Les relations entre Matthias Goerne, que l'on connaît couramment en ces lieux sous le nom de Dieu, sont décidément au beau fixe : encadrés de deux Schumann, que rêverait-on de meilleur que deux cycles entremêlés de Schubert et de Strauss ? Avec Paavo Järvi à la baguette, on attend le plat de résistance avec une ouverture de Manfred, de Robert Schumann, assez couramment donnée.

Et puis c'est le gros morceau du concert, avec des Lieder orchestrés, joués par un bel et plein orchestre de Paris (pas vu s'il y avait Lola... Trop proches avec la souris, au rang CC impair — pas assez rapides pour mieux se replacer à deux, mais très près de Dieu, qui tourne très souvent la tête de ce côté).

    Richard Strauss
    Lieder orchestrés (Traum durch die Dämmerung / Das Rosenbad / Freundliche Vision / Heimliche Aufforderung / Allerseelen / Morgen)
    Franz Schubert
    Lieder orchestrés (Ruhe meine Seele / Im Abendrot / Tränenregen / An Sylvia / Greisergesang)

À l'entracte, Klari, Joël, la souris et Serendipity font un classement de leurs plus belles émotions. Moi j'aime tout. Voilà. Merde, c'est Dieu quoi ! (au fait, c'était quoi, le bis ?)

Étrange que d'avoir placé un autre Schumann en deuxième partie. Forcément, c'est plus terne, alors que c'était fort bien joué (Klari et le couple d'aristos ne sont d'ailleurs pas restés). Symphonie n°1 "du printemps", depuis le rang A : de saison.