Du concerto pour violon de Beethoven, on s'en tape toute l'année. Mais Sergey Khatchatryan au violon, je l'aime. Parce qu'il fait de la dentelle — certains au contraire n'aiment pas du tout et trouve cela larmoyant. À la baguette : Andris Nelsons. À l'orchestre : de Paris. À la salle : Pleyel. Au public : dirlo & Agnès, le couple d'aristos (exceptionnel, un mercredi, et au rang E ; mais monsieur est à Abu Dhabi ce WE, ceci explique peut-être cela), Patty, y'a même la coupine-de-loin Julie D. (qui a dû être invitée, pour être au rang E, parce que bon... bref... Elle dépense pas un rond !) ; plus des gosses (invités aussi ? Salle bien pleine au final) ; plus un nombre de blogueurs-twitteux assez important ; et enfin mon voisin.

Mon voisin... J'ai pensé à différentes méthodes, et j'en suis arrivé à une conclusion : le seul moyen de se débarrasser silencieusement, sans trop d'effusion, d'un type qui est six fois plus lourd que moi, c'est la nuque, avec un truc pointu (parce qu'il faut quand même traverser quatre centimètres de graisse avant d'atteindre une vertèbre). Bref, problème de voisinage. Je me suis demandé si on pouvait évoquer la responsabilité civile pour demander des dommages et intérêts, sinon.

Après l'entracte, je retourne quand même à mon F134 de parterre : pour rappel, c'est la place Lola. Lola qui a fait une apparition, un petit aller-retour durant pause, angélique, élancée, poétique, captivante. Alors, il semblerait que les musiciens qui ne sont ni violoniste ni ridicules (même si je rêve de voir Lola jouer dans son bain, aussi), ne sont super-trop-pas-bien référencés sur le web. Effectivement, "Lola Descours" donne 473 résultats, et "Descours Lola" 38. Scandale (j'apparais quand même en troisième sur la première recherche). Par amour immodéré du contre-basson, je lance le Lolathon : Lola Descours Lola Descours Lola Descours Lola Descours Lola Descours. Voilà.

(plus sérieusement, il FAUT lire Klari, l'immense, l'irremplaçable, la phénoménale Klari qui nous fait des schémas à mourir de rire sur les réservations de billet par système abscons)

"Eine Alpensinfonie" de Strauss (une symphonie alpestre pour les germanophobes), c'est aussi une pièce que l'on entend souvent. Mais que fut-elle magnifiquement bien rendue ! Que d'émotions ! Le tout porté, évidemment, par un basson-contrebasson nommé Lola.