Fin de l'aventure de la 458ème semaine : me voilà (moyennement) riche ! Règlement "client" (subventions de client, en vrai) avec 2 mois de décalage sur la fin du projet (dont 1/2 mois de retard parce que le comptable était en vacances depuis le 10 décembre, et qu'il est revenu la semaine dernière...). Youpi !! Je vais pouvoir payer les 3000€ de retard de paiement de complémentaires retraite dont j'ignorais totalement l'existence jusqu'à ce que mon comptable m'appelle, mardi, pour m'annoncer que les organismes me baladent en fait depuis six mois, le premier (Morvay) en ayant répondu avec 5 mois de retard que finalement il ne couvre pas ma zone géographique, et le second (Morvay) ayant déclaré au bout d'un mois qu'il ne gère pas les informaticiens, il allait falloir tout régler à l'arrache à la fin du mois à un troisième qui m'a enfin accepté... (Sachant qu'entre temps, j'ai envoyé toute la paperasse signée au 2ème organisme, comme l'avait demandé la compta...)

Voilà voilà : incompréhensible, des paiements à faire à tout un tas de caisses (et il y a aussi le paiement de la retraite — principale cette fois — à faire à l'URSSAF... Pour le moment j'étais exonéré, jusqu'à la fin du mois !... Et voilà que la mutuelle obligatoire pointe le bout de son nez, aussi), et une trésorerie de dingue à prévoir pour pouvoir enfin faire de gros projets qui rapportent... Sinon, on ne décolle jamais, à vivre au jour le jour, et à tout se prendre dans la gueule en direct, parce qu'on est tout seul et qu'il n'y a personne pour lisser les dépenses et les rentrées...

Et justement, pour ce type de plus gros projets, il faut investir ! Et le matériel, voyez-vous, s'amortit sur trois ans au prorata de la durée de possession. Donc mon ordinateur à 2K€ (TTC) et la carte de dev à 300€ (HT cette fois) ne seront comptabilisés que pour 1/3 (4 mois de possession sur l'année comptable) de 1/3 de leur valeur, m'a-t-on annoncé. Je la refais au ralenti : j'ai appris que j'allais payer des impôts sur les sociétés, à la fin de mon exercice (fin mars), sur une assiette qui ne correspond pas à ce que j'ai en banque, afin de "lisser l'investissement" au fil des ans. Mais je m'en fiche de lisser ! Si je n'ai plus le pognon (puisqu'il a servi à payer le matos), comment paierais-je des impôts dessus ?? Et une fois que ce matériel m'aura permis de mener mes contrats, j'aurai assez d'argent pour payer les impôts, puisqu'ils seront encaissés et que j'aurai la trésorerie !

Mon comptable m'a donc expliqué : en fait, dans l'idée, c'est la même chose que l'impôt sur le revenu à payer à la fin de l'année, mais cette fois c'est pour les sociétés. Ce à quoi j'ai répondu : bah comme tous les pays civilisés ont mis en place le prélèvement à la source, je présume que quitte à être à moitié con, comme toujours en France, autant faire les choses franchement et être totalement con !! Ce sur quoi mon expert comptable a été bien d'accord, d'autant que toutes les impositions viennent encore d'augmenter (un dixième de point par ci, un dixième de point par là), et d'ailleurs le SMIC va baisser, parce qu'un prélèvement (tous sont exprimés en %) a augmenté plus fortement que le nouvel indice (donc le brut sera plus élevé, certes, mais le net sera plus bas...).

Pour en revenir à la retraite, on a donc calculé que sur mon salaire de 1400€ net, je dois payer 600€ de retraite (il doit y avoir quatre ou cinq lignes de cotisations sur la fiche de paie, il suffit d'additionner pour voir à peu près plus clair). J'ai donc appris avoir un demi-vieux à charge. Je n'ai pas de gosses pour ne pas avoir de charges (alors que c'est défiscalisable, un gosse !), me voilà avec un demi-vieux. J'en fais quoi ?? Je suis pour l'euthanasie ! J'ai donc déjà trouvée une alliée qui elle aussi ne veut pas vraiment payer pour nos ancêtre qui ne foutent rien (imaginez le ratio : 2 travailleurs pour un oisif, au secours ! On va dans le mur !), et qui en plus nous ont laissé un monde sens dessus dessous. Nous en arrivons donc à un vieux complet, sur lequel nous nous réservons un droit d'euthanasie.

Au moins, là, on sera modernes, merde !