Normalement, la première place de l'année au TCE ne devait pas arriver avant le mois d'octobre. Mais lors de la visite du théâtre la veille, des invitations ont été distribuées à tour de bras ; et en fait, pas seulement pas ce moyen, à en croire Klari, qui en avait gagné deux. Tous les ninjas étaient aussi présent, à un niveau assez suspect pour un programme pareil, sans trop d'originalité en soi. L'orchestre était le Philharmonique de Rotterdam, phalange paraît-il menacée, mais que je ne connais pas plus que ça (paraît qu'il y a du super-chef comme directeur, par là-bas). Le relativement jeune Yannick Nézet-Séguin à la baguette (en usait-il, d'ailleurs ? Je ne suis plus très sûr, il n'avait pas de pupitre pour partition, en tout cas). On commence par la Moldau de Smetana, fort bien réussie.

Puis le Poème de l’amour et de la mer de Chausson, un classique qu'il fait toujours plaisir d'entendre, avec ici la voix de la mezzo-soprano Christianne Stotijn. Son timbre assez particulier (tous les timbres le sont, certes, mais certains ressortent plus) déplaît à mon amie voisine, mais je l'apprécie pour ma part, car l'interprétation est fort bonne. La souris est fort heureuse, dans notre loge commune (et privative, pourrait-on dire). Après l'entracte, du Dvořák, la Symphonie n° 9 op. 95 : autant dire qu'on prend peu de risque à déplaire au public (ce qui ne suffit pourtant pas pour remplir une salle en septembre !). C'est du très bon, tout ça !