardi. Goerne choisit un style très épuré, dont l'ami berlinois donne une exacte description sur facebook : "Jamais j'ai écouté la "Muellerin" de cette façon: simplicité, humanité, vérité, sévérité .. un immense artiste a touché la plus profonde profondeur de l'âme !!!". Rien à ajouter.

Moi aussi, j'aime beaucoup.

(je dénonce Joël, qui a blasphémé sur twitter, il devra dire trois avé et quatre pater pour être pardonné)
(dans la salle, beaucoup de monde a fait le déplacement, c'est très plein et l’aficionado est en nombre — la pauvre Hinata est restée coincée à son colloque, ayons une pensée pour elle)