"La colline aux coquelicots" est le second Goro Miyazaki, fils de Hayao de son état, qui nous avait déjà enchanté avec "les contes de Terremer". Si l'histoire est moins profonde ou féérique qu'un Gibli "d'origine", ce manga est tout ce qu'il y a de plus mignon, de finement réalisé (on remarque que les yeux n'ont plus besoin d'être énormes pour exprimer beaucoup de choses), dans une exposition de la société post-seconde guerre mondiale, en 1963, entre tradition et modernité, toute pleine de nostalgie mélancolique et à la fois dynamique. Étrange cocktail où évoluent deux personnages principaux à la fin du lycée, partageant sans le savoir une blessure secrète qui va simultanément les rapprocher et les diviser. Société en contradiction dans sa reformation qui trouve donc un écho dans une histoire particulière du futur du pays.

Adapté d'un manga papier de Chizuru Takahashi, paru en 1980, on arrive à se plonger totalement dans ce monde réaliste et imagé durant 1h30. En bonus, comme dans tout bon Gibli qui se respecte, l'héroïne est hyper-attachante. Que demander de plus ?