Cette semaine, c'est orchestre de Paris : du mardi au jeudi ! La session du mercredi était composée comme suit : du Messiaen, du piano et une symphonie fantastique ; à ne pas confondre avec la session du jeudi, avec du violon et pas de Messiaen — de telle sorte que la souris a préféré définitivement déclarer forfait.

Le Messiaen est beau, part dans les pianissimo et jaillit dans le fortissimo : Les offrandes oubliées, "méditation symphonique". Quand on écoute du Messiaen, on devient catho — heureusement, ça passe dès que ça s'arrête (à noter que la présence de Lola aurait pu stopper net ces atroces visions pieuses, mais ma voisine a pu faire l'affaire).

Dang Thai Son est un pianiste vietnaimien paraît-il très renommé, mais là-bas, en Asie : il vient extrêmement peu en Europe, et à 53 ans il fait ses débuts avec l'orchestre ! Bon, il ne nous a pas révolutionné le très beau concerto pour piano de Schumann, mais sa prestation était bien belle ; en bonus, l'étrange mazurka en la min. op.17 de Chopin, avec des accents modernes et même jazzy.

Après l'entracte, c'est le gros morceau (le concert se termine donc vers 22h30, soit un retour chez soi à 23h45 moyennant des caténaires suicidaires et une SNCF désorganisée comme il est humainement impossible de concevoir) : la symphonie fantastique de Berlioz. Encore. Faudrait compter le nombre de fois où elle est donnée. M'enfin, on ne s'en lasse pas, voyons ! Mon accompagnatrice pouffe un peu de rire au moment final du tuba, après les cloches : pour une habituée du baroque, c'est un peu too much. Un jour, je la mettrai à Bruckner (si elle est trop méchante avec moi, par exemple en soutenant que mes billets sont mauvais ces derniers temps).

À noter que ce concert était capté par Kaptation, très mignonne avec son casque sur la tête (on dirait un personnage de manga).