La pré-rentrée, c'était mardi, suite à un mail du vendredi matin de l'AROP lu de travers — il fallait réserver par retour de mail —, et d'un échange avec la nouvelle stagiaire jeune (j'ai capté qu'elle était nouvelle au moment de l'envoi, du coup tout le monde a cru que je l'avais un peu bizuté : pas du tout !). Deux séances de travail la même journée, pour les deux premières rapprochées de Bastille et Garnier : d'abord Capriccio à Garnier, à 15h00, puis Les contes d'Hoffman à 19h30, à Bastille. Trois heures par séance et la fameuse pause d'une demie-heure entre les deux. On y trouve toujours les mêmes personnes ou presque, mais apparemment j'ai été le seul à cumuler.

Pour Capriccio, depuis les secondes loges de face, avec la souris, on a eu droit à une pré-générale sans costume ni lumières. Peu de reprise par Philippe Jordan : quasiment tout au point. Pas de bol, impossible de se procurer le livret avant la séance : le CD acheté à la boutique nous l'avait pourtant promis. Pour ma part, ce sera donc samedi la première. La mise en scène, à la fin, marche toujours aussi bien — frissons.

Pendant la pause, on gambade dans le palais, avec les touristes (qui nous voient enjamber les cordons... Comme à la maison !), et on visite la fameuse exposition de costumes. Intéressants ! Il y en a dans la salle d'exposition, sous la bibliothèque (aussi ouverte, en journée !), mais aussi sous les escaliers et près des bars. La mise en place est bien fichue dans l'ensemble, belle mise en valeur. Des costumes d'opéra et de ballets, un peu dans le désordre.

Le soir, Contes d'Hoffman, cette fois-ci sur le mode de la vraie répet' : on commence par le 4e acte ("beeeelle nuit..."), soit une entrée en matière de qualité... mais une voix pas encore chauffée pour Sophie Koch. Heureusement, on reprend plusieurs fois (s'en plaindra-t-on), sauf que ça me rappelle l'une des raisons qui fait que je n'accroche pas trop à cette mise en scène, qui pourtant est aussi de Carsen, et donne aussi dans la mise en abyme du théâtre (deux points communs majeur avec Capriccio) : les chanteuses d'Olympia sont différentes à chaque acte. La plupart des chanteurs ont choisi de marquer, et on les comprend : le lendemain, c'était la générale, juste avant la première, mieux vaut s'économiser ! La pause a lieu après que l'acte a été réglé, pour reprendre les décors qui figurent en début et fin de l'histoire, le fameux bar, avec tous les choristes (j'en ai remarqué de très jolies, notamment une petite rousse — et quelle est la brune longiligne qui se fait remettre le collier ?). Je ne retournerai sûrement pas revoir cette oeuvre qui m'enthousiasme guère.

En revanche, pour Capriccio, je fais chauffer le haut de forme...